Hey hey les gens ! On attaque ENFIN le gros de la fic !
Je tiens donc à vous prévenir, c'est plus pour les enfants à présent. On passe un autre cap dans la violence, quand bien même on reste dans du T. Mais franchement limite quand même hein, on flirte vraiment avec le M.
D'ailleurs, n'étant pas franchement à l'aise avec le rating, si vous estimez que la fiction mérite d'être reclassée, n'hésitez pas à m'en faire part !
Sinon, une chanson qui m'a fait méchamment écrire pour cette partie de l'histoire Feel Invincible, de Skillet ! Un vrai petit bijoux ! Mais qui m'a particulièrement pris aux tripes plus tard dans le scénario , arriverez vous à me dire quand ?;P
Pour ce chapitre par contre, c'est bien Ready or Not de Mischa Book Chillak feat Esthero qui m'a fait taper frénétiquement !
Je vous invite d'ailleurs à écouter ces deux perles, elles valent le détour !
Et à part ça ~ Vous avez vu, je suis au moins aussi tordue que le paternel de Sanji en osant prendre Zeff en otage ! xD
N'empêche que j'ai écrit l'idée AVANT Oda-sensei ! MOUHAHA ! -fuit-
Nan franchement ça fait plaisir de savoir que j'ai l'esprit presque aussi tordu que le maître ! (à moins que ça ne fasse franchement flipper, allez savoir ~ )
Ah, et comme je fais n'importe quoi avec la cohérence temporelle de ma propre histoire, la première partie de ce chapitre se situe juste après la libération de l'équipage, lorsque Chopper et Brook décident de rester du côté de Zoro alors que Nami embarque le reste de la bande à sa suite. (donc à la fin du chapitre trois)
Ce point de détail précisé, je vous laisse ! On se retrouve en bas !
Bonne lecture !
Chapitre Onzième – Roronoa Zoro
Acte I - Réveil
- Je n'ai besoin de personne ! Encore moins de vous deux !
- Mais, Zoro …
- La ferme ! Fout le camp ! Et embarque le sac d'os avec toi !
- Zoro-san …
- Tirez-vous bordel ! Je ne veux pas vous voir ici !
Haletant, la peau ruisselante de sueur et le corps encore meurtri de son ultime duel contre Mihawk, Zoro pestait de toute sa voix face à ses deux compagnons afin de les faire, comme le reste de l'équipage, décamper le plus loin possible de lui. Le plus loin d'ici. Le plus loin de ce putain d'accord. Qui n'avait aucun sens s'ils restaient à ses côtés, aucun.
Bordel, Nami avait réagit juste comme il s'y attendait, pourquoi ces deux idiots ne pouvaient-ils pas en faire de même ?! Le haïr du plus profond de leur être, maudire jusqu'à sa dixième génération et partir, loin, très loin de lui.
Pourquoi tout allait-il de mal en pire depuis qu'il avait quitté le Sunny ?
Pourquoi avait-il fallu qu'il aille affronter son mentor pour commencer ?! Il aurait dû rester aux côtés des siens, continuer à les défendre coûte que coûte ! C'était là son seul et unique rôle au sein de l'équipage et il n'avait même pas été foutu de le tenir, trop aveuglé qu'il était par son ambition !
À nouveau, comme un cauchemar le hantant alors même qu'il était réveillé, les hurlements de ses précieux Nakama se faisaient entendre à ses oreilles, plus réels que jamais, alors que leur navire se fendait en deux, soudainement engloutit par les eaux du Nouveau Monde.
Il aurait dû être avec eux ! Il n'aurait jamais dû quitter le pont ! Il aurait dû contenir Œil de Faucon depuis la proue du sloop et trouver avec eux un moyen de s'en tirer tous ensembles !
Il s'en foutait pas mal d'être le meilleur sabreur du monde ! Rien à carrer même ! Pas si le prix était aussi élevé ! Pas en échange de Luffy !
De fines perles salées vinrent poindre au coin de son œil mutilé mais il les essuya d'un mouvement rageur du bras, faisant par la même occasion sauter les quelques points maintenant sa plaie à peu près fermée. Sa vision déjà bien foireuse de par sa blessure, était en prime embuée par les larmes qu'il refusait de laisser couler, ce à quoi s'ajoutait son propre sang, recouvrant le monde d'une chape de carmin qui déformait un peu plus sa réalité pourtant envolée en poussière.
