Heeellooooo mes p'tits chous ! Vous m'avez manqués !
C'est bon, c'est la rentrée, et la longue attente est finie : je reprends du service, plus au taquet que jamais ! J'ai préparé quelques chapitres pendant les vacances, j'ai avancé d'autres projets, et je reviens de cet été avec l'inspiration et l'envie de vous faire plaisir.
Audiiie et dannyyahoue, merci pour vos reviews, voilà la suite comme le vouliez !
Rappel des épisodes précédents : Anna est une jeune fille de notre monde, 16 ans, complètement folle mais plutôt sympathique. Elle participe à la quête pour Erebor avec les nains à cause d'une histoire de bracelet. Elle tombe amoureuse de Fili et c'est réciproque. Maintenant les voilà à Erebor, le matin de la grande Bataille des Cinq Armées.
Bonne lecture !
Tu es mon nouveau monde
Chapitre 23 : Les Cinq Armées
Le lendemain matin, aucun d'eux n'avait osé parlé. Tous savaient ce qui les attendaient aujourd'hui. Ils mirent leurs armures en silence, glissèrent leurs lames dans leurs fourreaux, et se massèrent à la grand porte fortifiée, la mort dans l'âme. Anna était là, mais s'était cachée derrière un rocher pour ne pas être vue de Thorin.
Une étendue dorée. Les elfes, dans leurs armures rutilantes, ressemblaient à un océan doré sans fin. Un océan mortel. Bien alignés, les lances bien droites. C'en était effrayant de précision. Et la froideur qui se dégageait d'eux… Anna hésitait entre prier pour que ses visions soient juste et qu'elle n'ait pas à se battre contre ça, mais en même temps, l'idée de devoir affronter une armée d'orcs ne la tentait pas beaucoup plus.
De manière mécanique, les elfes se décalaient et se remettaient en place sur le passage de Thranduil, monté sur son cerf majestueux, et Bard, monté sur son double-poney [oui c'est moins classe, mais c'est la crise, et y'a eu des restrictions budgétaires à Lacville].
Anna jeta un coup d'œil du côté des nains. Ils étaient mortellement sérieux et stoïques. Kili, juste à côté de son oncle, et Fili, quelques pas plus loin, n'avaient jamais eu l'air aussi royaux qu'en cet instant. Ils se tenaient droits et fiers dans leurs armures. Anna eut à peine le temps de remarquer Thorin qui tirait une flèche.
Le projectile qui tinta contre la pierre arrêta les deux chefs aux portes de la montagne.
-Je logerai la prochaine entre vos yeux !
Les nains acquiescèrent à grands renforts de cris. Anna posa son regard sur sa Majesté des Pâquerettes, qui avait l'air légèrement constipé après cette provocation. Elle fit comme tout le monde – sauf Thorin, apparemment le suicide était inclus dans sa folie – et se jeta à terre quand d'un seul mouvement de ses sourcils broussailleux, il ordonna à ses archers de mettre les nains en joue. « Mais sérieux ils sont télépathes ? Il a rien dit, il ne les a même pas regardés ! Foutu bouffeur de légumes… Et puis c'est cool, maintenant nos culs vont ressembler à des porc-épic ! ».
D'un geste de la main, Thranduil ordonna à son armée [*tousse* ses esclaves *tousse*] de baisser les armes.
-Nous sommes venus vous dire, fit l'elfe d'une voix forte, qu'un paiement de votre dette a été offert, et accepté.
-Quel paiement ? répliqua Thorin. Je ne vous ai rien donné. Vous n'avez rien !
-Nous avons ceci, intervint Bard.
Il sortit de l'intérieur de son manteau une pierre brillante, aux reflets bleus, blancs et argentés, de la taille d'un poing.
-Ils ont l'Arkenstone… Voleurs ! Comment avez-vous obtenu l'héritage de notre maison ? Cette pierre appartient au roi !
