Salut les gens ! Me revoici enfin avec ce qui me semble être le chapitre le plus LONG de cette fic !
Et encore, il ne devait normalement faire qu'un avec le chapitre précédent ! C'était vous dire le pavé que vous auriez dû vous bouffer ! xD
Donc réflexion faite, le scinder n'était pas ma pire idée x)
Sur ce, je vous laisse à votre lecture ! N'hésitez surtout pas à me faire part de votre avis ! Ayant légèrement modifié mon style habituel pour donne un peu plus d'impact au récit, j'aimerais réellement savoir si c'était une bonne chose ou non.
Et puis, vos théories me font toujours un bien fou ! (auteur sadique ? non non voyons, si peuuuuu)
Ah et pour ceux que ça intéresse, voici la playlist ayant donné naissance à ce chapitre et aux suivants, déjà tapés (sisi, j'ai vraiment deux chapitres d'avances au moment où je tape ceci maiiiiis j'vais me les garder encore un peu, pour une fois que j'ai de l'avance ! xD)
Fell Invincible - Skillet
Ready or Not - Mischa Book Chillak feat Estero
Throne - Bring Me The Horizon (surtout)
Get Up - All Good Things
I'm Alive - Shinedown
This is gonna hurt - Sixx_am
Chapitre Treizième – Roronoa Zoro
Acte III – Rassemblement.
.
- Cette personne à laquelle tu tiens tant, elle est à Marie-Joie.
Un sourire. Un souffle dans les cimes toutes proches. Le vent qui ravive ses plaies.
Et pourtant, le monde semble s'être arrêté de tourner.
Doflamingo le toise, la moitié de son visage dévoré par un rictus amusé.
Chopper et Brook n'esquissent pas le moindre mouvement.
Et sa rage … Sa rage reste, persiste, s'infiltre un peu plus profondément en lui. Mais il sait où la diriger désormais.
Zoro détend ses muscles. L'autre corsaire s'en rend compte et dessert ses liens autour de ses membres, ne laissant que la morsure de ses prises sur sa peau.
L'air les entourant est encore lourd, à couper au couteau. Au moindre mot de travers, le Flamand Rose le sait, il tâtera du tranchant de ses sabres.
- Pourquoi je devrais te croire ?
Le vert n'a que retiré le wado de ses lèvres. Ses lames sont toujours au clair, prêtes à trancher.
- La véritable question serait plutôt pourquoi ne me croirais-tu pas ? Je n'ai aucune raison de jouer le jeu des crétins d'en haut.
Le spadassin lui concède le point. Son épée blanche rejoint son fourreau. Il l'invite cependant à approfondir sa pensée.
Le sourire s'élargit.
- Vois-tu … Je suis comme un gosse jouant avec un pétard devant une marre. Et là, on m'a donné un si beau pétard que je veux absolument voir ce qu'il va donner en explosant dans la marre qu'est notre monde à l'aube de cette nouvelle ère. Il se penche vers le bretteur, collant presque son front au sien. Marie-Joie, n'oublie pas.
Et il disparaît, ne laissant pour seule compagnie que le fantôme d'un ''Fufufu ~'' amusé, libérant enfin l'atmosphère des envies de meurtre du second de l'équipage au Chapeau de Paille.
Zoro ferme un instant les yeux. Il soupire longuement, se reconcentre. Il s'agit de ne surtout pas merder. Pas maintenant.
Quand il darde à nouveau sa pupille sur ses compagnons, ceux-ci y revoient l'éclat incandescent qui l'avait autrefois habité. Leur Roronoa Zoro est de retour.
- Chopper, le cook. Rattrape-le tout de suite. Il s'avance à nouveau vers la tombe de son mentor, semble se perdre un instant sur l'immensité de l'océan lui faisant face, puis pose à nouveau son regard sur le renne qui jure qu'à cet instant précis, le maître d'arme le voit. Dis-lui de retrouver Iva, il saura de quoi je parle. Qu'il le mette au parfum. Raconte-lui tout ce qu'il veut savoir et accompagne-le au besoin.
Il se détourne du médecin pour retirer le chapeau orné de plumes de la gigantesque croix faisant office de pierre tombale, considère une seconde la lame et finalement, la saisit par le manche pour la tirer de terre.
