Hello mes p'tits chous :) Je sais, je suis en avance de deux jours mais j'ai mes raisons ! Comme d'habitude, merci aux reviews :)

fabienne.2869 : les rimes sont une épidémie répandue x) contente que le chapitre t'ai plu ^^ merci

Anga27 : oui, elle a séché les cours de sport, mais personne n'aime le demi-fond donc c'est pardonnable ^^ et oui elle veut vivre seule, pas pour ses amants (bien que j'y ai pensé XD) mais pour conserver son peu d'indépendance :)

Maintenant, LISEZ BIEN C'EST IMPORTANT ! Ceci n'est pas le dernier chapitre de l'histoire, loin de là, MAIS c'est le dernier chapitre que je publierai avant... septembre 2016. Je sais, c'est long, mais pour faire simple : examens de fin d'année, vacances en famille, tout ça... Alors vous n'aurez la suite qu'en septembre donc n'oubliez pas de follow/favorite l'histoire ou moi-même ou les deux pour être tenus informés ! Et je vais profiter de cette longue pause pour essayer de terminer cette fic et travailler sur pleiiiiiin d'autres histoires !

Et tant que j'y suis, merci beaucoup à tous de lire, commenter, etc. mon histoire, je vous adore tous ^^ bonne lecture !


Tu es mon nouveau monde

Chapitre 22 : Folies

Anna ne fut pas surprise de se réveiller sans Fili à ses côtés. Elle enfila un pantalon de cuir et une chemise en bon état, et sortit de la chambre. Ses pas la menèrent jusqu'à la salle à manger de la veille, où se tenait une assiette pleine et intacte. « Merci Bombur ». Elle dévora son petit déjeuner très tardif et descendit au hasard des couloirs et des escaliers. Son sens de l'orientation devait s'être largement amélioré depuis qu'elle était en Terre du Milieu puisque son instinct la guida directement aux salles d'or où se trouvait les nains. Elle continua sa descente et croisa Fili et Dwalin.

-Anna, fit Fili. Ne reste pas ici. Tu dois remonter dans la chambre.

-Non, je ne veux pas être enfermée toute la journée !

-Jeune fille, intervint Dwalin. Il a raison. Thorin n'est pas lui-même, qui sait ce qu'il pourrait faire… Je refuse que tu sois exposée à sa folie. Tu viens de dormir trois jours entiers ! Ta blessure avait besoin de temps pour guérir complètement. Tu n'es pas en état de faire quoi que ce soit actuellement.

-Mais…

-J'irais te chercher des armes et je te les apporterai ce soir, promis, la coupa le blond. Mais je veux que tu restes à l'abri. C'est compris ?

-Mais qu'est-ce qu'il se passe à la fin ?! Ce n'est que Thorin !

-La guerre est à nos portes, lâcha Dwalin. Thorin est trop envoûté par le mal du dragon. Maintenant que le dragon est mort, hommes et elfes se sont présentés. Thorin préfère mourir que de les laisser s'approcher de sa montagne et de son trésor.

Anna couvrit sa bouche de sa main, horrifiée.

-Va, je viens te voir dès que j'ai fini, fit Fili en l'étreignant brièvement.

Anna hocha la tête et se détourna, chiffonnée. Elle reprit l'escalier et remonta de quelques niveaux. Son sens de l'orientation avait dû décider de partir en vacances sans prévenir parce qu'elle marcha près d'une heure sans voir le couloir des chambres. Un mauvais pressentiment grimpa le long de sa colonne vertébrale, envoyant de désagréables frissons dans tout son corps. Elle serra les poings, prête à sortir les lames de ses brassards, et avança plus lentement, sur le qui-vive.

