Bonjour, bonsoir !

Avant de commencer et de vous laisser à votre lecture, je tenais à vous dire un grand, un immense même, Merci.

Réellement, merci. Du fond du cœur.

Merci Northerm, merci Wado21, merci Miko, merci OkamiShigure, merci Karasu999, merci ZelephNeko, merci Karasu-Dess , merci Omya-Chan, merci Sato Yoru, merci La AnnG, merci CarotteYaoi, merci Someone.

Je vous avez demandé de me prouver que je me trompais et bon sang, je n'ai jamais été aussi heureuse de me gourer !

Donc,
Merci.

Merci d'avoir lu cette histoire, de l'avoir aimée et encore plus de me l'avoir fait savoir, c'est très important pour moi.

Donc voilà, fin de la séquence émotion. Mais réellement, merci. Je crois que je ne pourrais jamais suffisamment vous dire à quel point vous avez pu m'encourager avec vos quelques lignes.

Ce chapitre est pour vous, pour sincèrement vous remercier de m'avoir prouvé mon erreur. Je vous aime !

Pour ceux que ça intéresse de lire mes épanchements émotionnels, je vous invite à aller jeter un petit coup d'oeil à mon profil, j'y ai laissé un mot à votre encontre.

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Pour ceux qui ne sont pas inscrit, voici les réponses à vos reviews !

Miko : Ne t'en fais pas, comme tu peux le constater, la mobilisation a été telle que, la voici, la voilà , la suite débarque ! En espérant qu'elle te plaise et au plaisir de te croiser au détour d'une review !

Zeleph Neko : Nooooooon ! Ne pleure pas ! J'me sens déjà suffisamment horrible d'avoir fait subir ça à Luffy alors si en plus je fais pleurer dans les chaumières … C'est que j'ai RÉUSSI ! MOUHAHA ! -sort-

Non, plus sérieusement, merci pour tes encouragements, ça me fait très plaisir ! Merci, merci, merci ! En espérant que la suite te plaise autant que le reste !

Someone : Rassure-toi, cette fois ta review a été parfaitement réceptionnée ! Et merci ! Zoro est une source d'inquiétude pour moi dans cette fiction étant donné que j'ai extrêmement peur de le faire OOC. Mais vous avez été plusieurs à me conforter dans l'idée que non, je restais quand même fidèle au personnage. Donc OUF ! Sauvée !

Sinon, j'espère que ce chapitre te plaira ! L'action arrive pour bientôt ! Mais en attendant, encore un peu de blabla ! Promis, le tabassage de clébard, ça approche !

Voilà ~J'arrête mon blabla et je vous laisse attaquer la suite !

Bonne lecture !


Chapitre Seizième – Équipage


Hermep inspira profondément l'air marin lui caressant doucement le visage, le savourant. Moment de plénitude qu'il ne s'accordait que rarement, toujours ballotté entre l'enthousiasme de Kobby et les remontrances incessantes de Garp.

Accoudé à l'un des balcons ayant fleurit sur leur tout nouveau Quartier Général, il laissa son regard se promener de part et d'autre de l'île, dont il avait une vue imprenable.

À sa droite, les quartiers des officiers et des cadets, immenses immeubles de craie blanche dardant leurs ombres sur les terrains d'entraînement, juste à leurs pieds. Il devinait plus qu'il ne distinguait réellement les silhouettes des hommes maniant le sabre ou s'entraînant au tir. Les braillements des sergents-instructeurs, eux, lui parvenait parfaitement, couvrant les jérémiades des malheureux ayant eu l'idée absurde de se plaindre. Les pauvres …

De l'autre côté, dévorant une bonne moitié de son champ de vision, les docks. Gigantesques, il savait qu'ils abritaient les touts nouveaux vaisseaux de guerre, encore en construction ou alors les navires en court de restauration. Ils grouillaient d'activité aussi. De là où il était, le blond voyait parfaitement l'armée de fourmis grouillant à leur base, transportant planches, pièces d'artillerie et même voiles. Rien que les voir s'activer autant lui donnait chaud, terriblement chaud, et ne le laissait qu'imaginer l'enfer que cela devait être de s'activer ainsi dans la fournaise qu'était les chantiers. Il était bien heureux de pouvoir profiter d'un semblant de vent dans les arènes et terrains d'entraînements.

