Salut bande de gens !
Cette fois-ci je n'ai pas attendu plus d'un an entre deux posts ! #VictoirePersonnelle
Je vous laisse donc avec le dixième Chapitre de Nakama, en espérant qu'il vous plaise lui aussi et je vous prie de m'excuser s'il reste des fautes mais là, j'dois retourner bosser !
Bonne lecture à tous !;D
A Karasu-Dess : Notre petit deal commence à prendre forme dans ce chapitre-ci, j'espère que ça te plaira !
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Chapitre Dixième – Brook
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Il courait, courait à en perdre haleine, aussi vite que ses jambes pouvaient lui le permettre.
Il lui semblait même que ses courses folles à fuir les Okama n'étaient rien comparé au véritable sprint qu'il avalait à présent.
Il devait rejoindre la côté, à tout prix. La rejoindre et reprendre la Mer, direction East Blue, le Baratie et Zeff dont l'avis de recherche n'était plus qu'une feuille froissée au creux de son poing fermé de rage.
Parce que s'il perdait ça aussi, il ne lui resterait définitivement plus rien. Il n'avait plus que ça. Que ce vieux moustachu perdu au beau milieu d'East Blue, accompagné de cette bande de cuistots dégénérés lui ayant servi de famille.
S'il s'était fait une raison quand au fait qu'on l'avait dépossédé de son équipage et de sa raison de naviguer à travers tout Grand Line, il ne pouvait se résoudre à aussi perdre ce pan tout entier de son passé.
Là en était ses réflexion alors qu'il galopait à travers les bois, reconnaissant vaguement les quelques ruines qu'il avait croisé en faisant le chemin inverse. La brume l'ayant accueillie à son arrivée au Royaume de Kuraigana n'était plus, mais n'en rendait pas pour autant l'île plus avenante, bien au contraire. Partout où son regard se posait, il ne rencontrait que décombres et vestiges de ce qui avait dû être une impressionnante métropole quand ce n'était pas des avenues entières où squelettes et reliques d'armes faisaient office de pavés. De plus, malgré l'absence de brouillard, le soleil ne semblait pourtant même pas levé, comme littéralement avalé par les cieux d'un gris profond et opaque.
Tout ce qui lui était donné de voir semblait lui hurler de foutre le camp le plus rapidement possible de cette terre désolée. Et il n'allait pas s'en priver !
Plus rien ne le retenait en ces lieux, pas même cette furieuse envie d'avoir enfin une réponse au ''pourquoi'' torturant ses nuits et gâchant ses plats. À vrai dire, il s'en foutait complètement à présent. La seule chose lui important dorénavant était ce putain de bout de papier chiffonné entre ses doigts et tout ce qu'il semblait impliquer.
Oh bien sûr, il s'était demandé plus d'une fois si ses escapades sur la mer de tous les dangers n'allaient pas attirer des ennuis aux gars du Baratie, mais cette inquiétude avait toujours été reléguée au second plan, la faute à un capitaine débordant d'imagination quand à provoquer des catastrophes qu'il fallait résoudre le plus vite possible.
À cette pensée, il eut un désagréable pincement au cœur.
Bordel, lui qui pensait ne plus jamais avoir à complètement tourner le dos à son passé …
Mais pour l'heure, la côte. Ensuite son navire. Puis …
Le fil de ses pensées fut brusquement interrompu par un choc dans son dos encore endolori, le coupant dans sa course au point de l'en faire trébucher. Il chuta donc lourdement à terre, se cognant le menton au sol alors qu'un poids apparu sur son échine, le plaquant un peu plus contre l'herbe encore humide.
Il tourna bien la tête sur le côté pour jurer et prier le malotru de virer d'entre ses omoplates, mais une fine main aux ongles bariolés de noir se plaqua sur ses lèvres, coupant court à toute tirade pourtant bien sentie.
Et bien que son cou se retrouvait tordu selon un angle particulièrement douloureux, Sanji reconnu immédiatement Perona qui, le regard mauvais, avait posé un doigt devant ses lèvres roses afin de lui intimer de ne plus faire le moindre bruit. Ce que fit le blond dans la seconde, quand bien même il se demandait pourquoi la jeune femme venait de lui sortir un plaquage digne d'un rugbyman confirmé.
Il eu cependant sa réponse dans l'instant lorsqu'à sa droite, il entendit distinctement des bruits de pas, accompagné d'un rire qui lui glaça le sang. Ça, et les quelques plumes roses qu'il parvenait à distinguer entre deux feuilles d'un bosquet tout proche.
- Fufufu ~ Vous allez me faire encore crapahuter longtemps en pleine forêt ?
