Bonjour mes p'tits chous. Désolée pour le retard mais les derniers jours ont été bien remplis...
Merci fabienne.2869 pour ta review ! Thorin perd la boule dans le prochain chapitre, il faut attendre encore un peu ^^
J'espère que vous apprécierez ce chapitre, c'est un de mes préférés :)
Bonne lecture !
Tu es mon nouveau monde
Chapitre 21 : Flammes
Les nains, Tauriel et les enfants de Bard s'étaient dépêchés de descendre sur le quai et monter dans une barque pour fuir la ville par les canaux. C'était leur seule chance. Les cloches d'alarme sonnaient à la volée. La panique s'était évidemment emparée de la ville. Une ombre les survola. Anna tenait Tilda recroquevillée contre elle pour l'empêcher de voir ce qu'il se passait. Les premiers jets de flammes embrasèrent les maisons. La fournaise les faisait transpirer, mais c'était bien le cadet de leur souci. Le dragon continuait ses rondes au-dessus de la ville, crachant son enfer brûlant sur les pauvres gens qui ne pouvaient fuir, piégés à jamais dans les flammes de Smaug le Terrible.
Ils faisaient prudemment avancer leur barque entre les bâtiments en flammes, entourés des cris d'horreur et de désespoir des habitants.
-Père ! souffla alors Bain.
-Papa ! hurlèrent alors les filles.
Bard, seul en haut de la tour de l'hôtel de ville, tirait ses flèches sur le dragon.
-Il a touché ! cria Kili. Il a touché le dragon !
-Non, répondit Tauriel.
-Si ! Il a atteint sa cible, je l'ai vu !
-Les flèches ne peuvent percer son cuir. Rien ne le pourra hélas, lâcha sinistrement l'elfe.
Anna vit Bain regarder plus loin. La dernière fois qu'elle avait vu ce regard, c'est quand Kili avait voulu atteindre le levier chez les elfes.
-Bain, tu ne bouges pas, dit-elle en appuyant sur l'épaule du garçon. Que dois-je faire ?
-Dans la barque là, une flèche noire, répondit-il. Je dois l'apporter à mon père.
-Non, toi tu veilles sur tes sœurs ! J'irai.
Anna attrapa rapidement Fili, et l'embrassa langoureusement en lui mettant quelque chose dans la main. Elle rompit le baiser aussi vite et sauta en attrapant une poulie au vol.
-Anna ! hurla le blond.
-Qu'est-ce que tu fais ? cria Bofur en essayant de la retenir par les pieds.
Les cris n'y firent rien, et Anna courut sur les quais pour atteindre la barque. Elle ne s'autorisa pas à pleurer, elle l'avait cherché. Une fois la flèche en main, elle se précipita entre les maisons qui brûlaient et monta les marches de la tour.
-Bard !
-Anna ? s'étonna Bard. Que fais-tu là ? Pourquoi es-tu restée ? Tu devais t'en aller ! Où sont les autres, mes enfants ?
-Ils sont en fuite, tous ensemble. Ton fils m'a dit que ceci t'aiderait.
Elle lui donna la flèche noire.
-Tu dois repartir et les retrouver, te sauver très loin, lui ordonna le batelier.
-BARD ! hurla-t-elle en voyant le dragon s'approcher trop vite de la tour.
Le choc fut terrible, les éclats de bois voletaient partout.
-ANNA ! cria Bard.
-Je suis là !
Elle tenait la plateforme d'une main, terrifiée. Bard la remonta, et elle reprit son souffle. Le dragon s'était posé au milieu des maisons qui brûlaient, véritable démon au milieu des flammes de l'enfer.
-Putain de bordel de merde… souffla Anna. [Langage, jeune fille ! Langage !]
-Qui es-tu, toi qui oses me résister ? tonna le dragon.
« Ça parle un dragon ? ». Bard se rendit compte que son arc était brisé.
-Alors ça c'est dommage… fit la voix insupportable du reptile. Que vas-tu faire maintenant, pauvre archer ? Ils t'ont abandonné, n'espère aucune aide.
Anna s'était relevée, et cherchait désespérément une solution.
-Est-ce ton enfant ? fit Smaug.
Elle sentit un frisson parcourir son dos. « Non ! Je dois aider Bard ! Je dois rendre Fili fier de moi ! Je dois prouver ma valeur à Thorin ! ». Tenir droite ! Bard lui jeta un coup d'œil.
-Tu ne pourras la protéger du feu. Elle va brûler !