D'ailleurs, il allait bientôt être l'heure d'accompagner l'instructeur à la poigne de fer, ce très cher Garp, auprès de ses élèves afin de l'aider à évaluer leurs progrès, à grand renfort de coups de poings si nécessaire. Un petit sourire fleurit sur ses lèvres aux souvenirs de ses classes, sous la supervision du Héro de la Marine. Il sentait encore comme la douleur fantôme d'une tarte pleine d'amour sur le coin de son crâne, rien qu'en y repensant.
Les jeunes ne savaient même pas encore à quel point ils allaient déguster.

Il s'étira longuement, déliant ses muscles et s'apprêta à tourner les talons pour rejoindre son camarade aux cheveux roses lorsqu'une immense détonation retentit non loin.

On aurait dit que la foudre elle-même s'était abattue. Il en aurait juré. La terre trembla une seconde et le souffle d'une explosion propulsa un nuage de poussière jusqu'à lui, lui fouettant le visage, le forçant à le baisser vers son torse pour s'en protéger, une main en visière devant les yeux.

Juste à ses côtés, il sentit que Kobby l'avait rejoint afin de comprendre ce qu'il se passait.

Les cendres retombèrent et une odeur de bois brûlé lui prit rapidement le nez. À sa gauche, un braiser prenait naissance sur les hangars, se propageant d'un dock à l'autre, d'un navire au suivant, tel un gigantesque jeu de domino enflammé. On hurlait, et des ordres et des cris de douleur, un chaos sans nom prenait sa source depuis le chantier et se propageait jusqu'aux élèves jusqu'à présent en pleine pratique.

Il darda ses yeux vers la mer, y cherchant la moindre voile noire pouvant expliquer l'attaque, mais rien. Juste le bleu trop bleu de la mer et du ciel qui se fondaient à l'horizon. Alors quoi, un chargement de poudre qui avait sauté ?

Hypothèse plausible. Hautement probable même.

Sauf qu'un nuage aussi noir que l'ébène prenait forme dans les cieux jusqu'à présent vides au dessus d'un bâtiment éventré et dévoré par les flammes.


OoOoO


Le temps semblait avoir suspendu son court, comme hésitant à reprendre sa course.

Chopper lui, promenait son regard noisette d'un visage à l'autre.

Usopp, toujours étalé au sol, une main sur la joue et les yeux parfaitement incrédules. Il ne croyait visiblement ni ce qu'il voyait, ni cette douleur lancinante en haut de sa mâchoire.

Robin, telle une statue. Le médecin douta même qu'elle fut en cet instant en train de respirer.

Franky, à ses côtés, avait vu son menton chuter de plusieurs centimètres alors que le renne avait décoché un pain magistral au sniper. Et depuis, c'était l'arrêt sur image le plus complet.

Nami pour sa part, ayant déjà les larmes aux bords des yeux, laissa échapper deux sillons humides sur ses pommettes sans même avoir l'air de s'en rendre compte.

Oui, vraiment, le temps s'était arrêté. S'agissait-il de ses gestes ? Ses mots ? Les deux ? Sa présence aussi pour commencer.

Un an. Douze longs et interminables mois. C'était ce qui les séparait. Avec un peu de recul, le Docteur ne s'étonnait même pas de leur réaction. Après tout, il déboulait de nulle part, collait une patate au frisé et annonçait de but en blanc que Sanji, -les ayant laissé sur place un peu plus tôt- ainsi que Zoro, -cas encore plus délicat à leurs yeux ,on savait tous pourquoi- avaient tout deux un message à leur faire passer.