- Mais et toi ? Se risque la boule de poils.
Un rictus étire les lèvres de l'épéiste tandis qu'il dépose le couvre-chef du célèbre Œil de Faucon au sommet de son crâne et fend l'air de la lame d'ébène.
- Sakazuki veut des têtes. Brook et moi allons donc nous assurer qu'il en aura. Je peux te jurer qu'il ne saura plus quoi en faire.
Chopper n'en demande pas plus. Il aimerait, il a tant de questions qui se bousculent dans sa tête, au point même de ne plus réussir à penser correctement.
Il reprend espoir, mais il a peur en même temps. Peur de ce sourire sur le visage de Zoro, peur de ce qu'il a à l'esprit. Peur que ce soit une nouvelle folie. Peur de cette aura noire qui semble prendre de plus en plus d'ampleur autour de la carcasse abîmé de son Nakama.
Mais il ne dit rien, il ravale ses appréhensions tandis qu'il prend sa forme la plus animale et s'élance sur le dénivelé de la falaise à la recherche de l'odeur de Sanji.
OoOoO
Lorsqu'il retrouve le rivage, Chopper n'est plus qu'un point sur l'horizon et Perona lui hurle dessus pour savoir à quoi tout leur cirque rimait. Il lui offre son plus beau sourire et s'excuse d'avance de la laisser en plan avant de mettre ses paroles en pratique. Il s'élance à travers bois, courant plus vite encore que lorsqu'il avait décidé de ne plus jamais remettre les pieds sur cette île. Ses jambes se font plus légères. Il a à nouveau une raison de se hâter de la sorte, de faire brûler ses muscles fatigués par l'inaction. Dommage cependant que ce ne soit pour cette saloperie de bretteur.
Derrière lui, il sent la présence de la princesse fantôme qui le talonne de près, inquiète sans doute du sort qu'il réserve à son colocataire.
Sauf que cette fois, même une femme ne pourra l'empêcher de mettre la fine lame en pièces. Il se le promettait.
Lorsqu'il arrive au pied de la demeure, il ne sait pas combien de temps s'est écoulé. Suffisamment toutefois pour que la rose lui collant au train en ait la voix brisée à force de lui brailler dessus.
Il gravit les marches le séparant du perron mais ne prend même pas la peine de s'arrêter pour écarter les battants de la lourde porte en bois une semelle rageuse s'en charge à merveille, délogeant même l'une des planches de ses charnières, laquelle fini sa course au sol, au beau milieu du séjour attenant.
Sanji se stoppe enfin à quelques pas de celle-ci, dans un magnifique dérapage où ses chaussures crissèrent longuement, essoufflé mais prêt à en découdre.
- OI ! Marimo de merde ! T'as trois secondes pour ramener ton cul et prendre la déculottée de ta vie !
Il a reprit du poils de la bête. Il ressent à nouveau -ou enfin- le manque de nicotine. Il veut se battre. Il veut comprendre. Il ne veut plus laisser qui que se soit derrière lui.
Il fallait que quelqu'un paye pour tout ça, que quelqu'un paye maintenant.
Mais seul le silence lui répondit. Encore ce foutu silence …
Son estomac se tord. Il a loupé ce putain de sabreur ! Il le sait, il le sent. Et c'est pas bon.
Perona le rattrape finalement et pénètre elle aussi dans la bâtisse, constatant à son tour qu'elle et le cuistot sont maintenant seuls. Elle fronce les sourcils. La voilà embarquée dans une combine dont elle ignore tout et ça ne lui plaît pas.
Le blond à ses côtés semble s'être calmé et pose sa prunelle d'azur partout autour de lui, à la recherche de ses camarades. Par acquis de conscience, elle envoie quelques spectres fouiller l'endroit et s'assurer que les deux épéistes ne sont plus dans les environs.
Puis, elle se dirige vers son fauteuil attitré, tout rose et décoré de peluches en tout genre.
Mais, au moment de s'asseoir, elle se ravise, remarquant un petit coquillage sur les coussins.
Elle le prend dans ses mains et en presse le sommet.
Du Tone Dial, la voix de Zoro s'élève, faisant se rapprocher le cordon bleu.
