Hello People ! Como esta ?!
Je sais, je sais, je suis à la bourre, pour de bon cette fois. Mais pas trop n'est-ce pas ? Et puis, vous m'aimez malgré ce que je fais subir à vous chouchous, hein ?
Le niez pas, je vois les visites défiler sur mon écran ! Et cela me motive d'autant plus !
Passons maintenant aux remerciements ! Désolée de le faire ici et non en PV mais ma connexion internet laisse grandement à désirer !
Ma bêta (je ne te nomme plus, tu te reconnaîtras aisément) : Merci de me remonter le moral et me pousser à continuer cette histoire ! Tu mérite bien un ZoLu pour ta peine, mais pas ici ~
Crowny : Oui ! Hais-moi ! Je suis un monstre pour oser faire ça à nos bébés adorés ! Mais que veux-tu, je suis une sadique qui s'ignorait jusqu'à maintenant ! Mais rassure-toi, cette histoire n'est pas une Death-fic ! Je t'en dirais pas plus !
Omya-Chan : Tu as bien raison, ne perds pas espoir ! Ils verront la lumière au bout du tunnel nos petits Mugi' !
fan nanonyme : Pauvre petit être qui n'a pas voulu se connecter ! Merci pour tes reviews, elles me font chauds au cœur ! Mais je ne pense pas reprendre ma précédente fiction tout de suite, même si ton commentaire m'a donné matière à réfléchir. Mais promis, je songerais avec plus de sérieux à reprendre cette histoire une fois celle-ci bouclée.
Et sur ce people ! Bonne lecture ! Sachez juste que ce chapitre se déroule plusieurs semaines après les précédents.
EDIT 14/06/12 : Ohoh ! Saaaalut les gens ! Je me permets de remettre à jour ce chapitre, il a besoin de quelques petites corrections en vue du prochain qui, promis, arrivera dans pas trop longtemps, une fois que j'aurais une connexion internet pas trop merdique. (ce week-end pourquoi pas ? 8D)
Bon, su ce, je vous resouhaite une bonne lecture et m'excuse à nouveau du retard (ÉNORME) que j'ai prit ...
Chapitre Cinquième – Usopp
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Le soleil déclinait lentement en cette fin de journée ensoleillée laissant de longues traînées dorées courir sur l'immensité de l'océan. Assit en tailleurs au sommet d'une falaise rocailleuse, Usopp soupira longuement en fixant l'horizon alors que son esprit vagabondait d'un souvenir à une histoire fictive inventée de toute pièce. Il ne voulait pas se rappeler. Seulement enterrer ses souvenir aussi profondément que possible et laisser le temps faire son oeuvre pour qu'enfin, tout s'efface.
Pourtant et malgré tout ses efforts, rien n'y faisait. Il revoyait encore les sourires, les rires, les aventures extraordinaires et les centaines de coucher de soleil qu'il avait vu mourir sur les mers lorsqu'il les parcourait encore. Et c'était douloureux, horriblement douloureux. Le genre de songes qu'il ne voulait plus entrapercevoir mais qui restaient résolument fixés en sa mémoire. Pour une fois, il souhaitait réellement que sa vie ne soit que la compilation des mensonges qu'il avait inventé.
Alors il essayait. Il s'était tissé un cocon fictif, coupé du monde et des cauchemars qui le réveillaient en pleine nuit. Il devenait Sogeking, le vaillant roi des tireurs, voyageur solitaire dont les péripéties de légendes l'avaient amené sur cette île, à tenir compagnie à de valeureux pirates aux rêves brisés, ne pouvant faire mieux que de compatir à leur douleur. Il s'efforçait de se détacher un maximum de ses compagnons, des larmes qui coulaient sur leur joues et des sanglots tout juste étouffés. Il s'enfermait dans sa bulle et ses mensonges, seul moyen pour lui de garder la tête haute.
Il ferma un instant les yeux, profitant de la légère brise marine soufflant sur son visage avant de soupirer à nouveau et de se lever. Il avait bien d'autres choses à faire qu'observer l'immensité de la mer, malheureusement pour lui. Son regard se baissa sur le journal qu'il tenait en main, légèrement froissé à cause de l'énervement que les titres lui avait donné. Il fallait qu'il leur montre, bien que l'idée de jeter ces feuilles à l'eau était plus que tentante. Mais il valait mieux que ce soit lui qui leur apporte lui-même les dernières nouvelles plutôt que les laisser les apprendre au détour d'une conversation, ça serait toujours ce désagrément en moins, bien maigre consolation.