Ouais, y avait plus délicat comme manière d'amener de tendres et chaleureuses retrouvailles, il en convenait.

Mais le temps pressait. Il allait reprendre son court, ne prenant pas la peine d'attendre que tous se remettent de leurs émotions.

Alors Chopper reprit sa forme que l'on lui connaissait le plus, sans un seul instant faire défaillir son regard, toujours dardé sur ses Nakama.

Il n'avait plus le luxe d'être timoré. Pas plus qu'il ne pouvait s'effondrer en larmes en cherchant la chaleur et le réconfort des bras de ses compagnons. Aujourd'hui, il ne pouvait être celui que l'on préservait, il n'avait pas le droit de se laisser aller à être faible. Hors de question.

Ce qui se jouait en ce moment était bien trop gros pour se contenter de pleurer.

Alors Chopper prit une profonde inspiration, fermant un court instant les yeux pour gonfler ses poumons d'air et son cœur de courage.

Lorsqu'il les rouvrit, pas une larme ne les habitaient.

- Ce que Zoro ne voulait pas que je vous dise, vous voulez l'entendre ?

Le temps reprit ses droits, les secondes s'égrainèrent à nouveau. Et l'équipage reprit pied avec la réalité.

Alors il parla, expliqua.

Usopp était toujours assit par terre, ses prunelles marrons s'animant d'une lueur d'incertitude. Était-ce réel ? Vraiment ? Pouvait-il y croire ?

Robin cligna simplement des paupières puis pressa une main contre ses lèvres, interdisant le moindre son d'en franchir les barrières. Elle aurait dû savoir ! Elle aurait dû convaincre les autres !

Franky ferma la bouche et jetait des regards à la dérobée à chacun de ses compagnons, incrédule. Il s'était toujours douté que quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire, mais … Mais à ce point … ?

Nami laissa un peu plus de larmes dévaler ses joues, creuser ses traits. Elle s'en voulait. Elle n'avait pensé qu'à sa douleur et rien d'autre. Elle avait été tellement aveugle alors qu'au fond d'elle, elle le savait !

Et Chopper parlait, narrait, ne s'arrêtait même pas pour reprendre son souffle.

Zoro avait accepté le poste de Grand Corsaire en échange de l'abandon de toutes les poursuites vis-à-vis du reste de l'équipage. Lui contre tous. Il avait tu son arrangement, trop effrayé que les autres ne se mettent entre lui et la Marine. Parce que sans Luffy, il n'y avait pas d'autre échappatoire possible pour eux. Un mal horrible pour un bien dont on ne profitait même pas. Mais il l'avait fait parce qu'il n'y avait que ça à faire, que l'unique autre issue possible était l'échafaud.

Alors il fallait se faire haïr des siens. Susciter une haine telle que personne ne songerait à le sortir de ce guêpier. S'il suffisait d'en sacrifier un seul pour que tous s'en sortent, alors il le ferait. Et il l'avait fait.

Mais Zoro n'obéissait pas. Zoro restait, mine de rien, égal à lui-même ; on ne lui donnait pas d'ordre, on ne l'obligeait à rien. Alors lorsqu'il avait fallut abattre Zeff, il avait refusé. Lorsqu'il avait fallut traquer les orphelins de Barbe Blanche, il avait refusé. Lorsqu'il avait fallut ramener la tête de Jinbei, il avait refusé. Encore et encore.

Parce que toutes ces personnes avaient un jour aidé Luffy. Parce qu'il refusait tout simplement d'avoir à piétiner d'avantage la mémoire de son Capitaine. Parce que si toutes ces personnes avaient un jour été importantes aux yeux du Chapeau de Paille ou de son équipage, il n'en toucherait pas le moindre cheveux, quand bien même le monde tout entier était persuadé du contraire.

Zoro était buté, têtu. Alors Akainu avait perdu patience.

