Salut tout le monde ! Il est exactement six heures du matin et je viens de finir d'écrire le chapitre après cinq heures d'écriture d'affilées. Bah oui, pour vous montrez ma volonté à vouloir continuer cette fanfic, je me suis sentie obligée de faire une nuit blanche pour terminer le chapitre lol !
Premièrement, je tiens à m'excuser de vous avoir fait attendre deux mois, comparé aux premiers chapitres que je publiais toutes les deux semaines, c'est très long. Et si certains ont décidé de ne plus me suivre, je comprendrai ! En fait, cet été, j'ai été très occupée. J'ai travaillé trois semaines dans l'entreprise à mon père pour gagner de l'argent car l'année prochaine il y aura un voyage au Japon (organisé par le lycée) et je veux absolument y aller ! Je vais m'inscrire et j'espère d'ailleurs que je serai prise, donc croisez les doigts pour moi ~ ! Donc je travaillais huit heures par jour, je mettais des bouteilles à tremper dans des bacs rempli d'eau, puis je les décapsulais avec un cutter, j'enlevais les étiquettes puis nettoyais la bouteille avec une éponge pour enlever la colle. Bref, un vrai travail ! J'étais très fatiguée le soir et je ne pouvais pas écrire.
Ensuite, j'ai fais un voyage en Belgique, de seulement quelques jours, certes, mais voila. Après, j'ai eu mon anniversaire (18 ans ! o/), celui d'une amie, j'ai repris des cours de conduite (mes parents me mettent la pression en ce moment pour que j'ai le permis) etc… ! Donc voila, je n'avais ni le temps ni l'envie d'écrire, quand j'essayais j'avais le syndrome de la page blanche ! Même si je savais quelle scène je voulais faire, je n'arrivais pas à mettre de mots !
Et comme ça j'ai repris les cours, c'est dur ! Je suis en première L maintenant, on a beaucoup de travail, j'espère que vous me comprenez ^^ ! En tout cas, je tiens vraiment à m'excuser. .
Deuxièmement, MERCI à tous ceux QUI ME LISENT, ME COMMENTENT, FONT VIVRE MA FANFIC, et M'ENCOURAGENT ! Nous avons atteint les 22.000 vues, les 170 commentaires, les 65 favorites et 86 followers ! MERCIIII 3 Je vous aime ! ~ Je suis toujours aussi contente de voir que ma fanfiction vous plait, et ne vous inquiétez pas je ne l'abandonne pas ! ^^
Si vous voyez que je n'ai pas publié depuis un moment, allez sur mon profil j'indique en pourcentage où j'en suis rendue dans le chapitre suivant et je vous informe de si je suis très occupée ou non ! =) C'est tout en bas dans la rubriques « Mes fanfictions » ^^
A part ça je suis fatiguée, on est lundi, il est six heures du matin, et je vais devoir me préparer à aller en cours d'ici 45 minutes. Je ne sais pas comment j'ai fait pour écrire autant d'heures d'affilés… ! My god j'ai écris 7000 mots en une journée ! Un nouveau record je crois ! XD
Je tiens à préciser que je n'ai aucune idée de quand le prochain chapitre arrivera, ce sera selon mon inspiration ! ^^ Désolée pour ceux qui aiment les chapitres de 6000 mots, j'ai fait le double ! Ce chapitre est riche en action/émotion, donc je n'ai pas eu le choix huhu ~ Aucune correction n'a été faite pour le moment, je le poste juste après avoir fini de l'écrire pour que vous puissiez le lire car je ne veux pas vous faire attendre une semaine de plus à cause de l'internat ! J'espère qu'il vous plaira, vous fera lire, pleurer, etc ! =D
Bon je vais m'arrêter là, je vous remercie à nouveau pour tout, et j'espère vous revoir bientôt ~
Pour ceux qui veulent savoir à quoi ressemble May, je me suis amusée à la dessiner ! Vous n'avez plus besoin d'imaginer sa tête de dépressif ! :
tapez "Wakfina deviantart" pour trouver mes dessins et donc celui de May ! Le dessin se nomme « May – OC » ^^ N'hésitez pas à dire ce que vous en pensez !
je remercie Celia, une amie avec laquelle je dois partager mon esclave (Frisouille si tu me lis XD), pour avoir eu grâce à elle les 21.000 vues et avoir offert un rouge à lèvres à Shachi dans le chapitre XIII.
Sur ce, je réponds à vos commentaires ~ !
Moni :
Saludos Moni, me gustaría comenzar dándole las gracias por su comentario. Reconozco que me sorprendió cuando lo vi porque nunca había recibido ningún comentario en un idioma extranjero. Durante este día me pregunté: "¿Cómo puede leer mi historia si es en francés?" Supongo que uses un traductor, ya que tuvo que usar uno para entender su mensaje. De hecho mi meta es mejorar mi mismo mediante la publicación de mis historias, y soy consciente de que todavía tengo mucho progreso para hacer! Yo no entendía la sentencia después de aproximadamente realismo y "carácter", tal vez usted podría decirlo de otra manera?
Sí, quiero mejorar, como todos los escritores, creo. Es mi objetivo, es por eso que publico aquí, y aunque no siempre se dan cuenta que sí sé que mi escritura evoluciona con el tiempo. Oh, no, la gente tiene el derecho de hacer ese tipo de comentario, se entiende, sólo me dijeron que ellos no aprecian, creo que por lo que realmente no tengo el derecho de culpar. También depende de mí para aprender a dar un paso atrás de lo que se dice en los comentarios, pero todavía quería reunirse con ellos, para hacerles entender que la historia no se basa en dos personajes. Yo sé que los lectores me siguen y les gusta mi trabajo, y siempre estaré agradecido porque ellos son los que me hacen mover, todo el mundo no puede recibir mi historia, siempre habrá no las personas al apreciar su verdadero valor, y esto es normal, la vida es así. Así que me obligo a pensar en aquellos que amo lo que hago, para motivarme a escribir más.
Gracias por leerme, les mando un saludo de Francia, un país muy hermoso se quiere, espero que un día habas el placer de visitar! Que tengas un buen día. =)
PS: Si usted no entiende todo mi respuesta, por favor dígame, podría tal vez intentar escribir en Inglés, si usted domina ese idioma?
DonnySean :
Yo ! Oui je sais que certains lecteurs sont satisfait de la longueur des chapitres, mais bon, je peux pas faire plaisir à tout le monde haha ~ ! Owii, Law, attaque Fatal Foudre ! [Law : NYAAAA] Ah, tu as toi aussi des cheveux épais alors ! Bienvenue au club ! Moi, je les ai bouclé il y a deux ans, enfin, j'ai adopté la méthode pour le faire, je veux dire. Avant, je les brossais tout le temps, grosse erreur ! Ça augmente leur volume et ce n'est pas beau, or, maintenant, je leur fais un soin au moins une fois par semaine lors de la douche, puis juste après je mets de la mousse coiffante pour que ça fasse des boucles ! Pas des grosses boucles, certes, mais c'est plus joli ~ Je t'assure que moi, ça m'a changé la vie ! Et environ tous les deux/trois mois, je les fais désépaissir chez le coiffeur ^^ je trouve ça mieux que de m'embêter à les lisser ! En plus, même si ça les change d'avant, ils restent quand même épais, et c'est une manière à moi de les accepter tout en les embellissant, je trouve ! =)
Yep, quand tu auras commencé à la publier, n'hésite pas à m'envoyer le lien, que j'aille y faire un tour ! ^^ Ben j'en ai lu certains mais pas sur Bepo, en ce moment je suis à fond sur le ERERI (Eren X Livaï — Shingeki no Kyojin), donc bon XD ! J'en ai lu aussi de Sasuke et Sakura ainsi que Kakashi et Sakura, mais c'est tout lol ! Ouais je fais gaffe maintenant, quand y a écris -18 ou « Warning, YAOI ! » je m'absente ^^ Bah oui désolée choupinette, je sais qu'il est court ! J'espère que le prochain apaisera ta faim ! :3
Aha, tu auras la réponse à toutes ces questions dans CE CHAPITRE ! ~ Grave, Zoro est un vilain pas beau ! Nan, on l'aime bien notre marimo ! Si je lui donne ces pensées envers May, c'est parce que oui, je veux qu'une personne au moins dans le monde de One Piece ne l'apprécie pas, histoire de rendre le personnage crédible. Je trouve Zoro parfait dans ce rôle, je ne sais pas pourquoi XD ! Oui, dur dur pour Shachi, on pense à lui ! C'est un mauvais moment à passer =) Ah mais Law et Luffy à deux ils sont pas possible… ! Surtout Luffy, aha ! Law n'en peut plus de lui… !
Bisous ~
Ic'ilver :
HEY ! Bah ça va bien ! Oui ça y est j'ai fini de travailler, enfin ! Ça me fait environ trois semaines de travail, je vais gagner pas mal d'argent éhé ~ mais je compte bien profiter de mes vacances maintenant ! De rien pour avoir raccourci le chapitre, même si certains n'en sont pas très heureux, aha. Hum non, il me semble que tu étais la 151 ème review, pas la 150 ! ^^ Ah c'est vrai ? Ces conseils t'ont aidé ? Je suis contente alors, après tout c'est pour vous que je les mets ! Même moi je les utilise, c'est très pratique ! Ah bah Pokémon c'est le top du top, et ça permet un peu de réduire la tension du moment ~ J'adore ce générique XD ! Oh t'aimes aussi la romance comme moi ? Cool ~ LOVE U ! MAIS JE VOULAIS UNE GLACE A LA VANILLE, VILAIN (vilaine ?) ! J'aime le chocolat, mais la vanille c'est THE BEST ! *^*
Pas de souci pour le manque d'ordre, je vais pas te punir ! :D Boarf arrête de t'excuser ! Les fautes on s'en moque dans les commentaires, encore dans les chapitres voila quoi, je sais d'ailleurs que j'en fais aussi et comme je me relis pas beaucoup bah voila quoi ! Donc t'excuses pas on est pas parfait ^^
[La Bêta-lectrice, WhiteMerry, qui passe par là, se met discrètement à rire derrière son écran.]
Oui je suis au courant que Law a plus que 5 membres dans son équipage mais je ne parle jamais d'eux car on ne sait RIEN de RIEN sur eux mis à part leur physique, du coup je ne parle que des « principaux » ^^
Emy : Hello Emy !
First, I want to thank you because you have got the courage for write me a review in French, congratulation ! You know your French is not bad ! Don't stress about it, okay ? :D So, for reply about your question, yes, I can speak English ! Just a little, I learn English 7 years ago but I'm not very good aha, I'm in a class where we will learn text in English, so don't be worried about this ! ^^ I guess it's difficult to read a story in another language ! Hum, I don't make a lot of errors in French, I think, so I guess that you have understood my story ^^ Oh I love Law too ! He is very cool, don't it ? Yes he is very "charismatic" (in French, we said "charismatique", it's very simple ! :D) Thank you for your compliments, it's very nice ! Yes I understand "fresh", it's "frais" in French ^^ No I will never think that you are an idiot, you have got the courage for write a message in another language, so I just can be surprised and happy ^^ !
Don't hesitate to use a translator when you are not sure about a word, it help ^^
Hope you understand me ! Have a nice day and thank you again ! =)
Nely Suglisse :
Yo ! Ok pas de souci ! Si tu as déjà commenté ma fanfic, je me souviens de toi, on n'oublie pas les lecteurs héhé ! =D Merci de tes encouragements, j'espère que certains n'ont pas pensé que je manquais de respect ou quoi que ce soit de ce genre ! Merci du compliment et je suis contente de savoir que je ne suis pas la seule à partager cet avis ^^
Bisous à toi et merci 3
LilyDTrafalgar : Coucou ! Je suis rassurée si l'histoire de Shachi t'a plus ! Elle est très importante ^^ ! Savoir le futur ? Oh non, elle n'a pas ce pouvoir XD ! Ca serait cool mais nan mdr ! Mais évidemment que Law va engueuler May, mais juste un petit peu, c'est tout, heureusement pour elle XD !
