Hello les p'tits chous ! Désolée pour le retard, j'étais débordée et je n'ai pas pu poster plus tôt.

Anga27 : Kili et Anna sont comme des frères en soeurs en fait :) on verra peut-être Bilbo et Camille... peut-être...

Plume fine : Merci beaucoup. Vraiment ça me touche, et j'espère que la suite te plaira.

Triskelle sparrow : Oui, elle va morfler comme tu dis. De rien :)

Bonne lecture !


Tu es mon nouveau monde

Chapitre 39 : Un nouveau départ

Il se réveilla alors que les premières lueurs annonciatrices du soleil rougeoyaient à l'est. Il se leva et examina l'état d'Anna. Elle dormait paisiblement et sa respiration était régulière. Sa température était normale, et sa blessure n'avait pas l'air infectée. Rassuré, il sortit de la chambre et alla chercher à manger pour lui et sa meilleure amie. Il revint déposer le plateau sur la table de nuit et entrouvrit la fenêtre, respirant l'air frais à pleins poumons. Il se sentait très fatigué, pourtant il ne voulait pas dormir.

Avec un peu de chance, ils pourront la ramener à Erebor aujourd'hui et elle pourra avoir le repos dont elle avait tant besoin. Anna se réveilla en grommelant comme à son habitude, et Kili sourit en allant s'asseoir près d'elle.

-Comment tu te sens ? demanda-t-il en repoussant quelques mèches derrière son oreille.

-J'ai mal, répondit-elle en portant la main à son visage mais Kili l'en empêcha.

-Pas maintenant, lui dit-il. Tiens, je t'ai pris à manger aux cuisines. Tu as droit à de la purée de pommes de terre froide, du lait frais et de la compote de fruits.

Elle voulut lever les yeux au ciel mais y renonça à cause de la douleur dans sa paupière gauche, légèrement gonflée. Elle réussit à tenir le bol de purée et la cuillère toute seule, alors Kili se leva.

-Je vais voir si les autres sont réveillés. Si le médecin est d'accord, aujourd'hui nous te ramènerons à Erebor, et tu resteras au repos là-bas. Mais mange tranquillement et repose-toi pour le moment, je reviens vite.

Il sortit de la pièce en quête de Bain, du médecin et des autres nains. Il trouva le souverain des lieux dans le salon où il les avait reçus la veille, penché sur des documents.

-Excusez-moi, Roi Bain ? demanda Kili en frappant à la porte.

-Prince Kili, je vous en prie, entrez.

-Merci.

Kili vint s'asseoir devant le bureau qu'occupait Bain. Le souverain se passa une main lasse sur le visage en mettant ses documents de côté.

-Comment va-t-elle ? demanda-t-il. Elle a réussi à dormir ?

-Oui… Elle a passé la nuit et ne s'est pas trop plainte de la douleur alors ça ira. Merci pour tout, vraiment.

-Je vous en prie. Elle nous a rendu un immense service en tuant ces bandits, la moindre des choses est de lui fournir toute l'aide médicale dont elle a besoin. Je suis rassuré de savoir qu'elle ira mieux. Vous étiez venu pour quelque chose en particulier ?

-Si le médecin pouvait passer rapidement la voir, ce serait bien. J'aimerais la ramener à la maison le plus tôt possible, pour qu'elle puisse se reposer chez elle, avec sa famille. Sa belle-sœur était, est toujours en fait, infirmière je crois, alors je suis convaincu qu'elle se remettra vite.

-Bien évidemment. Je vais faire le nécessaire, et préparer une carriole. Tout sera prêt d'ici deux heures je pense.

-Parfait. Encore merci, du fond du cœur. Je vais retourner avec Anna, je ne voudrais pas la laisser seule trop longtemps. A plus tard.

Kili remonta tranquillement l'escalier et traversa le couloir pour retourner voir sa meilleure amie, et croisa son frère qui rentrait dans sa propre chambre. Kili haussa les sourcils mais ne fit aucun commentaire et entra dans la chambre d'Anna. A peine avait-il fermé la porte qu'il se précipitait vers le lit, la voyant pleurer.

-Anna ! Anna, qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Anna, explique-moi !

-J'ai mal, sanglota-t-elle. J'ai mal à la joue, ça brûle…

-Je vais chercher le médecin, tiens bon, ça va aller ! Je m'en charge ! cria-t-il en sortant de la chambre.