Il épousseta la fine couche de poussière s'étant incrustée sur son pantalon et tourna les talons, direction la petite bicoque leur servant de refuge. Il longea un moment les falaises, profitant une dernière fois de la vue s'offrant à lui puis bifurqua dans les terres, enjambant talus, buissons et clôtures pour finalement rejoindre la petite route de terre le menant directement à son nouveau chez lui, tellement loin des vagues qui l'avaient bercés des années durant. Il secoua vivement la tête. Non ! Il était Sogeking, roi des tireurs ! Il avait toute sa vie durant accomplit maints exploits ! Il était une âme vagabonde un homme sans attaches allant où le vent le voulait bien le porter et volant au secours de qui à besoin d'être sauvé ! Et il ne regrettait rien, absolument rien des épreuves ayant fait de lui ce qu'il est aujourd'hui ! Il n'a jamais eu de meilleur ami élastique lui servant accessoirement de capitaine, ni de petit renne niais qu'il considérait comme son petit frère, ni de camarade musicien prêt à l'accompagner dans chacune de ses sottises et encore moins ce sale traître de sabreur !
A cette pensée, il froissa de plus belle le journal dans son poing, marmonnant un juron. Comment ce type avait-il bien pu leur tourner le dos aussi facilement ? Retourner sa veste, tirer une croix sur leur amitié et rejoindre l'ennemi ?! C'était lâche, lamentable, indigne du second de l'équipage au chapeau de paille, celui-là même qui se tenait toujours aux côtés du futur Roi des Pirates et se dressait avec lui contre le reste du monde, faisant trembler même les plus braves des plus braves à la simple entente de son nom. Balivernes ! Roronoa Zoro n'est que le pâle reflet des légendes faites autour de sa personne. Il n'est qu'un vulgaire chasseur de prime, un couard qui a préféré abandonner ses nakama pour devenir le pion du gouvernement.
Le plus grand manieur de sabres au monde, mon œil !
Quant aux deux autres, il ne comprenait pas leur décision de rester auprès du bretteur. Chopper à la limite, par acquis de conscience, ne pouvait laisser quelqu'un de blessé derrière lui sans le soigner. Mais alors pourquoi être resté ?! Cela fait des semaines maintenant qu'ils étaient tous sortis de leur cachot et le médecin n'avait pas donné signe de vie. Pas une lettre, pas une tentative de les joindre ou mieux, les rejoindre. Peut-être ne savait-il pas où les trouver ? Ou alors, crédule comme il était, sans doute que l'autre sabreur ou même la Marine étaient parvenus à le ranger de leur côté ? Et Brook alors ? Pourquoi avoir fait demi-tour ? Un véritable mystère ... Il ne savait plus quoi penser et s'efforçait pourtant de ne plus le faire, cette réflexion ne faisant qu'apporter elle aussi de trop mauvais souvenirs.
Il souffla longuement, tentant de se débarrasser de la colère bouillant sous sa peau et reprit sa route. Il lui fallait rentrer avant la nuit, sinon Sanji allait encore le massacrer pour avoir dû servir froid.
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Il ne lui fallut que quelques minutes pour rejoindre la petite bâtisse de briques rouges les hébergeant tous depuis plusieurs semaines maintenant. Les derniers rayons du soleil s'étalaient sur l'horizon et teintaient l'île d'un manteau orangé alors que la chaleur accablante de la journée laissait enfin place à la fraîcheur du soir.
Arrivant devant la porte de bois, il posa sa main sur la poignée et inspira profondément. Il se doutait bien que son retour était attendu. Déjà parce qu'il était le dernier à rentrer, comme chaque jour, et que son arrivée sonnait le début du repas. Ensuite, parce que tous à l'intérieur attendait les nouvelles qui devaient l'accompagner.