Un couloir. Deux couloirs. […]. Sept couloirs et deux escaliers plus tard, malgré sa concentration elle ne vit pas l'ombre s'approcher et le bras puissant s'abattre sur son épaule dans une poigne de fer. Une main large et calleuse enserra son cou et elle fut violemment plaquée contre le mur. Le choc la fit papillonner des yeux, et lorsque sa vision cessa d'être floue, elle se mit à se débattre avec le peu de force qu'elle avait.

-Cesse de gigoter, fit la voix mortellement froide.

La pointe de l'épée qui se posa au centre de son décolleté la terrifia suffisamment pour qu'elle n'ait aucune envie de bouger.

-Thorin, déglutit-elle.

Le regard dément du nain se durcit encore.

-Pardon, Roi Thorin, reprit-elle. C'est moi, Anna. Vous vous souvenez ? Je ne suis pas une ennemie.

-Je sais qui vous êtes, grogna la voix.

-Vous me faites peur, lâcha Anna d'une voix blanche. S'il-vous-plaît, lâchez-moi…

Thorin pencha la tête, l'air plus calme, mais d'un coup son visage se tordit de rage et reculant d'un pas, il donna plusieurs grands coups d'épée. Anna gémit de douleur et tomba à genoux. Une blessure verticale sur le ventre, une à chaque épaule. Et sa chemise en lambeaux au sol.

-Me croyez-vous vraiment aussi naïf que mon neveu ?! Vous ne l'avez séduit que pour son titre ! Je vois clair en vous, vipère ! Mais laissez-moi vous remettre les idées en place. Jamais je ne laisserai Fili se lier avec vous, une humaine, sans situation ni argent, sans intérêt ! Il épousera une naine de sang noble, c'est son destin ! Vous n'êtes qu'une aventure, il ne vous aurait même pas gardée comme maîtresse !

Elle hurla sous la douleur quand l'épée traça une ligne de feu d'une omoplate à une autre, coupant les bretelles de son soutien-gorge. Elle se replia en boule sur le sol, à moitié nue, gémissant de douleur et pleurant à chaudes larmes. Une main la releva par les cheveux, et elle se sentit projetée contre le mur.

Elle avait mal. Elle était à moitié nue. Elle était blessée et brutalisée.

Une gifle qui l'envoya choir sur la pierre dure et froide du sol. Un coup de pieds dans les côtes qui lui fit cracher du sang. La douleur était dérisoire comparée au sentiment de trahison, d'humiliation, de honte et de terreur pure. Elle se replia en position fœtale, ses sanglots secouant son corps marqué par les coups violents qui s'abattaient sur elle. Cela sembla durer une éternité. Les coups cessèrent un instant, mais elle commençait à perdre connaissance, et n'entendit pas la suite.

Tout son corps la faisait souffrir. Un liquide chaud s'écoulait sur sa peau à plusieurs endroits. Elle entendait de vagues sons, comme si elle était dans du coton. Puis elle sentit son corps bouger, mais ce n'était pas elle. Elle se sentait comme sur un bateau, à tanguer. Puis elle arrêta de tanguer. Quelque chose de froid fut pressé contre son front, et il y avait quelque chose contre sa lèvre qui la piquait… Les voix devenaient de plus en plus claires autour d'elle.

-Anna ! Anna ! Anna, par Mahal, réponds-moi !

-Du calme Fee, elle a pris trop de coups, elle est encore inconsciente.

-Les blessures ne sont pas trop graves. Rien de cassé. Elle aura beaucoup d'hématomes, quelques cicatrices, rien de plus. Mais le choc émotionnel va être violent à son réveil. Alors ne la brusquez pas.

-Anna ?

-Fee, elle est inconsciente !

-Non, elle bouge les paupières !

Une main chaude se posa sur la main froide de la jeune fille.

-Anna, c'est moi, Fili. Est-ce que tu m'entends ?

-Fi…li… réussit-elle à articuler avant de tousser violemment.

Elle voyait un peu flou, mais pouvait repérer qui était là à la stature et à la couleur des cheveux. La masse blonde près d'elle lui tendit quelque chose. Un éclair foudroyant de douleur passa dans tout son corps quand elle essaya de lever son bras pour prendre l'objet.

