- Cette fois, ça va mieux ? Voulut savoir le coréen.
- Oui, murmurai-je.
Je n'avais pas réussi à prononcer ce mot plus fort, je me sentais comme un peu anesthésié…
- Si tu te sens partir, enfin t'endormir, c'est normal, l'autre t'a administré de la morphine, vu que l'autre calmant ne marchait pas, m'informa-t-il.
Je souris légèrement et le remercie. Mes yeux se ferment et d'un coup j'ai l'impression d'être sur un nuage. Je ne ressens plus aucune douleur, ni physique, ni mentale. Je suis juste apaisé. Soudain, je sens des lèvres se poser doucement sur les miennes.
J'étais surpris, très surpris. Suis-je en train de rêver ? Pour le savoir, j'ouvre difficilement les yeux, à cause de la morphine et là… Le visage de JongIn. Près, non, très très très près du mien. Je ne rêve pas, il est bien en train de m'embrasser… Ses joues sont légèrement rouges. Je voulais répondre, mouvoir mes lèvres contre les siennes, mais je n'y arrivais pas. Il se sépare lentement et doucement de moi et baisse la tête en s'excusant. Pourquoi il s'excuse ? Pour le baiser ? Je voulais lui demander mais la dose de morphine était trop forte, je n'avais pas la force de parler. Il sourit timidement.
- Repose-toi, tu en as bien besoin. Ne t'en fais pas, je reste avec toi, me rassura-t-il.
J'arrive à esquisser un léger sourire et mes yeux se ferment d'eux-mêmes. Ma respiration est régulière, je suis totalement détendu. Et quand je dis totalement, c'est totalement. Je sens des caresses sur mon front, puis sur ma joue. Je m'endors dans le calme et dans la sérénité. Je n'oublierai jamais cette sensation agréable qu'on procuré la morphine et le baiser de JongIn.
Je m'éveille lentement, très lentement. En fait je ne sais pas si je suis vraiment réveillé tellement je me sens bien… Mais je sens quelque chose sur mon ventre. J'ouvre doucement les yeux et les écarquille lorsque je vois les bras et la tête de Kai sur moi, ce qui me surprit énormément. Finalement attendri, je le regarde, souriant légèrement. Sans pouvoir me contrôler, je passe ma main droite dans ses cheveux et les caresse. JongIn est si beau et mignon comme ça… Je le regarde pendant de longues minutes avant qu'il ne commence à bouger. Je retire aussitôt ma main de ses cheveux et détourne le regard. JongIn ouvre un œil, puis l'autre et esquisse un sourire en voyant que j'étais réveillé. Il pose sa main sur la mienne.
- Ca va mieux ? Me demanda-t-il d'une voix à moitié endormie.
J'hoche lentement la tête de haut en bas. Mon bras me faisait à nouveau mal mais c'était supportable. On tourne tous les deux la tête vers la porte, ayant entendu un bruit venant de là. Baekhyun déboule dans la chambre et un grand sourire étire ses lèvres quand il voit que je suis conscient. Il se précipite vers moi et me prend dans ses bras en faisant attention à l'endroit où j'avais été brûlé. Mon meilleur ami me serre contre lui et me dit qu'il est vraiment rassuré que je ne sois pas mort. Heureusement, parce que le contraire m'aurait paru bizarre… Un détail me revint en mémoire et je le repousse avec mon bras droit. Il me regarde, surpris et n'a pas l'air de comprendre pourquoi j'ai fait ça.
- Baek… Pourquoi vous ne nous avez pas ouvert ? Lui demandai-je. Toi et les autres… Vous aviez pourtant remarqué qu'on était dans la cuisine…
Le sourire de Baekhyun s'était complètement effacé. Il me regardait maintenant avec tristesse.
- On ne pouvait pas. La clé permettant d'ouvrir la porte de la cuisine avait disparu. On a essayé de défoncer la porte mais on n'a pas réussi… Et le pire, c'est que cet enfoiré de Chin-Ho avait la clé en sa possession… Je ne sais pas comment il a pu l'avoir d'ailleurs…
- C'est peut-être l'autre pute de Mi-Hi qui l'a prise je sais pas quand et lui a passé, imagina JongIn.