Anna posa son regard sur Kili. Était-il débile ? Elle vit que Fili la regardait avec insistance, et elle lui fit comprendre par geste qu'ils étaient en train d'avoir la même attitude que Thorin.
-Et nous la lui rendons, répliqua Bard. De bonne grâce. Mais avant cela, il doit honorer sa parole.
Thorin fixait la pierre dans la main de Bard. Thranduil balaya la troupe du regard.
-Et qu'avez-vous fait de cette petite humaine ? Votre folie aurait-elle perdu patience face à son insolence ?
-Salut ta Majesté des Fleurs ! lança Anna en sautant sur le haut du mur.
Thranduil prit un air dédaigneux et reporta son regard sur Thorin. Fili suppliait du regard sa bien-aimée pour qu'elle courre se cacher, mais heureusement Thorin ne semblait même pas l'avoir remarquée, trop obnubilé par l'Arkenstone.
-Ils nous prennent pour des idiots. C'est une ruse, souffla Thorin. Un vil mensonge. L'Arkenstone est dans cette montagne ! C'est une feinte !
-Ce n'est pas une feinte. C'est la vraie pierre. Je la leur ai donnée.
Tous se tournèrent vers Bilbo. Anna descendit du muret en secouant la tête, allant discrètement se planquer. L'intérêt d'avoir des visions, c'est qu'on peut savoir quand il vaut mieux disparaître et se faire oublier.
-Vous… souffla Thorin.
-Je l'ai prise comme la part qui me revient.
-Vous voulez me la voler ?
-Vous la voler ? Non, je suis un cambrioleur mais un cambrioleur honnête. Je suis prêt à ne rien réclamer en échange, assura Bilbo.
-A ne rien réclamer ? Ha ! Ne rien réclamer… Vous n'avez rien à me réclamer, misérable nabot !
-J'ai voulu vous la donner. Plusieurs fois j'ai été tenté mais…
-Mais quoi, sale voleur ?
-Vous avez changé, Thorin. Le nain que j'ai connu à Cul-de-Sac n'aurait jamais trahi sa parole ! N'aurait jamais douté de la loyauté des siens !
-Ne me parlez pas de loyauté ! cracha Thorin. Jetez-le des remparts !
Personne ne bougea. Quelques regards inquiets furent échangés.
-Vous êtes sourds ?! aboya Thorin en attrapant Fili par le bras.
Mais le blond se dégagea sèchement, au plus grand soulagement d'Anna.
-Je vais le faire moi-même ! Soyez maudits, vous et le magicien qui vous a imposé dans cette compagnie !
Thorin empoigna Bilbo avant de le plaquer à moitié par-dessus le muret, alors que Balin et Fili tentaient de l'en empêcher. Anna, qui voyait toute la scène de loin, avait beau se répéter que Thorin était possédé, elle n'arrivait plus à lui trouver des excuses. Ils étaient perdus.
-Si vous n'aimez pas mon cambrioleur, ne l'abîmez pas ! Renvoyez-le-moi je vous prie ! Vous donnez une bien piètre image de roi sous la montagne, Thorin, fils de Thrain.
Anna fut soulagée d'entendre Gandalf. Ok, ce papy était un aimant à emmerdes, mais si quelqu'un pouvait encore sauver Bilbo des griffes du possédé, c'était bien l'Istari !
-Je ne veux plus jamais avoir à faire aux magiciens, et aux traîtres de la Comté ! cria Thorin pendant que Bilbo s'échappait par une corde.
Il regarda autour de lui.
-Et où est cette maudite femelle ? Trouvez-la-moi ! Tuez-la ou jetez-la dehors, ça m'est égal, mais débarrassez-vous d'elle !
Anna se recroquevilla davantage derrière son rocher, priant pour ne pas être vue.
-Sommes-nous d'accord ? demanda Bard. L'Arkenstone, en échange de ce qui a été promis ?