- N-non Doflamingo-sama ! Nous y sommes presque ! Si vous voulez bien encore patienter un petit peu … répondit ce qui semblait être un Marine proche de se faire dessus à l'idée que l'objet de son escorte ne perde patience.
- Active alors ! Déjà que faire le pigeon voyageur me gonfle, si en plus je dois moisir plus que nécessaire sur cette île de mauvais goût …
Le menace resta en suspens, mais le cook était prêt à parier que son énonciateur voyait son visage se fendre d'un immense sourire alors qu'une demi douzaine de bottes de marins se laissait deviner à quelques centimètres devant lui, de l'autre côté d'une rangée de racines les cachant, lui et la princesse fantôme, aux yeux du petit groupe.
Les soldats s'excusèrent platement, visiblement très inquiets de contrarier leur vis-à-vis et finirent par se remettre en route, au plus grand soulagement des deux compères qui en laissèrent même un soupir s'échapper de concert.
Malheureusement, leur contentement fut de courte durée puisque, juste sous leur nez, les talons du Shishibukai firent un pas dans leur direction.
Il ne les avait quand même pas entendu, si ?
oOoOo
Le vent soufflait doucement, faisant bruisser l'ensemble de la canopée les surplombant, créant une véritable mélodie murmurée pour qui tendait un peu l'oreille.
Enfin, c'était ainsi qu'il le ressentait, même s'il n'avait plus d'oreilles !
Un ''Yohohoho !'' tonitruant lui échappa alors qu'il avançait sous le couvert des pains plusieurs fois centenaires. Il s'arrêta cependant un court instant, jurant presque que le poing d'une certaine navigatrice allait s'abattre au sommet de son crâne, lui offrant une magnifique bosse qui n'aurait normalement pas lieu d'être. Mais rien de vint. Il en poussa un soupir de dépit et reprit sa route.
Évidement que Nami n'allait pas lui refaire le portait. Tout comme personne n'allait le menacer d'être jeté par dessus bord s'il continuait ses fameuses Skull Joke.
Plus maintenant.
Oh, il avait déjà vécu la perte d'un équipage, il savait ce que cela faisait. Il s'y était même en quelque sorte à nouveau préparé lorsque Luffy l'avait embarqué à sa suite après lui avoir rendu son ombre. Après tout, il était d'une certaine manière immortel, non ? Alors il devait se faire à l'idée qu'il allait à nouveau voir disparaître ses compagnons, ce qu'il avait fait dès l'instant où il avait officiellement rejoint l'équipage du Sunny Go.
Sauf qu'il était persuadé que sa séparation avec ces petits jeunots n'allait pas être une réalité avant plusieurs décennies, au moins autant d'autres aventures et la concrétisation des rêves de chacun.
Belle erreur !
La réalité lui était tombée dessus sans même qu'il n'ait pu la voir venir, même malgré son expérience. Il avait une nouvelle fois assisté à l'agonie de ceux qu'il considérait à présent comme sa famille. Quand bien même il savait qu'à l'exception de leur capitaine, tous respiraient encore, il savait cependant que leurs ambitions et espoirs eux, étaient tout ce qu'il y avait de plus mort, comme ayant été entraîné à la suite du célèbre Mugiwara.
C'était encore plus douloureux à vrai dire, et l'avait pleinement réalisé en voyant Sanji débarquer quelques jours plus tôt.
Une coquille vide. Voilà ce qu'il avait eu devant les yeux lorsque le cuisinier les avait retrouvé. Plus de cigarette au coin des lèvres, celles-ci ne s'étirant même plus en un sourire narquois qu'il abordait à chaque fois qu'il croisait le sabreur de la bande. Plus aucune considération pour ses précieuses mains, chose que le fredonneur aurait juré comme impossible, et ce quelques soient les circonstances. Plus aucune envie de vivre même. Le cook avait tout fait pour provoquer sa fin, ne se réjouissant que de faire culpabiliser le bretteur en lui mettant son trépas sur la conscience.
Bretteur qui d'ailleurs, n'était pas franchement dans un meilleur état …
C'était pour cela qu'il avait fait demi-tour le jour où ils avaient tous été libérés.
Parce qu'il avait vu une douleur sans nom torturer Zoro, une douleur qui n'avait rien à voir avec ses blessures pourtant presque aussi impressionnantes que celles qu'il avait hérité de son voyage à Thriller Bark.
D'ailleurs, Thriller Bark, reparlons-en. Ça avait également joué un rôle plus qu'important dans sa décision d'emboîter le pas à l'épéiste.
Parce que non, il lui était impossible, en ayant connaissance de ce fameux épisode où son compère manieur de sabres avait littéralement jeté son ambition et sa vie aux orties pour sauver leur équipage, de croire une seule seconde que celui-ci avait de son plein gré rejoint l'ordre des Grands Corsaires. Tout simplement impossible.