Au début, il avait simplement menacé l'équipage. Ça avait marché un temps, Zoro avait mis la main sur Kuro et Foxy. Mais il avait vite compris que Sakazuki avait autant d'informations que lui-même sur ses Nakama ; soit rien du tout.

Alors, il l'avait envoyé bouler, se fichant plus encore des ordres et des menaces. Que pouvait-on lui prendre de plus de toutes manières ? Il n'avait plus rien.

C'était ce qu'il croyait.

Jusqu'à cette dernière menace, il y a tout juste trois jours. Un dernier bouton sur lequel appuyer pour faire marcher le bretteur au bon vouloir du Conseil Étoilé. Une dernière carte à abattre pour le faire tirer droit.

Luffy.

Emprisonné à Marie-Joie. Éreinté, épuisé, presque détruit. Entres le mains d'Akainu et du Gouvernement. Mais encore vivant. Un énième mensonge tissé par la Justice.

Une situation que Zoro n'allait pas laisser passer.

C'était ça, le message du sabreur. Luffy vivant, n'attendant plus qu'eux. Marie-Joie comme point de chute. Un ultime rendez-vous. Un espoir complètement fou.

Et Sanji le confirmait, avait envoyé Chopper en émissaire alors que lui-même s'en était allé chercher des appuis, de quoi faire pencher la balance en leur faveur. Mettre les points sur les ''i'' avec ce bretteur trop têtu, aussi. Son pied sur le haut de son crâne pour qui le connaissait vraiment.

Il fallait se regrouper, répondre à l'appel. Parce que ce foutu épéiste à l'orgueil bien trop exacerbé avait compris une chose ; tout seul, il ne parviendrait à rien.

Parce que cette fois, il avait beaucoup trop à perdre.

Le temps filait, reprenait ses droits.

Le monde, enfin, se remettait à tourner.


OoOoO


Nami essuya ses larmes, frottant rageusement son bras devant ses yeux rougis. Elle avait été bête, n'avait pas vu plus loin que le bout de son nez, menée à la baguette par un Zoro qui avait fait d'elle exactement ce qu'il voulait ; l'étendard d'une haine sans borne à son encontre.

Quel crétin, vraiment.

Avait-il réellement besoin d'affronter tout ça seul ? Même Brook et Chopper, pourtant à ses côtés avaient été tenus à l'écart. Un idiot fini, y avait pas à dire. Un Second digne de son Capitaine, tiens ! Rien dans le ciboulot et pourtant prêt à toutes les folies possibles si cela leur permettait à tous de s'en tirer.

Elle allait lui remettre du plomb dans la cervelle à cet abruti !

Tendrement, elle posa son regard sur ses compagnons, assis comme elle autour de la table trônant au milieu de la pièce suite au récit du médecin.

L'espoir.

C'est ce qu'elle vit sur leurs visages. Un espoir qui leur faisait jusqu'ici parfaitement défaut. Le retour d'un lien qui les avait fait se tenir côte à côte contre vents et marées.

Luffy.

Tout simplement, Luffy. La pierre angulaire de leur équipage, la représentation même de ce qui les unissait. Cette année l'avait prouvé, sans Luffy, ils n'étaient rien. Aux yeux du monde comme les uns pour les autres. Les Mugiwara n'existaient réellement qu'au travers de leur Capitaine.

Et il était temps de le récupérer.

- Ce que je ne comprends pas … la voix de Franky la tira de ses réflexions, la faisant se reconnecter avec la réalité. C'est pourquoi ils ont enfermé Luffy à Marie-Joie ? Impel Down ou Marineford sont pourtant connues pour être des prisons bien plus Suuuuper célèbres, non ?

- Précisément. Argua Robin. C'est bien là que l'on aurait cherché en premier si nous avions eux le moindre doute.

- Ouais mais pourquoi Marie-Joie alors ?