- La chieuse aux fantômes… J'me doute que le cook n'a rien voulu entendre et t'a collé aux basques. Si c'est le cas, file lui le machin, j'ai deux-trois trucs à lui dire …
OoOoO
Trois jours plus tard.
Archipel des Sabaody.
Nerveux, Brook triture sa canne, lorsque ce n'est pas son chapeau qui se trouve être victime d'un énième redressement. À sa droite, Shakky rit doucement alors qu'elle tire une nouvelle bouffée sur sa sucette à cancer.
- Détends-toi. Ils vont venir.
Il espère, vraiment. Il ne voit pas comment faire sinon. Il ne peut pas échouer. Et même s'ils font le déplacement, il lui fallait encore les convaincre.
Et ça, il le sait, ça ne sera pas une mince affaire.
Cependant, la brune et son sourire le calment. Après tout, il a des arguments de poids. Et un messager capable de faire toute la différence aussi.
Alors, il prend une profonde inspiration, comme cherchant à s'emplir les poumons qu'il n'a plus d'un air dont il a plus besoin mais qui, étrangement, lui fait cruellement défaut.
Il se félicite d'ailleurs de cette longue bouffée car, lorsqu'il voit la porte du Ripp-Off s'ouvrir sur un Rayleigh au visage lourd, accompagné d'une brochette de noms tous plus célèbres les uns que les autres, son courage veut à nouveau prendre ses quartiers d'été loin, très loin d'ici.
Brook se lève, en aurait avalé sa salive s'il en avait encore et s'incline aussi bas que ses vieux os lui le permettent.
Face à lui, Boa Hancock, Jinbei, Trafalgar Law, Eutass Kidd et tant d'autres ayant répondu à l'appel lancé dont lui-même et Seigneur des Ténèbres se faisaient echo. Même Hachi et les Princes Tritons ont quitté la quiétude de l'Île des Hommes-Poissons.
Les représentants de la pire des générations au quasi complet se trouvent à cet instant là, sous le regard de ses orbites vides. C'est du sérieux. On ne plaisante plus à présent.
- Merci à tous d'avoir fait le déplacement. Dit-il en se redressant, l'air grave. Laissez-moi vous faire part du message qui m'a été donné par notre Second, Roronoa Zoro.
À ce nom, il voit bon nombre de visages se fermer ou même devenir noirs. C'est le cas de l'Impératrice Pirate qui, furibonde, tourne les talons. Hors de question pour elle d'entendre quoi que ce soit venant de l'homme ayant trahit son bien-aimé.
Mais Rayleigh la retient d'une main sur l'épaule, lui demandant de seulement entendre ce que le squelette avait à dire.
Elle peste, se dégage mais reste tout de même.
Et Brook peut délivrer son message.
OoOoO
Même jour.
Devant une maison de briques rouges.
Il y est arrivé. Enfin.
Il a suivit l'Eternal Pose. Il a traversé le village, le chantier naval et les falaises de craie blanche. Jusqu'à la pointe Sud de l'île. Jusqu'à la maison de briques rouges.
Et maintenant, le voilà incapable d'en franchir le seuil.
Ses compagnons sont là, juste de l'autre côté de ces murs et pourtant, il hésite. Ce qu'il doit leur apprendre … ça fait beaucoup. Sanji avait, certes, tout encaissé, mais lui-même avait dû prendre sur sa personne, ne serait-ce que pour se remémorer les événements qu'il lui avait narré.
Et il n'y a pas que ça.
Un an. Ça fait plus d'un an aujourd'hui qu'il ne les a pas revu. Et au souvenir de l'état dans lequel était arrivé le cook, il craint maintenant de constater celui du reste de l'équipage. Pour être totalement honnête, c'est ce fait plus que tout autre qui l'inquiète.
Mais on compte sur lui. Et ils doivent savoir. Tous sans exception. Ils en ont le droit.
Alors, prenant son courage à deux sabots, il posa l'un d'eux sur la poignée ouvragée de la porte.
Pour finalement, dans la seconde, avorter son mouvement.
- Et bien fiche le camp si tu y tiens tant ! Je sais très bien que tu n'attends que ça !
La voix de Nami. Des sanglots aussi.
- Me fait pas rire ! J'te signale que Sanji a mit les voiles depuis belle lurette ! J'vois pas pourquoi je me gênerais !