Il était le seul à descendre jusqu'en ville et donc à pouvoir en quelque sorte maintenir un lien avec le monde réel. Franky ne se contentait que de faire l'aller-retour entre son lit, la cuisine et le chantier naval complètement excentré de l'île où il avait trouvé du travail chez un constructeur pas très regardant sur le passé de ses employés.
Sanji lui, se levait avant l'aurore, leur préparait petit-déjeuner et déjeuner et disparaissait dans les cuisines du seul hôtel des environs à envoyer des plats à tour de bras, ne réapparaissant qu'au courant de l'après-midi lorsqu'il ne travaillait pas tard le soir. Et encore, il filait se scotcher à la gazinière et ne la lâchait qu'au moment où tous étaient de retour.
Robin quant à elle, restait à l'abri des murs à tenir compagnie à une Nami inconsolable malgré le temps s'écoulant, s'armant de patience et de livres pour tuer l'ennui et arracher quelques sourires encore trop rares à la cartographe. Lui aussi s'essayait à cet exercice, tentant de changer les idées de la belle rousse, lui proposant balades et sorties. Sans succès.
La navigatrice refusait de mettre le nez dehors et n'avait accepté qu'il y a peu de venir se restaurer en compagnie des autres. Avant cela, il lui apportait son repas jusqu'à sa chambre et restait debout devant la porte, droit comme un piquet à attendre qu'elle veuille bien lui ouvrir. Et lorsqu'enfin le loquet était retiré et la porte entre-ouverte, il s'asseyait à ses côtés, s'assurant qu'elle avale quelque chose puis restait avec elle, lui prêtant son épaule et ses bras pour qu'elle puisse libérer ses larmes, prisonnières du masque froid qu'elle tentait en vain d'afficher devant eux tous.
Il souffla longuement avant d'enfin abaisser la poignée et de pénétrer dans la pièce à vivre, un sourire de façade étirant ses lèvres.
- Salut tout l'monde !Lança-t-il en déposant son sac dans l'entrée avant de se diriger vers la grande table de bois où Robin et Franky s'affairaient à dresser les couverts. Pour huit, comme ils en avaient maintenant pris l'habitude, bien qu'ils ne soient plus que cinq. Deux assiettes de plus pour Chopper et Brook dans l'espoir qu'ils reviennent plus une autre pour le capitaine disparu.
Cette manie était venue du cuisiner, qui par automatisme avait commencé par dresser la table pour l'équipage au complet. Avant toutefois de violemment jeter au sol les couverts destinés au sabreur, aisément reconnaissables au verre de sake auquel il avait droit à chaque repas, pestant contre ce dernier comme il ne l'avait encore jamais fait malgré leurs disputes quotidiennes et réduisant la porcelaine en poussière. Personne n'avait tenté de le calmer où le raisonner ce jour-là d'ailleurs. Ils avaient laissé les restes d'assiettes et de verre au sol puis avait prit leur repas dans un silence des plus complet. Le lendemain, les débris avaient disparus, tout comme le nom du bretteur dans leurs conversations.
Et malheureusement ce nom allait revenir avec les nouvelles que l'ancien tireur apportait aujourd'hui.
A nouveau, il sentit son sang bouillonner et la colère s'insinuer en lui.
- Yo Bro' ! La journée a été bonne ? lui répondit le cyborg en le tirant de ses souvenirs.
S'en suivit alors un échange de banalités alors qu'il tirait sa chaise à lui pour s'asseoir à table, le journal toujours froissé dans son poing serré. L'archéologue et le charpentier l'avaient bien remarqué mais continuèrent la discussion sachant qu'il n'en parlerait du contenu qu'une fois tous attablés. Chose que le jeune homme préférait habituellement faire lorsqu'il avait quelque chose à leur annoncer. Sauf cette fois-ci.
Il se pencha légèrement sur sa chaise et posa son regard vers la cuisine d'où provenait les pas du cook et le bruit de quelques instruments s'entrechoquant.
- Sanji, tu pourrais venir deux minutes ?
Un vague ''Hmm'' fit écho à sa demande avant que le blond n'apparaisse dans l'encadrement de la porte, avec dans les bras, un grand bol dans lequel il fouettait la pâte des viennoiseries du lendemain. Son unique iris à découvert parcouru rapidement la pièce avant de se poser sur son compère au long nez.