- Zoro … geignit une petite voix qu'il reconnu comme étant celle du jeune médecin. Je refuse de te laisser comme ça, t'entends ! Tes blessures sont bien trop graves pour que …
- Ta gueule ! le coupa le manieur de lames alors qu'il lui décochait une droite telle que le petit renne roula au sol pour finir sa course dans les jambes du musicien. Tirez-vous d'ici j'vous dis !
La boule de poils se redressa, une patte posée sur sa joue douloureuse, les larmes au bord des yeux mais cependant incapables de dévaler ses joues tant son incompréhension était grande.
Zoro venait de le frapper ? Lui qui n'avait jamais eu le moindre geste hostile à son égard ? Celui-là même à qui il s'agrippait de toutes ses forces quand son courage lui faisait défaut ?
Dans le même temps, Brook se baissait pour l'aider à revenir sur ses jambes, lui aussi abasourdi par l'attitude et les gestes de son compère bretteur.
Le vert pour sa part, peinait à rester droit sur ses guibolles tant le monde tanguait autour de lui. Ça et la violente quinte de toux qui acheva de le plier en deux, lui faisant littéralement cracher sang et poumons, conséquences d'avoir trop gesticulé et de s'être bien trop époumoné.
N'y tenant plus, il se laissa lourdement tomber sur ses genoux dans un vint espoir d'essayer d'avaler une goulée d'air qui, lorsqu'elle passa enfin la barrière de ses lèvres, lui brûla les bronches. D'instinct, il pressa une main sur son torse douloureux, comme s'il pouvait en extraire sa souffrance de la sorte. Mais rien. Rien à part le bruit des sabots de Chopper revenant vers lui.
- Mais foutez le camp merde … souffla avec peine l'ancien second entre deux toussotements. Ça … Ça n'a plus aucun sens si … si vous restez ici …
- Cela n'aura pas plus de sens si tu meurs, Zoro-san. Chuchota presque le fredonneur en revenant lui aussi à sa hauteur, glissant une de ses mains sous son bras pour le redresser alors que le docteur faisait de même de l'autre côté du corps de l'épéiste.
- C'était … c'était moi … commença le Shishibukai fraîchement nommé avant de s'interrompre, coupé par une nouvelle toux sanglante, inquiétant un peu plus le renne sur sa gauche. Il se fit cependant violence pour continuer, dans un râle de plus en plus déchirant, quand bien même son menton se retrouvait maculé de sa propre hémoglobine. C'était moi contre … le reste de l'équipage … Il n'y a plus… plus de primes sur vos têtes… Il l'a promit …
Si le violoniste s'était figé à sa déclaration, Chopper lui, étant présent lorsque Sakazuki était venu proposer ce marché inespéré, lui ordonnait de se taire, ne voulant pas qu'il aggrave encore plus son état. Mais, ou le vert ne l'entendait déjà plus, ou il n'en avait strictement rien à faire.
- Alors… barrez-vous ! Tenta-il en essayant de se défaire de l'emprise qu'il avait sentit se relacher du côté de Brook. Ça … ça ne rime à rien… si vous restez… Alors … foutez-moi la mort de Luffy sur le dos, haïssez-moi et barrez-vous !
Cette fois, ce fut au tour du renne de lui décocher une droite, mais cette fois-ci en plein estomac, le sonnant pour de bon après lui avoir fait rendre une dernière fois ses tripes.
Zoro s'effondra comme une masse dans les bras du médecin, lequel avait prit forme humaine et s'attelait à l'installer sur son dos sous le regard médusé du squelette.
- Tu sais, Brook … murmura la bête, les yeux bas et une boule dans la gorge. Il est comme ça depuis qu'il a apprit pour Luffy … Il est persuadé que tout est entièrement de sa faute, et maintenant… Et bien maintenant, les autres pensent exactement comme lui …
Chopper tira sur son chapeau afin de camoufler ses larmes, viles traîtresses qu'il ne pouvait empêcher de déferler sur son visage alors qu'il assurait sa prise sur le corps d'un sabreur tremblant de douleur.
Le musicien pour sa part, accusait le coup, véritablement. S'il s'était douté que le second de l'équipage leur cachait quelque chose et prenait sur lui, il ne s'était cependant jamais imaginé que la situation avait autant dérapé. Que l'épéiste avait échangé sa vie contre celles de chacun de ses compagnons.