Thorin regarda sur sa gauche, là où le soleil se levait paresseusement derrière une colline.
-Pourquoi devrais-je acheter ce qui m'appartient de plein droit ? répliqua-t-il en marchant le long des remparts.
-Gardez la pierre, vendez-la. Ecthélion du Gondor vous en donnera un très bon prix, conseilla Thranduil.
-Je vous tuerai ! hurla Thorin. J'en fais le serment ! Je vous tuerai tous !
-Vos serments ne valent rien ! cracha Thranduil. J'en ai assez entendu.
Il donna un ordre en elfique, et les archers pointèrent de nouveau leurs flèches sur la montagne.
-Thorin ! supplia Gandalf. Déposez les armes ! Ouvrez ces portes ! Tout ce trésor vous mènera au tombeau.
-Thorin, renchérit Balin. Nous ne pouvons gagner cette bataille.
Quelques secondes silencieuses passèrent.
-Quelle est votre réponse ? demanda finalement Bard. Voulez-vous la paix ? Ou la guerre ?
Anna en avait mal au cœur pour le pauvre batelier. Un immense corbeau se posa alors sur les remparts en face de Thorin. Thorin se tourna vers la colline.
-Je veux la guerre.
Anna remarqua alors l'armée qui se massait en haut de la colline. « Dain… il ne reste pas beaucoup de temps avant que les orcs ne se joignent à la partie ». Les nains d'Erebor crièrent leur joie de voir leurs cousins des Monts de Fer. Thranduil sillonna parmi ses troupes au galop, leur enjoignant des ordres en elfique. Aussitôt les elfes se mirent en marche et se placèrent en ordre de bataille face à l'armée de Dain.
-Hé, Thorin ! Pieds d'Acier est venu ! hurla Dain.
Anna crut qu'elle hallucinait en le voyant monté sur son cochon de guerre, mais bizarrement la situation ne lui donnait pas vraiment envie de plaisanter. Dain s'avança jusqu'à être très près des elfes, sur un rocher qui lui servait d'estrade.
-Bien le bonjour ! Comment allons-nous ? J'ai une petite proposition à vous faire si vous voulez bien m'accorder quelques instants.
« Mais il a pris des cours de bonnes manières avec Dori lui aussi ou quoi ? ».
-Pourriez-vous envisager… DE FOUTRE LE CAMP ! Vous tous ! Et tout de suite !
« Ah non, en fait il est normal ».
-Allons, voyons, Seigneur Dain, plaida Gandalf.
-Gandalf le Gris, salua froidement Dain. Dites à cette meute de s'en aller, ou j'inonderai le sol de leur sang !
-Il n'y a nul besoin d'une guerre entre les hommes, les elfes et les nains. Une légion d'orcs marche sur la montagne ! Retirez votre armée !
-Jamais je ne me retirerai devant aucun elfe. Et encore moins devant ce perfide roitelet. Il ne veut que du mal à mon peuple. S'il choisit de se tenir entre moi et les miens, je fends sa jolie petite tête en deux ! On verra s'il sourit encore !
« Commence à bien me plaire ce Dain… ». Les nains d'Erebor hurlèrent encore une fois leur approbation.
-Laissons-les avancer, voyons jusqu'où ils iront, lança Thranduil avec mépris.
-Je m'en bats l'œil de tes menaces, compris ? lui répliqua Dain. Petite princesse aux oreilles pointues ! Vous entendez les gars ? C'est parti ! Donnons une bonne raclée à ces saligots !
« Ce nain est mon nouveau héros ».