Il courut en bas et croisa le médecin qui arrivait justement au palais. Il lui signifia le problème et l'homme partit immédiatement dans la chambre de la concernée. Kili faillit envoyer son poing dans le mur tellement il fumait de rage. Il remonta les marches quatre à quatre et fit irruption dans la chambre de son frère. Et là il explosa.

-J'en ai marre de tes conneries Fili ! Qu'est-ce que tu as fait cette fois ? Qu'est-ce que tu es allé lui dire ?!

FLASHBACK DE QUELQUES MINUTES

Fili n'avait pas dormi de la nuit. Il était resté allongé en étoile de mer sur son lit, à fixer le plafond dans l'espoir d'un conseil divin. Il savait Anna en sécurité avec son frère dans la pièce d'à côté, mais ça le tuait de ne pas être avec elle. Pourquoi fallait-il qu'il fasse exactement ce qu'il ne fallait pas faire à chaque fois ?

Pas parce qu'il n'avait pas confiance en elle, non. C'est en lui qu'il n'avait pas confiance. Il la trouvait trop bien pour lui. A tel point qu'il avait peur de la perdre à tout instant. Peur qu'elle se lasse, peur qu'elle parte, peur qu'elle décide de le laisser derrière. Alors pour se protéger de ce ''risque'' – qui aurait été inexistant s'il n'avait pas fait de boulettes – il dérapait et la poussait presque à partir. Ça lui donnait l'impression d'avoir le contrôle, d'être celui qui mettait fin à tout ça de son plein gré. Et il s'en mordait les doigts à chaque fois, mais continuait.

Il entendit Kili sortir de la chambre d'Anna et se releva. Avant qu'il ne bouge d'avantage il entendit son frère revenir dans la chambre. Il colla son oreille au mur pour tenter d'entendre ce qu'il se passait. Il ne comprenait qu'un mot sur deux mais avait une vague idée de ce dont ils parlaient. Dès qu'il entendit Kili sortir de la pièce et s'éloigner dans le couloir il se dépêcha d'entrer dans la chambre d'Anna. Elle était en train de finir de manger, quand elle le remarqua. Elle posa calmement la compote de fruits sur le plateau et leva ses yeux clairs vers lui. Il pouvait distinguer une foule d'émotions dans ces deux orbes bleus qui le regardaient. De la colère, du regret, de la tristesse, et derrière tous ces voiles sombres, une faible étincelle d'amour. Cela lui donna tout juste le courage de faire ce pourquoi il était là.

-Qu'est-ce que tu fais là ? dit-elle d'une voix qu'elle essayait de garder neutre.

-Comment tu te sens ? demanda le blond.

-Qu'est-ce que tu fais là ? répéta Anna.

Fili soupira. Ça n'allait pas être simple.

-J'ai décidé de… comment tu disais déjà ? Ah oui, d'arrêter de jouer au con. Je suis tellement désolé Anna, si tu savais… Pardonne-moi je t'en supplie. J'ai été stupide et j'ai dit des choses que je ne pensais pas et…

-Sors.

Elle l'avait doucement, avec juste ce qu'il fallait d'autorité. Fili faillit sourire. Elle avait quelque chose de princier dans sa voix et quelque part, ça le rendait fier.

-Non, répondit-il. Je suis prêt à obéir au moindre de tes désirs, crois-moi, mais seulement si cela contribue d'une manière ou d'une autre à ton bonheur. Et quoique tu en dises, je te connais bien. Et si je sors de cette pièce, tu ne seras pas plus heureuse. Je vais seulement te dire ce que j'ai à te dire, et après, je sortirai, tu as ma parole.

-Non, ta parole je n'en veux pas. Tu as juré je ne sais combien de fois que tu ne laisserais jamais rien m'arriver, et à chaque fois j'ai frôlé la mort, et la dernière fois je suis tout simplement morte, répliqua Anna tourna sa tête vers la fenêtre et regarda le ciel.

Fili leva les yeux au ciel mais se retint de dire quelque chose de désobligeant, ça ne l'aurait pas vraiment aidé à plaider sa cause ensuite. Surtout qu'elle n'avait pas vraiment tort.

-Je ne vais certainement pas contester ça, et je m'excuse. Mais si je suis venu c'est pour te demander une dernière chance. La dernière. Si je manque celle-là, ce sera tant pis pour moi. Je te demande seulement de ne pas me rejeter, pas tout de suite.