Remarque, il l'avait déjà plus ou moins fait face à Kuma sur Thriller Bark… Mais constater qu'il s'était littéralement vendu à leurs ennemis afin de tous les préserver… c'était tout autre chose. D'autant plus qu'il devait se douter de la réaction de ses compagnons, à l'instar de celle de Nami ; tous allaient le haïr pour avoir tourné le dos de la sorte à la mémoire de leur Capitaine, alors qu'il avait toujours été le plus proche de celui-ci.
Brook essaya un instant d'imaginer la torture que cela devait être pour Zoro et comprit immédiatement que cette douleur sans nom qu'il avait vu dans les yeux de son camarade lors de leurs retrouvailles, n'était que cela. La peine d'avoir perdu un ami précieux, de devoir tordre le cou à tout ce en quoi il croyait afin de permettre à ceux qu'il lui restait -tout aussi précieux, il n'en doutait pas- de jouir d'une liberté décidément trop chèrement acquise. D'avoir, surtout, à susciter une haine telle qu'aucun de ceux-ci ne songe un seul instant à le faire revenir sur sa décision ou pire, à rendre l'accord passé avec le Gouvernement complètement caduc.
Parce que les Mugiwara étaient de ses gens là. De ceux prêts à braver le monde entier si cela leur permettait de garder un de leur cher Nakama à leurs côtés.
Sauf que pour le maître bretteur, garder ses compagnons à ses côtés, c'était offrir un moyen de pression à leurs adversaires. C'était prendre le risque que l'un d'eux -si ce n'était tous- ne soit utilisé, comme lui l'était, pour le bon vouloir d'une prétendue Justice leur étant tout, sauf favorable. C'était tenter le diable, compromettre leur sécurité à tous.
Alors Zoro avait tût ses arrangements avec la Marine et endossé le rôle du parfait coupable aux yeux de ceux qu'il chérissait finalement plus que sa vie, afin que nul d'entre eux n'ait ne serait-ce que l'idée de se rebiffer, que ce soit face à leur situation ou leur bourreau.
Et le pire dans tout cela, c'est qu'il n'y avait pas d'autre solution ! Ils étaient dans une voix sans autres issues que de tous passer à l'échafaud ou, comme l'avait fait le vert, de marchander leurs existences.
Ce que ce dernier avait parfaitement résumé en essayant de les faire décamper un peu plus tôt ; c'était lui contre le reste de l'équipage.
- Est-ce qu'on va pouvoir s'en sortir cette fois, Brook ?
Le fredonneur reprit pied avec la réalité et posa son regard sur le jeune médecin, occupé à se dévorer la lèvre pour ne pas complètement fondre en larmes, ses prunelles noisettes noyées sous les flots salées qu'elles déversaient ancrées dans les deux orbites vides du squelette, comme à la recherche d'un quelconque réconfort.
Sauf que ce réconfort tant désiré, Brook ne pouvait pas lui l'offrir. Car il ne souhaitait pas mentir ni même leurrer le petit renne. Quand bien même il essayerait, lui-même ne croirait pas son propre mensonge. Il se surprit à cruellement souhaiter que le canonnier soit à leurs côtés afin de faire disparaître cette cruelle réalité sous le tissu d'une douce fantaisie consolatrice.
Alors, la seule chose qu'il put répondre à son camarade fut:
- Je ne sais pas.
oOoOo
Le vent soufflait doucement, apaisant presque la brûlure de sa blessure alors qu'il caressait son visage meurtrit par son mentor. Des vagues taches qui composaient à présent sa vision, la masse rose de Doflamingo lui irritait particulièrement la vue, alors que le rire de ce dernier en faisait de même avec ses oreilles, lui laissant présager le pire.
Bien qu'il n'en montrait rien, une inquiétude sans nom commençait à tordre les entrailles de Zoro.
Sakazuki n'avait vraiment pas apprécié qu'il l'ait une nouvelle fois envoyer bouler, preuve en était de la présence du Flamand Rose pour la lecture de ses ''sanctions''.
Immédiatement, l'idée que l'Amiral en Chef ait retrouvé la trace de ses compagnons s'imposa à son esprit. Il avait à nouveau leurs vies au creux de sa paume, n'attendant que son bon vouloir pour les écraser.
Le bretteur pensa de suite à Sanji. Il avait bien envoyé Perona le rattraper pour le guider à son navire, soigneusement caché aux yeux de la Marine, laquelle avait établi une base permanente sur l'île, histoire d'avoir l'ancien second des Mugiwara à l'œil. Et si elle ne l'avait pas retrouvé à temps ? Si ces enflures lui avait mis le grappin dessus avant ? Il savait qu'il aurait dû se débarrasser du cook à la seconde même où il avait mis le pied sur Lugubra ! Mais il n'avait même pas été foutu de le reconnaître, le con !
