Hello mes p'tits chous ! Vous avez vu, je suis à l'heure cette semaine [fait une petite danse de la joie].
Ça y est, nous y sommes, la grande bataille qui clôturait presque le livre, et le troisième film. Les nains sortent de la montagne, bien décidés à aller tailler de l'orc !
fabienne.2869 : merci pour ta review et ton soutien. Ne change pas les rimes, c'est ma petite joie quand je regarde les reviews ^^ et je suis désolée d'avoir coupé juste au début de la bataille, mais c'était pour donner l'envie de continuer au moins jusqu'à ce chapitre, et pour ne pas faire des chapitres trop longs.
Bonne lecture !
Tu es mon nouveau monde
Chapitre 25 : Stratégies militaires non-conventionnelles
La Compagnie, épaulée de Dain, parvint à mettre à terre une bête de guerre. La catapulte dans le dos de la bête se déclencha, ce qui fit faire un bond au cadavre, et en retombant cela écrasa plusieurs orcs.
Bombur éloignait ses ennemis à coups de bedaine, et Bifur et Bofur se chargeaient de les éliminer sauvagement derrière. Le gros avait uniquement besoin de rebondir sur les orcs au sol pour les tuer.
Nori était en difficulté face à un orc bien plus grand que lui. Bofur récupéra une hache sur un cadavre et la lança dans le crâne de la bestiole. Nori dégagea la hache et la lança à son tour pour sauver Ori. Qui la renvoya vers Bofur une fois son ennemi terrassé. Ce dernier eut tout juste le temps de l'attraper au vol avant qu'elle ne lui fende la tête.
Arriva une immense créature ressemblant à un troll, dont le bas des jambes étaient des genres d'échasses dont les pieds étaient des boules métalliques avec des pics. La créature avait été mutilée pour servir les pulsions guerrières de l'orc pâle. Ses avant-bras étaient des chaînes au bout desquelles pendaient aussi des boules métalliques hérissées de pics. Des chaînes étaient reliées à ses yeux pour que l'orc assis sur son dos puisse le diriger. Bofur prit appui sur les boucliers de Nori et Gloïn pour sauter sur le dos de la bête. Il tua l'orc et prit le contrôle de la créature, qui sous ses directives, se mit à écraser de l'orc par dizaines.
Anna était entrée dans une rage folle dès l'instant où elle avait mis les pieds sur le champ de bataille. La vue des corps des elfes et des nains qui jonchaient le sol lui avait fait un choc terrible. Elle était terrifiée, énervée… C'était comme si elle avait enclenché le mode « berzerk ». Son cerveau n'était plus fonctionnel – pour autant qu'il l'ait été un jour – et les quelques réflexes guerriers qu'elle avait développés au cours du long voyage jusqu'à cette montagne maudite avaient pris le dessus. Mâchoires contractées, poings serrés sur les gardes de ses épées, l'air férocement dangereuse, elle tuait sans relâche tous les serviteurs du mal qui l'attaquaient. Elle ne ressentait ni la fatigue, ni le choc des lames ennemies contre son armure, ni de remords à tuer sans pitié. Tuer ou être tué.
Elle se pencha en avant, évitant une hache qui passa en sifflant au-dessus de sa tête. Elle enfonça son épée dans le ventre de l'agresseur sans même se retourner. Toujours flanquée de Fili et Kili, elle progressait sur le champ de bataille, qu'ils traversèrent en entier jusqu'à un côté. Ils se retrouvèrent isolés, avec peu d'ennemis autour d'eux, qui furent promptement tués. Kili fit un clin d'œil à Anna avant de repartir au combat auprès de son oncle. Anna allait le suivre, mais Fili la retint par le bras.
-Juste un instant. Tu es sûre que ça va ?
-Ne t'inquiètes pas, je n'ai pas été blessée.
Le blond soupira.
-Ce n'est pas de ça dont je veux parler, même si je suis rassuré de l'apprendre. Non, je veux parler de ta folie meurtrière.