Bard planta les deux moitiés de son arc dans les poutres de la tour, rattacha la corde, créant une arbalète géante. Il plaça Anna face à lui. Elle tremblait. Elle était morte de trouille. Il encocha la flèche noire, Anna servant de viseur, la flèche reposant sur son épaule.
-Ne bouge pas. Reste tranquille, lui dit Bard.
-Dis-moi, sombre idiot ! reprit le dragon en avançant lentement. Comment pourrais-tu te mesurer à moi ?
Chez Anna, tout velléité de bravade et tirade insolente avait été réduite à néant. Elle allait mourir. « C'est débile de vouloir être un héros. C'est débile » se répéta-t-elle. Elle se retourna et vit Smaug qui approchait. « Je suis débile ».
-Tu n'as pas d'autre issue… que la mort, tonna la voix caverneuse.
-Anna ! l'appela Bard avec douceur. Regarde-moi. Regarde-moi… Un peu vers la gauche. C'est ça.
Elle bougea sur son ordre. La flèche partit. Anna se précipita dans les bras de Bard, en sécurité. L'instant d'après, la tour s'écroulait, et ils plongeaient dans l'eau. Tout se brouillait et elle se sentit couler. Une main lui attrapa l'épaule, et la remonta à la surface. Elle vit Smaug tomber du ciel et s'écraser dans l'eau. De nouveau elle fut submergée et paniqua. A nouveau Bard la remonta à l'air libre. Il la maintint comme il le pouvait à la surface.
-Tu vas bien ?
Elle hocha la tête pour toute réponse, trop choquée.
-Tu sais nager ?
Elle fit la moue. Elle n'avait jamais été douée. Bard la fit passer sur son dos, ses bras entourant son torse, et il se dirigea à longues brasses puissantes vers la rive, loin de la ville en flammes. C'était le petit jour quand ils atteignirent les cailloux du rivage. Bard la tira hors de l'eau par les épaules.
-Ça va ?
-Oui… Merci…
-Allons retrouver mes enfants. Venez.
Elle se releva et le suivit à travers la foule des gens encore vivants. Voir tous les cadavres révulsait la jeune fille. Elle l'avait vu. Elle était responsable. Bard se rendit compte qu'elle s'était arrêtée.
-Anna, vous ne pouviez rien faire. Vous m'avez déjà aidé à sauver tous ceux-là, fit-il en désignant les gens autour. Ils seraient morts si je n'avais pas eu la flèche. Vous les avez sauvés.
-Mais c'est aussi moi qui leur ait apporté ces malheurs. Je participe à la quête qui a réveillé le dragon…
-Arrêtez de vous apitoyer sur vous-même, lui dit-il gentiment. Vous êtes vivante. Et je crois savoir qu'un certain nain serait ravi de l'apprendre.
-Il est peut-être mort… souffla-t-elle.
-Vous êtes sûre ? fit-il d'un ton moqueur, regardant derrière elle.
Elle se retourna. Elle n'en croyait pas ses yeux. Fili, l'air hagard, avançait lentement parmi la foule, scrutant chaque visage. Elle se mit à courir, portée par l'énergie du désespoir.
-FILI ! FILI !
-ANNA ! hurla-t-il en la voyant.
Il eut juste le temps d'ouvrir les bras qu'elle s'y jetait, l'embrassant plus passionnément que jamais. Finalement il recula légèrement sa tête pour la regarder dans les yeux.
-Mais qu'est-ce qui t'as pris enfin ? Tu aurais pu te faire tuer !
-La flèche noire, je devais l'apporter à Bard, expliqua-t-elle. Il a tué le dragon.
-Plus jamais, souffla-t-il. Tu ne me refais plus jamais ça. Arrête avec tes idées suicidaires. Je ne veux pas que tu me quittes, plus jamais. Je t'ai crue morte…
-Et je t'ai cru mort, avoua-t-elle en baissant la tête.
Il lui caressa la joue, et elle ferma les yeux, se laissant aller à cet élan de douceur.
-Tu m'as quand même sciemment abandonné ! reprit Fili.
-C'était pour tuer un dragon ! protesta-t-elle. Je voulais que tu sois fier de moi. Et je n'avais pas envie de te quitter…
-Tu m'as pourtant laissé ton collier. L'objet le plus précieux à tes yeux. Et je suis fier de toi, pas besoin de tuer un dragon enragé pour ça !
Il râlait en lui remettant son collier. Anna l'embrassa en riant. Ils montèrent dans une barque et partirent en direction d'Erebor. Ils mirent longtemps, plusieurs heures, à traverser le lac et les pentes arides, mais arrivèrent finalement à la porte principale, à moitié défoncée.