Comme quoi, refuser que Chopper ne soigne son unique œil plus ou moins valide avait été la pire idée qu'il ait jamais eu !
Ça et accepter de jouer le jeu d'Akainu !
De rage, il serra le poing tandis que la partie rationnelle de son cerveau essayait de le rassurer. Les autres étaient escortés par Robin. Et Robin avait échappé au Gouvernement pendant vingt ans, alors même qu'elle n'était qu'une gamine. Donc rien à craindre, l'autre empaffé ne pouvait pas les avoir retrouvé !
Mais il y avait le cuistot. Ce foutu cuistot qui était venu tout seul. Zoro avait toujours songé que ses anciens compagnons avaient fuis ensembles, se serrant les coudes pour tenir le coup. Et si cela n'avait jamais été le cas ? S'ils avaient tous finis par s'éparpiller aux quatre vents ? Dans ce cas, son espoir de les savoir en sûreté grâce à l'Archéologue partait en fumée.
Oh, aucun d'entre eux n'était assez bête pour, comme lui, réussir à se paumer jusqu'à se retrouver en plein territoire ennemi, mais voilà, l'ennemi en question était devenu du genre particulièrement coriace avec le clébard au magma aux commandes. Surtout que lui-même était passé maître dans l'art de l'envoyer littéralement chier, s'attirant ainsi ses foudres. Ses Nakama -car il n'avait jamais cessé de les considérer comme tels- devenaient donc le meilleur moyen de le faire plier au bon vouloir du Gouvernement.
Mais si cela signifiait aller traquer les types ayant aidé feu son Capitaine alors qu'ils venaient tous de se séparer … Il préférait encore se faire seppuku plutôt que de s'abaisser à cela.
C'était d'ailleurs une option de plus en plus tentante aux yeux du sabreur ; s'il disparaissait, Sakazuki n'avait plus aucune raison de s'acharner sur leur équipage. Ils n'étaient rien de plus à ses yeux aujourd'hui qu'un moyen de faire tirer droit son nouveau corsaire. Malheureusement, Chopper et Brook avaient quelque peu contrecarré ses plans en lui collant au train.
Car avec ses deux là dans les pattes, hors de question de passer l'arme à gauche, l'amiral en chef se ferait bien trop plaisir en se vengeant sur eux.
Alors, il ne lui restait plus qu'à serrer les dents et à voir ce que l'autre lui réservait.
Et quelque chose lui disait que ça n'allait vraiment pas lui plaire …
Il se leva enfin, quittant la tombe de Mihawk et se dirigea vers le petit groupe ; deux des marins étaient en train de tendre une immense toile blanche plantée sur piquets tandis qu'un troisième s'occupait d'installer un escargophone sur une souche d'arbre non loin. Donflamingo quand à lui s'était installé sur le reste d'un mur tombé en ruine depuis belle lurette, sans pour autant se défaire de son sourire, quand bien même le spadassin ne pouvait pas le voir. Ce sourire, il le sentait, grand, mauvais mais incroyablement amusé -ça ne sentait vraiment pas bon cette histoire-.
Brook et Chopper pour leur part s'étaient assis juste derrière la bestiole servant de projecteur. Il fit quelques pas vers eux, mais resta debout, les bras croisés sur le torse, une main triturant nerveusement le chapeau de paille pendant à sa hanche de temps à autres.
Akainu devait vraiment être de mauvais poils pour aller jusqu'à lui organiser une vidéo conférence sur Lugubra sous le couvert d'un autre corsaire …
Les soldats terminèrent leur installation et le plus gradé d'entre eux se saisit d'un petit Denden mushi afin de prévenir, selon le bretteur, ce cher Sakazuki, que tout était fin prêt.
Et en effet, à peine quelques secondes plus tard, le visage de l'Amiral en Chef apparu sur l'écran leur faisant face.
- Roronoa. Salua-t-il.
Aucun énervement ne se faisait entendre dans sa voix, inquiétant un peu plus le sabreur. Le bougre savait ce qu'il faisait. Il avait le moyen de le faire plier, Zoro en était certain à présent.
Cook de merde ...
- Il n'est pas sur l'île … souffla le squelette sur sa gauche, comme s'il avait lu dans les pensées de son comparse épéiste.