Anna haussa un sourcil, sans détourner son regard de la fenêtre. Fili poursuivit.

-On va rentrer à Erebor, et je suis réellement désolé pour toi mais tu vas devoir rester au lit un certain nombre de jours, et encore rester au calme un long moment. Je vais devoir m'acquitter de mon devoir de Prince, mais je viendrai te voir tous les jours. Je t'apporterai ce dont tu as envie chaque jour. Je ferai tout ce que tu voudras, à part te laisser tranquille. Et quand tu iras mieux, je t'emmènerai où tu le voudras dans Erebor. On fera tout ce que tu voudras. Je ferai tout pour me rattraper, et te convaincre de rester à mes côtés, sans t'envahir. Et si, au bout de ta période de récupération, je n'ai pas réussi à réparer notre relation, ou du moins à recoller les pièces principales du puzzle, tu feras ce que tu voudras. Rester à Erebor mais séparée de moi, partir où tu veux… C'est promis. Enfin non, on a dit plus de promesses. Mais je le ferai, pour toi. Je te laisserai faire ce que tu veux et aller où tu veux, je t'aiderai même, si tu en as besoin.

Un silence s'installa ensuite. Fili réfléchit à ajouter quelque chose, mais s'abstint.

-Je te laisse te reposer, dit-il finalement en sortant avant de revenir dans sa chambre. Remets-toi bien.

Anna attendit que la porte de sa chambre soit bien fermée, et cessa de retenir ses pleurs. Les larmes salées finirent par dévaler sur ses joues et elle les essuya d'un revers de main. Elle allait lui accorder, sa chance, évidemment. Mais comme il l'avait dit, ce serait la dernière. Et après tout, il promettait de faire tous les efforts, tout ce qu'elle avait à faire c'était accepter de le voir tous les jours. Et si possible, arriver à le pardonner. Après tout, quel couple ne se disputait jamais ? Et puis il n'était pas son fiancé pour rien. Et elle avait un peu provoqué aussi, elle avait cherché à l'énerver.

Les larmes ne s'arrêtaient pas. Et puisque c'était bien sa veine, Kili rentra à cet instant dans sa chambre et paniqua quand il la vit pleurer.

FIN DU FLASHBACK

Fili termina de raconter avec détail tout ce qu'il avait dit à Anna. Kili passa une main lasse sur son visage en secouant la tête.

-Par Mahal, vous allez finir par me tuer d'épuisement tous les deux ! se plaignit le brun.

Il sortit de la pièce sans rien ajouter, mais tout de même assez content que Fili soit prêt à tout tenter et à ramper devant sa fiancée pour la reconquérir.

Il retourna chez Anna et attendit pendant que le médecin vérifiait le début de cicatrisation.

-Très bien, fit le médecin en se redressant. Tout ça m'a l'air de bien cicatriser pour le moment, pas d'infection. Vous pouvez rentrer chez vous, mais il faudra voir régulièrement un médecin là-bas, qu'il vérifie que tout va bien. Vous allez rester au lit pendant deux semaines pour bien récupérer, et vous resterez au calme encore trois semaines après, vous m'avez bien compris ? C'est important de bien récupérer du premier coup, sinon vous allez être épuisée tout le temps. Voilà, mon travail ici est terminé. Au revoir, demoiselle naine, et portez-vous bien.

Anna le salua d'un mouvement de tête. Kili sourit en s'approchant et s'assit au bord du lit.

-Bain fait préparer une carriole, on te ramène à la maison d'ici quelques minutes, lui annonça-t-il.

-Une carriole ?! Oh non, je veux monter Tempête ! Je peux monter sur un poney quand même, j'ai juste à rester dessus, il connaît le chemin.

-Non ! Tu as entendu le médecin, tu dois rester couchée pour deux semaines. Par pitié ne commence pas avec ton attitude infantile ! Je suis trop fatigué pour ça, je te rappelle que je suis venu te sauver la vie en plein milieu de la nuit, alors pour une fois tu la boucles et tu me laisses gérer tout ça, d'accord ?

Anna fut surprise par l'attitude de leader de Kili, mais finit par soupirer avec un air blasé.

-D'accord, va pour la carriole. Mon sac n'est pas défait donc je n'ai qu'à le ramasser en passant.