Anna découvrait avec désolation la nature désespérément morte et le royaume en ruine de ses compagnons. Lorsqu'ils passèrent la grande porte, ils se ruèrent en avant, mus par un sentiment étrange.
-Eh oh ! appela Bofur. Bombur ? Bifur ? Y'a quelqu'un ?
Aucune réponse. Ils échangèrent des regards angoissés avant de descendre au hasard les escaliers et les passerelles, cherchant une trace de leurs compagnons.
-Attendez ! Attendez ! cria une voix.
-C'est Bilbo ! fit Bofur. Il est vivant !
-Arrêtez-vous, fit le hobbit en arrivant en courant vers eux. Il faut vous en aller, nous devons tous nous en aller.
-On vient juste d'arriver, protesta Bofur.
-J'ai essayé de lui parler mais il n'écoute rien. C'est Thorin ! leur expliqua Bilbo. Il est en bas depuis des jours. Il ne dort pas, il mange à peine, il n'est plus lui-même.
-Fili ? appela Anna. Tout va bien ?
Son amant regardait en contrebas, comme hypnotisé. Le blond ne répondit pas et s'élança dans un escalier, le descendant à toute vitesse. Anna le suivit immédiatement, ainsi que le reste du groupe. Le blond s'arrêta plus loin et découvrit avec émerveillement les salles remplies d'or d'Erebor. Les autres qui le suivaient s'arrêtèrent à leur tour, stupéfaits. Leurs yeux reflétaient l'océan doré qui s'étendait sans fin sous eux, miroitant et dangereusement hypnotisant.
Et seul, au milieu de cet océan de pièces dorées, Thorin déambulait.
-De l'or… Au-delà de toutes mesures, au-delà du chagrin et des souffrances.
Anna échangea un regard avec Bilbo. Qu'est-ce que c'était que cette voix ? Thorin n'avait jamais parlé comme ça ! Il avait l'air possédé, ses yeux étaient vides. Il releva la tête vers eux et Anna porta la main à sa bouche. Qu'était-il arrivé ?
-Admirez l'immense trésor de Thror, leur dit-il.
Fili lançait un regard d'incompréhension et de peur vers son oncle. C'est alors que Thorin lança un objet dans leur direction. Anna eut peur qu'il ne veuille les agresser, mais l'objet atterrit dans les mains de son amant, stupéfait.
-Bienvenue, mes chers neveux, dans le royaume d'Erebor !
Il leur avait lancé un rubis gros comme une balle de tennis. Anna écarquilla les yeux. « Par les Valars ! C'est un vrai ?! ».
Ils laissèrent Thorin à ses méditations brillantes et dorées pour rejoindre le reste de la troupe. Ils les trouvèrent dans une ancienne salle à manger poussiéreuse, qui fut bientôt le théâtre de retrouvailles émues et joyeuses. Anna était presque ravie d'être étouffée par Bombur dans un câlin digne d'un Télétubbies. Presque, hein. Le cuisinier avait développé une petite affection pour elle, la « petite souris bien trop maigre ». Elle fut ensuite enserrée dans la poigne ferme de Dwalin, qu'elle serra dans ses bras chaleureusement à son tour.
-Bon maintenant, lança Anna. Je veux un nom ! Qui est le con qui a réveillé ce foutu dragon ?!
Tous éclatèrent de rire, et Balin et Gloïn se firent un plaisir de leur raconter leurs aventures dans la montagne.
-Et vous ? demanda Nori. Kili, Anna, comment avez-vous guéri si vite ? Et comment vous êtes-vous échappés de la fournaise ?
Ils échangèrent un regard, et la jeune fille se racla la gorge avant de commencer son récit.
-Nous avons trouvé refuge chez Bard. […] la douleur était insupportable […] puis d'un coup tout allait mieux […] sur une barque, la ville était en flammes c'était terrifiant […] la flèche était sur mon épaule, je tremblais […] failli être noyée mais il m'a tirée jusqu'au rivage […] cru mourir de bonheur en voyant Fili plus loin […] longue marche pour atteindre la porte, puis nous avons croisé Bilbo et nous voilà.
Des premiers mots au point final, aucun ne parla. Personne n'osait parler.
-Tu as vraiment aidé Bard à tuer le dragon ? lâcha timidement Ori.
-Et comment ! intervint Fili. On était sur la barque pour fuir, d'un coup elle m'embrasse en me glissant quelque chose dans la main, et saute hors du bateau ! Je la vois disparaître au milieu des maisons en flammes. Je regarde ma main, elle m'avait laissé son collier ! J'étais mort d'inquiétude ! Puis la tour s'est écroulée, et j'errais dans la foule pour la trouver, je refusais de penser qu'elle était morte, et là, j'ai entendu sa voix à travers le chaos…
-C'est que tu en deviendrais presque poète, le railla-t-elle.