Anna lui renvoya un regard rempli d'incompréhension.
-Je tue des orcs. Nos ennemis. Les méchants. Je tue des bêtes qui en veulent à ma vie, à nos vies. Où est le problème ? Je fais comme toi.
-Non. Je tue des orcs pour protéger un rêve. Un futur. Un but. Mais je respecte la vie avant tout et je n'aime pas tuer, même des orcs. Je le fais par nécessité.
-Je sais que même si je te le demande tu ne le feras jamais, mais cesse de t'en faire pour moi, je ne deviendrai pas une folle assoiffée de sang juste parce que je tue de l'orc à tour de bras. Moi aussi je le fais par nécessité. Tu crois vraiment que j'ai envie de me retrouver en plein champ de bataille alors que je ne me suis jamais battue de ma vie ? Non, je défends ma vie, le royaume de Thorin, la patrie de Balin et Dwalin, le rêve de la Compagnie… et notre futur.
-Notre futur ? releva Fili.
-Notre futur. J'ai pris ma décision, si tu veux toujours de moi.
Fili eut un sourire tendre et ému. Il la serra fermement dans ses bras un bref instant, et lui vola un baiser.
-Plus que jamais men kurdu.
Main dans la main, ils repartirent sur le champ de bataille avec plus de détermination que jamais. Ils retrouvèrent rapidement Kili, aux côtés de Thorin.
-Dain ! appela Thorin.
-Thorin ! Tiens bon, j'arrive !
Le grand roux sauta sur le dos d'un orc en hurlant avant de les rejoindre.
-Holà cousin ! Tu en as mis du temps !
Les deux seigneurs échangèrent une accolade.
-Fili, Kili, content de vous voir, ajouta Dain. Et…
-Anna, mon Unique, fit Fili en posant une main sur l'épaule de la jeune fille.
-Seigneur Dain, salua-t-elle avant de trancher la gorge d'un orc qui venait interrompre leur conciliabule.
-Une bien jolie demoiselle. Tu es chanceux Fili, d'avoir trouvé ton Unique, surtout une Unique comme celle-là !
Il éclata d'un rire tonitruant en balançant son marteau de guerre dans un orc.
-Ces salopards sont trop nombreux, Thorin, reprit-il plus sérieusement. J'espère que tu as un plan.
-Oui, nous allons les priver de leur chef.
-Azog… comprit Dain.
Les trois jeunes avaient filé donner un coup de main à Balin un peu plus loin. Thorin sauta sur le dos d'un bélier de guerre.
-Je vais détruire cette vermine !
-Thorin, tu ne peux pas faire ça. Tu es notre roi !
-C'est pourquoi je dois le faire, répliqua le brun.
-Et comment comptes-tu te frayer un chemin seul contre tous jusqu'à Ravenhill ? lança Dain.
La voix de Balin les interrompit.
-Halte ! ordonna-t-il aux béliers qui tiraient le char de guerre.
-Qui a dit qu'il était seul ? ajouta Anna avec un grand sourire.
Sur le char de guerre, Balin dirigeait, Dwalin était au poste de tireur, Kili et Anna étaient d'un côté et Fili de l'autre.
-Ça fait longtemps que je n'ai pas fait ça ! lança Balin.
-A Ravenhill ! ordonna Thorin en partant au galop.
-Cramponnez-vous ! conseilla Balin.
-Vous êtes une bande de fous furieux ! lâcha Dain. Ça me plaît !
Le char filait à toute allure sur le champ de bataille, profitant d'une petite trouée pour progresser rapidement. Kili affûtait son épée sur la roue du char, provoquant des gerbes d'étincelles. Thorin perça le premier les lignes ennemies, suivi de près par le char. Anna avait sauté derrière Balin et sortit son arc, couvrant de ses flèches le conducteur. Dwalin se servait d'un genre de mitrailleuse installée à l'avant pour tirer des petites lances sur les ennemis devant eux. Les deux frères n'avaient qu'à tendre les bras pour que leurs épées tranchent les têtes des orcs sur les côtés.