Et son intuition ne l'avait pas trompé, quand bien même comprendre les explications d'un Chopper en larmes n'avait pas été un exercice des plus simples.
- Oi, le Squelette ! On arrive ? Railla une voix dans son dos.
Coupant court à ses souvenirs et réflexions, ledit Squelette se retourna pour jeter un œil au petit groupe qu'il escortait depuis leur arrivée au manoir, un petit quart d'heure plus tôt.
Trois soldats, un Marin plus gradé mais surtout, les dépassant tous d'une très généreuse tête et paré de plumes roses, un Don Quichotte Doflamingo tout sourire, collègue si l'on osait, de Roronoa. Qui n'était autre que le but de leur petite escapade dans les bois et de la visite du Shishibukai.
Le petit renne quand à lui, trottait un peu plus en arrière, visiblement toujours aussi préoccupé à l'idée de laisser partir un de ses compagnons dans un état pas vraiment réjouissant.
Un nouveau soupir échappa au musicien, réellement peiné de voir ses camarades aussi vides de vie alors qu'il réajustait son couvre-chef au sommet de son afro.
- Nous y sommes.
Et, comme pour appuyer ses propos, le sentier qu'ils suivaient depuis de longues minutes déboucha enfin sur une falaise surplombant la principale baie de l'île.
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Face à eux, un véritable croissant de lune dessiné entre terre et mer que toisait de toute leur hauteur les écores d'un calcaire étonnamment clair pour être celui de Lugubra et, au point le plus haut de ce point de vue à couper le souffle, Roronoa Zoro.
Assit en tailleurs face à l'immense croix noire qu'est Kokuto Yoru, son regard semblait se perdre vers l'immensité de l'océan, à moins que ce ne soit vers le chapeau orné de plumes coiffant le sabre tandis qu'il débouchait une bouteille de vin d'un coup de dent.
Il avait parfaitement sentit le petit groupe arriver, mais ne lui accorda pas la moindre intention, préférant se concentrer sur le petit rituel qu'il observait à chacune de ses visites sur la tombe de son mentor.
Il versa une bonne rasade du liquide carmin dans un verre qu'il posa à même la terre fraîche sur laquelle il était assis puis, il tendit le reste de la fiasque vers la coiffe, un sourire sans joie étirant ses lèvres.
- À la tienne, Taka no Me. Souffla-t-il alors qu'il faisait tinter la piqûre de sa bouteille contre la coupe pleine avant de prendre une longue gorgée de bordeaux à même le goulot.
Il songea un instant que son maître l'aurait très certainement éventré pour avoir osé toucher à sa réserve de spiritueux sans son accord, transformant la vague grimace de ses lippes en un rictus mélancolique.
Ouais, sans nul doute qu'il l'aurait étripé s'il n'avait pas eu la bonne idée de le soulager de sa tête.
Il ne poussa cependant pas sa rêverie plus loin, Brook et ses invités s'étant arrêtés à quelques mètres dans son dos et réclamant son attention d'un raclement de gorge. Et s'il ne se leva pas, le manieur de sabres tourna toutefois la tête pour leur signifier qu'ils avaient son attention.
- Roronoa Zoro, commença le plus gradé de la bande en le saluant, arrachant un sifflement d'agacement au susnommé. Pour avoir refusé de prendre en chasse des pirates suivants ; Marco le Phoenix, Vista la Lame Fleurie, Diamond Joz, Jinbei le Paladin des Mers, Zeff aux Pieds Rouges ainsi que leurs équipages et alliés respectifs, l'Amiral en Chef Sakazuki nous a chargé de vous faire part de vos sanctions.
Zoro leva les yeux au ciel alors que derrière lui, le rire difficilement contenu de Doflamingo se faisait entendre, laissant présager que ce cher Akainu s'était bien fait plaisir quand à la nature de ses ''sanctions''.
Bon, quand faut y aller, faut y aller…
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Et oui, mon cerveau sadique étant de retour, il me fait couper ici ! MOUHAHAHA ! -esquive les cageots de tomates et autres fruits trop mûrs-
Nan franchement, autre que le fait de m'arrêter (encore) sur un cliffhanger pour jouer avec vos nerfs, c'était surtout pour pouvoir vous proposer un chapitre sans que vous n'ayez à attendre trop longtemps entre deux posts (dixit celle ayant fait poiroter tout le monde pendant plus d'un an -frappez-la s'il vous plaît- ) Et puis, je voulais faire un petit truc avec le point de vu de Brook, je me l'étais promis !
Sinon, je peux oser vous demander vos impressions ?
#AuteurAyantRetapéAuMoinsDixFoisSonDébutDeChapitreParceQu'ilLuiPlaisaitPas