Merci d'avoir commenté ~ ^^
Arya Cahill : Hey ! Merci de m'encourager dans mes propos, ça fait plaisir ^^ Ah d'accord je comprends mieux, après je sais qu'un long chapitre ça peut être rebutant mais je trouvais important de bien tout décrire en fait ^^ mais tu as aimé je ne peux qu'être satisfaite :D ! Mais grave Law il en peut plus là il réentend le prénom « Luffy » il fait une Facepalm MDR Mais c'est trop ça en vrai, créons une association pour aider Law lol ! Bah c'est Sanji quoi, mais il est chou notre cuisto ,hm ? :D Merci !Je fais pas souvent de quipropos mais là j'étais contente XD Pokémon c'est le bien 33 ! Oh tellement de questions ! Elles seront toutes résolues quand tu auras fini le chapitre ^^ ! Curieuse va :P Disons que pour le soldat de faible rang qui est au courant, les rumeurs se répandent vite et les soldats parlent beaucoup entre eux. =)
Merci d'avoir laissé un long com's, je te souhaite bon courage pour la rentrée ! o/
HeartSakura : Salut salut jeune nouvelle dans le monde de la fanfic ! Oh merci tu vas me faire rougir tu sais ? Vilaine, avoue-le, tu veux me faire rougir ! XD Merci de tes encouragements, t'es mignonne ! Tiens, un cookie ! *lance un cookie* I love U ! Je vais essayer de garder courage et de faire de mon mieux en première L, merci beaucoup =D Je te souhaite bonne chance dans tes études !
PS : Pas de souci pour la deuxième review, ça arrive ^^ merci ~ o/ !
Muwnder : Merci, bon retour à toi aussi ! \o/ Je vais faire de mon mieux et essayer d'être motivée, est-ce que toi ça va au niveau des études ? J'espère que oui, n'hésite pas à MP si ça va pas =) ! C'est vrai tu adores ce chapitre ? Oh cool ~ ! J'avais peur que ça parte en n'importe quoi mais finalement pas mal de gens sont plutôt content donc je vais pas me plaindre ^^ Au début moi non plus je n'avais pas envisagé tout ça mais ça me tenait un cœur de faire un truc sur ses fichues lunettes mdr ! MAIS GRAVE SOS TRAFALGAR PRET A PETER MDR ! Si ça continue Luffy va finir en pâté pour chien !
Bisous, voici la suite et merci de me partager ton enthousiasme ! ^_^
Nikkouyoku : Salut ^^ ! Tu verras cela par toi-même, durant l'interrogatoire =) cela répondra à tes questions ^^ Et bien merci de me dire que tu as aimé le chapitre sur Shachi, ça me fait plaisir, sincèrement ! ^^
Merci d'avoir commenté =)
Candice-crush : Coucou ! Oh mais y a aucun souci, le BAC est la priorité avant tout =p ! FELICITATION ! UN COOKIE POUR TWAAA ! J'espère que ta nouvelle vie de convient, ça doit être nouveau pour toi ! La fac, wahou ça doit être gigantesque ! Bon courage à toi pour ne pas te perdre dans la foule XD ! Yep Shachi et Law c'est du solide ! Une vraie amitié tout ça tout ça ! Shachi power ! Pas de souci pour le surnom, en échange, je vais t'appeler Wapiti XD !
Ah tu es une L toi aussi ! Je t'aime, je te donne un autre cookie !
Merci d'avoir commenté avec autant d'enthousiasme, et à la prochaine fois ~ !
Madou : Coucou ! :D
JOR j'ai l'honneur d'avoir ton premier commentaire ? Merci, je vais en prendre soin *s'incline* Comment ça «enfin » un OC réaliste ? Faut pas dire ça choupinet(te), y a plein de fics avec des OC réaliste, faut juste les chercher t'inquiète pas =D ! Tu finiras par trouver ! Mais merci quand même pour le compliment 3 Ah mais genre une fois j'ai lu une fanfic OP et la OC avait 5 fruits du démon 8D Narmol, quoi !
Merci pour ton commentaire je vais continuer de faire de mon mieux et d'essayer de respecter le caractère des personnages ! :D
Bye
Torima Kenro : Bonjour ^^ ! Tant de points d'exclamations et de motivation c'est trop mignon ! Je t'aime déjà =D Merci beaucoup d'avoir laissé un petit commentaire, les gens n'y pensent pas toujours mais ça fait super plaisir =) J'espère que tu reviendras ^^ !
Au revoir =)
L1109 : Salut ! Je sais pas si tu as mangée du lion ce soir-là mais wahou ! Trois reviews d'un coup, ça m'avait bluffée ! Tiens, un cookie (a) ! Oui je suis cruelle, un vilain petit canard malsain qui coupe au moment les plus importants, pleurons tous ensemble %D
Bonne soirée (ou plutôt bonne journée pour moi car il est… 6h32 OHlala je dois me dépêcher faut que je prenne ma douche XD !)
Bisous et merci ! o/
Plouf : Hey ! Merci, voici la suite que tu attendais tant, désolée du retard ! =)
Guest : Merci, et n'hésite pas à faire un compte sur , c'est plus pratique pour communiquer ^^
Voila la suite petit enfant :D~
Et pour finir, ma bêta lectrice, WhiteMerry, tient à répondre à une review ! ^^ Je lui laisse la parole ! :
Petit mot de la bêta-lectrice par rapport à la review de hiyaka, qui soulevait le point que l'auteure de cette fanfiction a été aidée :
Je tiens tout d'abord à rassurer l'auteure de la review, je ne vais pas la manger ! Je ne sais juste pas comment prendre cette remarque, alors je vais juste éclaircir un point pour que tout le monde soit au courant :
Une bêta-lectrice, ce n'est pas simplement une correctrice, c'est aussi une personne qui peut critiquer pour permettre à la bêta-lectée de s'améliorer. EN AUCUN CAS, LA BÊTA-LECTRICE IMPOSE SES IDEES ! L'histoire que vous lisez est et reste l'œuvre de l'auteure, et non de la bêta-lectrice !
Bref, oui, j'aide ma bêta-lectée car c'est mon rôle, mais je respecte énormément son travail, je ne fais que proposer des idées, à elle de les suivre et de les transformer à sa sauce, cela reste son histoire. S'il y a un problème avec ça, c'est que vous n'avez pas compris le rôle d'une bêta.
Ah oui, dernière chose, ne prenez pas ceci comme un reproche, ça n'en est pas un. Je ne suis pas l'auteure de cette histoire, je ne me permettrais pas de faire perdre du lectorat à ma bêta-lectée, je tenais juste à ce qu'on différencie bien les rôles d'auteure et de bêta-lectrice.
Encore désolée si j'ai paru très froide, en vous souhaitant une bonne lecture,
WhiteMerry.
Résumé du chapitre précédent
Les deux équipages se sont rendus compte de la disparition de May. Ils décident donc de se disperser un peu partout dans la ville en groupe de deux pour augmenter leur chance de la retrouver.
Pendant ce temps-là, les chasseurs de primes se dirigent en direction de la base marine pour récupérer la prime. L'un d'eux, nommé Chisei, pense qu'il serait préférable de rester pour retenir les pirates au cas ou ils réussiraient à les rattraper, pouvant ainsi faire tomber leur plan à l'eau s'ils arrivaient à récupérer la jeune fille. Il reste donc aux côtés de Jun pour surveiller l'arriver de Law et des autres.
Les trois autres chasseurs de primes arrivent à la base marine et commençent à marchander pour obtenir une somme supérieure à trente milles berrys.
Chisei et Jun apercoivent Law et Luffy, et sont prêt à combattre.
Les personnages appartiennent à Eiichiro Oda, seule May et Shinobu sont à moi ~
En espérant que ce chapitre vous plaira !
Sincèrement,
Wakfina ~
oO_O_Oo
Law avait un mauvais pressentiment. Il se sentait scruté, observé, analysé de toute part. Il le savait, au fond de lui : quelqu'un le sondait du regard. Son pas se fit plus lent, jusqu'à ce qu'il finisse par s'arrêter. Il plaça un bras devant Luffy qui courait toujours pour le stopper, ses yeux gris fixant les alentours.
— Un problème Traffy ? lâcha l'autre capitaine.
Law lui fit signe de se taire, les yeux plissés. Quelque chose n'allait vraiment pas.
— Room, prononça-t-il à voix basse, faisant apparaître un cercle bleu qui entoura ce qui était aux alentours.
Chisei et Noboru, qui ne s'attendaient pas à être dedans, se dépêchèrent de s'y éloigner en sortant de leur cachette, se dévoilant alors au Chirurgien et au Chapeau de Paille. Le Chirurgien de la Mort plissa les yeux, et se doutait que ces deux hommes comptaient parmi ceux qui avaient enlevés May.
— C'est qui ceux là ? questionna Luffy en les pointant du doigt.
— Je pense que ce sont les fameux chasseurs de primes qui ont attaqués May.
— Donc ce sont des méchants ?
— T'as vraiment besoin de me poser cette question ? s'exaspéra Law.
Chisei eut un rire.
— Perspicace. Trafalgar Law, hm ?
— Oui, malheureusement pour vous, rétorqua le concerné avec arrogance.
— Un gamin qui se croit invincible Noboru, on aura tout vu, ricana Chisei. Ta réputation n'est pas superficielle, je n'en doute pas, mais tu ne fais pas le poids, pirate.
— Peut-être que si tu la fermais on pourrait commencer le combat ? le provoqua Law en lui faisant un doigt d'honneur, un sourire aux lèvres.
Noboru haussa un sourcil, intéressé. Il attrapa le fourreau situé dans son dos et en sortit un sabre aussi grand que celui de Law. Il lança finalement, légèrement taquin :
— Ne vous inquiétez pas, on ne vous tuera pas, ou du moins on va essayer.
— On veut juste vous retardez un peu, histoire que vous n'alliez pas foutre nos plans en l'air, ajouta Chisei qui sortait lui aussi son sabre.
Les deux pirates se mirent en position de combat, et la tension montait d'un cran entre les deux équipes. Luffy, qui avait parfois un peu de mal à connecter ses neurones, ne put s'empêcher d'avouer avec une très grande motivation :
— J'ai rien compris, mais bon, si ce sont des méchants, je vais les éclater !
La pauvre victime (ici Trafalgar) qui lui servait de partenaire, se retint de s'écraser la tête contre un mur.
[…]
Pendant ce temps-là, Sanji et Zoro marchaient toujours à la recherche de la jeune fille. Pour le plus grand bonheur du sabreur, le blond s'était calmé et ne chantonnait plus des phrases aussi poétiquement stupides les unes que les autres aux femmes qu'ils croisaient, ce qui faisait du bien à ses oreilles et avant tout à ses pauvres nerfs. Aller vers la base marine en direction du nord, qu'avait dit le Chirurgien à la noix. Il suivit donc son sixième sens et emprunta un chemin, au hasard en priant pour que l'autre ne fasse aucun commentaire cette fois-ci.
— Oï, sabreur de mes deux, interpella le cuisinier d'un ton détaché et amusé.
Raté.
— Quoi encore ? Tu me casses les couilles, tronche de citron, rétorqua-t-il avec un agacement non dissimulé.
Sanji leva les yeux au ciel, se retenant d'engager à nouveau un combat au milieu de la rue.
— L'autre chirurgien nous a dit d'aller vers le nord, tu le sais, ça ?
— J'suis pas sourd putain, je l'ai entendu tout à l'heure, marmonna le vert, les sourcils froncés.
— Ouais mais là, tu te diriges vers le sud, abrutit.
Ledit abrutit s'arrêta brusquement dans sa marche, sentant la colère l'envahir car c'était déjà la deuxième fois que le dragueur à deux balles lui faisait remarquer son orientation peu fiable. Sanji arbora un sourire moqueur, mais n'ajouta rien car il savait que l'énerver encore plus leur ferait perdre du temps. Lorsque Zoro l'eut rattrapé, ils reprirent tous les deux la marche au pas de course, gardant tout de même une distance supportable pour éviter toute pulsion meurtrière envers l'autre, c'est-à-dire environ cinq mètres.
— La prochaine fois, rappelle-moi de ne pas faire équipe avec toi, enfoiré, lança tout de même le sabreur pour la forme.
— C'est réciproque, tête de gazon.
L'ambiance était agréable, l'on pouvait le dire.
[…]
— Dis, Robin, tu en penses quoi de celle-là ? Elle est jolie, quand même !
La concernée eut un léger sourire discret face à la navigatrice, Nami, qui tendait dans sa direction une robe blanche d'été sur laquelle était dessiné des mandarines. C'était seulement le troisième magasin qu'elle faisait et la rousse avait déjà deux sacs remplis de vêtements qu'elle portait elle-même, puisque Ussop n'était pas là pour le faire à sa place en bon gentleman servant qui se serait soumis à ses menaces et à son regard meurtrier.
De toute évidence, quand la rousse voyait des vêtements qui lui plaisaient beaucoup, les gens en danger passaient un peu à côté. Avait-elle oublié le but de leur présence dans ces rues bondées de gens pressés ?