Entendre Kai appeler la pétasse comme ça surprend énormément Baek, mais moi ça me fait sourire, intérieurement bien sûr. Je ne me le permettrais pas extérieurement. Mon meilleur ami reprend bien vite ses esprits.
- C'est sans doute ça, dit-il au bout d'un moment.
- Mais attends Baek, comment tu peux savoir que c'est Chin-Ho qui avait la clé ? Demandai-je soudainement.
- Parce qu'il est venu, nous a nargués et nous a dit de vous dire adieu…
- Oh l'enfoiré… Murmurai-je.
- Sérieusement, qu'est-ce qu'on lui a fait… Soupira Kai.
- Rien justement… Je sais que ça fait longtemps que Mi-Hi veut me détruire, mais pour toi je sais pas…
- Bon euh je vous laisse, je vais aller voir si le manager nous a trouvé un nouvel appartement, nous informa Baekhyun.
- Ok.
Et il sortit de la pièce. Je repose mon regard sur le maknae, qui n'a pas l'air bien…
- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as mal quelque part ? Le questionnai-je.
- N-non…
- Mais alors qu'est-ce que t'as ?
- Ben… C'est juste que… Il baisse la tête. KyungSoo, je suis désolé, vraiment désolé…
- Pourquoi ?
- Bah ces derniers temps, j'ai été odieux avec toi… Je t'ai dit quelques trucs horribles, tu sais, quand l'autre nous a appris que tu étais allé en prison…
- Ah oui… Mais tu sais, ce n'est pas grave, je ne t'en veux pas…
- Si c'est grave, je t'ai fait du mal…
Il me prend doucement la main dans la sienne et y fait un bisou, comme pour se faire pardonner. Putain… Maintenant je veux qu'il parte… Là on est de plus en plus proches et il devient trop gentil… Mais ça n'ira pas plus loin… Il va de nouveau se trouver une fille et va sortir avec… Je ne veux plus avoir de faux espoirs… Je retire brusquement ma main et me mets dos à lui. Mes yeux s'embuent et ma gorge se serre.
- Que… Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu me boudes ?
- N-non… Dis-je d'une voix tremblotante.
- KyungSoo ?! Sérieusement, qu'est-ce que tu as ?! S'alarma-t-il en entendant ma voix.
Il me retourne de force vers lui et les larmes que je retenais avec peine se mettent à couler rapidement sur mes joues. Merde merde merde… Il les essuie rapidement mais elles sont vite remplacées par de nouvelles. Pourquoi je me sens si faible maintenant… ? Pourquoi devant lui… ? Je veux m'enfuir… Pour commencer, j'essaye de m'asseoir et, voulant aller trop vite, je m'appuie… Sur mon bras gauche. Et comme un con, je force bien dessus et j'arrive presque à m'asseoir… Je dis bien presque. Oh putain… Ca fait trop mal… C'est horrible… Je retombe lourdement sur le lit en gémissant de douleur. Ca me brûle, un truc de malade… Je ferme les yeux et me mords furieusement la lèvre inférieure. C'est insupportable…
JongIn caresse mon front et appelle je ne sais qui, à qui explique ce qui vient de se passer. J'attends un peu puis je sens la douleur disparaître et j'ai l'impression que je suis de plus en plus détendu. Encore de la morphine ? On va me shooter à ça longtemps ? Remarque, ce n'est pas plus mal… Je rouvre doucement les yeux, que j'ai un peu de mal à garder ouverts. J'ai envie de dormir… Enfin à cause de la morphine bien sûr. Mais je me bats pour rester éveillé. Je vois une personne sortir de la pièce et Kai est toujours assis près de moi. Il a l'air plus inquiet que jamais… Je parviens à lui chuchoter :
- Pars…
- Pardon ?
Je répète alors un peu plus fort :
- Pars…
Je vois dans ses yeux qu'il est très surpris. Il me regarde, la bouche entrouverte.
La porte de la chambre s'ouvre et Baekhyun entre, suivit de Chanyeol, qui ferme la porte.