Bon, l'enfoiré au magma n'était donc pas sur place. Tant mieux. Le cuistot avait peut-être eut le temps de mettre les voiles.
Bon sang, faites qu'il ait pu foutre le camp …
Tout ce que le vert espérait, c'était que son ancien camarade s'inquiétait suffisamment pour son mentor pour avoir mis le plus de distance entre ici et sa petite personne. C'était bien pour ça qu'il lui avait refourgué cet avis de recherche ! Pour qu'il se barre sans demander son reste !
Car le maître d'armes s'en doutait ; si le cuisinier avait fait tout ce chemin, ce n'était pas pour visiter et découvrir le charme unique de Kuraigana ! Ce crétin devait vouloir des réponses. Mais d'une manière où d'une autre, tout avait dérapé.
Plus que sa vision quasi inexistante, c'était bien le comportement du blond qui avait fait qu'il ne l'avait pas reconnu.
Jamais ce sombre crétin n'aurait agit de la sorte. Se servir de ses mains comme bouclier, se les taillader presque volontairement … Ça ne ressemblait pas au Sanji qu'il avait connu.
Celui qu'il avait eu sous le nez était … désespéré en fait. Une pâle copie du cook avec lequel il avait voyagé.
Sakazuki, le voyant sans doute perdu dans ses pensées, se racla la gorge pour avoir à nouveau son attention. Ce qu'il obtint, non sans un regard noir de son vis-à-vis.
- Mes ordres étaient, me semble-t-il, parfaitement clairs Roronoa. Le Gouvernement réclame la tête de tous les grands noms de la piraterie, exception faite des Shishibukai. Je n'en ai vu aucune. Ce n'est pourtant pas faute de ne pas connaître leur localisation, n'est-ce pas ?
Dans son dos, Zoro entendit le Flamand Rose étouffer un rire. Il l'ignora.
Akainu tournait autour du pot, le manieur de lames le savait. La Marine était étonnamment bien informée sur les positions des plus grosses primes de Grand Line. C'en était même inquiétant de voir la quantité d'informations qu'elle avait pu réunir …Membres d'équipage, alliés, ports où les navires avaient l'habitude de mouiller et même des prédictions sur les prochaines routes empruntées . À croire que ces foutus marins savaient tout ou presque. Pas étonnant qu'ils aient été capables de leur tomber dessus aussi massivement.
Mais si les hors-la-lois intéressant tant les hautes instances parcouraient encore les mers, c'était plus dû au fait que l'ancien second refusait de leur donner la traque, quand bien même les journaux faisaient savoir à tous l'inverse. Que l'homme le plus proche du si redouté Monkey D. Luffy soit contre ceux-même ayant soutenu son Capitaine devait, selon le plan du Gouvernement, porter un coup magistral au moral des troupes adverses. Mais s'était sans compter sur l'apparente mauvaise fois du bonhomme. D'où les sanctions qui allaient lui tomber dessus.
- Puisque visiblement la menace n'est d'aucune utilité face à une personne dans ton genre, je suis obligé de sévir. Et je vais sévir immédiatement. Reprit la voix de l'ex Amiral.
Zoro serra un peu plus ses doigts autour du chapeau de paille.
Pas le cook… Il n'a pas trouvé le cook … Impossible … Et les autres sont planqués, Robin avec eux … Y a rien à craindre …
Il songea un instant à Shimostuki, à Koshiro, au Dojo. À Kuina aussi, un peu. Mais même l'Ordre Mondial ne pouvait s'en prendre à des innocents sans en subir les conséquences. S'il était bien originaire du village, le reste des habitants n'avaient plus rien à voir avec lui depuis qu'il en était parti.
Alors c'était quoi ce nœud à l'estomac ?
- Amenez-le. Tonna Sakazuki sans s'adresser à lui.
L'actuel plus grand sabreur du monde darda le reste de sa vue sur la toile où pourtant il ne distinguait rien d'autre que le blanc et le rouge de la tenue du chien de magma.
Qui ? Jonny ? Yosaku ? Saga peut-être ? Il pouvait bien s'en prendre à eux après tout … Sans pouvoir s'en prendre à son île natale, la Marine pouvait très bien retrouver quelques anciens chasseurs de primes et les capturer, pour un peu qu'elle ait eu connaissance de leurs liens avec l'ancien Mugiwara.