— J'en pense que l'on devrait peut-être repartir vers la base marine, fit-elle remarquer sans perdre de son sourire.
—Oh, lâcha subitement Nami, figée. Tu as raison, May est peut-être en ce moment-même en danger de mort, et moi je fais les magasins… ! ajouta-t-elle avec exaspération.
— Elle va sûrement bien, la rassura son amie, mais il serait peut-être plus sage de repartir
Nami hocha la tête, se rendant compte que Robin avait raison. Son amour pour les vêtements à la mode lui faisait vraiment perdre la tête ! Déterminée, elle rangea la robe dans le rayon où elle l'avait trouvée puis sortit du magasin suivit de la brune. Alors qu'elles se remettaient à courir, elle ne put s'empêcher de dire :
— Quand même, elle était vraiment sympa cette robe, non ?
Robin retint un deuxième sourire amusé.
[…]
Des cris résonnaient dans la pièce. Une dispute assez violente mais néanmoins comique avait lieu entre Ikaku et le marine qui s'occupait des pirates qui avaient été capturés. Les deux se haussaient sur la pointe des pieds pour essayer d'intimider l'autre tout en hurlant ses arguments et son opposition. May les trouvait ridicule, et commençait même à être blasée de la scène. Cela faisait déjà depuis vingt minutes qu'ils marchandaient, et aucun n'était satisfait. Au moins, ça faisait gagner du temps aux autres de venir la chercher. Jun observait le spectacle à côté d'elle avec les bras croisés, ne faisant aucun commentaire, tandis que l'autre, Hide, s'énervait au fil des secondes et marmonnait des propos qui témoignaient de tout sauf de la beauté de la langue. Il lui faisait penser à Zoro, d'ailleurs.
— Cinquante milles berrys, je ne proposerai pas plus ! s'exclama le marine, les sourcils froncés.
— Soixante milles ! rétorqua Ikaku.
Autant dire que la paix entre ces deux là n'était pas prête de se faire. Soudain, la jeune lycéenne écarquilla les yeux, une idée en tête. Elle fixa tour à tour Jun et Hide qui semblaient ne pas faire attention à elle, trop occupés à regarder les deux autres qui se chamaillent toujours avec vivacité. Elle déglutit, puis sonda la porte qui était à seulement quelques mètres d'elle. Avec un peu de chance, elle pourrait l'atteindre et essayer de s'échapper en profitant de leur distraction. De toute façon, c'était peut-être sa seule occasion de tenter quelque chose, et même si les chances de s'en sortir étaient très maigres, elle voulait essayer.
Déterminée, elle balaya la salle du regard pour voir si personne ne l'observait, puis, silencieusement, elle s'allongea et commença à ramper sur le sol en direction de la porte, telle une limace dégoûtante et gluante qui cherchait à fuir la civilisation. Dans sa tête, elle comptait le nombre de mètres qu'il restait.
— Six…
Elle avait une flamme inconsummable en elle, physiquement elle restait faible, mais dans ce genre de situation, mentalement, elle était prête à être aussi dure que de la pierre !
— Cinq…
Qu'est-ce qu'elle en avait faire à si elle ne venait pas de ce monde et que sa place ne devrait pas y être ? Elle ne savait toujours pas pourquoi elle y était, alors elle pouvait bien s'inventer elle-même une raison : sa place était ici, elle s'y sentait enfin chez elle, et toute personne qui s'opposerait à ça finirait en tranches de concombres !
— Quatre…
Oh qu'elle allait s'entrainer durement pour mettre une raclée à tous ses ennemis ! Ils allaient voir, cette bande d'abrutis, on ne s'en prend pas à May ! Elle allait tous les mettre à terre, un par…
— Qu'est-ce que tu fous, morveuse ?! s'écria Hide en l'attrapant par le col de son haut.
Sans attendre, il la traina jusqu'au milieu de la salle pour qu'elle ne puisse plus retenter quoi que ce soit, puis il lui jeta un regard noir.
— Essaye encore une fois de t'échapper et je t'éclate la tête, t'as compris ? Tu me fais chiez, là.
La jeune fille qui avait vu sa condition humaine se transformer en limace, eut une grimace, la réalité la frappant de plein fouet. Elle en avait marre d'être ici et pas avec ses amis. Elle décida donc de faire quelque chose d'immature, histoire d'empirer sa situation : elle tira la langue à Hide, puis affirma ensuite avec un air méprisant.
— T'es moche, je ne t'aime pas !
Le jeune homme réagit au quart du tour, s'avançant vers elle pour la faire taire définitivement, mais Jun lui attrapa le bras et lui intima de se calmer, lui faisant comprendre que s'il la tuait, ils ne gagneraient aucune prime et Ikaku serait très en colère. Son explication eut le réflexe de le calmer instantanément, enfin, seulement extérieurement, car intérieurement, il bouillait toujours autant.
— Tch, lâcha-t-il en se dégageant de Jun d'un geste brusque, avant de s'adosser contre le mur à côté de la porte.
May avait eut peur qu'il s'en prenne à elle, mais elle l'aurait méritée après tout. Rassurée tout de même, elle reprit un masque d'indifférence et remarqua que Ikaku et l'autre se disputait toujours. Elle leva les yeux au ciel.
— Cinquante milles ! continuait de proposer le marine.
— Soixante milles ! ripostait le chef des chasseurs de primes.
— Cinquante milles !
— Soixante milles !
— Cinquante milles !
— Soixan…
Vraiment énervé qu'il ne cède pas, Ikaku assomma d'un coup de poing made in Nami le marine qui s'écroula à terre, inconscient. Comme quoi, Hide n'était pas le seul à céder à son énervement, parfois.
— Tu me saoules, lança-t-il inutilement puisque le jeune homme était complètement assommé.
— Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda posément Jun.
— On va voir quelqu'un d'autre, on n'en tirera rien de celui-là, ordonna-t-il.
Ils sortirent donc de la pièce d'un pas las.
— Qu'est-ce qu'elle fait là ? Vous ne deviez pas récupérer la prime ? interrogea le soldat qui leur avait donné des renseignements une trentaine de minutes plus tôt en voyant May à leur côté.
— Un petit désagrément, répondit vaguement Ikaku, suivit de Jun et de Hide qui traînait la jeune fille en la tirant par le col comme un cadavre.
Ils sortirent du bâtiment sans plus d'explication. Le soldat, pris au dépourvu, s'empressa d'aller dans la pièce d'à côté et aperçu avec stupéfaction son camarade qui était à terre.
— Mais qu'est-ce qu'il s'est passé… ?
Un quart d'heure s'écoula durant lequel ils cherchèrent dans un autre bâtiment quelle autre personne s'occupait des primes et de tout ce qui allait avec. May avec replié les bras contre sa poitrine et se mordait parfois la lèvre inférieure, car ses jambes commençaient à être égratignées, à force d'être traînée par terre comme un saucisson sur lequel Voldy aurait lancé un Avada Kedavra. Heureusement pour elle cinq minutes plus tard Hide la lâcha car ils avaient enfin trouvé quelqu'un.
Les négociations furent moins longues cette fois-ci et aucun hurlement inquiétant ne se fit entendre durant 'entrevue. Par contre, c'était May maintenant qui commençait à s'inquiéter, elle n'arrêtait pas de se demander ce que faisait Law et les autres. Elle culpabilisait un peu de s'être faite avoir aussi facilement, mais en même temps, à un contre cinq, qu'est-ce qu'elle aurait pu faire ?
Les chasseurs de primes s'en allèrent avec finalement soixante milles berrys en poche, un air satisfait collé au visage. Le marine, qui avait l'air aussi satisfait qu'eux, attrapa un escargophone et appela trois soldats qui arrivèrent une minute plus tard au pas de course. Il leur ordonna de la conduire à une des cellules située dans un autre bâtiment. On lui détacha les pieds, les mains, elles, restèrent ligotées. L'expression de la lycéenne se faisait plus sérieuse désormais, elle savait que sa situation était assez critique. Ils sortirent du bâtiment dans lequel ils étaient pour aller dans un autre, la jeune fille gardait la tête baissée, peu habituée à être traitée ainsi. Elle n'avait jamais commis de délit dans son monde, alors, être arrêtée ainsi et regardée comme une ennemie, ça lui procurait une sensation étrange. Ses lèvres s'étirèrent en un rictus lorsqu'elle aperçut la cellule.
— On devrait vider ses poches, proposa l'un d'eux. On ne sait jamais.
La respiration de May se coupa, les seules poches qu'elle possédait étaient dans sa veste, et dans sa veste, habituellement, il y avait…
— C'est quoi, ce truc ? demanda le deuxième en haussant un sourcil, sortant un objet qu'il n'avait pas l'habitude de voir.
Elle pâlit à la vue de son portable, son Samsung S4 protégé d'une coque en plastique sur laquelle était dessinée une petite fille aux cheveux noirs attachés en un chignon avec un nœud rouge qui tirait la langue.
— Je t'ai posé une question, pirate, ajouta-t-il en la fixant du regard.
Elle voulut répliquer qu'il pouvait bien aller se faire voir, mais les mots moururent dans sa gorge. Il allait s'énerver lorsqu'un autre lui ordonna de se calmer.
— De toute façon, elle va obligatoirement passer à l'interrogatoire, fit remarquer le troisième.
Celui qui l'avait questionné lança à la jeune fille un regard méprisant, puis il rangea son précieux portable dans sa poche sous l'air désespérée de May. Le premier haussa les épaules et ouvrit à l'aide d'une clé la cellule, puis, sans ménagement, il la poussa à l'intérieur et ferma aussitôt la porte, la laissant livrée à elle-même.
La solitude l'étreignit soudainement, et sa gorge se noua. La cellule était petite, plongée dans le noir. La poussière la fit éternuer. Il n'y avait pas d'endroit où s'assoir, ni de toilettes ou de fenêtre, juste le sol, froid, sale. La panique s'immisça en elle. Son portable, ils avaient son portable, avec toutes les photos dedans, les messages, les vidéos… ils possédaient dans leurs mains la preuve qu'elle venait d'un autre monde, elle était foutue !
Un sourire moqueur naquit sur ses lèvres, tout n'était peut-être pas perdu finalement, car comme n'importe quelle personne intelligente voulant protéger un tant soit peu ses affaires, May avait mis un code PIN pour empêcher l'accès de quiconque à son intimité. Et comme les gens de ce monde n'étaient pas des pro en informatique, il y avait une lueur d'espoir.
Un peu plus rassurée mais également fatiguée, elle s'adossa contre le mur dans un coin de la pièce, posa sa tête contre celle-ci, puis ferma les yeux pour se reposer un peu.
Le temps allait être long, très long.
[…]
Law fit un saut vers l'arrière dans le but d'esquiver une attaque et grinça des dents. Ils étaient vraiment coriaces, ils ne se laissaient pas facilement avoir, et ça l'énervait, ils leur faisaient perdre du temps, comme s'ils avaient besoin de ça maintenant ! Il allait revenir à la charge, lorsqu'un bruit se fit entendre dans la poche du dénommé Chisei. Celui-ci extirpa un escargophone de sa poche.
— Repli les gars, on a eu la prime, ordonna froidement Ikaku.
— On laisse donc les pirates vivants ? l'interrogea Noboru.
— On s'en fou des pirates, maintenant qu'on a le fric. On se retrouve au point convenu, fin de la discussion.
L'escargophone se tût, et Noboru eut un sourire narquois.
— Navré de ne pas pouvoir vous achever, pirates. Les ordres sont les ordres.
— On se reverra peut-être une autre fois, qui sait ? acheva Chisei.
Law voulut répliquer quelque chose, mais ils disparurent aussi soudainement qu'ils étaient venus, le coupant dans son initiative.
— Hein ? Ils sont passés où ? Je m'amusais bien, moi ! se plaignit Luffy avec un air déçu.
On a eu la prime
Le capitaine des Heart serra les dents, cela signifiait que May était déjà enfermée quelque part dans la base marine, et merde. Il sortit son escargophone, expliqua la situation à tout le monde et leur ordonna de se dépêcher, car même si Law avait confiance en ses capacités, il savait qu'à deux, ils ne pouvaient pas affronter autant de marine. Les autres étaient indispensables, malheureusement.
Tout ce qu'ils pouvaient faire, c'était attendre qu'ils arrivent, puis prendre la base d'assaut.
May, de son côté, avait réussi à s'endormir après une dizaine de minutes, son souffle était plus lent, apaisé. Et dans ses songes, ses souvenirs défilaient comme dans un film. Certains étaient agréables.