-Mais c'est comme ça que tu m'aimes, répliqua le blond en la ramenant virilement contre lui.
-C'est pas faux, murmura-t-elle avant de l'embrasser langoureusement.
Ils s'enlaçaient sans rompre leur baiser, qui commença à un peu trop durer au goût du reste de la compagnie qui commença à détourner le regard en sifflotant ou en se raclant la gorge.
-Eh les amoureux, les chambres c'est dans ce couloir-là, pas ici, les interpella Kili.
Anna lança un regard joueur à Fili et disparut en courant dans la direction indiquée. Fili n'hésita pas un seconde et se lança à sa poursuite en quatrième vitesse. Kili se mordait l'intérieur des joues pour ne pas rire face à la tête de Dwalin. Celui-ci se tourna vers son frère.
-Je ne peux rien faire, hein ?
-Non mon frère, sourit le vieux conseiller. Tu sais ce que c'est que d'avoir trouvé son Unique… Autant qu'ils profitent un peu avant la guerre.
Kili tiqua.
-Son Unique ? répéta-t-il. Vous pensez que… Fili… Anna…
Balin hocha la tête. Le nain brun eut un grand sourire idiot.
-T'as pas entendu la fin de la phrase ? s'énerva Gloïn. La guerre est à nos portes !
Les nains abandonnèrent face à l'air béat de Kili.
De leur côté, Anna – qui avait été rattrapée en quelques secondes par Fili [j'en connais une qui a séché les cours de sport au collège… pourtant c'est cool le demi-fond, non ? non ? ah. Bah non alors] – et son amant avaient trouvé une chambre encore parfaitement intacte. Anna avait laissé sa veste sur un fauteuil, et Fili lui avait allumé un feu dans la cheminée.
-Tu seras bien ici, pendant que nous cherchons l'Arkenstone.
-Tu ne restes pas avec moi ? s'inquiéta la jeune femme.
-Officiellement, je dors avec Kili. Tout le monde sait pour nous deux, mais Thorin est… bizarre, tu l'as vu. Et je ne veux pas qu'il se serve de notre relation comme un prétexte.
-Un prétexte à quoi ?
-Je ne sais pas, avoua la blond en la rejoignant. Mais j'ai peur. Je reste avec toi jusqu'à ce que tu t'endormes, et je vais dormir dans la chambre en face, d'accord ? Je laisserai les portes entrouvertes, et s'il y a quoi que ce soit, tu viens me chercher ou tu cries. Je viendrai toujours.
Il la serra contre lui tendrement, et elle enfouit sa tête contre son torse musclé.
Il avait réellement peur de Thorin. Qui savait ce que le roi pouvait faire, maintenant qu'il était atteint par le mal du dragon ? Il allait tout faire pour rassurer Anna, et tenir son oncle loin d'elle. Il avait un mauvais pressentiment.
-Dis, c'est le soir, là ? demanda-t-elle en l'embrassant légèrement sur les lèvres.
-Oui men kurdu, pourquoi ?
Anna sourit en entendant ce surnom affectueux. Tout en serrant Fili dans ses bras, elle ferma la porte du bout du pied.
-Il me semble que ça fait longtemps qu'on n'a pas été seuls tous les deux… Tranquilles… Sans personne pour nous déranger…
Elle le poussait doucement en direction du lit. Il sourit et l'embrassa avant de la soulever comme une princesse, lui arrachant un cri de surprise. Il l'allongea sur le dos, lui enleva ses bottes, avant de retirer en vitesse sa propre veste et sa chemise. Elle fixait son torse musclé comme une adolescente en pleine rupture sentimentale fixe une tablette de chocolat Milka. Avec un amour incomparable. [Nope ce n'est pas du vécu !]. Il grimpa sur le lit et se pencha sur elle. Il l'embrassait sauvagement en passant ses mains calleuses sur la chemise de la jeune fille, avant de déchirer purement et simplement le vêtement sans autre forme de procès.
-Eh, grogna la jeune femme en lui mettant une pichenette dans la joue. Ce sont Elladan et Elrohir qui m'avaient offert cette chemise ! Je la trouvais géniale !
-Si c'est le cadeau d'autres hommes j'ai encore moins de remords, répondit Fili.
Elle allait protester mais la sensation brutale et incroyablement divine des lèvres chaudes du blond sur sa poitrine lui arracha un gémissement de plaisir.
-Nettement mieux, sourit Fili avant de reprendre.