Des bêtes de guerre se précipitèrent d'un coup vers eux. Après un dérapage assez hasardeux, Kili eut à peine le temps de les prévenir.
-Attention !
Le char décolla dans les airs à cause d'un rocher, et les lames fixées aux roues tranchèrent les têtes des six bêtes de guerres qui les attendaient.
-Droit devant les gars ! prévint Balin.
Une bête de guerre énorme et lourdement armée courait droit vers eux. Balin tira les rênes de toutes ses forces, et ils réussirent à faire un virage in extremis. Anna se cramponnait de toutes ses forces au char pour ne pas être éjectée.
-Accrochez-vous ! hurla Dwalin.
Le char partit dans une pente et se retrouva bientôt sur une rivière gelée. Ils se cognaient contre les rochers autour d'eux, et Anna faillit être projetée hors du char, si Dwalin ne l'avait pas rattrapée au vol.
-On recharge ! ordonna-t-il.
Kili lui donna un nouveau lot de lances que le guerrier installa dans sa mitrailleuse. Un grondement derrière eux attira leur attention. La bête de guerre les suivait depuis la berge. Elle sauta d'un rocher et la glace se brisa sous son poids lorsqu'elle atterrit dans la rivière.
-Tue-moi ça ! cria Dwalin à Kili. Tue-le ! Tire !
-Et où ça ? répliqua l'archer.
-Dans ses roubignoles ! répondit Dwalin.
Anna et Kili jetèrent le même regard blasé et désespéré au guerrier.
-Ça n'a pas de roubignoles ! répliqua le brun.
-Attention ! hurla Fili à ce moment.
Anna et Kili se retournèrent et lâchèrent chacun une flèche, parfaitement synchrones. La bête, qui allait les frapper, recula sous l'impact des deux flèches plantées dans son crâne, mais se reprit très vite et commençait à les rattraper.
-Tenez bon les gars ! hurla une voix à gauche. J'arrive !
Bofur, toujours sur son troll de jour mutilé, fonçait vers la bête qui les menaçait. Cela fonctionna et il réussit à bloquer le monstre, mais déchanta rapidement lorsque sa monture tomba vers la glace.
-Tiens bon Bofur ! lui cria Dwalin.
-Bofur t'es une merveille ! renchérit Fili.
-Vas-y Bofur, éclate-lui sa sale tronche ! lança Anna.
-Dwalin ! appela alors Balin.
Devant eux, dans la rivière, une autre bête de guerre avait arraché le pont de bois et le tenait au-dessus de sa tête.
-Tout droit ! ordonna le guerrier en mitraillant la bête.
Anna et Kili tiraient déjà leurs flèches, et elle fut à peine surprise de voir Fili sortir un arc et leur donner un coup de main.
-Allez, crève espèce de hérisson chevelu ! cria Dwalin.
La bête finit par mourir et tomba dans l'eau, le char passa dessus et continua son chemin sur la glace. Des cris de joie résonnèrent.
-Des wargs ! prévint Anna en pointant devant eux.
Les deux loups mutants tuèrent les deux béliers de tête. D'autres arrivaient, devant et derrière eux. [Hé ! Pas par derrière, c'est moche !]. Ils les abattaient au fur et à mesure mais il en venait toujours plus. Un warg réussit à tuer un troisième bélier.
-Il en arrive d'autres ! cria Kili.
-Nous tirons trop de charge, lâcha Dwalin. Nous n'y arriverons pas.
-Coupez les courroies, ordonna Balin. Chevauchez les béliers !
-Non Balin, répliqua Dwalin.
-Il y a belle lurette que je ne monte plus les béliers, répondit le vieux conseiller.
Dwalin serra la main de son frère.
-Que Durin te protège, mon frère, lui dit Balin.