Regarde maman, j'ai eu un 13/20 en histoire !
Wahou, y a un nouveau jeu Pokémon qui va sortir !
Tu ne t'es jamais demandé à quoi servait la partie bleue d'une gomme ?
Et d'autres l'étaient moins, beaucoup moins.
Eh, choucroute, tu veux que je t'achète un peigne pour ton anniversaire ?
Tu sers à rien, tu pourrais disparaître que les gens en auraient rien à foutre
C'est quoi ma raison de vivre ?
— Oï, réveille-toi, gamine, l'appela quelqu'un.
La lycéenne surgit de son sommeil, et aperçut vaguement un marine qui semblait contrarié de son manque de réaction.
— On doit t'emmener quelque part, alors lève-toi et contente-toi de me suivre, si tu ne veux pas avoir d'ennui.
Obéissante, elle se leva et le suivit. On l'emmena dans une pièce dont les murs étaient fais en métal. Des caméras de surveillance étaient placées à chaque coin du plafond et deux soldats guettaient l'entrée, un fusil à la main. Une table de forme carrée décorait le centre de la pièce et une faible lumière émanait du plafond. Elle avait l'impression d'être dans un film. On la fit s'asseoir sur une chaise, puis on l'attacha à celle-ci en guise de précaution. Un autre soldat qui semblait un peu plus âgé entra et fit signe à l'autre de s'en aller. L'autre exécuta l'ordre et les laissèrent tous les deux. Les yeux noisettes de celui qui venait d'entrer se posèrent sur la pirate.
— Voila un cas bien intéressant que nous avons là, commenta-t-il avec un léger sourire.
May se contenta d'hausser les sourcils et de garder son calme. Elle avait une idée du pourquoi elle était là, mais pour autant, elle voulait en avoir le cœur net avant de réellement commencer à s'inquiéter. Son interlocuteur fit le tour de la table, fixant négligemment le plafond. Son petit manège dura pendant une trentaine de secondes puis, soudainement, il aplati ses deux mains contre la table et plongea ses yeux noirs dans les siens, un air plus que sérieux au visage.
— Je vais te poser des questions, et tu as intérêt de répondre sérieusement, car, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, tu n'es pas en position de force. Tu as de la chance, le gouvernement te veut en bonne santé, mais cela ne nous empêchera pas de t'amocher si tu n'es pas coopérative, compris ? menaça-t-il.
May hocha la tête, histoire de ne pas empirer son cas, bien qu'intérieurement, elle lui aurait bien lancé une insulte en japonais. Satisfait, le soldat sortit un calepin ainsi qu'un crayon et prit place en face d'elle.
— Prénom ? demanda-t-il sans grand intérêt.
— May.
— Nom ?
Elle allait ouvrir la bouche pour répondre, mais la referma rapidement, un peu désarçonnée. On ne lui avait jamais demandé ça. Law et les autres n'avaient jamais cherché à savoir son nom de famille, à croire que ça ne leur avait jamais effleuré l'esprit qu'elle en ait un. Si elle n'avait pas non plus cherché à en dire plus, c'était parce qu'elle ne voulait en aucun cas dévoiler totalement son identité. Elle avait peur qu'un jour cela puisse avoir des répercussions.
— Je n'en ai pas, se contenta-t-elle donc de répondre.
L'autre fit claquer sa langue contre son palais de mécontentement.
— Ton nom ? l'interrogea-t-il à nouveau avec plus d'insistance.
C'est qu'il était têtu le bougre. Bah, elle pouvait toujours en inventer un.
— Eleison, dit-elle finalement.
— L'endroit où tu vis ?
— North Blue.
— Age ?
Elle fronça les sourcils, il voulait aussi son Facebook, son adresse mail et savoir si oui ou non elle était vierge, pendant qu'on y était ?
— Dix-sept ans.
— Une gamine, en somme, fit-il remarquer.
— Je vais le tuer, pensa-t-elle en lui envoyant des ondes meurtrières.
Il se leva ensuite et sortit de la salle après avoir ordonné à un des gardes de la surveiller de près, sous l'air exaspérée de la jeune fille. Il parcourut quelques couloirs et attrapa un escargophone qui permettait aux hauts gradés de contacter les supérieurs pour tous ce qui concernait les cas importants. Après quelques minutes d'attente, il réussit à avoir l'un des supérieurs et, sachant que celui-ci devait être très occupé, lui donna rapidement les informations qu'il avait réuni sur May. Des bruits comme quoi son interlocuteur pianotait sur un clavier se firent entendre. Un sourire se dessina sur les lèvres du supérieur, car leur hypothèse était enfin confirmée : il n'y avait aucune May Eleison dans leur base de donnée, ni de May nulle part qui n'existait à North Blue ou ailleurs. Ceux qui géraient les fiches d'informations de tous les habitants de chaque région du monde étaient très soucieux de bien faire à ce sujet et très efficaces, il était donc impossible que ce manque de données à propos de la jeune fille soit une erreur. Impatient, il donna au soldat quelques indications et raccrocha aussitôt, avant de contacter le gouvernement mondial et de leur annoncer la bonne nouvelle.
Satisfait lui aussi, le soldat retourna à la salle qui servait d'interrogatoire et se rassit face à May qui n'était pas très rassurée. L'attente avait été longue, qu'est-ce qu'il se tramait à son sujet ? En plus, l'autre en face l'énervait de plus en plus. Il se balançant sur sa chaise avec un air victorieux, comme s'il avait tout compris de la supercherie.
— Il faut croire que le mensonge ne te va pas, petite, car nos supérieurs n'ont rien trouvé sur toi, tu n'es inscrite nulle part, déclara-t-il enfin.
Aïe. Ce n'était pas une bonne nouvelle pour May, ça. Le cœur tambourinant contre sa poitrine, elle essaya de prendre un ton assuré :
— Vos données ne doivent pas être très fiables, désolée de vous le faire savoir.
— Tu continueras toujours de nier, n'est-ce pas ? Pourtant, il va falloir que tu t'y fasses, on sait que tu caches quelque chose, et on découvrira quoi, ce n'est qu'une question de temps.
Elle sentit une goutte de sueur descendre le long de son visage. Sa respiration se faisait plus difficile, elle étouffait dans cette pièce. La peur d'être découverte lui tenaillait les entrailles. Au fond, qu'ils finissent par découvrir qu'elle venait d'un autre monde n'était peut-être pas si grave qu'elle l'imaginait. Peut-être que cela augmenterait sa prime et rien de plus ? Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de se ronger les ongles d'angoisse. Elle savait que la marine, et plus particulièrement le gouvernement, n'avait pas des objectifs très sains. S'ils le voulaient, ils pourraient, avec du temps, trouver comment entrer dans son monde et y faire régner la terreur, même si du point de vue technologique son monde dépassait celui de One Piece, elle n'avait jamais encore vu dans le sien des gens capables d'étirer ses bras comme de l'élastique ou de se transformer en oiseau ! Alors aucun doute possible : ils finiraient par avoir l'avantage. Ce scénario la terrifiait tellement, elle avait la sensation d'avoir une énorme responsabilité sur les épaules. Non, il ne fallait surtout pas qu'ils découvrent la vérité… !
— Tu ne dis rien, tout à coup, affirma le soldat, amusé.
— Je ne cache rien du tout, cherchez tout ce que vous voulez, vous ne trouverez rien, riposta-t-elle froidement après avoir pris une grande inspiration.
— Peut-être bien, oui, mais en attendant, on a des choses qui prouvent le contraire.
— Comme quoi ?
Son vis-à-vis leva le pouce, l'index et le majeur.
— Première, comme je te l'ai déjà dit, nous n'avons aucune information sur toi, énonça-t-il en abaissant son majeur.
— Mais je…, commença-t-elle vivement.
— Deuxièmement, la coupa-t-il aussitôt, certains marines ont témoignés avoir entendu de ta part des mots inconnus jusqu'ici dans notre langue, dont la prononciation diverge beaucoup de la notre, poursuivit-il en abaissant l'index.
Oups. Elle avait complètement oublié ce détail. Pour ce qui était de ne rien dire sur sa véritable vie, elle avait toujours fait attention, mais pour les insultes en japonais ou expressions de son monde, c'était toujours sorti tout seul, car oui, May s'amusait parfois, en tant que jeune fille un peu folle de dix-sept ans, à lancer des « baka » et des « Lol », et même parfois des « Achtung, Meerschweinchen ! (attention, cochon d'inde) ». Elle n'avait jamais pensé que cela se retournerait contre elle !
— Et troisièmement, on a retrouvé dans ta veste un objet très curieux, acheva-t-il en abaissant le dernier doigt, le visage fier.
La jeune fille aux cheveux épais sentit son assurance et sa leur d'espoir voler en éclats en apercevant son portable. Si seulement elle pouvait bouger… ! Mais non, il l'avait menottée à la chaise.
— Je n'ai jamais vu ça, peut-être pourrais-tu me renseigner ?
— Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat.
Sans qu'elle ne puisse l'anticiper, le poing du soldat frappa violemment sa joue gauche, rendant celle-ci aussi rouge que le sang qui commençait à s'échapper de son nez. Surprise, elle se figea et le fixa avec stupéfaction. Les traits de l'homme étaient désormais déformés par la colère. Il l'attrapa par le col de sa tunique et la fusilla du regard.
— Ecoute-moi bien sale gamine. Je peux tolérer de l'insolence de la part d'un pirate, j'ai l'habitude, mais je n'aime pas qu'on se foute de ma gueule. Alors t'as intérêt d'arrêter si tu ne veux pas que je m'énerve pour de bon, siffla-t-il dangereusement.
Il la lâcha brusquement et s'écarta de quelques mètres, avant d'ordonner au soldat qui était de l'autre côté de la porte de la ramener à sa cellule et de la priver de nourriture, comprenant qu'aucune information ne sortirait de sa bouche aujourd'hui. Le plus inférieur hiérarchiquement se mit en position de salut et prononça un « oui ! » motivé avant de détacher la jeune fille de sa chaise et de la tirer en direction de la pièce qui lui servait de prison. May avait du mal à marcher, sa vue se troublait et une migraine pointait même le bout de son nez. Le changement violent du comportement du soldat l'avait légèrement remuée et la scène repassait en boucle dans son esprit.
Quelques minutes plus tard, elle était à nouveau dans la cellule.
[…]
Tout le monde était enfin réuni devant la base marine, avec Zoro et Sanji qui étaient arrivés en dernier grâce à l'orientation plus que fiable du sabreur. Law leur avait rapidement expliqué ce qu'il s'était passé avec Chisei et Noboru.
— Alors ? Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Sanji, une clope à la main.
— On fonce dans le tas, évidemment ! s'écria Luffy avec enthousiasme, levant les mains en l'air.
— Et réduire nos chances ? Hors de question, Chapeau de Paille, rétorqua Penguin, les bras croisés.
— T'es tellement accro aux vêtements qu'au lieu de bouger ton cul t'as fait les magasins, la sorcière ? ne put s'empêcher de lancer Zoro en direction de Nami, ayant remarqué les sacs qu'elle portait dans sa main droite.
Le poing ne se fit pas attendre et Zoro vola à quelques mètres plus loin. Il voulut se relever mais les deux sacs remplis de vêtements atterrirent lourdement sur lui et il se retrouva à nouveau à terre, le visage caché par un sous vêtement en dentelle qui était tombé sous le geste. Il prit un air dégoûté.
— Puisque tu n'es pas content, tu me les porteras, tiens ! Et si tu cherches à protester, continua-t-elle en le voyant ouvrir la bouche, je multiplie ta dette par le nombre de cheveux que tu as sur la tête !
La bouche de Zoro se referma aussitôt, il n'était pas suicidaire à ce point-là.
— Quand vous aurez encore une fois cesser vos enfantillages, fit remarquer Law en insistant bien sur le « encore une fois », on pourrait peut-être élaborer un plan ?
— … On fonce dans le tas ! proposa Luffy une deuxième fois.
— Hors de question ! s'opposa aussitôt la navigatrice en le frappant à la tête, agacée.
Shachi, qui était resté plutôt silencieux depuis le début et n'avait toujours pas remis ses lunettes, s'avança de quelques pas.
— Je peux chercher où May est enfermée pendant que vous détournez l'attention. Avec ma vue, je n'aurai aucun mal à la retrouver.
— Qu'est-ce qu'il raconte ? demanda Luffy, ne comprenant pas pourquoi il parlait de sa vue.
Law hocha la tête, trouvant que l'idée était bonne.
— Penguin t'accompagnera.