Elle essaya de se lever mais était en réalité tellement faible qu'elle faillit s'écraser, si ce n'était pour Kili qui la rattrapa.

-Je vais t'emmener à la carriole dans cinq minutes, laisse-moi le temps de charger tes affaires et de dire à Fili qu'on part.

Anna hocha la tête alors qu'il la remettait sur son lit, et attendit tranquillement que le brun revienne la chercher. Effectivement quelques minutes plus tard, Kili fit à nouveau son apparition dans la chambre.

-Allez la folle, on rentre chez nous ! Par contre, il neige dehors, donc on va t'emmitoufler dans une couverture.

Avant même qu'elle ait eu le temps de protester, Kili l'enveloppa dans une épaisse étoffe de laine et la souleva comme un bébé. Il sortit de la chambre et descendit précautionneusement les escaliers avant de sortir dans la cour, faisant bien attention à son précieux chargement. Il l'allongea dans la carriole et vérifia que les branches étaient bien accrochées de chaque côté de Tempête. Bain sortit du palais et vint les saluer avant leur départ. Fili s'approcha d'Anna pendant que Kili s'occupait de remercier le maître des lieux.

-Tu n'auras pas froid avec toute cette neige ? demanda-t-il. Tu veux que j'aille chercher d'autres couvertures ?

-Non, merci Fili. Le trajet ne durera pas plus d'une demi-heure puisqu'on va marcher au pas. Je n'aurai même pas le temps d'avoir froid.

-D'accord. Je crois que j'en ai une accrochée à ma selle, si jamais tu changes d'avis, tu n'as qu'à me le dire.

-D'accord, merci.

Fili hocha la tête et grimpa souplement sur sa propre monture. Il se sentait mieux, sachant qu'Anna lui laissait sa dernière chance. Anna de son côté devenait convaincue d'avoir pris la bonne décision. S'il se comportait comme ça avec elle durant les prochaines semaines, ça devrait bien se passer.

Finalement le petit cortège se mit en marche et sortit de la ville. Anna regretta un instant d'avoir refusé une couverture supplémentaire, lorsqu'elle sentit la brise glaciale s'infiltrer sous son plaid. La neige, faite de quelques flocons voletant dans la brise, se transformait rapidement en une précipitation plus drue et plus froide encore. Kili devenait un peu nerveux.

-La carriole va finir enlisée, grommela-t-il. Anna, tout va bien ?

-Oui, mais on doit se dépêcher ou alors je vais finir en glaçon.

Une couverture lui fut envoyée par Fili, qu'elle déplia sur elle après avoir envoyé un signe de tête reconnaissant au blond. Ils progressaient dans la neige assez lentement mais ne dépassèrent pas le temps estimé par Anna. La carriole eut plus de mal à avancer sur la dernière centaine de mètres, les roues n'accrochaient plus du tout sur la neige et patinaient. Anna avait les lèvres bleues, tremblait de froid et claquait des dents. Kili finit par le remarquer.

-Oh non, Anna tient bon, nous y sommes presque ! Fili, prends-la sur ton poney mais reste au pas ! Je vais prévenir les gardes !

Et avec ça il partit au galop vers la grande porte d'Erebor. Fili sauta à bas de sa monture et en tenant bien les couvertures, souleva sa fiancée avant de l'asseoir en amazone devant la selle. Il sauta derrière elle et la ceintura pour qu'elle ne tombe pas.

-C'est bientôt fini, tu vas être au chaud très vite, ne t'en fais pas, lui souffla-t-il alors qu'ils arrivaient à la porte. Tiens bon juste trois minutes.

Un garde prit les rênes de son cheval alors qu'il se laissait glisser à terre et soulevait Anna en la serrant bien contre lui. Un autre soldat s'approcha mais Fili ne chercha même pas à comprendre ce qu'il lui disait, et partit en courant vers la chambre qu'Anna occupait depuis qu'ils étaient revenus.

Il la déposa doucement sur le fauteuil et défit le lit. Il revint vite vers elle et lui enleva ses bottes avant d'épousseter les couvertures pour en retirer la neige. Il l'allongea sur le lit et rabattit les couvertures jusqu'à son menton. Il alluma un feu dans la petite cheminée et ramena une couverture supplémentaire au passage.

-Kili va arriver avec un médecin, ne t'en fais pas. Ça va aller ? lui demanda-t-il en s'asseyant sur le bord du lit.