- Pars…
Et là mes yeux se ferment doucement sans que je ne leur en donne l'ordre mais je fais ce que je peux pour rester éveillé. Juste avant, j'avais pu lire de l'étonnement et de l'incompréhension sur leurs visages. Ma respiration se fait de plus en plus régulière. J'entends le géant souffler :
- Il s'est endormi…
- C'est sans doute à cause de la nouvelle dose de morphine qui lui a été administrée, fit Kai d'une petite voix que je ne lui connaissais pas.
- Encore de la morphine ? S'étonna mon meilleur ami.
- Oui…
C'est bien, ce médoc. Ca te permet de te reposer et d'écouter ce que les autres disent alors qu'ils croient que tu dors. Un silence pesant s'installe dans la pièce. Silence que JongIn décide bien vite de briser :
- Hé Baekhyun… Qu'est-ce que je lui ai fait pour qu'il veuille que je parte… ? Est-ce qu'il t'a dit quelque chose… ?
- Eh bien…
Non Baek je t'en supplie… Ne fais pas ça… Ne lui dis pas… Je fronce très légèrement les sourcils et me mets à angoisser sérieusement.
- Eh… J'en sais rien vu qu'il ne m'a rien dit, répondit mon meilleur ami le plus naturellement du monde. Il ne me parle jamais de toi.
Oh putain je t'aime Baek. Tu ne peux pas savoir à quel point.
- Mais ne t'en fais pas, s'il t'a dit de partir c'est uniquement à cause de la morphine, il doit en avoir marre d'être shooté à ce truc et donc il s'énerve et veut que tu dégages.
- Sans doute…
… 'Tain Baek, là pour le coup tu aurais pu trouver une meilleur excuse…
- Kai, viens manger un truc avec nous, dit Chanyeol.
- Non, je veux rester avec lui…
Quoi ? Pourquoi ?
- Kai, vas-y. Tu n'es pas sorti d'ici depuis hier soir, même pour bouffer. Alors maintenant va manger un morceau avec Chan et les autres. Ne t'en fais pas, je veille sur Kyung'.
Baekhyun avait dit tout ça d'un ton autoritaire mais qui s'était un petit peu radouci sur la fin, ce qui me surprend quand même un peu. J'entends quelqu'un soupirer. Sans doute JongIn. Je perçois des bruits de pas qui s'éloignent puis c'est de nouveau le silence total. Je n'ose pas dire un seul mot. Je sens une main se poser sur mon bras non brûlé.
- C'est bon, ils sont partis, m'informa mon meilleur ami d'une voix douce.
Je garde les yeux fermés et j'attends quelques secondes avant de répondre :
- Ok… Au fait Baek, merci beaucoup pour tout à l'heure… Merci de ne lui avoir rien dit et de mentir aussi bien…
- De rien, c'est normal. Et pour mentir, j'ai beaucoup de talent, hein ? Comment j'en ai trop c'est impressionnant t'as vu ? Enfin plutôt t'as entendu ?
- Ouais ouais…
Je souris et pouffe légèrement. Alala, lui alors…
- Bon, plus sérieusement. Pourquoi tu voulais qu'il parte ?
- Je… Je ne supporte plus qu'il soit « près de moi » alors… Alors que ça n'ira jamais plus loin…
- Putain… Ne dis pas n'importe quoi ! Tu ne peux pas le savoir, peut-être qu-
- Baek, stop. Tu sais, avant qu'il ne rencontre l'autre débile, on était proches. Puis il s'est éloigné. Et là on est à peu près redevenus proches. L'histoire va se répéter, il va rencontrer une autre fille, peut-être moins perfide, celle-là, après il va encore s'éloigner de moi et ainsi de suite…
J'ouvre doucement les yeux. Mes paupières sont lourdes mais je n'en ai rien à foutre. Je regarde mon meilleur ami avec peine. Il a l'air triste… Pourquoi ? Il s'assoit près de moi et caresse tendrement ma joue.
- Tout ce que tu dis est faux, Kyung'. L'histoire, comme tu dis, ne va pas se répéter.