— Non ! s'exclama le brun aux cheveux hérissés juste après, surprenant son capitaine qui fronça les sourcils de mécontentement, peu habitué à le voir s'opposer à lui.
Le concerné baissa les yeux face à tous les regards dubitatifs qui le fixaient.
— Je... Je veux dire… Il serait préférable que vous soyez le plus possible à faire diversion, ainsi, il sera plus facile pour moi de la délivrer. Et… je tiens vraiment à y aller seul.
Il ne put s'empêcher d'ajouter en le fixant droit dans les yeux :
— S'il vous plaît, Cap'tain…
Ledit Cap'tain avait repris un air nonchalant et sondait son subordonné et ami de ses yeux gris perçants. Sa proposition était dangereuse, très dangereuse. Il ne comprenait pas pourquoi il tenait tant à y aller seul. Et s'il se retrouvait gravement blessé ? Et s'il ne parvenait pas à remplir sa mission ? Voila pourquoi il n'aimait pas toujours être capitaine. Prendre les décisions n'était pas toujours facile. Finalement, il enfonça un peu plus les mains dans les poches de son pantalon moucheté et donna sa réponse :
— Très bien, si ça te tient tant à cœur, mais tu as intérêt à réussir.
Il savait qu'il pouvait avoir confiance en lui.
— Merci beaucoup, capitaine, remercia Shachi, reconnaissant.
Celui-ci haussa les épaules et donna quelques indicatives quant au plan à suivre. Chacun écouta bien attentivement puis, lorsque tout fût prêt, ils entrèrent dans la base marine, déterminés à en découdre. Conscient qu'une partie du succès de la mission reposait sur ses épaules, Shachi s'avança lui aussi et, alors qu'il allait s'engouffrer dans le lieu immense, entendit tout près de son oreille :
— Fait attention à toi, et protège-là coute que coute, c'est tout ce que je te demande.
Le brun sourit. Il n'en avait pas l'air comme ça, mais son capitaine était très attaché à eux.
[…]
— Un… Deux… Trois… Quatre… Cinq… Six… Sept…
May s'ennuyait tellement qu'elle faisait des mathématiques. Et si May se mettait à faire des mathématiques, cela signifiait qu'il y avait réellement un problème et qu'il était temps de la délivrer de son terrible ennui. Elle faisait de son mieux pour ne pas penser à la scène de l'interrogatoire, ça la hantait, revenait dans son esprit tout le temps, et le pire était que son mal de crâne n'avait toujours pas disparu. Elle en était affreusement irritée, d'ailleurs. En plus, histoire de se plaindre encore, elle avait vraiment mal au niveau du visage. Il n'y avait pas été de main morte, l'autre, avec son coup de poing.
Voila déjà à peu près une heure maintenant qu'elle était revenue dans la cellule, et il n'y avait rien de nouveau.
— Quoi ? Ce n'est pas possible ! Des pirates, tu dis ?
Curieuse, May s'avança et colla son oreille près de la porte, ayant cru avoir mal entendu.
— Oui, ils se sont infiltrés dans la base ! Des tarés, moi je te dis. Ils ont foncés dans le tas, comme ça. A croire qu'ils voulaient se faire remarquer.
Le cœur de la prisonnière rata un battement. C'était eux, ça ne pouvait être qu'eux, ils étaient venus la chercher ! Par contre « se faire remarquer » ? ca l'étonnait un peu, Law n'était pas du genre à foncer dans le tas et encore moins à se faire remarquer, il était plutôt du genre discret dans les missions de secours, ou en tout cas évitait d'attirer l'attention sur lui. Se serait-elle trompée, finalement ? Elle se laissa glisser contre la porte.
— Attends, c'est qui, lui ?
— Ce ne serait pas un des pirates infiltrés ?
C'est alors qu'une troisième voix, familière cette fois-ci, résonna de l'autre côté :
— Désolé du dérangement messieurs, mais je dois jouer au chevalier et délivrer quelqu'un, c'est bien ici que May est enfermée ?
— H-hein ? Mais de quoi tu- lâcha l'un des soldats avant d'être assommé, rapidement rejoint par terre par son coéquipier.
— C'est bien ce que je pensais, merci de votre coopération !
Le cœur tambourinant contre sa poitrine, Shachi fouilla dans leurs poches et trouva la clé qui ouvrait la cellule dans laquelle était enfermée la jeune fille. Celle-ci était à terre, dubitatif. Il glissa la clé dans le trou de serrure, entra d'un pas pressé. Malgré l'adrénaline qui le submergeait, il fut rassuré d'apercevoir son amie.
— Shachi… ! l'interpella-t-elle.
— Toujours là pour te sortir du pétrin ! confirma celui-ci en lui faisant un clin d'œil qu'elle ne vit pas à cause de l'obscurité de la pièce.
Il s'approcha d'elle à vive allure et s'accroupit à ses côtés, remarquant avec agacement les chaînes qui emprisonnaient tel un serpent les mains de la lycéenne.
— Tu es venu…, souffla-t-elle d'un ton apaisé, ses lèvres s'étirant en un sourire. Je savais que vous remarqueriez mon absence !
— Evidemment qu'on l'a remarqué ! affirma l'autre avec évidence, essayant de briser les chaînes avec une technique d'art martiaux.
Il grogna. Les chaînes tenaient bon, seul quelque chose de coupant pouvait faire quelque chose, elles étaient bien trop solides et résistantes.
— J'ai déjà essayé de faire quelque chose, mais ça ne marche pas, commenta May qui avait vu ses tentatives vaines.
— Pas le choix, on va devoir faire avec…, soupira-t-il. Je vais t'aider.
— Où sont les autres, au fait ? l'interrogea-t-elle en haussant un sourcil.
— Ils s'occupent de nous laisser le champ libre pour partir au plus vite sans trop de difficulté. Ils ont fait diversion.
Ah, elle comprenait mieux pourquoi ils avaient tant tenu à « se faire remarquer », dans ce cas. C'est alors que les yeux de Shachi perçurent quelque chose. Du sang. Son cœur rata un battement. Le sol était tâché de sang. Il posa son regard sur la jeune fille pour la première fois et fut stupéfait. Sa joue gauche était gonflée, du sang coulait légèrement de son nez et elle avait quelques hématomes. Il ne l'avait pas observé à son arrivé, son attention s'étant focalisé sur les chaînes. Elle était dans un état pitoyable. Ce n'était pas non plus très grave, mais il se doutait bien que c'était une première pour elle d'être aussi amoché.
— Tu es…, commença-t-il, toujours interloqué.
— Ils n'y sont pas allés de main morte, lâcha-t-elle avec amusement.
— Le capitaine te soignera, ne t'inquiète pas, dit-il pour la rassurer.
Elle haussa les épaules, comme si ses blessures n'avaient pas tant d'importance que ça. Sans plus attendre, il la tira par le bras et l'aida à se lever, avant de l'emmener doucement vers la sortie. May dû attendre quelques secondes avant de voir ses yeux s'habituer à l'obscurité.
— On est pas encore sauvés, donc ne t'éloigne pas de moi, d'accord ? Tu n'as aucun moyen de défense, expliqua-t-il rapidement alors qu'ils sortaient de la cellule.
La lycéenne hocha la tête et ses yeux déterminés se posèrent doucement sur lui dans le but de lui répondre :
— D'accord, je vais faire atten…, commença-t-elle avant de s'interrompre brusquement.
Quelques secondes s'écoulèrent sans que ses lèvres ne s'ouvrent à nouveau. Ne comprenant pas pourquoi elle s'était arrêtée dans sa phrase, Shachi haussa un sourcil et remarqua qu'elle le fixait avec stupéfaction. Il fut légèrement désarçonné. Pourquoi le regardait-elle avec autant d'ébahissement ? C'est alors qu'il se rappela de quelque chose de très important.
Il n'avait toujours pas remis ses lunettes, c'était donc la toute première fois que May voyait son regard.
Soudainement envahit par une angoisse incontrôlable, le brun se retourna violemment pour cacher son visage et, alors qu'il avait attrapé ses lunettes et les rapprochaient de son visage dans le but de les remettre, une main frêle mais néanmoins enchaînée attrapa son poignet pour l'arrêter dans son geste. Surprit à son tour, il se tourna inconsciemment vers elle, les lèvres tremblantes.
— Tes… Tes yeux…, souffla-t-elle, toujours aussi étonnée et le dévorant du regard.
Craignant sa réaction, son interlocuteur commença à fixer un point dans le vide à côté de lui, comme s'il n'avait pas le droit de la regarder.
— C'est moche, hein ? lança-t-il avec auto dérision, un faible sourire s'étirant sur son visage. Je ressemble à un monstre.
— Non Shachi, tu n'es pas un monstre, répliqua-t-elle doucement. Ils sont magnifique, tes yeux.
Il plongea ces yeux si déroutant dans ceux rempli de tendresse de celle qu'il considérait comme sa petite sœur, et n'y vit aucun dégoût, ni aucune peur, juste une affection infinie qui le berça d'un sentiment qu'il ne put décrire. Avant même qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, May rapprocha son visage du sien puis, délicatement, embrassa la paupière de son œil rouge, celui qu'il considérait comme maudit, comme pour lui montrer qu'elle l'acceptait tel qu'il était, qu'elle acceptait ses souffrances, son passé, ce qui faisait de lui celui qu'il était aujourd'hui.
— T'inquiète pas, je ne te poserai pas de question si tu ne veux pas en parler, mais si jamais tu as besoin de te confier je suis là, d'accord ? murmura-t-elle avec un léger sourire après s'être éloignée. Tu sais que je tiens à toi et que tu ne me dérangeras jamais.
L'autre enregistra chaque mot sans réagir, puis son visage commença à prendre une couleur rosé, il semblait être réellement embarrassé. Il détourna à nouveau les yeux, ne sachant où se mettre. Il amorça un geste pour remettre ses lunettes mais s'arrêta, lança une œillade à May. Finalement, il les rangea dans sa poche en pensant que sa vue développée pourrait les aider à s'enfuir, et que si May ne se sentait pas du tout dérangée par ses yeux, il pouvait accepter de faire un effort. De toute façon, la confrontation avec d'autres soldats étaient inévitables malgré la diversion, il devait donc avoir le plus de cartes dans sa poche pour augmenter leur chance d'atteindre leur objectif : délivrer May et tous s'en sortir sain et sauf.
— Il faut qu'on y aille, le capitaine m'a chargé de te mettre en sécurité, déclara-t-il avec empressement, essayant de se remettre de ses émotions.
— Je te suis, répondit-elle avec sérieux. Et est-ce qu'il serait possible de récupérer mon portable ? Un soldat me l'a pris. Il est un peu plus vieux que la plupart et ses yeux sont noisettes. Pour mon pistolet par contre, je ne sais pas du tout où il est…, ajouta-t-elle avec un air désolé.
Shachi s'empressa de donner l'information à Law par escargophone, puis une fois cela fait, il s'élança donc dans un des couloirs du bâtiment, avant de s'arrêter brusquement et de fixer la lycéenne qui l'avait suivi et l'observait désormais avec une soudaine incompréhension, ayant cru comprendre qu'il fallait partir au plus vite. Toujours aussi gêné, il attrapa l'une des mains de May sous l'air incrédule de celle-ci.
— Comme ça je serai sûr de ne pas te perdre à nouveau, bredouilla-t-il.
Hors de question que ce genre de chose ne se reproduise à nouveau. Cependant, il jura intérieurement. Pourquoi se sentait-il aussi gêné ? Il était déjà arrivé qu'il soit très proche de la jeune fille, alors pourquoi ce trouble ?
Tu sais que je tiens à toi et que tu ne me dérangeras jamais.
Elle avait avoué tenir à lui dans un moment aussi important, dans un moment qui n'était pas agréable pour lui à cause du fait qu'elle avait vu ses yeux pour la première fois. Et cela l'avait touché bien plus qu'il ne l'avait imaginé. C'était comme une révélation : lui aussi, il tenait énormément à elle, il ne pensait pas que ce serait autant, mais il fallait croire que si.
May était devenue très chère à son cœur.
Il secoua la tête, il ne devait pas penser à ça pour le moment, il avait une mission. La concernée, elle, le scrutait avec un léger sourire. Sa main droite serra un peu plus celle du brun, qui se décida à se remettre à courir. Grâce à la vue développée de Shachi, ils sortirent assez rapidement du bâtiment. Juste à l'entrée, deux gardes surveillaient étroitement. Il s'approcha discrètement d'eux et les assomma silencieusement, avant de sortir en courant et de se cacher derrière du matériel. Il avança légèrement sa tête et observa les alentours, c'est alors qu'un marine les aperçurent et se dirigea vers eux en criant à l'alerte, mais May, plus rapide que l'éclair, attrapa une de ses ballerines noirs et la le lui balança en pleine figure pour le faire taire, lui faisant perdre conscience.