- On n'attend pas Nami ?
Usopp eut un pauvre sourire. Plus aucun ''Nami-san'' ni de ''Robin-chan'' ne sortaient de la bouche de la jambe noire depuis qu'ils avaient posé pieds à terre ici même et prit conscience de leur situation. Sa cuisine avait aussi baissé en qualité, bien qu'elle restait excellente. Mais ce n'était plus tellement les saveurs de leur Sanji qu'ils retrouvaient dans les plats qu'il leur apportait.
- Je préférerais éviter. Ça va vraiment la mettre en colère cette histoire.
Le cuistot fronça son seul sourcil visible et continua son geste mécanique, battant toujours la pâte qu'il avait en main. A côté de lui, Franky faisait de même en relevant ses lunettes et Robin fixait déjà le journal.
Alors le frisé desserra enfin le poing et jeta négligemment le papier sur la table.
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EDITION SPÉCIALE WEEK-END – New Grand Line.
ARRESTATIONS DU CAPITAINE CROW ET DE FOXY LE RENARD ARGENTÉ
Éclatants faits d'armes du Grand Corsaire Roronoa Zoro.
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Communiqué de Marine Ford :
NOUS LÂCHONS LE CHASSEUR DE PIRATES AUX TROUSSES DES RESCAPÉS DE L'ÉQUIPAGE DE BARBE BLANCHE.
Une vaste campagne d'élimination des grandes figures de la Piraterie. Les forbans n'ont qu'à bien se tenir.
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Il dégagea littéralement la porte de son chemin, la faisant résonner dans un bruit sourd contre le mur alors qu'à quelques enjambées derrière lui, Chopper était obligé de trotter pour avoir plus ou moins la même allure que lui. Allure un peu trop rapide pour le petit médecin mais qui, malgré les demandes répétées de ce dernier, ne ralentissait pas d'un iota.
A sa ceinture, ses sabres s'entrechoquaient au même rythme que ses pas résonnant sur le carrelage immaculé de l'immense hall qu'il traversait tandis qu'à son autre hanche, le célèbre chapeau de paille battait la mesure sur sa cuisse. Une autre porte fit les frais de sa mauvaise humeur et sa marche ne se fit que plus rapide encore alors qu'il longeait le couloir d'un blanc presque trop éblouissant pour être réel.
Enfin, une troisième porte s'écarta de sa route avec fracas pour le faire entrer dans une immense salle où trônait une grandiose table ronde et ses chaises luxueuses dont la plupart n'était même pas occupées. Et d'ailleurs, il aurait largement préféré se retrouver seul pour le coup.
- Ah ah ! Le voilà ! Tu fais la une de tous les journaux mon gars !
Souriant de toutes ses dents, Baggy secouait les gros titres depuis sa place, les pieds sur la table et son siège ne possédant plus que deux appuis sur les quatre qu'une conception ingénieuse lui avait pourvu. Derrière lui et aussi droit que le mur contre lequel il était appuyé, Kuma ne détourna même pas le regard à son arrivée, le visage parfaitement fermé et neutre.
- Roronoa Zoro, le Chasseur de Pirates ! T'as jamais aussi bien porté ce nom qu'aujourd'hui !
Et avant que l'intéressé ne put esquisser la moindre réplique cinglante, il se retrouva avec le papier et ses caractères imprimés juste sous le nez, aimablement apporté par la main du clown assis plus loin. Soupirant, il dégagea le membre encombrant son champ de vision, n'entendant que son propriétaire rire de bon cœur alors que lui-même se dirigeait vers la fenêtre la plus proche sans un regard vers ses ''confrères''.
Sauf que le capitaine du cirque flottant n'avait visiblement pas l'intention de le laisser tranquille.
- Tu devrais être content ! Ta reconversion a plutôt bien fonctionné non ?
Zoro grinça des dents et tenta d'ignorer l'autre Corsaire, se concentrant sur l'horizon et la silhouette du petit renne s'y détachant, accoudé au balcon de la pièce, les pieds se balançant dans le vide.