Il distingua une forme être traînée par deux autres au dessus de l'épaule du commandant des forces navales mais il ne parvint pas à l'identifier.
À ses côtés, il entendit les articulations du musicien crisser, un hoquet de surprise -ou même de peur- retenu par le médecin et toujours le rire de l'autre Corsaire, lequel se faisait de plus en plus fort.
Qu'est-ce qu'il se passait bon sang !?
- Ah oui, c'est vrai … Tu ne dois même plus le reconnaître avec un œil dans cet état …
Akainu se marrait ! Il en était certain, ce bâtard avait comme un putain de sourire camouflé dans la voix ! Tous autour de lui semblaient avoir reconnu cette personne, là, juste devant ses yeux ! Il avait beau la fixer encore et encore, il n'était pas capable de donner un nom aux contours flous qu'il discernait à peine.
Tout ce qu'il percevait, c'était un nouveau sanglot étouffé de Chopper, la canne de Brook qui claquait dans sa paume osseuse et ce rire, ce foutu rire qui n'en finissait pas.
- Laisse-moi t'aider à mettre un nom sur ce que tu vois, Roronoa.
Toujours ce sourire dans la voix de l'Amiral, toujours le rire de Doflamingo qui résonnait de plus en plus fort à ses oreilles, toujours ses compagnons incapables d'articuler le moindre mot.
Puis, Sakazuki qui esquisse un mouvement vers cette forme qu'il devait connaître et reconnaître. Une main qui se sert autour de ce qui lui semble être un cou. Des doigts qui deviennent incandescent sur une peau devenue pâle.
Un cri.
Non.
Un hurlement de douleur.
Une voix.
Qu'il reconnaît tout de suite, quand bien même DonQuichotte et Akainu éclatent de rire dans la seconde où ils voient l'expression sur son visage.
Il n'y a plus rien autour de lui à part cette voix qui ne cesse de hurler.
- Une semaine. Tu as une semaine pour m'apporter une première tête. Clama le chien rouge sans pour autant se défaire de sa prise autour du cou de sa victime qui n'arrête pas un seul instant d'hurler. Ose désobéir et ce sera bien pire.
Et l'écran face à lui redevient blanc, vide de toute présence.
Et Chopper pleure, s'élance vers le tissus, comme pour retenir l'image de cette personne.
Et Brook grince des dents, se force à l'immobilisme.
Et Donflamingo s'esclaffe, encore et encore.
Et Zoro ne respire même plus.
Zoro n'a plus que ce hurlement qui le hante, à l'image de ceux qu'il a entendu lors que le Sunny se faisait dévorer par les eaux Nouveau Monde.
Le nœud dans son estomac disparaît. Il laisse place à la rage. Une rage sourde, violente. Une rage qui veut s'exprimer ici et maintenant.
Alors Zoro arrête même de réfléchir.
Zoro dégaine le Kitetsu. Puis le Shusui. Il laisse le chapeau de paille retomber contre sa hanche.
Les trois marins le voient faire. Mais ils n'ont même pas le temps de songer à bouger qu'il sont déjà ouvert en deux, que leur sang repeint l'escargophone près duquel ils étaient postés, que leurs cadavres se vident de leurs entrailles au pied de cette souche, teintant l'herbe de carmin.
Chopper et Brook se retournent vers lui, abasourdis.
Donflamingo rit un peu plus fort alors qu'il pare les sabres d'un manieur de lames devenu fou.
Parce que cette voix, il ne pouvait pas l'oublier.
Parce qu'elle résonnait encore à ses oreilles.
Parce qu'elle refusait de se taire.
Parce que Sakazuki ne pourra pas garder sa tête sur ses épaules après ça.
Parce que Zoro a bien l'intention d'égorger chaque personne ayant participé à cette mascarade.
Parce qu'énormément de sang allait couler à partir de maintenant, il en faisait le serment.
oOoOo
Comment ça : je suis dégelasse de vous planter comme ça ?
J'vois pas de quoi vous voulez parler ~ :D
Alors, à votre avis: à qui appartient cette fameuse voix ? Une petite idée ?
Bref, j'espère que ça vous a plu ! Moi je retourne bosser (les joies de la restauration) et je corrigerais les éventuelles fautes ce week-end.
J'ai quand même le droit de réclamer une review ? Quoi ? ''Aller me pendre '' vous dites ? C'est au programme, vous en faites pas ! xD
Allez, Tchüss les gens et à la prochaine fois !
Ai-chan qui vous aime fort !