-Ne bouge pas, tu dois avoir de sacrés hématomes et courbatures. Ouvre la bouche, c'est de l'eau.

Le liquide frais coula dans sa gorge comme de la vie liquide. Elle battit des paupières, et sa vision devenait de plus en plus nette. Fili était penché au-dessus d'elle, la mine très inquiète. Elle vit les yeux topaze qu'elle aimait tant, mais une vision se superposa par-dessus. Des yeux de glace, un visage tordu par la rage. Des mots qui étaient gravés dans sa mémoire.

Anna commença à paniquer, elle avait du mal à respirer. Malgré la douleur elle reculait précipitamment dans son lit, cherchant à tout prix à s'éloigner de toute personne près d'elle.

-Anna ? Anna, calme-toi, tenta Fili en se rapprochant.

Elle s'éloigna encore brusquement. Fili stoppa son geste, la mort dans l'âme. Il se releva et s'éloigna du lit. Cela sembla calmer suffisamment la jeune fille.

-Anna, c'est fini. Tout va bien. C'est terminé, il n'est pas là et il ne te touchera plus. Tout va bien. Dwalin va rester assis là, tu peux dormir tranquillement. Il ne te fera plus rien. Je te le jure, il ne te fera plus jamais aucun mal. Je ne le laisserai pas faire. Tu es en sécurité. Maintenant essaie de dormir un peu. Nous reviendrons te voir plus tard.

Pendant que Fili sortait de la pièce avec les autres, Dwalin s'installa dans un fauteuil devant la cheminée.

-Dwalin.

-Oui jeune fille ?

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Dwalin se tourna vers elle en soupirant.

-Non Anna. Tu n'as pas à t'infliger cela.

Anna pâlit considérablement.

-Il a… il m'a…

-Quoi ? Non ! s'empressa de rectifier Dwalin. Non ! Non, il ne t'a pas… touchée… enfin tu vois ce que je veux dire.

Anna laissa s'échapper un long soupir de soulagement. Dwalin soupira également, mais de découragement. Il tourna son fauteuil pour pouvoir regarder Anna dans les yeux. Il ouvrit la bouche, la referma. Son manège recommença plusieurs fois avant qu'il n'arrive à rassembler suffisamment de calme et de courage pour lui raconter ce qu'il s'était passé.

-Je ne sais pas comment tu as fait, mais tu n'as pas pris la bonne direction en partant. Tu as en réalité fait le tour de la salle par l'extérieur. C'est Nori qui a entendu des cris. Il l'a signalé et nous nous sommes précipités. Et là… Je ne l'ai jamais vu ainsi… Tu étais par terre, il y avait du sang partout… Fili, Kili et moi l'avons difficilement maîtrisé pendant que Bofur et Gloïn t'emmenaient ici, suivis par Oïn. Les autres ont fait barrière. Il avait l'air possédé… Lorsqu'on l'a relâché, on était tendus, prêts à lui sauter dessus si besoin. Tu te rends compte ? Faire ça à mon meilleur ami…

-Ce n'était pas le Thorin que nous connaissons, n'est-ce pas ?

Le guerrier hocha la tête.

-Si jeune et pourtant si sage, lui sourit-il. Il est retourné dans ses montagnes d'or. A partir de maintenant deux d'entre nous resterons en permanence avec toi. Et ce n'est pas discutable. Oïn sera là tout le temps, et nous prendrons des tours pour te protéger.

-Non. Nous devons nous préparer, il va y avoir une guerre.

-Non ! hurla Dwalin en se levant. Arrête de faire ça ! Je ne veux pas que tu te mettes à nouveau en danger, tu en as déjà assez fait ! Ce n'est pas ton combat !

-C'est mon combat ! répliqua Anna sur le même ton.