Une ''reconversion'', hein ? C'était certainement ce que les autres aussi devaient voir en lisant les différents torchons journalistiques éparpillés de par les mers. Il se demandait d'ailleurs bien souvent ce qu'ils devenaient tous. Continuaient-ils leur route sur le Nouveau Monde ? Peu probable, sinon l'autre connard d'Amiral en Chef se serait fait un plaisir de lui rappeler qu'il les tenait à nouveau sous sa coupe et qu'au moindre faux pas, il les enverrait par le fond avec joie. Et il avait beau avoir dépassé plus d'une fois les limites de ce que la Marine et sa prétendue Justice considéraient comme acceptable, aucune menace du genre ne s'était faite entendre.
L'hypothèse la plus probable était donc que le petit groupe avait échappé à la surveillance des marins et du Gouvernement Mondial. Chose pas si folle que cela lorsqu'on est guidé par l'autre sorcière rousse et qu'on dispose des précieux conseils de celle qui pendant 20ans fut recherchée sans que jamais personne ne mette la main sur elle.
Alors, de temps à autre, il se surprenait à s'imaginer sur quelle île ses anciens compagnons avaient bien pu se réfugier, regrettant seulement que ni Chopper ni Brook ne jouissent de cette liberté si chèrement accordée.
Du coin de l'oeil, il remarqua un mouvement bleu et orange se diriger vers lui. Soupirant à nouveau, il se concentra de plus belle sur la vue que lui offraient les fenêtres, espérant que Baggy remarque suffisamment rapidement qu'il était passablement irrité pour continuer de le faire chier.
Peine perdue, il était déjà face à lui, tout sourire.
- Bien que si j'avais été à la place du type qui a décidé de te filer le poste de ce cher feu Dracule, je n'aurais pas jeté mon dévolu sur toi.
Il lui bouchait maintenant la vue qu'il contemplait jusqu'à présent. Le bretteur préféra fermer son iris d'or et tenter d'ignorer les balivernes de l'excentrique au nez sur-dimensionné.
- Je suis sérieux ~ Un type qui a si rapidement retourné sa veste pour passer à l'ennemi, moi je ne lui aurais jamais fait confiance ~
Une nouvelle fois, le sabreur grinça des dents. Sakazuki n'avait certainement pas ébruité le ''marché'' qu'ils avaient passé. Cette proposition avait été tellement inespérée qu'il n'avait pas plus réfléchit que cela lorsque l'Amiral lui l'avait présenté. C'était ça ou l'échafaud de toute façon. Son seul échappatoire.
- Hey, tu m'écoute ?! S'impatienta son interlocuteur. Nan mais sincèrement ! T'avais la réputation d'être le plus proche subordonné du Chapeau de Paille et même pas ton capitaine est-il enterré que tu deviens le chien-chien des types qui l'ont buté ! On me disait que j'avais pas d'amour propre mais toi, tu bats tous les records !
L'épéiste frémit et serra ses poing aux creux de ses bras croisés. A sa gauche, il entendit Chopper reposer pieds à terre et se rapprocher de lui, certainement interloqué par les paroles du clown.
- M'enfin, t'as eu bien raison de tourner le dos à cet équipage de bras cassés et à cet incapable de Chapeau de Paille ! Qu'est-ce qu'il répétait tout l'temps déjà ? '' Je deviendrai le Roi des Pirates'' ou une ânerie du genre ! La bonne blague ! Il n'a même pas été foutu de survivre sur les Mers du Nouveau Monde !
Le Shichibukai n'eut que le temps de se retourner, pris d'un fou rire, qu'il se retrouva face contre sol, violemment plaqué par un manieur de sabres furieux. Celui-ci le dominait de toute sa taille, son crâne serré plus que de raison dans la paume de sa main et son genou appuyant douloureusement au creux du dos de son vis-à-vis qui ne put que produire un couinement de lamentation.
Le sinistre feulement d'une lame s'extirpant de son fourreau se fit entendre alors que son propriétaire se baissa pour souffler à l'oreille de sa proie ;
- Maudis moi autant que tu le souhaites. Poignarde-moi dans le dos aussi si ça te chante. Mais ne t'avise pas de t'en prendre à Luffy ou au reste de l'équipage, ne serait-ce qu'en paroles. Ai-je été suffisamment clair ?