Fili sauta le premier sur l'armature de bois qui retenait les béliers. Dwalin saisit Anna par la taille et la lança vers le blond. Elle atterrit en grognant devant son amant sur le bélier. Fili coupa les courroies, Anna saisit les rênes et talonna leur monture. Kili et Dwalin les talonnaient. Ils rejoignirent Thorin un peu plus loin.
-En avant ! ordonna ce dernier.
-On te suit ! répondit Dwalin.
Ils lancèrent leurs béliers sur les pentes rocheuses. Des dizaines d'orcs venaient à leur rencontre. Anna fit accélérer son bélier pour le placer en tête, et se tassa, laissant à Fili le soin de tuer leurs ennemis pendant qu'elle dirigeait l'animal. Plus ils montaient, plus l'air se rafraîchissait. De la neige et de la glace apparaissait sur les rochers, et ils arrivèrent rapidement près d'une esplanade de glace, qui était en réalité une cascade gelée. Quelques orcs se trouvaient là. Fili se mit debout derrière Anna et fit un salto, tranchant la chair de sa lame. Anna empalait les ennemis sur les cornes de sa monture, avant de sauter au sol et terminer le travail à l'épée.
Lorsque le dernier orc tomba, ils se regardèrent, à peine essoufflés. L'endroit semblait désert. Anna sentait de désagréables frissons le long de sa colonne vertébrale.
-Où est-il ? demanda Kili. Ça a l'air vide. J'ai l'impression qu'Azog a fui.
-J'en doute fort, répondit Thorin avant de se tourner vers eux. Fili, toi et ton frère, fouillez les tours. Faites-vous le plus discret possible. Si vous voyez quelque chose venez me prévenir, n'attaquez pas. C'est compris ?
-On a de la compagnie, annonça Dwalin. Des mercenaires gobelins, pas plus d'une centaine.
-On va s'en occuper, annonça Thorin. Vous deux, allez-y !
Anna s'échappa discrètement dans la direction opposée, et grimpa en vitesse des escaliers jusqu'à un promontoire qu'elle savait désert. Elle roula des épaules, prit trois flèches et les encocha bien parallèles sur son arc. Si ses visions étaient justes – et elles l'étaient toujours – elle n'aura droit qu'à un seul essai. Elle inspira un grand coup, posa un genou en terre pour plus de stabilité, et attendit. Elle aperçut du coin de l'œil les deux frères entrer dans la tour en ruines. Son cœur se serra douloureusement, et elle serra les dents pour ne pas gémir de douleur. Elle entendit un léger grondement dans le sol. Ses doigts raffermirent leur prise sur son arc. Puis les tambours de guerres retentirent. Kili était à la base de la tour, en sécurité – relative.
Une ombre pâle émergea de la brume en haut de la tour. Anna banda son arc jusqu'à sa joue, et plus encore. Le bois n'était plus qu'une courbure, tendu à l'extrême. L'effort musculaire de ses bras était monstrueux, mais elle tint bon. Elle leva le bras gauche, calculant rapidement sa trajectoire.
L'orc pâle traînait Fili derrière lui. Il le tint au-dessus du vide, et commença à parler en langue noire.
-BALOUK TAGÂL ! hurla Anna, lui coupant la parole. [Traduction (au choix) : tu vas morfler / bouffe ma hache / coucou toi tu sais ce que tu vas prendre ? / Chaaargez ! / moi et mes potes on va te découper].
Elle lâcha ses flèches, qui partirent en sifflant. L'orc pâle eut à peine le temps de se tourner vers elle que trois flèches transperçaient son bras, ressortant de l'autre côté. Fili tomba en chute libre. Anna retint son souffle, voyant son amant tomber…
Je ne me suis toujours pas remise de la mort de Fili dans le film... C'est pour ça que j'avais besoin d'une héroïne suffisamment folle pour qu'elle se dresse contre Azog.
A vendredi prochain pour voir où Fili va atterrir, et la réaction d'Azog et son armée ! Gros bisous à vous, bon weekend, et n'oubliez pas la review.