— Drôle de manière de se battre, ne put s'empêcher de commenter son ami.
— J'ai pas réfléchi, en fait, ria-t-elle doucement.
Ils reprirent tout de même rapidement leur sérieux et sortirent de leur cachette. Non seulement Shachi avait une bonne vue, mais en plus sa mémoire lui faisait rarement défaut. Il se souvenait donc exactement du parcours qu'il avait fait et donc où était la sortie. Ils continuèrent donc à arpenter les bâtiments tout en essayant de rester discret. Lorsqu'un marine les apercevait, Shachi s'empressait de l'éliminer et se plaçait devant May pour la protéger de tout danger. Law n'aurait même pas eu besoin de le lui demander, c'était instinctif pour lui de veiller sur elle.
Ce petit manège dura pendant une bonne demi-heure, la fatigue commençait à les tenailler. Heureusement, Shachi finit par apercevoir la sortie, pour le plus grand bonheur de May. Il fallait courir en ligne droite sans s'arrêter, il n'y avait plus rien pour se cacher désormais, tout se jouait maintenant. Ils se lancèrent un regard, puis, ensemble, ils s'élancèrent vers la liberté. Ils entendirent les marines crier « Des pirates ! » mais en firent abstraction, se concentrant seulement sur la seule chose à faire : courir. Pour la jeune fille, la sortie était comme la lumière au bout du tunnel. Encore un peu, ils n'étaient plus qu'à quelques mètres de la sortie ! Un sourire grandissant apparaissait sur son visage, car elle savait que d'ici quelques secondes, elle serait enfin libre !
C'est alors que tout bascula. Elle entendit un bruit désagréable fendre l'air puis, aussi rapidement que la foudre qui s'abat sur la terre, Shachi se retrouva à terre en gémissant de douleur, touché par une balle au niveau de l'épaule droite. Le sang commençait déjà à tâcher sa combinaison de rouge. Horrifiée, May tourna la tête et vit un soldat de la marine, un fusil pointé vers eux. Bouillonnant de colère, elle attrapa le fusil d'un marine que le brun avait abattu et, sans aucune hésitation, appuya sur la gâchette en direction de l'ennemi. Celui-ci se prit la balle en plein cœur et baignait désormais dans son propre sang. La tête commençant à tourner, elle balança l'arme à terre et s'agenouilla auprès de son ami.
— Shachi… répond-moi ! Est-ce que ça va ? demanda-t-elle avec une once de panique, ne contrôlant plus ses émotions.
— Je pète la forme…, dit celui-ci dans une tentative vaine de détendre l'atmosphère.
— Idiot, c'est pas le moment de faire des blagues ! reprocha-t-elle, la respiration entrecoupée. Je vais essayer de te porter, d'accord ?
Il ne répondit pas, la mâchoire serrée. La lycéenne passa le bras gauche du jeune homme autour de son cou et sa main droite se logea autour de sa taille pour le soutenir. Elle commença à marcher lentement pour lui éviter de souffrir, et ils franchirent peu de temps après l'entrée de la base marine, au prix de nombreux efforts. Elle n'avait aucune idée d'où il fallait aller, mais peu importe, elle avançait. Il fallait qu'elle trouve un endroit où Shachi pourrait se reposer, mais il n'y avait rien dans cette forêt. Voyant qu'il fatiguait, elle l'adossa contre un arbre et s'agenouilla devant lui.
Son visage était pâle et des gouttes de sueurs perlaient sur son visage. Il semblait épuisé. Pourquoi n'avait-elle pas écouté au collège quand elle avait eu un cours sur les pratiques à faire quand une personne est blessé ? Quelle idiote ! Encore une fois, elle payait pour ses habitudes à être dans la lune. Sans vraiment savoir pourquoi, May posa une main sur son front, et remarqua avec encore plus d'inquiétude que celui-ci était brûlant.
— Oh non, tu as encore de la fièvre ? Je croyais qu'elle était partie, depuis… ! Il faut que je trouve de quoi te rafraichir… Reste là je me dépêche, expliqua-t-elle d'un ton rassurant.
Elle se leva et se mit à courir dans la forêt à la recherche d'un point d'eau, mais elle ne trouva rien. Elle avait beau scruter les alentours, elle n'apercevait aucune goutte d'eau nulle part. Elle décida donc d'utiliser une technique qui marchait bien quand on avait perdu ou que l'on cherchait quelque chose.
— Réfléchis, May. Si tu étais un ruisseau, tu te cacherais où ?
Mauvaise idée, ça ne semblait pas fonctionner. C'est alors qu'elle entendit un bruit. Elle ferma les yeux et tendit l'oreille. Elle était à peu près sûre que c'était de l'eau qui coulait. Essayant de se concentrer, elle avança doucement là d'où les sons provenaient, et trouva enfin ce qu'elle cherchait. Fière d'elle, elle se pencha vers le ruisseau et forma un point d'eau au creux de ses mains. Malheureusement, l'eau disparut aussitôt une fois les mains retirées de l'eau. Soupirant, elle tenta de trouver une matière qui pourrait l'absorber, mais encore une fois ses recherches furent inutiles. Son regard se posa ensuite sur sa tunique rose que Shachi et Penguin lui avaient offerte. C'était un cadeau, mais elle n'avait pas le choix. Sans regret, elle arracha à l'aide de ses dents un bout du tissu (laissant apercevoir encore plus ses jambes, au passage) et l'imbiba d'eau, avant de se hâter de retrouver Shachi là où elle l'avait laissé. Elle posa le tissu mouillée sur son front et le fixa avec une inquiétude croissante.
— Merci, souffla-t-il en souriant, appréciant le contact de l'eau sur son front.
— Garde ta salive et repose-toi s'il te plaît.
Il laissa échapper un petit rire face à la soudaine autorité de la jeune fille, et s'exécuta en fermant les yeux. C'est alors que l'escargophone qui était dans la poche de la combinaison du brun se fit entendre. May l'extirpa et décrocha :
— Allo… ? dit-elle avec hésitation, pas du tout habituée à utiliser cet engin.
— May ? C'est Penguin.
— Ah, Penguin ! Il faut que vous vous dépêchiez de venir, Shachi est blessé !
Un grognement de la part de Law se fit entendre, puis on entendit Penguin dire un « Hé ! », comme si on lui avait substitué l'escargophone.
— C'est Law, miss. Vous êtes où exactement ?
Le cœur de May rata un battement en entendant sa voix, mais se força à ne pas y penser au vue de la situation. Elle lui expliqua qu'ils étaient sortis de la base marine et qu'ils étaient à présent dans une forêt. Elle tenta de faire une description aussi précise que possible des lieux pour qu'ils les retrouvent au plus vite.
— On arrive, ne bougez pas.
— Compris capitaine.
Law eut un rire face au titre qu'elle venait d'employer et allait raccrocher, lorsqu'il se sentit obligé de dire avant de couper la conversation :
— Et ne te fait pas enlever cette fois, j'en ai marre qu'on me vole ce qui m'appartient.
— Qu-
Trop tard, le contact était coupé. Elle soupira. Ce discours du « personne ne touche à ce qui est moi » commençait à devenir une habitude et à lui donner de véritables espoirs quant à la réciprocité de ses sentiments. Elle secoua la tête, elle ne devait pas penser à ça maintenant.
Ils arrivèrent un quart d'heure plus tard, et May s'empressa de faire un câlin à Penguin, Luffy et Nami. Tous lui firent remarquer son état, ce qui la fit légèrement sourire. Penguin lui enleva ses chaînes et elle put enfin se frotter ses poignets qui étaient endoloris. Lorsqu'elle arriva au niveau de Law, elle se contenta de lui envoyer un sourire, mais ce dernier la dépassa sans aucune réaction et examina la blessure du jeune homme à la casquette. Il ne fit aucun commentaire et Chopper, qui avait toujours du matériel de soin sur lui, s'empressa de nettoyer la plaie et de recouvrir son épaule droite d'un bandage. Law le remercia du regard et ordonna à Penguin de porter le blessé, ce qu'il fit sans attendre. Il affirma ensuite qu'il était temps de rentrer, ils se mirent donc en route, chacun assez satisfait que le plan se soit déroulé à merveille.
— ça n'a pas été facile de te retrouver, dit donc ! On était tous très inquiet, déclara Nami, rassurée.
Un certain sabreur qui portait deux sacs provenant de magasins très chics s'arrêta et grommela dans sa barbe inexistante :
— Dit celle qui a eu le temps de faire des achats pendant qu'on se coltinait le sale boulot.
— T'as fini de te plaindre tronche de citron ? se moqua Sanji.
— Pour une fois Dragueur à Deux Balles : ferme-là.
Le blond eut un léger rire mais ne répondit rien, préférant rejoindre Nami et May avec des yeux en cœurs dans un tourbillon d'amour.
— Je suis désolée, vraiment, je ne sais plus quoi faire pour éviter les ennuis, répondit la lycéenne, exaspérée.
— Ne t'inquiète pas, on sera toujours là pour te sauver ! Après tout, moi, Ussop, je suis un grand aventurier très courageux ! J'ai déjà affronté des monstres marins gros comme çaaaa ! raconta celui au grand nez avec enthousiasme.
— Trop fort ! s'écria Chopper, les yeux brillants.
Ahlala, il était si naïf, notre petit Chopper.
— En tout cas c'est vraiment « Suuuuuper ~ ! » de te revoir, commenta Franky.
— Mais dis-moi, mademoiselle, de quelle couleur est ta culotte ? questionna Brook avec un grand intérêt.
Pour une fois, elle décida de se prendre au jeu :
— Elle est…
— Non, ne lui dit pas ! s'exclama la rousse en plaquant sa main contre sa bouche pour la faire taire.
La conversation continua sur un ton tout aussi joyeux. May était si heureuse que tout ça soit terminé, elle savait néanmoins qu'elle devait s'inquiéter car le gouvernement possédait désormais des preuves qui montraient qu'elle n'était pas de ce monde, mais elle ne voulait pas y penser pour le moment. La journée avait été longue, difficile, elle voulait avant tout s'amuser puis dormir ! Elle s'était arrêtée sans s'en rendre compte, perdue dans ses pensées. Elle allait rejoindre les autres lorsqu'une main tatouée lui ébouriffa les cheveux. Elle sonda Law du regard, un peu étonnée par le geste affectif.
— ça m'avait manqué de t'embêter, miss, la taquina-t-il de sa voix las, un sourire narquois collé aux lèvres.
Il continua son chemin sans plus de cérémonie, rattrapant les autres qui avaient ralenti. Nami se retourna et fit un signe de main à May tout en lui criant de ne pas se perdre et de vite les rejoindre.
En les voyant tous rire aux éclats (hormis Shachi), celle aux yeux bleus pensa que oui, si sa place n'était pas ici, alors elle ne serait pas ailleurs non plus, car jamais elle ne pourrait se sentir aussi bien avec d'autres personnes que celles qui se tenaient devant elle et qui, sans qu'elle ne s'y attende vraiment, étaient devenus vraiment chers à ses yeux. Elle n'avait pas besoin de confirmation, ni de preuve de la part de quiconque, savoir elle-même qu'elle se plaisait ici avec eux, était largement suffisant.
Ils marchèrent jusqu'à arriver à une plage située non loin de leur navire respectif. Fatigués par la dure journée qu'ils venaient tous de subir, l'équipage au Chapeau de Paille proposa de s'arrêter sur la plage pour se détendre un peu, avant de reprendre le large. Law, qui préférait rentrer directement dans son précieux sous-marin, ne tarda pas à protester, mais l'enthousiasme qui émanait de Luffy eut encore une fois raison de lui et, comme les autres, il finit par s'asseoir autour du feu que Franky avait allumé, boudant légèrement et l'image de Bepo en tête. Son second lui manquait, il aurait bien voulu qu'il les accompagne aujourd'hui, mais avec la marine qui était apparue précipitamment, il n'avait pas eu le temps de l'avertir alors que celui-ci était au moment de l'attaque dans sa chambre pour avancer sur la carte marine et les secrets de la mer si calme et paradoxalement dangereuse à la fois. Bah, de toute façon, Shachi avait besoin de faire une pause, sa blessure n'était pas très grave, mais la journée avait été dure et sa fièvre n'était toujours pas tombée.