-Ce n'est pas une petite escouade de wargs, ni un groupe d'elfes ! C'est l'armée entière du peuple sylvestre qui est à nos portes et qui souhaite nous voir tous morts !

-Si ce n'était que ça, j'irais me boire une bière en me faisant bronzer, lança Anna. Il y a une armée d'orcs qui arrivent droit sur nous ! Dain arrive quand ?

-Comment sais-tu cela ? s'étonna Dwalin, subitement calmé.

-Mes visions. Dain et les elfes doivent se préparer. Les orcs vont déferler.

-Tu as vu quoi d'autre ?

-On s'en fiche, biaisa Anna. Il faut qu'on prévienne les autres, et vite !

Elle se releva, toute douleur oubliée. Une bande serrée de tissu blanc lui enserrait la poitrine. Elle trouva ça suffisamment confortable, et n'ayant plus de soutien-gorge, elle enfila directement une chemise neuve, mit ses bottes, et sortit de la pièce pour descendre à l'armurerie, mais Dwalin l'arrêta. Il lui pointa un coffre du doigt, et sortit de la pièce avec un sourire triste. Il n'avait jamais voulu l'exposer à tout ça. Mais ils n'avaient plus le choix. Si elle partait de la montagne se mettre en sécurité, elle se ferait agresser, par les elfes, les hommes ou les orcs… Et mourrait sûrement.

Anna se décida à ouvrir le coffre, et y découvrit une armure complète, rutilante et à sa taille. Le plastron avait même été ajusté au niveau de la poitrine, et elle soupçonnait fortement Fili d'y être pour quelque chose. Elle serra les jambières et ajusta la ceinture. Elle enfila le plastron, quand une large main recouvrit la sienne sur son flanc.

-Les fermetures sont assez complexes, laisse-moi t'aider.

-Fili…

Elle se retourna vers lui, et passa ses bras autour de son cou en le serrant contre elle comme si sa vie en dépendait. Fili referma ses bras sur la jeune fille avec un bonheur amer.

-Oh, Anna… J'ai eu si peur… Je suis tellement désolé.

-Ce n'est plus le moment, men kurdu. Aide-moi à me préparer. Nous devons nous battre.

Fili lui planta un léger baiser sur les lèvres.

-J'aime quand tu m'appelles comme ça. Allez, lève les bras pendant que j'ajuste le plastron.

Fili était très inquiet même s'il ne le montrait pas. Anna avait l'air d'aller bien. Sauf qu'elle venait de se faire brutalisée par son oncle devenu fou, et qu'il était presque sûr que si Nori n'avait pas entendu ses cris, il l'aurait violée. Donc logiquement, elle ne devrait pas être debout, en train de s'équiper pour une guerre insensée, avec l'air parfaitement sereine.

Anna faisait de son mieux. Tenir droite ! Une guerre sans précédent était sur le point d'éclater, et maintenant sa priorité était « Tuer ou se faire tuer ». Elle devait survivre. Elle avait un devoir à accomplir. Les mots de la femme qu'elle avait vue il y a bien longtemps trouvaient un écho en elle. Le bracelet à son poignet semblait à sa place désormais. Elle était une demi-déesse naine vengeresse. Elle devait protéger la lignée de Durin, à n'importe quel prix. C'est pour ça qu'on l'avait arrachée à son monde, non ? Mais surtout, dans les derniers jours, elle avait remarqué à quel point ce bracelet l'avait changée. Depuis qu'elle avait réellement accepté d'être dans ce monde, et d'avoir une destinée toute tracée, c'est comme si ses « pouvoirs » de naine et demi-déesse étaient finalement apparus. Elle était plus forte, plus résistante et endurante, plus rapide et meilleure au combat…

-L'armure est à ta taille ?

La voix de son amant la tira hors de ses pensées.

-Hein ? répondit-elle en battant des cils.

-Tu fais toujours ce petit sourire très léger, et tes yeux s'agrandissent, quand tu rêves comme ça… Je trouve ça charmant.