Celle d'Usopp. Pleine de colère. Comme la fois où il a quitté l'équipage, avec l'histoire du Merry.
- Il va revenir ! Il ne va pas nous abandonner, lui !
- Parce que t'y crois encore ?! Ouvre les yeux ma pauvre Nami ! Cet équipage est fini, foutu ! Ça ne sert à rien d'essayer encore de s'accrocher !
- LA FERME !
Il devine plus qu'il n'entend la gifle assénée avec violence par la navigatrice. Un corps qui tombe. Des pleurs qu'on étouffe. Franky qui essaye de recoller les morceaux.
- Et … Et si on essayait de se calmer juste un peu ? Personne ne va partir nulle part, n'est-ce pas Usopp ?
Seul le silence lui répond, écrasant un peu plus le cœur du petit renne, à nouveau dans l'impossibilité de faire pivoter cette fichue porte.
Puis le tireur reprend la parole.
- Si. Je m'en vais. C'était peine perdue depuis le début de toute façon. Sans Luffy, je ne vois même pas ce que l'on fiche encore ensembles. C'est déjà un miracle qu'on ait tenu aussi longtemps.
- Alors tire-toi.
La voix de Nami, encore. Aussi tranchante que ce fameux jour où ils s'étaient tous divisés.
Puis le silence, à nouveau.
Qu'il pouvait détester ce silence.
Le haïr même.
Mais il n'ose qu'à peine respirer, ne réagissant même pas lorsque le son de ce qui lui semble être un sac traîné sur le sol lui parvient.
Juste sous son nez, la clenche de la porte se baisse et enfin, celle-ci pivote sur ses gongs.
Mais il ne bouge toujours pas.
Son regard est fixé sur un point que lui même ne voit pas.
Il vient de se prendre la réalité en pleine face.
Son équipage n'existe plus.
Impossible.
Ils valaient tous tellement mieux que ça. Ils étaient plus que ça. Ils sont plus que cela.
Ils sont l'équipage au Chapeau de Paille.
Il est temps pour lui de le leur rappeler.
Le battant fini de s'ouvrir sur un canonnier lourdement chargé et le visage fermé.
Et c'est plus fort que lui, mais il prend sa forme humaine et lui colle son poing en plein visage avant même que leurs yeux ne se croisent.
Usopp tombe à la renverse, entraîné par le coup et le poids de son bardas.
Nami, Robin et Franky se retournent tous vers lui et se figent. Seul le sniper ose se redresser et prononcer son nom du bout des lèvres.
Chopper est essoufflé. Il a l'impression d'avoir couru depuis l'île de Kuraigana. Son poing lui fait mal et il se doute que la joue du tireur doit méchamment le lancer.
Mais ça lui importe peu pour le moment.
Il est temps de remettre les pendules à l'heure.
- J'ai un message de la part de Zoro. Dit-il en dardant ses prunelles noisettes sur chacun de ses Nakama. Et de Sanji aussi. Alors personne ne bouge tant que je n'ai pas fini, compris ?
Parce qu'il a beaucoup à dire.
Parce que tous doivent l'entendre.
Parce qu'il faut raviver la flamme.
Parce qu'il faut redonner l'Espoir.
Alors, il délivre son message.
OoOoO
Même jour.
Royaume de Kamabakka
Il s'était juré de ne plus jamais, Ô grand jamais, remettre le moindre orteils sur cette foutue île. Rien que de songer à ce qu'il avait vécu ici, une multitude de frissons parcourt sa peau.
Face à lui, Ivankov n'en pense pas moins.
Revoir la Jambe Noire sur Momoiro ? De son plein gré ? Impossible. Tout simplement impossible. Il en aurait parié sa couronne.
Et pourtant le voilà, en chair et en os, devant lui, l'air plus déterminé, s'il était faisable, que le jour où il lui avait demandé de l'entraîner.
Droit, fier, majestueux même.
Alors qu'il devrait être tout l'inverse après ce qu'il est arrivé aux siens.
Donc, la curiosité de l'Okama Queen est piquée au vif. Il veut savoir.
Sanji lui, inspire de tout ses poumons, une cigarette enfin coincée au coin du bec.