Sous ses doigts, Zoro sentit parfaitement un frisson parcourir la peau de l'homme qu'il maintenait à terre, lequel ne pensait visiblement même pas à s'éparpiller pour échapper à sa poigne de fer.
A ses côtés, le bruit des sabots du petit renne puis la pression de sa main sur son bras le ramenèrent lentement à la réalité. Il rengaina donc son sabre à peine sorti et se redressa, toisant toujours le capitaine à qui il s'apprêtait d'ailleurs à lancer une remarque particulièrement cinglante lorsque la porte en face d'eux s'ouvrit, laissant passer l'Amiral en Chef de la Marine, accompagné de ses gratte-papiers.
- Messieurs, merci d'avoir fait le déplacement. Annonça-t-il en s'installant sur le siège le plus imposant de la pièce, son regard en partie voilé par l'ombre de sa casquette allant de l'un à l'autre des Corsaires rassemblés, s'attardant un instant sur le clown toujours étalé au sol. Il semblerait que Boa Hancock ne daigne toujours pas nous faire honneur de sa présence. Nous ferons donc sans elle.
Il invita les anciens pirates à s'asseoir d'un geste de la main et seul Baggy esquissa un mouvement avant de se lever précipitamment pour rejoindre le siège lui permettant d'être aussi loin que possible de l'épéiste sans pour autant s'approcher trop près de l'Amiral.
Le bretteur lui, avait à nouveau croisé les bras sur son torse et s'appuyait contre le mur contre lequel il était précédemment adossé, fixant le nouveau venu de son unique pupille dorée, le jeune médecin toujours près de lui.
Un court instant s'écoula dans le plus grand des silences avant que Sakazuki ne reprenne la parole.
- Ne supportons pas nos présences respectives plus qu'il ne l'est nécessaire. Il tendit quelques liasses de papiers aux soldats l'accompagnant qui se chargèrent de les distribuer. Voici vos ordres. Suivez-les à la lettre et rendez compte de vos agissements à la base la plus proche. Ce sera tout. Des questions ?
Le vert arracha presque l'ordre de mission au marin qui lui le tendait et fronça immédiatement les sourcils, relevant la tête dans la seconde vers son ''supérieur''.
- Tu te fous de ma gueule ?
Il jurerait que ce bâtard était en train de sourire.
- Absolument pas. Comme convenu au dernier Conseil des Rois, les seuls Pirates autorisés à exister sont les Sept Grands Corsaires obéissant aux ordres du Gouvernement Mondial. Tout autre homme s'adonnant ou s'étant adonné à la piraterie sera purement et simplement exécuté.
- Ce type s'est retiré il y a des années !
- J'en conclu que tu le connais et sauras parfaitement où le trouver.
- Va te faire voir !
Se disant, l'ancien second des Mugiwara jeta en l'air l'ordre écrit par les plus hautes instances mondiales, laissant les feuilles se disperser au gré du courant d'air passant entre les fenêtres ouvertes de la grande salle de réunion des Shichibukai et tourna les talons.
Hors de question qu'il accepte d'aller chercher ce type sur East Blue alors qu'il n'avait plus rien à voir ni avec la Marine, ni avec les Pirates. Akainu avait déjà voulu se servir de lui pour coincer les survivants de l'équipage de Newgate et n'avait rien trouvé de mieux après s'être pris son refus en pleine face que de lancer la rumeur selon laquelle le ''Chasseur de Pirates'' parcourait le Nouveau Monde pour abattre les derniers rescapés de Marine Ford. Comme si ça allait le faire changer d'avis !
Derrière lui, Chopper trottait une nouvelle fois pour se maintenir à sa hauteur, lui lançant un regard empli d'incompréhension.
- C'était qui cette fois ? Demanda-t-il d'une petite voix. Encore l'équipage qui a aidé Luffy à secourir son frère il y a deux ans ?
- Non. Là ça devient personnel.
Dans son poing serré, la seule feuille rescapée du dossier qu'on lui avait fait passer ; l'avis de recherche remis à jour d'un certain Zeff au pied rouge, désormais patron d'un célèbre restaurant flottant entre East Blue et l'entrée de Grand Line et mentor d'un certain cuisinier lui aussi connu pour son jeu de jambes.