- Tu dis n'importe quoi, tout va recommencer… Je le sais…
Il se lève et me regarde un peu, avant de me dire :
- Tu devrais avoir plus confiance en moi, en ce que je dis.
Le châtain se dirigea lentement vers la porte et ajouta, sans se retourner :
- Au fait, tu sors dans trois jours.
Il sortit de la pièce, me laissant seul, dans mes pensées. Baek avait l'air si sûr de lui en disant tout ça… Peut-être qu'il prédit l'avenir, qui sait. Pff, de toute façon, faut que j'arrête de me faire d'illusions ; JongIn et moi ne serons jamais ensemble. Pis, comme je l'ai déjà dit, cette putain d'histoire de merde va se répéter.
Avant, j'imaginais, dans mes songes, que je sortais avec lui. Ca paraissait si réel… Et pourtant ça ne l'était pas du tout. Maintenant, je n'ai plus aucun espoir. Je ne rêve même plus de ça.
Le jour tant attendu était enfin arrivé ; je pouvais enfin sortir de l'hôpital. Oui, en fin d'après-midi. Ma brûlure n'était pas si grave que ça, alors le médecin qui m'avait pris en charge avait décidé que je n'avais plus besoin de rester ici.
Je me tenais debout, vêtu d'un t-shirt noir, d'un jean complètement banal et de belles baskets blanches. Une infirmière – qui elle, n'avait pas essayé de me chauffer, m'avait enlevé mon cathéther et donc ma perfusion, quelques minutes plus tôt. Ca me faisait un bien fou de ne plus avoir ce truc accroché au bras. En parlant de bras… Je regarde celui qui était brûlé. Un bandage blanc le recouvrait. Je soupire. Je ne suis vraiment pas doué n'empêche.
Puis, je repense à la veille, à l'avant-veille et encore au jour d'avant. JongIn était revenu et n'avait pas cessé de me tenir compagnie. Heureusement, là il est parti voir les autres, parce que je ne voulais pas qu'il soit là pendant et qu'il me voir m'habiller. J'suis quand même un peu pudique.
Et… Depuis la discussion de la dernière fois, Baekhyun ne me parle plus beaucoup. Ca me fait bizarre. Quand il venait, c'est juste pour savoir si je vais bien, physiquement. Et puis après il repart à chaque fois comme il est venu, c'est-à-dire rapidement. Je secoue la tête pour penser à autre chose et vais dans la salle de bain attenante à la chambre. Je regarde mon reflet dans le miroir. Je suis très pâle et mes cheveux sont en bataille. Je les coiffe un minimum avec ma main droite avant de revenir dans l'autre pièce. C'est à ce moment-là que JongIn et Suho entrent dans la pièce. Ils me demandent si ça va et je leur réponds que oui. Je n'ai pas besoin de leur préciser que mon bras me fait mal mais que c'est quand même supportable. Ils le savent déjà.
Les garçons m'emmènent dans le van. Ils s'installent et je ne vois qu'une place de libre. Et bien sûr comme par hasard, c'est celle qui se trouve à côté de Kai, à sa droite plus précisément. Je m'y assois donc, en prenant bien soin de ne pas regarder à ma gauche. J'ai toujours du mal à supporter le fait qu'il soit près de moi, mais je fais de mon mieux pour ne plus le montrer. Le véhicule démarre et aussitôt je demande :
- On va où au fait ?
- A notre nouvel appartement, me répondit Luhan, qui était en face de moi. On y a emménagé pendant que tu étais encore à l'hosto.