Elle rougit en baissant les yeux.

-Oui, l'armure est bien. Nous devrions dormir. Demain sera une rude journée.

Fili hocha la tête et la serra dans ses bras en déposant un baiser sur son front. Demain soir, peut-être l'un deux ou les deux ne seraient plus là. Et ils en avaient cruellement conscience. Il se détacha en lui envoyant un sourire qui se voulait rassurant, mais elle le retint par le bras.

-Reste.

Pas vraiment un ordre, pas vraiment une demande. Fili hocha la tête. Ils se débarrassèrent de leurs armures et se glissèrent sous les draps. Le blond se colla au dos de sa bien-aimée, passa un bras autour de sa taille et la ramena contre lui.

-Fili ?

-Hmm ?

Anna se tourna pour être face à lui.

-Jure-moi que demain, quoi qu'il se passe, quoiqu'il arrive, quoique je fasse, tu ne feras rien de stupide et inconsidéré. Jure-le-moi.

Le blond prit son visage en coupe dans ses mains, plongeant son regard dans les yeux de la jeune fille apeurée qui était allongée à ses côtés. Les deux perles d'aigue-marine qui le dévisageaient avec tant d'amour avaient un reflet de supplication.

-Je le jure sur tout l'amour que je te porte.

-Jure-moi que tu ne mettras pas en danger la victoire, juste pour moi, si jamais je devais me retrouver en mauvaise posture.

-Hors de question.

La réponse était sortie toute seule.

-Anna, mon amour, mon étoile… Je peux te jurer un millier de choses, mais jamais au grand jamais je ne pourrais te jurer cela. Comment peux-tu me demander si je pourrais ne rien faire alors que tu peux être sur le point de te faire tuer ? Non, je suis désolé mais si tu es en mauvaise posture, je serais là pour te protéger. Et ensuite je gagnerai la bataille avec toi.

Anna hocha la tête avec résignation.

-T'ai-je déjà parlé du concept d'Unique ?

La jeune fille secoua la tête.

-Les nains n'aiment et ne donnent leur cœur qu'une seule fois dans toute leur vie. Lorsqu'ils rencontrent leur Unique, tout devient fade et gris en comparaison de cet être parfait à leurs yeux. Le concept étant bien fait, c'est presque toujours réciproque. Seulement c'est très rare de trouver son Unique.

-Je… suis… ton… Unique ? articula lentement Anna, ébahie.

-Et à moins que je ne me trompe, je suis ton Unique, répondit Fili avec un doux sourire.

Anna sembla réfléchir un instant.

-C'est pour ça que ça semblait si évident.

-De quoi ?

-Tout le monde dans la Compagnie dit qu'entre nous deux ça semblait évident dès le départ. C'est pour ça. Ils savaient.

-Et il m'a fallu du temps pour comprendre… admit le nain.

Anna se pencha pour l'embrasser délicatement.

-Notre histoire prend un tournant mélodramatique assez imprévu…

-Que veux-tu dire ?

-Que je meure demain ou dans cent ans, tu m'aimeras toujours. Et je sais que jamais je ne pourrais cesser de t'aimer, même si je le voulais.

Fili ferma les yeux et l'embrassa en laissant quelques larmes dévaler ses joues.

-Puisque cette nuit peut être notre dernière en ce monde… commença Anna.

-Ne dis pas ça. N'y pense pas. Demain est un autre jour mais cette nuit est la nôtre. Et je jure, si demain soir je te retrouve, que je ferai de toi la femme la plus heureuse sur cette terre.

-C'est déjà fait, répondit Anna en laissant échapper quelques larmes elle aussi.

Leur « dernière » nuit fut la plus douce de toutes.


Voilà... la grande bataille en septembre !

Bonnes vacances pour ceux qui partent, bon courage pour ceux qui travaillent, gros bisous à tous !