Le capitaine des Heart se tourna vers Penguin et lui annonça avec un petit sourire sadique :
— Comme c'est grâce à toi et à ta mauvaise plaisanterie sur le fait que les chasseurs de primes avaient des trésors que l'on s'est coltiné l'autre équipage de tarés, tu feras les tâches ménagères cette semaine.
Il l'avait, sa vengeance.
Ne s'attendant pas à ça, Penguin se défendit aussitôt, l'air consterné :
— Mais Shachi aussi a participé !
— Traître, commenta le brun à lunettes qui avait entendu, assit sur le sable juste à côté de lui.
— Ah, tu es réveillé ? lâcha ledit traître d'une voix un peu moins assuré, pensant qu'il dormait encore.
— Oui, et je n'oublierais jamais que tu viens de me trahir. Moi qui pensait que nous étions comme des âmes sœurs, tu as poignardé mon cœur, et y a laissé la douleur.
Penguin leva les yeux au ciel et eut un sourire moqueur.
— Si tu as assez de force pour faire de la poésie, c'est que tu dois aller bien.
— J'ai mal, enfoiré, riposta-t-il en le fusillant du regard, mais affichant tout de même un faible sourire empreint d'auto dérision.
May ricana face à la scène.
— Oui mais comme tu peux le voir, reprit Law, Shachi n'est pas en forme, donc tu seras tout seul à le faire. Je ne reviendrai pas sur ma décision.
Le subordonné au bonnet eut un air dépité, s'imaginant déjà passer le balai dans la cuisine ou dans la salle de navigation, un tablier autour du cou et sous les moqueries des autres membres de l'équipage à son sujet. Law savoura ce moment avec une grande satisfaction. Et encore, il avait limite été gentil sur ce coup-là, le connaissant, la punition aurait pu être bien pire, oh oui.
— Ne tire pas cette tête, Penguin, je t'aiderai si tu veux, le rassura May après s'être approchée de lui.
— Oh, merci ! C'est gent-
— Et interdiction de l'aider, vous autre ! poursuivit le capitaine des Heart en retenant un énième sourire victorieux.
— Oui capitaine…
Ils firent un feu de camp et chacun s'installa tout autour, commençant déjà à entamer des conversations dynamiques et enjouées. Law, qui ressentit soudainement le besoin de s'isoler, s'éloigna jusqu'à se retrouver près des vagues sur le sable fin. May, qui avait remarqué son comportement, décida de le rejoindre discrètement.
Le spectacle l'éblouissait tant il était à couper le souffle. La nuit était maintenant tombée depuis un moment, le soleil avait laissé sa place à la lune, qui d'ailleurs caressait les vagues de sa douce lumière. Une légère brise soufflait, faisant virevolter les cheveux rebelles de Law ainsi que les siens. Le ciel était magnifique, les étoiles le décoraient en scintillant d'une lueur plus ou moins faible, comme les êtres humains, certaines se voyaient plus que d'autres, mais le résultat était le même : elles étaient toutes là, dans ce vaste ciel, et malgré leur différence d'intensité, chacune d'elles était importante.
Les pieds nus, May s'amusait silencieusement avec le sable, s'avançant parfois vers la mer pour laisser l'eau salée mouiller le bas de ses jambes. A seulement quelques mètres plus loin, Law observait le paysage d'un air pensif, les bras longeant le long de son corps. La lumière qui émanait de la lune éclairait en plus des vagues son visage aux traits si durs mais en même temps si charmeurs, ainsi que ses yeux cendrés, perçants, troublants, qui reflétait sa nonchalance habituelle. La jeune fille était subjuguée, hypnotisée, elle ne pouvait s'arracher à la vue de celui qu'elle aimait. Il y avait un silence, un silence apaisant qui montrait que les mots étaient inutiles à cet instant. Les yeux azurés de la lycéenne se dirigèrent vers ses amis au loin qui s'amusaient beaucoup.
Elle lâcha un petit rire en voyant Zoro crier sur Sanji car celui-ci avait mis du sable dans ses cheveux avec un sourire narquois pendant qu'il dormait. Robin lisait un livre près du feu, admirée par Penguin et Shachi qui la regardaient avec des yeux en cœur, Nami, Franky et Luffy discutaient joyeusement, enjoués par la musique de Brook qui résonnait à leurs oreilles. Ussop semblait encore une fois raconter des mensonges à Chopper qui, naïf comme il était, marchait complètement.
Un léger sourire attendri fleurit sur ses lèvres.
Tout le monde avaient l'air heureux, cela lui faisait plaisir, ramenait un peu de joie dans cette journée qui n'avait pas été facile à vivre, tout se mélangeait encore dans sa tête d'ailleurs, mais là, elle voulait juste se détendre, penser à autre chose. Son regard se posa à nouveau sur le jeune homme qui obnubilait constamment ses pensées, tel un poison qui se répandait lentement dans ses veines, jusqu'à ce qu'elle finisse un jour par mourir, mourir de l'amour qu'elle lui portait avec une innocence qui commençait à la ronger. Leur relation était au point mort, quelque chose devait changer, elle le savait, elle le sentait. Si elle n'agissait pas maintenant, rien ne changerait dans ce cas. Il continuerait de feindre, d'ignorer, de ne pas remarquer, et elle, elle finirait par se briser. Ces sentiments, remplis de naïveté, d'innocence, de pureté immaculée, la faisait dangereusement suffoquer désormais. Elle avait tout essayé. La séduction, lui faire plaisir, lui offrir toute la gentillesse dont elle était capable, mais cela n'avait pas l'air d'être suffisant pour que Law s'ouvre un peu plus sur ses sentiments.
Il faisait toujours comme s'il n'avait rien vu, comme si toutes ces petites attentions n'avaient jamais existées, l'ambigüité de leur relation persistait, elle ne pouvait mettre un mot dessus pour la décrire. Elle serait presque capable de dire que Law l'aimait, car il la protégeait tout le temps, venait à son secours, la taquinait comme un adolescent qui ignorait comment aborder une fille, effleurait parfois sa peau de sa main froide dans une douce caresse. Malheureusement, May ne pouvait s'empêcher d'ajouter un « presque », car rien n'est jamais certain, rien n'est jamais acquis. Tout cela n'était peut-être qu'illusion, un mirage, et si jamais cela se révélait être vrai, alors elle tomberait de haut malgré sa petite taille. Le Chirurgien de la Mort était une personne extrêmement complexe, il était donc difficile d'analyser son comportement ainsi que ses sentiments. Sans un « je t'aime » bien prononcé, May ne pouvait être sûre de rien. Il fallait croire que sur ce terrain là, ce serait à elle de faire le premier pas et d'avouer ce qu'elle avait sur le cœur.
Mais comment souffler les bons mots dans une telle situation ? Comment les prononcer quand on sait que notre timidité finira par nous rattraper ? Comme dire à cette personne si spéciale que l'on tient à elle et que l'on serait prêt à tout faire pour elle ?
Elle aurait beau y réfléchir, aucune réponse ne viendrait, elle le savait. Elle ouvrit donc la bouche pour parler en toute spontanéité, mais la voix de Law retentit :
— Tu seras privée de nourriture, demain, annonça-t-il, flegmatique.
Un rictus étira les lèvres de celle aux cheveux épais.
— Et je peux connaître la raison de cette délicate attention ? l'interrogea-t-elle avec une ironie non dissimulée.
— Peut-être parce que tu t'es encore une fois fait attrapée par manque de prudence, nous mettant tous dans la merde jusqu'au cou ? rétorqua-t-il du tac au tac sur le même ton qu'elle, plongeant enfin ses yeux cendrés dans les siens.
— Je suis désolée, avoua-t-elle lentement après s'être mordillée la lèvre inférieure. Au début je ne voulais pas m'éloigner, mais j'avais remarqué que les chasseurs de primes m'observaient depuis un moment, et ça m'a intriguée.
Law croisa les bras et fronça les sourcils, la fusillant du regard.
— Et pour cette raison tu devrais prendre des risques ?
— Tu exagères ! riposta-t-elle vivement. Je ne suis pas prisonnière des marines, non plus ! On a évité le pire ! Et puis, si j'ai été capturée, c'était parce que je n'avais plus de balles !
— Oui, on a évité le pire, et pourquoi ? Parce qu'on est venu te chercher ! Tu te rends compte que tu as inquiété tout le monde ? Ne refais plus jamais ça, gronda-t-il.
May fit la moue, boudeuse.
— Pardon, ça ne se reproduira plus.
— J'espère bien parce que si ça se reproduit, je te jure que je te découpe le corps et enfermes chaque partie dans des bocaux, subordonnée ou non !
— D'accord, j'ai compris…, soupira-t-elle.
Il ne répondit pas, irrité. La lycéenne détourna les yeux, alors que le silence s'installait entre eux. Sa gorge commençait déjà à se nouer, et elle devait prendre sur elle pour ne pas laisser voir son trouble et son soudain malaise. Elle voulait aborder le sujet qui l'obsédait tant. Elle s'accroupit et commença à jouer avec le sable de ses deux mains d'un air vague, comme brutalement déconnectée de la réalité. Son interlocuteur tiqua : ses mains tremblaient nerveusement, tout comme ses lèvres. Elle déglutit difficilement. Le moment était venu de savoir, d'éclaircir les choses. Ses yeux se fermèrent d'eux même et elle prit une grande inspiration pour calmer les battements de son cœur qui se faisaient un peu trop rapides à son goût. Dans son for intérieur, un véritable combat avait lieu pour ne pas céder à la panique. Elle faisait de son mieux pour garder son calme.
Finalement, elle se jeta à l'eau :
— Il y a quelque chose que j'ai besoin de savoir, Law, déclara-t-elle.
La voix avait été hésitante, presque murmurée si bas que le concerné pensa avoir mal entendu, mais il comprit que non lorsque ses prunelles azurées accrochèrent les siennes avec une peur qui l'étonna. Pourquoi avait-elle l'air si effrayée ?
— Quoi donc ? se contenta-t-il de demander avec un faux détachement, tandis qu'un mauvais pressentiment le submergeait. Quand elle utilisait son prénom, c'était généralement pour aborder des sujets qui lui tenaient à cœur.
— Qu'est-ce… Qu'est-ce que…
Sa voix fébrile se tut aussitôt, avant même qu'elle n'ait pu finir sa phrase. Son regard se perdit à nouveau dans l'horizon qui se dessinait au-delà des vagues muettes, alors que des mots résonnaient dans sa tête : Tu peux le faire, May, tu en es capable. N'abandonne pas maintenant… Law avait presque envie de s'inquiéter tellement le comportement de la pirate était étrange. Il ignorait pourquoi, mais il sentait que la suite des évènements n'allaient pas être agréable, ni pour lui, ni pour elle.
Elle lui jeta une œillade craintive, et, les joues rouges, réussit enfin à articuler ces mots si difficiles à exprimer :
— Qu'est-ce que tu ressens pour moi ?
Le soulagement inonda son cœur. Elle avait réussi à le dire, et elle en était fière, mais un poids subsistait encore dans son esprit : quelle allait être sa réaction ?
Elle savait que ça n'avait pas été raisonnable de lui poser la question cette nuit, après tout ce qu'ils avaient traversés aujourd'hui, mais elle avait la soudaine impression que le temps à leurs côtés lui était compté, elle voulait alors en profiter un maximum et donc enfin être fixée.
Law plissa les yeux. La question avait été pour lui une douche froide.
— C'est une question piège ? lança-t-il avec méfiance.
Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement lui laisser plus de temps ? Il n'était pas prêt à répondre à cette question, c'était trop tôt, beaucoup trop tôt. Tout était encore si sombre, si flou. Il comprenait mieux son changement de comportement, la raison de cette angoisse qui régnait dans son regard perdu.
— J'ai seulement besoin de savoir, je me pose la question depuis quelque temps, en, fait, avoua-t-elle.
Elle se releva, ne le lâchant pas des yeux. Ses sourcils étaient aussi froncés que les siens et témoignaient de son sérieux. Elle ne plaisantait pas du tout, elle voulait réellement une réponse sincère et honnête. May avait cessé de respirer depuis une bonne dizaine de secondes maintenant. Son cœur battait si fort contre sa poitrine qu'elle était surprise qu'il ne l'entende pas. Elle sentait qu'il allait exploser tant il battait à tout rompre, tant les émotions qui l'assaillaient étaient fortes, ravageuses. Ses mains tremblantes agrippaient fermement sa tunique rose, en l'attente presque insoutenable d'une réponse franche et directe, exactement ce qui caractérisait Law. Des minutes s'écoulèrent sans qu'un seul mot ne sorte de sa bouche, ce qui l'agaça. Elle décida donc de reposer la question :
— Alors Law, dis-moi, est-ce que tu m'…, tenta-t-elle avant d'être brusquement interrompue par une main tatouée qui se plaça sans aucune douceur sur ses lèvres.