Je ne dis ni ne demande rien de plus. Je ne sais pas pourquoi, mais je stresse un peu. Je n'ai aucune raison d'être stressé, pourtant… Rahh ça m'énerve je ne me comprends même plus ! Je suis désespérant… Quelques minutes après, le van s'arrête et on commence à descendre. Kris sort une clé de la poche arrière de son pantalon et l'enfonce dans la serrure pour ensuite la tourner et enfin, il ouvre la porte. On pénètre tous à l'intérieur et on arrive dans le salon. Il est grand, bien décoré et est dans les tons rouges et blanc. Un grand, très grand canapé est disposé devant un énorme écran plat. Je ne regarde pas le reste de la pièce. Tao me sourit et me fais signe de venir avec lui. On marche, monte des escaliers en colimaçon et il me fait m'arrêter devant une porte. Il l'ouvre et me fait entrer à l'intérieur de la pièce qui est en fait une chambre. Les murs sont bleu turquoise et quelques cadres avec dedans des photos du groupe les recouvrent par endroits. Deux lits une place aux couvertures et aux draps bleu marine sont séparés par deux petites tables de nuit avec sur chacune une lampe de chevet blanche. Et puis il y a une armoire toute aussi blanche que les lampes à côté de l'un des lits. J'adore cette chambre, elle est beaucoup plus jolie que celle de notre ancien appartement ! Le panda m'informe que je vais la partager avec mon meilleur ami. Tant mieux. Même s'il me parle moins, je l'adore quand même et puis ça me rassure, de la partager avec lui. Je souris puis j'entends Suho qui m'appelle. Avec Tao on descend donc les escaliers et on retourne dans le salon, où la plupart des membres se trouvent. Le leader coréen s'approche de moi et me montre une poche en plastique. Il en sort une boîte de cachet et me dit que ce sont des antis-douleurs, que je dois prendre trois fois par jour. Il en sort aussi un tube blanc et m'informe que c'est une pommade que je dois m'appliquer tous les jours sur la brûlure de mon bras. Puis enfin, il me montre un rouleau de bandes blanchâtres et je comprends de suite. Va falloir que je me les change tout le temps. Je remercie mon ami pour ces infos et je vois Lay râler.
- Bah qu'est-ce qu'il y a ? Lui demandai-je.
- Comme tu es blessé, je voulais faire un plat occidental, des spaghettis bolognaise mais il me manque deux oignons ! Me répondit-il.
Je souris légèrement. C'est pas parce que j'ai le bras brûlé que je ne peux pas m'occuper du repas, mais bon.
- Je vais aller te les acheter si tu veux, lui proposai-je en souriant.
- Ah ? Non, vas te reposer, je vais y aller moi-même.
- Non non non, j'y vais. Je ne veux pas rester passif, ne rien faire alors j'y vais. T'auras ta carotte dans un quart d'heure !
Il finit par me sourire et me remercier même si ça se voit qu'il est gêné de me laisser y aller. J'enfile une veste que je trouve par là et je sors de l'appart' après m'être aussi mis une casquette. Ce n'est pas que j'ai froid, hein, c'est juste que je n'ai pas très envie que l'on voie mes bandages. Les gens pourraient me regarder de travers et me poser des questions et ça je ne le veux surtout pas.
Je mémorise vite fait le nom de la rue où se trouve notre nouveau logement puis je me mets en route. Je sais que je ne suis pas très loin d'une supérette bien sympathique alors je ne me presse pas. Heureusement, j'ai pris un peu d'argent, mais vraiment pas trop, au cas-où. J'accélère la cadence de mes pas et je finis par arriver, quelques minutes après, devant l'endroit que je cherchais. Ah, je savais bien que ce n'était pas loin ! J'entre à l'intérieur du petit commerce et traverse deux ou trois rayons avant de trouver celui que je cherchais. Je prends deux oignons et vais à la caisse. Je les paye et la vendeuse me les mets dans une poche verte en plastique. Je lui dis au revoir et elle fait de même puis je sors de là. Je marche tranquillement en chantonnant, en direction de l'appartement. Seulement, je sens une main se poser sur mon épaule et on me plaque contre un mur d'une petite ruelle. Sous le coup de la surprise, je laisse tomber la pochette contenant mes achats par terre. Je relève la tête et aussitôt deux lèvres s'écrasent sur les miennes. Je n'ai pas le temps de repousser la personne que je commence à reconnaître à cause de la couleur de ses cheveux et de son parfum. Non, pas lui… Je ne réponds pas à son baiser et je me mets à paniquer et à me débattre quand je sens… Une bosse… Son érection… Contre mon ventre…
Vous le voyez, le steak dont j'avais parlé à la fin de je ne sais plus quel chapitre ? Il est gros, hein ? Eh bah c'est pas fini xD