Il la savoure, s'en imprègne.
Il revit enfin.
Il se dit aussi que quelque part sur Grand Line, dans une maison de briques rouges, d'autres reçoivent également ce second souffle.
- Yo Iva. Ça fait un bail.
- Salut blondie ~ Tu m'en diras tant ~
Un sourire étire les lèvres et de la reine et du cuisinier.
- J'ai un message à faire passer de la part de l'enfoiré qui nous sert de Second. T'es ok pour l'entendre ?
Iva ne peut empêcher ses sourcils de se froncer.
Roronoa veut lui dire quelque chose ? À lui ? Vraiment ? Il s'était pourtant promis que s'il croisait l'ancien camarade de son Mugi-boy, ce ne serait que pour lui tordre le cou de ses mains.
Parce qu'après toutes les histoires que Luffy lui avait raconté, constater la trahison de son plus proche Nakama lui avait fait tomber des nues.
Mais il y avait Sanji. Aussi. Surtout en fait.
Il connaît suffisamment la Jambe Noire pour savoir qu'il n'aurait jamais fait le voyage jusqu'ici sans une bonne raison. Sans une très bonne raison même. Encore moins pour servir de messager à un prétendu traître.
Oui, vraiment, sa curiosité est plus que piquée là.
- Je t'écoute.
Le sourire du cook s'étire un peu plus et, à son tour, il délivre son message.
OoOoO
Même jour.
Sous les cieux du Nouveau Monde.
La brume enveloppait tout, rendant le monde fidèle à la vison qu'il en avait désormais; un assemblage de formes floues, de taches de couleurs agglutinées les unes aux autres.
L'île était austère, presque autant que celle de Lugubra qu'il venait tout juste de quitter, mais malgré tout, la Vivre Card qu'il tenait entre ses doigts pointait les immenses pics rocheux lui faisant face.
Pas d'erreur possible. L'objet de sa visite ne pouvait qu'être ici.
Réajustant le feutre à plumes sur son front, Zoro replia les voiles de son esquif alors qu'il s'approchait de plus en plus des falaises noires de cet archipel dont il ignorait jusqu'au nom.
Il n'avait pas cherché à savoir. Après les dernières révélations de Doflamingo, il s'était rué au manoir, avait littéralement retourné l'armoire des Eternal Pose que son mentor semblait collectionner et finit par attraper celui marquant Marie-Joie. Il ne fit qu'un seul détour vers le bureau de feu son maître afin d'y récupérer une certaine Vivre Card.
Nécessaire s'il voulait, comme promis, rapporter au moins une tête connue à ce bâtard de Sakazuki.
S'enfonçant de plus en plus dans le brouillard, il ne put se diriger qu'en comptant sur le haki, le peu de vue lui restant lui étant tout à fait inutile désormais.
Surtout qu'il n'allait pas se frotter à n'importe qui.
Il posa toutefois son œil sur le morceau de papier, s'assurant de son cap. Celui-ci s'agitait avec ardeur, prêt à s'échapper de sa poigne, signe que le bretteur s'approchait à grand pas de son propriétaire.
Et, comme pour confirmer sa pensée, un coup de feu retentit au loin. Il n'eut que le temps de se décaler sur le côté afin d'éviter le projectile qui lui entailla tout de même profondément la joue.
Les réjouissances allaient donc commencer un peu plus tôt que ce qu'il avait prévu.
Un frisson d'excitation coula le long de son dos.
Très bien ~
Une nouvelle détonation. La précision du tir ne lui permit que de rouler sur les planches de bois de son embarcation avant qu'une seconde ne se fasse entendre à ses oreilles. Cette fois, il put dégainer le Shusui et trancher la balle de plomb avant qu'elle ne l'atteigne.
Puis, ce fut un mouvement dans les nuages bas qui attira son attention. Rapide, la masse d'un adversaire fondit sur lui et s'écrasa sur la barque, la fendant instantanément en deux. Ne prenant même pas la peine de s'inquiéter pour son rafiot, le vert dégaina ses deux autres lames et s'élança dans la direction d'où provenait son opposant, laissant se dernier couler avec l'épave.
Ses bottes noires rencontrèrent rapidement le pont d'un navire tandis que ses sabres trouvèrent quasi immédiatement des semblables avec qui lutter.