- Le commerce des esclaves, je dirais. Ils doivent disposer d'infrastructures permettant de détenir des utilisateurs de Fruits du Démon. Puis, beaucoup de rumeurs parlent d'une prison consacrée aux criminels de guerre. De ceux que l'on ne peut enfermer à Impel Down parce que les Dragons Célestes ou même le Conseil des Cinq Étoiles veulent les avoir personnellement à portée de main. Beaucoup de grands Révolutionnaires y seraient enfermés d'après ce que j'ai apprit. Et puis, il ne faut pas oublier que notre Capitaine a non seulement contribué à ravager Marineford il y a deux ans mais qu'en plus, il s'est permit de s'infiltrer puis de s'évader d'Impel Down. Le Gouvernement ne pouvait donc pas prendre le risque de l'incarcérer là-bas.

L'ensemble de la tablée hocha la tête, convaincue des propos de la brune.
Tous, sauf Usopp qui, depuis l'entrée fracassante du renne dans leur retraite de briques rouges avait, la surprise passée, gardé une expression des plus sérieuses, refusant de se réjouir à l'instar de ses camarades.

- C'est pas un peu gros ? Demanda-t-il, les yeux rivés sur ses bras croisés contre son torse. J'veux dire, que Luffy soit vivant, que Zoro ne soit pas un traître, tout ça … Vous y croyez vraiment ?

Toute la bande braqua le regard sur le frisé qui expliqua sa pensée, ses propres pupilles dardées dans celles de ses vis-à-vis.

- Vous semblez oublier que notre très cher Roronoa a prêté allégeance au Gouvernement, il est à leur botte maintenant j'vous signale ! Et vous, il vous suffit qu'on vous balance comme ça la présumée survie de Luffy pour que vous gobiez tout ?

- Usopp … commença le cyborg.

- Laisse-moi finir tu veux ?! On vous dit que Luffy est en vie et ça y est, vous êtes prêt à vous jeter dans la gueule du loup ? On parle pas du QG de la Marine là les gars ! C'est de Marie-Joie dont il est question ! Du siège du Gouvernement Mondial tout entier et des Tenryuubito en prime ! On entrera pas comme ça ! Et, quand bien même Luffy serait effectivement en vie, comment comptez-vous le récupérer ? Avec les renforts que Sanji serait soit-disant allé chercher ? Me faites pas rire ! Ça sent le piège à plein nez ! On se retrouverait à même pas une dizaine contre le gratin du gratin des forces armées !

- Moi je l'ai vu !! s'écria le Docteur en sautant debout sur son siège, énervé à la simple idée que l'on puisse mettre en doute sa parole. J'ai vu Luffy à ce moment-là ! Et Zoro ne nous a jamais trahi, je viens de vous le dire !

- Ne le prends pas mal Chopper mais … crédule comme tu l'es, tu pourrais parfaitement marcher dans leur combine pour un peu qu'ils se soient montrés convaincants. Si ça avait été Sanji qui nous aurait apporté la nouvelle, je dis pas. Mais comme par hasard, aucun Sanji !

- Comment je vous aurez retrouvé sans l'aide de Sanji, crétin ?!

- Oh, j'en sais rien … Peut-être que finalement nous ne sommes pas si incognito que ça sur cette île, va savoir.

- Usopp ! Criailla la rousse en tapant du poing sur la table. Ça suffit !

- Non Nami, j'ai même pas encore fini. Le brun n'avait même pas sourcillé à l'élan de colère de la Navigatrice, se contentant de lui lancer une œillade noire, les bras toujours croisés. Libre à vous d'aller vous faire charcuter pour hypothétiquement libérer un potentiel Luffy probablement enfermé à Marie-Joie. Mais ça sera sans moi.

Et le Sniper se leva, laissant une assemblée médusée de ses propos.

Parce que c'était trop beau. Luffy vivant, le sabreur agissant depuis toujours dans leur intérêt, cette promesse de liberté retrouvée s'il daignait seulement avoir foi en les paroles du Médecin. On croirait entendre un de ses propres mensonges, tiens !