-BARUK KHAZÂD ! hurla un des nains de Dain. [Traduction : les haches des nains ! (Cri de guerre)]
-KHAZÂD AI-MENU ! répondit l'armée en chœur. [Traduction : les nains sont derrière vous ! (Cri de guerre)]
Aussitôt les elfes se mirent en marche, guidés par leur roi. Du côté des nains, les béliers de guerre furent lancés. Les elfes bandèrent leurs arcs, pensant les faucher comme du blé mûr, mais les nains étaient plus malins qu'eux sur ce coup-là. Dain donna un signal, et des sortes de boomerangs géants furent projetés dans les airs par des catapultes. Ces boomerangs réduisirent les flèches à des cure-dents, avant d'aller labourer l'armée des elfes, tuant des oreilles pointues.
Anna grimaça. Elle ne voulait pas voir les elfes gagner, mais elle ne voulait pas d'un bain de sang sous ses yeux. Elle se fit toute petite et descendit pour se cacher en contre-bas. Ainsi elle entendrait ce que ses amis disaient, mais elle ne pourrait pas voir les tripes voler et le sang couler.
Elle entendait les cris des elfes et des nains, autant de rage que de souffrance. Elle entendait ses compagnons qui commentaient la bataille entre eux, comme on commenterait un match de foot ! Exaspérée par cette situation, elle donna un coup de pied rageur dans une pierre. Cela attira l'attention de Bofur, qui lui fit signe de se faire discrète. Elle souffla, frustrée, et chercha un endroit caché pour s'asseoir. S'asseoir et attendre. Elle ne pouvait faire que ça.
C'est à ce moment qu'un bruit se fit entendre au loin. Anna remonta en vitesse, toujours cachée, pour voir de quoi il s'agissait. On aurait dit une avalanche… Le bruit s'intensifia. « Un tremblement de terre ? ». Un grondement bestial retentit. Elle vit les nains et les elfes cesser de se battre et se tourner vers Dale. Le bruit venait de la colline à gauche. Les grondements et le bruit d'éboulement continuait, grossissait et se rapprochait dangereusement. Anna retenait son souffle. Avoir des visions peut aider, comme se cacher quand Thorin a voulu tuer Bilbo, mais c'est un horrible privilège. Savoir que des monstruosités arrivaient pour la tuer, Anna s'en serait volontiers passé. Et maintenant elle voyait sa mort arriver.
Finalement des vers de terres géants percèrent le sol en grondant, dévoilant de larges tunnels. Ils se rétractèrent aussi vite qu'ils étaient apparus avec d'horrible bruits de succions et de roche brisée, laissant la place à des flots intarissables d'orcs, et d'autres abominations immenses et terrifiantes. Un bruit de cor lui fit tourner la tête.
Ravenhill. Là où tout finira. Azog et ses sbires se tenaient là-bas, dirigeant depuis ce promontoire. Sa mort se tenait là-bas. Et elle ne pouvait y échapper. Elle ferma les yeux longuement, expirant lentement. Tenir droite ! Elle avait pris sa décision depuis longtemps. Elle avait accepté son destin.
Les nains se précipitèrent pour former une ligne de défense face à l'armée noire. Un mur de bouclier attendait les orcs. Anna serrait mécaniquement ses poings. Elle ne devait pas y aller, pas maintenant. Et pourtant, elle voulait tant grimper sur le muret, descendre le mur, et courir discrètement jusqu'à Ravenhill… De là, cachée, quelques flèches et Azog et ses commandants seraient morts. Les mercenaires gobelins ne feraient qu'une bouchée d'elle, mais au moins Azog mourrait, et sa mission serait accomplie… C'était si simple, si tentant… Elle secoua la tête. Ce n'était pas ce qui était prévu pour elle.
Pas croyante pour deux sous, elle fit néanmoins une prière silencieuse. « Eru… Je ne sais pas qui tu es, ce que tu fais, et le pourquoi de tes décisions. Tu as tracé mon destin, et je vais tout faire pour le suivre, même si j'en connais l'issue. Je te remercie de m'avoir fait connaître un nouveau monde, de m'avoir fait connaître l'amour. Veille bien sur lui après tout ça. ».