Les ennemis étaient nombreux. Nombreux et puissants. Il discernait plusieurs dizaines de silhouettes à travers le voile de la brume et bien plus encore par la perception que lui donnait le fluide.
Il siffla entre ses dents serrées.
Il ne s'était certes pas attendu à ce qu'on lui déroule le tapis rouge, mais ce comité d'accueil allait sévèrement lui compliquer la tache. Pas que cela l'aurait incommodé en temps normal. Juste que là, précisément, le temps lui faisait défaut.
Il fallait trancher dans le vif, et vite.
Il nappa ses armes d'un nouveau manteau d'ébène et repoussa la troupe s'étant rué sur lui puis, lança l'assaut.
Il trancha un buste par ici, un bras par là, une jambe de ce côté-ci, teintant le bois du bâtiment et ses lames du sang de ceux trop imprudents pour s'approcher de lui. Il blessait, charcutait, taillait en pièces, faisait valser ses épées d'un corps à un autre, provoquait ça et là des gerbes d'étincelles illuminant l'espace d'un instant les voûtes de bruine l'entourant.
Il connaissait la réputation du Capitaine faisant loi ici. Il n'allait pas le laisser jouer encore longtemps avec ses hommes, il le savait. Mais il n'avait pas mieux pour le faire sortir de sa tanière au plus vite.
Un nouveau coup de feu recouvrit les gémissement des pirates ensanglantés autour de lui et encore une fois, d'un mouvement du poignet, il dévia la balle de sa trajectoire, la faisant se ficher dans le bois à ses pieds.
La distraction fut cependant suffisante ; occupé à esquiver le projectile, il ne perçu qu'au dernier moment la pointe d'un sabre fondant vers sa gorge.
Glissant le tranchant du Kitetsu le long de celui de la lame inconnue, il guida celle-ci vers son flan droit et envoya le Shusui à la rencontre de la nuque à découvert.
Qu'il ne rencontra jamais.
Son mouvement à peine amorcé, un éclair de flammes bleues l'aveugla et il reçut un violent coup de pied en plein estomac qui le fit reculer jusqu'à rencontrer le bastingage de la poupe.
Dans son dos, Kokuto Yoru semblait lui peser horriblement lourd alors qu'il se relevait péniblement, une douleur fulgurante se propageant depuis la zone où il avait encaissé l'impact.
Il resserra cependant sa prise sur ses pommeaux, fléchit les genoux et, faisant fit de son élancement, se rua à nouveau vers les formes le considérant depuis le centre du galion.
Il ne put faire que quelques pas que, brutalement, une pression monstrueuse s'abattit sur ses épaules, ne lui laissant d'autre choix que de stopper net sa course pour rediriger l'ensemble de ses forces à simplement essayer de rester debout. Autour de lui, il entendit bon nombre de pirates pousser de longs râles plaintifs avant de s'effondrer comme des fétus de pailles, inconscients.
Il connaissait cette sensation. Il l'avait déjà ressentit en combattant aux côtés de son propre Capitaine.
Le Haki des Rois. Ça ne faisait aucun doute.
Sauf que celui-ci était d'une toute autre nature. Bien plus puissant et lourd de promesses de morts lui étant exclusivement réservées.
Un rictus prit place sur ses lèvres, celui-là même dont elles se paraient à chaque fois qu'il trouvait un adversaire à sa hauteur.
C'était un sacré morceau qu'il avait en face de lui, il était bien contraint de le reconnaître. Cependant, malgré le fluide et la prestance de son vis-à-vis qui l'écrasaient de plus en plus, au point même de lui en faire crisser les os, pas un seul instant Zoro ne courba l'échine.
Pas même lorsque les canons de trois pistolets le mirent en joue.
Pas même lorsqu'une ceinture d'un feu azur l'entoura, lui coupant tout espoir de retraite.
Pas même lorsqu'une brise dissipa légèrement la chape de brouillard, dévoilant le regard incandescent et la chevelure carmin de l'Empereur ainsi que le brasier turquoise d'un gigantesque oiseau prodigieux lui faisant tout deux front.
Shanks le Roux et Marco le Phoenix le toisait de toute leur stature, le regard emplit d'une rage qu'on leur connaissait assez mal.