Anna hocha la tête sans cesser de claquer des dents. Fili approcha doucement sa main de son visage pour qu'elle ne se méprenne pas, et posa sa paume sur le front de sa fiancée.

-Tu as de la fièvre… Tu veux que je rajoute une couverture ?

-Oui, s'il-te-plaît.

Il trouva une couette dans un placard et l'étendit par-dessus toutes les autres. Le médecin, précédé de Kili, arriva à ce moment. Il commença tout de suite à l'ausculter alors que Fili reculait pour lui laisser la place.

-Il faut prévenir Marie, dit Kili. Tu veux bien aller la chercher ? Je reste avec Anna.

-Bien sûr, je reviens tout de suite, accepta le blond.

Il se dépêcha dans les couloirs et débarqua dans la chambre de Marie tout essoufflé. Il lui suffit de placer les mots « Anna », « blessée » et « rentrés en urgence » dans la même phrase pour que Marie lui colle Maëlia dans les bras et parte en courant. Fili resta figé sur place avec la toute petite fille dans les bras, la regardant avec de grands yeux.

Maëlia babillait en mâchonnant un jouet en plastique que Marie avait pensé à amener lorsqu'ils avaient quitté son ancien monde.

-Tu vas bientôt avoir deux ans toi, non ?

Maëlia ne sembla même pas avoir remarqué qu'on lui parlait et continuait à mâchonner tranquillement son jouet comme si de rien n'était.

-C'est curieux qu'à ton âge tu ne marches toujours pas… Et tu dis à peine trois mots. Je me demande pourquoi…

Pendant que Fili exprimait ses réflexions, Maëlia saisit une de ses moustaches du bout des doigts et posa sa petite tête blonde contre sa poitrine.

-Nana, dit-elle de sa toute petite voix.

Fili arrêta son monologue et baissa ses yeux sur la nièce de sa fiancée.

-Bonne idée p'tite puce, on va aller voir ta tante, sourit le blond.

Il la cala sur son flanc avec un bras et la retint avec son autre main avant de revenir dans la chambre d'Anna.

De son côté, Anna serrait les dents pour ne pas hurler quand le médecin commença à examiner la blessure de plus près.

-Bon, ça n'a pas l'air infecté mais le froid a étrangement aggravé la douleur apparemment. Et il faudra faire tomber cette fièvre aussi, sinon elle n'arrivera pas à se reposer comme elle en a besoin.

-On pourrait utiliser du pavot de Californie, suggéra Marie.

Le médecin se tourna vers elle, surpris.

-Du quoi, demoiselle ?

-Du pavot de Californie. Eschscholtzia californica. C'est une plante qui peut faire office de sédatif et d'analgésique, et dans son cas ce ne serait pas du luxe. Vous n'avez pas une herboristerie dans cette montagne ?

-Je dois pouvoir trouver ça, acquiesça le médecin. Vous êtes capable de la prendre en charge pendant que je m'occupe de ça ?

-J'étais infirmière en chirurgie, ne vous en faites pas pour moi !

Le nain hocha la tête et sortit pour aller chercher ce dont ils avaient besoin. Marie repoussa une mèche de cheveux qui collait au front de sa belle-sœur et lui caressa doucement le visage.

-On parlera de la blessure quand tu iras un peu mieux, d'accord ? Mais ça va ? Tu as besoin de quelque chose ?

Anna secoua la tête. Fili rentra à ce moment dans la pièce en cajolant Maëlia. Marie l'observa avec un sourire attendri, Kili également. Mais ce qui frappa le plus le blond fut le regard agréablement étonné de sa fiancée. Elle avait ce tout petit sourire qui lui plaisait beaucoup. Il s'approcha du lit et assit Maëlia juste à côté d'Anna.

-Hey, petite puce. Comment va ma nièce préférée ? dit faiblement la jeune femme.

-Nana, prononça la petite fille en tendant le doigt vers Anna.

-Oui, Nana. C'est bien ma grande.

Une petite quinte de toux lui coupa la parole. Kili récupéra la petite et l'emmena jouer dans le coin opposé de la pièce. Fili s'assit sur le fauteuil pour ne pas se mettre à faire les cent pas. La fatigue finit par le rattraper et il s'endormit là.


Voilà voilà... j'espère que ça vous a plu. A la semaine prochaine, bisous.