Elle en fut stupéfaite. Law venait de poser sa main sur sa bouche pour l'empêcher de terminer sa question, comme s'il ne voulait pas l'entendre, ne pas l'affronter. La panique la saisit violemment. Rien ne se passait comme elle l'avait prévu, et dans son esprit s'affichait une image désagréable. Celle d'un couteau qui rentre encore et encore dans la plaie qui n'avait pas eu le temps de cicatriser.
Law avait le regard glacial, presque meurtrier. Il avait réagit instinctivement. La situation le dépassait totalement, et garder son sang froid s'avérait être terriblement difficile, jamais encore on ne l'avait mis dans une telle position, jamais encore on l'avait confronté à ses sentiments. Et à cet instant, il voulait juste s'éloigner d'elle.
— Tais-toi, ordonna-t-il froidement, la main toujours collée à sa bouche.
Faire semblant, ne rien remarquer, oui, c'était une solution bien lâche, mais la seule qui lui venait à chaque fois en tête. Sa main s'éloigna du visage de May, qui avait une expression figée, elle n'osait pas bouger, elle était pétrifiée. Le nœud qui enserrait sa gorge se faisait de plus en plus grand au fil des secondes. Finalement, Law fourra ses mains dans les poches de son pantalon.
— Au lieu de me poser des questions stupides, tu ferais mieux de réfléchir à ce que tu vas faire, maintenant que le gouvernement a découvert ton fameux secret, prévint-il avec autorité, voulant changer de sujet.
Sur ces mots déchirants, il amorça le pas pour se diriger vers le reste du groupe qui continuait de s'amuser sur la plage, un peu plus loin. Le temps se figea lorsqu'il la frôla en passant à côté d'elle, et les yeux de May devinrent vides, dénués d'émotions. Encore une fois, il l'avait blessée, et elle n'arrivait même pas à se souvenir de la combientième fois ça arrivait.
Et pourtant, la conversation ne pouvait pas s'arrêter maintenant, elle avait franchi le pas, autant aller jusqu'au bout. De toute façon, le changement dans leur relation avait opéré dès qu'elle avait essayé de poser sa question, alors autant terminer ce qu'elle avait entrepris. Elle tourna la tête avec mélancolie et observa le jeune homme qui continuait sa marche, les mains toujours dans les poches, les épaules légèrement affaissées. Les émotions s'emparaient d'elle à toute vitesse, elle était sur le point de pleurer. Elle n'arrivait même plus à respirer. Sans plus attendre, elle se mit à courir dans sa direction, désespérée, et Law, qui pensait ne plus la voir avant un bon moment, fut ébahi lorsqu'il sentit une main frêle agripper doucement un bout de son sweat pour le faire arrêter. Il ne fit aucun mouvement, le regard fixant obstinément ce qui était devant lui pour ne pas affronter, celui, suppliant, de celle qui avait bouleversé sa vie. Il ne voulait pas voir son air blessé, parce que s'il le faisait, il serait envahi par les remords et la culpabilité.
— E-Ecoute-moi, s'il te plaît…, bredouilla-t-elle d'une voix cassée, les larmes roulant désormais le long de ses joues dans un véritable torrent.
Law eut un haut le cœur tant la situation était affligeante, tant il culpabilisait de la faire souffrir. Il en avait presque envie de vomir. Son visage s'assombrit dangereusement et il serra les poings ainsi que la mâchoire quand il entendit un reniflement derrière lui. Comment en étaient-ils arrivés là ?
— J'ai vraiment tout fait, Law… J'ai fait de mon mieux pour être jolie, pour paraître attirante, poursuivit-elle. J'ai pris sur moi et j'ai fait des efforts, mais je n'ai jamais reçu de retour de ta part.
Law écarquilla les yeux. « Jamais reçu de retour », était-elle… ? Non, ce n'était pas possible.
Ignorant sa réaction, May prit à nouveau une inspiration.
— Tu es toujours le même : moqueur, distant quand les gens essayent de trop s'approcher de toi pour mieux te connaître, mystérieux sur ta propre vie, détaché de tout, et, aussi, très effrayant.
Law eut un sourire amer face aux adjectifs peu flatteur qu'elle lui attribuait.
— Mais je sais également que tu protèges ceux qui te sont chers au risque de ta propre vie, et si l'un d'eux à des problèmes, tu absorbes leur souffrance et ne te plains jamais. Tu gardes tout à l'intérieur de toi, en pensant qu'en parler à quelqu'un serait inutile et une perte de temps. Tu complimentes les gens à ta manière, discrètement, et même si tu prétends n'agir que pour tes intérêts, je sais qu'au fond tu penses énormément aux autres.
Le souffle du chirurgien se coupa sous la description. Comment pouvait-elle deviner tout ça ? Comment tant d'intelligence pouvait se cacher dans un corps aussi petit que le sien ? Il tourna enfin les yeux vers elle, elle le fixait avec une détermination sans faille, le visage ravagé par la douleur.
— Toutes ces choses font que depuis longtemps maintenant, je suis attachée à toi. Je veux être à tes côtés pour te soutenir, pouvoir te protéger quand c'est nécessaire, être la seule a qui tu dis tous tes secrets. Je… Je t'…
Law serra les dents, alors que la lycéenne s'était encore interrompue. Il rêvait, n'est-ce pas ? Ca ne pouvait pas être ça, elle n'avait quand même pas essayé de dire ça… Il n'avait jamais pensé que ça pourrait être le cas, et pourtant, il aurait dû s'en douter. Au fond de lui, il mentait, il le savait depuis le début, mais avait toujours feint le contraire pour ne rien affronter, pour ne pas avoir à se remettre en question. Il ne se sentait pas prêt à essayer d'aimer profondément quelqu'un, de voir autre chose que sa vengeance dans la vie, de tenter, pour une fois, d'être faible.
Il fronça les sourcils en voyant qu'elle ouvrait à nouveau la bouche pour se confesser. Non, elle ne devait pas dire ces mots !
— Je t'interdis de le dire, idiote ! s'écria-t-il violemment, la faisant sursauter.
Elle eut pour la deuxième fois envie de pleurer. Law refusait ses sentiments en l'empêchant de dire les trois mots qui avaient voulu se prononcer, et ça faisait encore plus mal de l'entendre dire ce genre de chose. Elle aurait pu supporter le fait qu'il lui dise « moi je ne t'aime pas », mais qu'il l'empêche de lui dire qu'elle l'aimait, qu'il refuse ainsi ses sentiments, qu'il lui dise qu'elle était idiote, ça, ça faisait mal. Très mal. Trop mal.
Tant pis, elle allait le dire quand même, juste pour pouvoir atténuer la flemme de ces sentiments qui la consumaient !
— Je m'en moque, je le dirai quand même ! Je n'en peux plus de garder ça pour moi, Law ! Je t-
Ne voulant pas en entendre plus, le jeune homme la saisit par les épaules et plaqua durement ses lèvres contre les siennes, la faisant taire une bonne fois pour toute. May resta pétrifiée par ce geste, estomaquée. Elle n'avait jamais pensé que ça pourrait aller aussi loin. Elle n'avait jamais voulu que ça finisse ainsi. Qu'avait-elle fait de travers ? Ce geste était censé être une preuve d'amour, et voila qu'il l'utilisait pour la faire taire, témoignant qu'il n'était pas prêt à accepter ses sentiments.
Affligée et choquée, elle s'arracha à sa prise, puis un bruit fort se fit entendre, ce qui attira l'attention de tous les membres des deux équipages.
Elle venait de lui mettre une claque, et la joue gauche du chirurgien commençait déjà à devenir rouge. Une lueur d'ébahissement passa dans les yeux de Law qui regretta soudainement son geste et sentit l'inquiétude l'envahir tel un raz de marré lorsqu'il vit les lèvres de May s'étirer en un sourire apeurant. Un sourire qui témoignait de son état.
Elle était brisée.
— Je sais aussi que je finis toujours par être blessée avec toi, peu importe ce que je fais, mais là, tu as dépassé les limites, souffla-t-elle d'une voix neutre qui eut comme effet sur Law de le submerger de frissons.
Sans un mot de plus, elle le devança et rejoignit ses amis qui s'enquirent de son état, ce auquel elle répondit par un faible « tout va bien » peu convaincant. Elle s'installa près du feu que l'équipage au Chapeau de Paille avait allumé et se répéta la totalité de la scène dans son esprit, le cœur meurtris.
A seulement quelques mètres de là, Shachi toisait la lycéenne avec anxiété, l'inquiétude cachée derrière ses lunettes noirs.
Il avait tout vu.
Et il avait peur pour les évènements des prochains jours.
Law, encore sous le choc, retourna au bord de la mer là où il était quelques minutes plus tôt, les bras croisés. Ses yeux faisaient des allers-retours entre lui et May, intérieurement il avait encore du mal à se remettre de ses émotions. Avait-il bien fait de se comporter comme il l'avait fait ? Il était complètement perdu, devait-il réellement se remettre en question sur leur relation ? Maintenant qu'elle lui avait avoué ce qu'il craignait le plus, devait-il enfin, malgré sa réticence, réfléchir à ce qu'il ressentait et à des projets d'avenirs ?
Au moins, désormais, il le savait : il l'aimait. Son comportement, bien que peux explicite, le témoignait tout de même. Le soulagement avait été si grand lorsqu'il avait entendu le son de sa voix dans l'escargophone, tout le long de la mission il n'avait fait que s'inquiéter pour elle et pour Shachi, dont l'état n'était pas très grave mais le contrariait quand même. Il eut un rire risible. May avait fait tant d'efforts pour lui, et n'avait jamais reçu de véritable réponse, il s'était contenté de jouer à chat pendant longtemps, mais maintenant, pouvait-il (et voulait-il) encore agir de cette manière ?
Il n'avait pas pu s'empêcher d'être agressif et violent lorsque les mots avaient failli dépasser la barrière de ses lèvres, car jamais il ne s'était attendu à ce qu'elle lui révèle cela un jour, et aussi soudainement, ça l'avait complètement retourné. Maintenant, il devait prendre une décision :
Devait-il, après mure réflexion, accepter ses sentiments si forts qui lui était destinés, malgré tout ?
Ou devait-il, pour se protéger, lui et elle, remettre de la distance et la blesser encore plus, pour sa vengeance ?
Il l'ignorait, aucune réponse n'éffleurait son esprit, ce qui fit naître en lui un agacement certain.
Comment pouvait-il lui montrer qu'il tenait à elle tout en gardant une certaine distance pour ne pas devenir faible et garder sa vengeance, sa raison de vivre, en ligne de mire ?
Comment devait-il se comporter, maintenant que tout était chamboulé ?
Encore une fois : il l'ignorait.
En tout cas, une chose était certaine : peu importe son choix, May finirait par en souffrir, inévitablement.
oO_O_Oo
Oui je suis cruelle de couper ce chapitre ici, mais bon, 12.000 mots, c'est largement suffisant ! ^^ J'espère que vous n'êtes pas déçu du voyage et que vous aimez toujours autant mon histoire. Merci à ceux qui me lisent, qui commente, qui aiment ce que je fais, vraiment ! Je vous aime ! Comme d'habitude, n'hésitez pas à faire des remarques sur ce que vous avez aimé ou non, tout est important ^^ !
N'hésitez pas à consulter mon profil pour voir l'avancement des chapitres !
A bientôt ~ !
Wakina ~
PS : ESSAYONS D'ATTEINDRE LES 200 (Déjà atteindre les 190 ça serait super ~) COMMENTAIRES ET LES 24.000 vues ! SI ON Y ARRIVE J'OFFRE UNE FIGURINE DE TRAFALGAR LAW DANSANT SUR UNE LICORNE MANGEUSE DE PAPILLONS EN ECOUTANT DU CELINE DION A TOUT LE MONDE ! COMMENT CA C'EST PAS SUFFISANT ? NON MAIS OH, JE NE VAIS PAS DEMANDER A MAY DE M'ENVOYER UNE PHOTO DE LAW EN CALECON ROSE AVEC DES FLEURS, LES CHEVEUX MOUILLES ET UN LEGER SOURIRE SADIQUE AUX LEVRES, QUAND MEME !
Je vous aime. \o/
Bye ~ !