Parce qu'il avait trop souffert pour à nouveau s'offrir le luxe d'espérer. Ses plaies commençaient tout juste à cicatriser après une année entière à lui faire souffrir le martyr.

Parce qu'il s'était enfin fait une raison. Il avait perdu son meilleur ami, ses rêves, sa raison même de prendre la mer. Il ne lui restait plus qu'à retourner sur Syrup et essayer d'oublier.

Il tourna les talons et se dirigea vers son sac encore posé près de la porte.

Oui, c'était pour ça qu'il voulait partir. Parce qu'il ne voulait plus se contenter de regarder les personnes auxquelles il avait tant tenu ressasser encore et encore les mêmes souvenirs d'une époque qu'ils ne connaîtront plus jamais.

Ce jour-là, dans le Nouveau Monde, ce n'était pas seulement Luffy qu'on leur avait arraché, c'était l'espoir lui-même. Et que, même pour tout l'or et la gloire du monde, il ne voulait approcher cette chimère. C'était trop douloureux. Au dessus de ses forces. Impossible.

Il se pencha et attrapa une des lanières de son barda.

S'en aller, ne pas se retourner. Ne pas renouer avec cette illusion qu'était l'Espérance. Partir. Loin.

Il tendit une main vers la poignée de la porte.

Et vit des étoiles.

Sa tempe, douloureuse. La pièce qui penchait dangereusement sur la droite, à moins que ce ne soit son corps qui ne chutait. Le sol bientôt, sous son flan. C'était donc lui qui était tombé. Comment ? Sans doute la faute à un renne qui le plaquait à terre et lui décochait un autre direct en plein visage.

- USOPP ! Crétin ! Espère d'andouille ! hurlait-il alors que quelques larmes roulaient sur ses joues, donnant à son regard noir un il ne savait quoi de désemparé. C'est si dur que ça d'essayer d'y croire, juste une dernière fois ?

Ah … Il avait mis le doigt dessus. Enfin, le poing et ses presque deux cent kilos de muscles, surtout.

Bien sûr qu'au fond de lui il voulait y croire, aller braver le monde entier pour sauver Luffy. Mais en avait-il seulement le droit ? Ou même tout simplement le courage ? Était-ce seulement réel ? Autre chose qu'un de ses mensonges devenu rêve pour un peu plus le tourmenter ? Il en avait eu tellement qu'il ne savait même plus ce qui était encore un songe ou la réalité.

L'espoir, était-il encore permis ?

Chopper reprit sa petite forme et, toujours assis sur son buste, lui martelait le torse de ses sabots.

- J'y ai pas cru moi non plus au début. Mais c'est réel ! Et cette fois, c'est Luffy qui a besoin de nous ! Pour une fois, on peut être ceux qui vont lui venir en aide et je te laisserai pas louper ça parce que tu es trop abruti pour y croire, t'entends ?!

Il le fusillait toujours de ses prunelles marrons brouillées de perles salées mais se refusait à laisser éclater son sanglot. Non, il s'était promis d'être courageux. D'être l'épaule que l'on prête pour y étouffer ses pleurs et se relever plus fort. Il avait eu tout le temps de pleurer et se lamenter, avant. Maintenant, ce n'était plus l'heure.

Mais que faire pour convaincre ? Il avait bêtement espéré que ses seuls mots seraient suffisants pour recoller les morceaux, permettre à tous de tourner la page.

Usopp avait raison dans le fond, il était peut-être trop crédule.

Quand bien même. Il savait. Il avait réellement vu Luffy à ce moment là. Ce n'était ni un rêve, ni une chimère. S'il n'arrivait pas à persuader ses Nakama, il ne pouvait même pas imaginer ce qui allait arriver.

Ou si, précisément. Il imaginait parfaitement.