Là-haut, loin, un vieil homme observe le monde. Une prière atteint ses oreilles. Il sait qui lui adresse cette prière. Un sourire triste fend son visage sillonné par les rides. Ému par ces mots empreints de douleur, il se lève, et marche lentement jusqu'au grand grimoire ouvert sur le pupitre au centre de la pièce. Il se penche sur une page. L'encre n'est pas tout à fait sèche. Il passe pensivement ses doigts sur son menton. Est-ce vraiment la meilleure chose à faire ? Cela n'allait-il pas empirer la situation ? Il fronça les sourcils. L'encre n'était pas sèche, c'était un signe. Il aiguisa sa plume, la trempa dans son encrier, et modifia le texte.
-Va où le vent te porte, et sois fidèle à ton cœur.
Anna vacilla un instant. « C'est pas le moment d'avoir des vertiges ! ». Les orcs se ruaient vers les nains.
-Je vais franchir le mur ! lança Fili avec détermination. Qui vient avec moi ?
Tous répondirent positivement, bien décidés à en découdre avec les armées du mal. Tous sauf Thorin qui se détourna et descendit l'escalier.
-On ne bouge pas.
-Nous n'allons rien faire ? s'inquiéta Fili.
-J'ai dit : on ne bouge pas !
Anna n'en pouvait plus. Elle ne devait pas y aller… Elle se concentra sur le champ de bataille. Les orcs étaient sur le point de percer la ligne des nains. Des elfes sautèrent par-dessus leurs nouveaux alliés, tailladant leurs ennemis. Anna eut un sourire face à cette nouvelle alliance. Ils étaient efficaces. En sous-nombre, mais efficaces. Dain était un véritable abattoir à lui tout seul !
Le cor orc de Ravenhill attira de nouveau l'attention de la jeune fille.
-Les bêtes de guerre… souffla-t-elle.
Hideux et dangereux. Terrifiants. Des elfes restés en retrait firent voler leurs flèches en réponse. Des nains, lancés sur des genres de char d'assaut tirés par des béliers, se lancèrent dans la bataille. Anna n'aimait pas avoir une vision manichéenne du monde, mais là, elle fut contente de voir que les gentils étaient bien équipés et se battaient bien. Les bêtes de guerre se ruèrent à ce moment sur les chars, réduisant la plupart en miettes, ainsi que les soldats qui étaient dessus. Elle mordit son poing pour ne pas hurler face au carnage de quatre choses ressemblant à des trolls géants massacrant une poignée de pauvres nains.
Après avoir vérifié que Thorin était bien parti, elle rejoignit ses amis, au moment où un autre coup de cor retentissait.
-Ils attaquent la ville, comprit-elle.
Elle se jeta dans les bras de Fili en pleurant. Ils étaient coincés ici pendant que dehors, des innocents se faisaient massacrer. Le nain la serra contre lui de toutes ses forces, incapable de parler. Les forces d'Azog pilonnaient Dale de pierres pour casser la muraille. Ils y parvinrent finalement et les orcs déferlèrent dans la cité en ruines. Les cris des hommes résonnaient jusqu'à Erebor. Anna enfouit sa tête contre la poitrine de son amant, ne supportant pas le bruit du carnage.
Elle se sentait mal, avait la nausée, du mal à respirer… Et les larmes ne cessaient de dévaler ses joues.
-Anna. Ça va ? demanda Balin. Tu es toute pâle…
Ses jambes se dérobèrent sous elle et elle s'écroula sur le sol. Fili se laissa tomber près d'elle et la serra contre lui en la berçant. Il ne pouvait la blâmer. C'était horrible. Et ils ne pouvaient rien faire. Il prit Anna dans ses bras et descendit du mur, suivi par les autres. Ils s'assirent chacun de leurs côtés, ruminant de sombres pensées. Dwalin partit pour expliquer sa façon de penser à Thorin.
Alors, ça vous a plu ? Laissez une review en passant, ça fait tellement plaisir... Gros bisous et à vendredi prochain !