[Environ deux heures plus tard, après maints câlins et autres papouilles].
Anna était assise sur le matelas, adossée à une pile de coussin. Fili s'était allongé perpendiculairement et avait posé sa tête sur les cuisses de la jeune femme. Elle passait ses doigts dans les cheveux de son amant, ébouriffant les tresses compliquées du nain.
-Fili ?
-Oui ma chérie ?
Elle eut un petit rire en entendant ce nouveau surnom.
-Tu te souviens de ce que je t'ai dit chez Beorn ? Le matin, après notre première fois…
-Humm, répondit-il.
-J'y ai un peu réfléchi, entre deux chansons dans des cachots elfiques, entre deux coups d'épées d'orcs et deux jets de flamme de feu notre cher Smaug [jeu de mot involontaire, milles excuses].
Il tourna la tête vers elle.
-Arrête de me fixer comme ça, ça me stresse, grommela-t-elle en rougissant.
Il se releva en position assise à côté d'elle et la tourna dos à lui.
-Je t'écoute, fit-il gentiment en commençant à lui natter quelques mèches.
-Déjà, je ne sais pas comment revenir dans mon monde. Donc je vais rester ici. Bon, j'ai nulle part où aller, Bilbo m'a bien proposé de m'installer dans la Comté mais je ne suis pas tentée. Alors je vais probablement rester ici. Erebor sera reconstruite n'est-ce pas ?
-Oui. Je serais ravi si tu acceptais de rester.
-Je resterai. Mais, je tiens à habiter seule, au moins un petit moment. On pourra toujours se voir, mais j'ai besoin d'un peu de liberté, si tu vois ce que je veux dire…
-Bien sûr. Tout ce que tu voudras ma chérie.
Elle sourit, et se mit à fredonner en le laissant continuer ses tresses.
-Qu'est-ce que tu fredonnes ? J'ai l'impression d'avoir déjà entendu cette mélodie…
-Je l'ai chanté sur la route, avant l'auberge. C'est une chanson que mon frère me chantait quand j'étais petite. Je me réveillais souvent la nuit à cause de cauchemars, et il arrivait en courant dans ma chambre. Il allumait une petite lampe et me berçait en chantant ça.
-Tu veux bien la chanter pour moi ? demanda gentiment le blond.
-Bien sûr.
It started out as a feeling
C'est parti comme un sentiment
Which then grew into a hope
Qui s'est alors développé en espoir
Which then turned into a quiet thought
Qui s'est alors métamorphosé en calme pensée
Which then turned into a quiet word
Qui s'est alors métamorphosée en calme mot
And then that word grew louder and louder
Et puis le mot a grandi de plus en plus fort
'Til it was a battle cry
Jusqu'à ce que ce soit un cri de bataille
I'll come back
Je reviendrai
When you call me
Quand vous m'appellerez
No need to say goodbye
Aucun besoin de dire au revoir
Just because everything's changing
Juste parce que tout change
Doesn't mean it's never
Ne signifie pas que ça n'a jamais
Been this way before
Été ainsi auparavant
All you can do is try to know
Tout que vous pouvez faire est essayé de savoir
Who your friends are
Qui sont vos amis
As you head off to the war
Alors que vous partez à la guerre
Pick a star on the dark horizon
Choisissez une étoile sur le sombre horizon
And follow the light
Et suivez la lumière
You'll come back
Vous reviendrez
When it's over
Quand ce sera fini
No need to say good bye
Aucun besoin de dire au revoir
You'll come back
Vous reviendrez
When it's over
Quand ce sera fini
No need to say good bye
Aucun besoin de dire au revoir
Now we're back to the beginning
Maintenant nous sommes revenus au départ
It's just a feeling and no one knows yet
C'est juste un sentiment et personne d'autre ne le connait encore
But just because they can't feel it too
Mais juste parce qu'ils ne peuvent pas le ressentir également
Doesn't mean that you have to forget
Ne signifie pas que vous devez oublier
Let your memories grow stronger and stronger
Laissez vos souvenirs se développer encore et encore
'Til they're before your eyes
Jusqu'à ce qu'ils soient devant tes yeux
You'll come back
Vous reviendrez
When they call you
Quand ils vous appelleront
No need to say good bye
Aucun besoin de dire au revoir
You'll come back
Vous reviendrez
When they call you
Quand ils vous appelleront
No need to say good bye
Aucun besoin de dire au revoir...
Anna s'endormit dans les bras de Fili quelques heures et quelques câlins plus tard.
La chanson c'est The Call de Regina Spektor.
Laissez moi vos impressions par reviews, c'est ce qui me motive le plus !