Zoro allait se retrouver tout seul. Encore. Encore plus que ce qu'il était jusqu'à maintenant. C'était bête, stupide même, mais c'était ainsi que le médecin le voyait, seul. Et il ne pouvait pas laisser une telle chose arriver.

Parce que plus que Zoro, c'était bien Luffy qu'ils allaient laisser livré à lui-même s'ils ne faisaient rien.

- Tu sais quoi … ? souffla-t-il au sniper fuyant son regard. Si tu refuse d'y croire quand même … Si tu refuse même d'essayer d'espérer une dernière fois, pour Luffy. Alors …

Il finit par cesser de battre le poitrail du canonnier de ses maigres bras et se redressa, le regard empli d'une nouvelle détermination.

Le tireur ne voulait pas l'entendre ? Très bien. Lui avait rempli sa part. Il les avait prévenu, tous autant qu'ils étaient. Alors …

- Fais ce que tu veux.

Dans son dos, il jura qu'un frisson parcouru ses trois autres compagnons alors qu'il reprenait exactement les mêmes mots que la Cartographe avait adressé au Second lors de leur séparation définitive. Usopp, toujours au sol, n'esquissa toujours pas la moindre ébauche de mouvement.

- Fais ce que tu veux. Reprit-il en se dirigeant vers la porte. Mais moi, je ne resterai pas là à attendre. Je sais que mes Nakama ont besoin de moi et j'ai pas besoin de plus. Je serais à Marie-Joie.


OoOoO


Sanji fulminait. Vraiment. S'il n'avait pas eut autant de respect pour Ivankov, ce dernier se serait déjà mangé un kick de son cru en plein dans sa tronche démesurée.

Pourquoi se demanderait-on ?

Et bien tout simplement parce qu'au lieu d'être en train de voguer toutes voiles dehors en direction de Marie-Joie, le voilà en train de crapahuter en plein désert, à suivre l'Okama Queen et Inazuma il ne savait où ! Les Newkama avaient parlé de chercher du renfort, mais le cook devait bien reconnaître que là, il séchait. Littéralement.

Au tour de lui, ce n'était que désolation, sable blanc et vent cinglant. S'il n'y avait pas eu cette couleur semblable à de la poudreuse, il se serait cru à Alabasta. La chaleur était accablante et le manteau que lui avait refourgué les travestis lui pesait lourd, quand bien même il était d'un précieux secours face aux ravales lui giflant le visage. Ses chaussures étaient pleines de gravier, rendant sa marche plus incommodante encore. Et pas moyen de s'allumer une clope avec ces bourrasques ! En bref : il en avait ras-le-cul.

Pestant dans sa cape qu'il raffermit autour de son visage, il manqua de laisser échapper un juron lorsqu'un heurta le dos de la Seigneurie de Kamabakka.

Quoi encore ?!

Il voulu faire part de son énervement de plus en plus grandissant à la Reine des travelos, mais cette dernière le prit de court et, se décalant légèrement afin de lui laisser le champ libre, déclara ;

- On est arrivé mon mignon ! Bienvenue à Baltigo !

Les connexions se firent dans l'esprit du cook, alors qu'il déglutissait difficilement.

Baltigo ? Comme dans: base secrète des Révolutionnaires ?

Révolutionnaires ? Comme dans: père de Luffy ?

Oh bordel …

Voilà donc ce qu'il avait en tête, cet enfoiré de sabreur …


Et voilà, un chapitre pour ce 11 Novembre, anniversaire de notre Zoro adoré, mais sans Marimo pour faire une apparition ! Mais promis, si je n'arrive pas à poster autre chose pour son anniv', je me rattraperais ce week-end ! Hors de question de passer à côté !

Allez, le rendez-vous est pris !

Merci encore une fois de votre soutient, il m'a réellement fait chaud au cœur ! C'est une Ainari revigorée et ultra motivée qui s'en retourne à taper la suite !

PS : Les reviews feront toujours aussi plaisir, alors ne vous en privez pas !