Le Capitaine du Red Force rengaina son sabre et s'approcha du Chasseur de Pirates, prenant garde à n'entrer dans aucunes des lignes de mires des armes que pointaient toujours Ben, Lucky et Yasopp vers le nouveau détenteur du titre de plus grand spadassin du monde.
À mesure qu'il s'avançait, son haki semblait prendre de plus en plus d'importance, broyant littéralement le bretteur sous sa puissance.
Il s'arrêta à deux distances de bras, suffisamment prêt pour coller un frisson au Corsaire, mais assez éloigné pour parer aisément toute tentative de réplique.
Ses yeux se posèrent un instant sur le chapeau de paille pendant toujours à la hanche du vert, puis sur l'immense garde de la lame ayant appartenu à son rival de toujours, pour finalement s'encrer à la pupille ambrée de l'homme responsable, selon lui, de la perte de deux des personnes qu'il estimait plus que tout.
- Je t'écoute Roronoa. Donne-moi une seule bonne raison à ta venue sur mon navire. Si elle ne me convient pas, je m'assurerais que ton agonie sera lente et extrêmement douloureuse. Car c'est là tout ce que tu mérite.
Ses prunelles d'acier transpiraient littéralement de haine à l'encontre de Zoro. Ce dernier l'encaissait, elle et ce fluide prompt à déchirer l'air lui même, sans broncher le moins du monde.
Si Akagami n'avait pas eut de telles envie de meurtre dirigées vers l'ancien Second des Mugiwara, sans doute se serait-il fait la réflexion que Roronoa était digne d'éloges pour ainsi lui résister. Mais il n'en fit rien. Il n'avait que cette envie irrépressible d'enfoncer sa lame au plus profond de ses chairs, de lui tordre le cou même, mais non sans auparavant lui avoir fait amèrement regretter sa trahison envers Luffy.
Car le devoir le plus sacré du Vice Capitaine était bien de toujours rester fidèle à son Commandant. À son Commandant mais aussi et surtout à son équipage. Il portait après tout, au même titre que son supérieur, la responsabilité de la vie de ses compagnons sur ses épaules. Et ce foutu Roronoa avait tourné le dos à tous ces principes si chers au code d'honneur des pirates.
Si cela n'avait pas touché de si près le protégé du Roux, sans doute que sa colère n'aurait pas été telle. Mais voilà, le vert n'avait pas été le Second de n'importe qui. D'où sa rage.
Sauf que l'épéiste, s'il était d'une manière ou d'une autre affecté par cette déferlante de sentiments à son encontre, n'en montra rien, ravivant un peu plus l'envie du Yonko de lui faire tâter de sa lame.
Et, alors qu'il aurait dû être parfaitement incapable de simplement battre des cils, le visage de Roronoa se fendit d'un sourire plus large encore alors qu'il rengainait ses armes sous les yeux médusés des lieutenants du Red Force.
La pression sur son corps était énorme. Phénoménale même. Il ne savait pas lui-même comment il faisait pour encore tenir droit tant la force appliquée par le balafré ravivait l'intégralité de ses anciennes blessures.
Peut-être parce qu'il avait décidé de ne plus ployer devant qui que ce soit. Personne hormis cette personne.
Avec précaution, il se saisit du Chapeau de Paille accroché à sa ceinture et le tendit entre lui et Shanks alors qu'il dardait son iris dorée dans celles argents de son vis-à-vis.
Le Roux ne l'avouera jamais, mais à cet instant, il trembla.
Il ne douta d'ailleurs pas un seul instant que l'intégralité des personnes encore conscientes à ce moment là se virent toutes prises d'un frisson qu'aucun ne s'expliquait.
Puis le sabreur parla. Il délivra ce message qu'il avait fait parvenir aux quatre coins de Grand Line.
Et le Monde, pendant une seconde, arrêta de tourner.
.
Je vais rendre ce Chapeau à son légitime propriétaire.
Bon, sur ce, je vous autorise à m'envoyer des cageots complets de fruits trop mûrs, d'envie de meurtres en tout genre et de reviews enflammées !
#AuteurQuiN'attendQueÇa (mais qui part se planquer quand même, juste au cas-où xD)
