Bonjour, je suis désolée d'avoir manqué de temps pour corriger le premier OS, il est maintenant corrigé !
Donc voici la suite, je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que cela vous plaise, Maneeya
II. Une fin
Première partie
Cela faisait trois heures qu'Himawari et Hanabi s'entraînaient au jûken. Sa tante était une kunoichi performante bien que moins réputée pour ses techniques que pour son caractère. Himawari réussit une fois de plus à toucher sa tante, celle-ci roula au sol et y resta assez longtemps pour causer l'inquiétude de sa nièce.
— Tu es malade ? demanda la chûnin.
— Malade, c'est possible, je ferai des tests. En tout cas, je constate que je n'ai aucun soucis à me faire pour toi. C'est impressionnant que tu continues à progresser malgré ton niveau.
— Pourquoi ça ? questionna la jeune fille en se réhydratant.
— Généralement on traverse une période creuse, un moment où même avec de l'entraînement, on a beaucoup de mal à progresser. Donc tu peux être fière de toi.
Sa nièce essaya de cacher le sourire qui apparaissait.
— Est-ce que tu sais où est ma mère ? Elle avait dit qu'elle voulait m'apprendre une technique.
Hanabi fronça les sourcils.
— Ce ne sera pas pour aujourd'hui, il semblerait que ma sœur ait des affaires de clan urgentes à régler.
Himawari s'y attendait. Son père était Hokage et sa mère était devenue chef de clan – succédant à son père. Ce qui voulait dire qu'elle bouchait les trous de leur emploi du temps. Les deux femmes se quittèrent aux portes du manoir. La cadette Uzumaki rejoignit son équipe. Ses deux coéquipiers avaient déjà commencé leur circuit. Il n'y avait que leur senseï du nom de Shigure. Un livre était étendu par terre et le jônin faisait des pompes sur une main.
— Ton entraînement s'est bien passé ?
— Oui senseï.
Shigure était un ninja de la génération de Konohamaru, il avait à plusieurs reprises travailler avec des personnes de différents villages. Il n'était pas très connu du grand public mais la jeune fille savait que les Kages l'estimaient.
— Assieds-toi, lui proposa-t-il. Ta mère n'a pas eu le temps de t'enseigner n'est-ce pas ?
Son élève secoua la tête.
— Qu'en penses-tu ?
— Rien de plus que d'habitude.
— Qu'elle était l'urgence ?
— Sûrement la fête de fin d'année qu'elle organise, se moqua la jeune fille. Vous ne dites rien senseï. Vous ne me croyez pas ?
— Je remarque simplement un manque de cohérence dans tes propos.
Ça, c'était sa façon de dire qu'elle se comportait encore comme une enfant.
— File t'entraîner avant de te ramollir.
•
Hinata analysait le dossier qu'on lui avait apporté. Elle était inquiète de ces rapports. Les membres de son clan risquaient de plus en plus leur peau, et cela parce qu'ils possédaient le byukugan. La course aux attributs héréditaires recommençait.
D'après des rumeurs mais aussi d'après ses informateurs, cela n'était pas spécifique aux Hyûga. Tous ceux qui possédaient des pouvoirs héréditaires relativement puissants étaient visés. Elle se devait de trouver un moyen pour mettre sa famille à l'abri.
Elle aurait voulu pouvoir dépêcher une équipe pour une mission de renseignement mais elle n'était pas habilitée pour. Cela ne l'avait jamais dérangée jusqu'à maintenant. Elle voulait tellement savoir qui causait tant d'inquiétude, et pourquoi.
Cela les aurait grandement aidés à se préparer, à trouver une réaction appropriée. Là, elle naviguait sans radar. Hinata pouvait prendre des mesures pour surveiller qui aurait accès au byukugan.
Tous ceux qui le possédaient n'étaient pas automatiquement ninja, ce qui était une inquiétude en plus. Elle avait peur que certains fassent des mariages blancs pour récupérer un enfant et en faire une arme. Et si sa famille était éparpillée, il serait plus facile de leur nuire.
À cet instant, elle se sentait stupide d'avoir aboli le sceau de protection. Surveiller une petite portion de la famille était bien plus évident que surveiller la totalité. Certains membres étaient même partis, partis hors du pays. Que pouvait-elle faire pour eux ?
Peu importe c'était sa responsabilité.
•
Naruto était en train de vérifier un traité économique quand un jeune jônin pénétra à toute vitesse dans son bureau. Il était essoufflé et parlait trop rapidement pour que quiconque puisse comprendre.
— Un ninja a été retrouvé inconscient, ce matin même, en pleine rue, répéta-t-il. Il ne portait pas de bandeau et aucun signe pour l'affilier à un territoire précis. Son équipement n'était pas réglementaire mais il va être analysé plus précisément. Il a sûrement perdu conscience à cause de la chute mais ses tenketsu ont été bloqués.
— Qu'a dit le clan Hyûga ? demanda l'Hokage qui s'était levé, inquiet des problèmes qui s'annonçaient.
— C'est moi qui suis allé les questionner. Le chef de famille m'a reçu et m'a donné ce parchemin en guise de réponse.
Naruto s'en saisit et lut le petit mot. Il eu la désagréable impression que sa femme se moquait de lui. Dans sa tête, il entendait parfaitement sa voix susurrer des excuses de convenance. Apparemment le ninja retrouvé avait tenté de s'en prendre à une jeune membre du clan.
Sa femme l'avait donc repoussé et il se pourrait que, sous le coup de la fatigue, elle ait frappé trop fort. Sa femme savait être mielleuse quand cela l'arrangeait. Son second apparut soudainement à ses côtés. Le grand blond congédia le jeune ninja après s'être assuré que l'équipe d'Ibiki prendrait soin de leur invité.
— Je croyais que tes fonctions de chef de clan devait te retenir ce matin.
— Ma présence y est liée. Ta femme a organisé un conseil des chefs de clan.
— Quand aura-t-il lieu ?
— Ce soir.
•
Himawari but doucement une gorgée de thé. Elle était dans un petit magasin d'une couturière aigrie et hors-la-loi. Et pourtant, elle les accueillait. Elle espérait peut-être qu'ils leur rendraient service quand elle se retrouverait dans la mouise.
La commerçante ne savait pas que l'équipe d'Himawari n'avait aucun influence sur ce domaine. Et de tout façon, aucun d'entre eux ne comptait sans mêler.
Cela ne les empêchait pas de passer beaucoup de temps dans cette boutique. Il n'y avait aucune décoration, les étalages de tissu étaient suffisants pour égayer la pièce. Ici, on ne vendrait que des kimonos. La commerçante créait tout ce qu'elle vendait, elle acceptait aussi les commandes et pouvait même vendre le tissu au détail. Il y avait aussi un atelier pour ceux qui voulaient coudre ou raccommoder.
L'équipe treize était installée dans cet atelier. Miyabi était en train de renforcer son kimono car il en avait eu un nouveau pour son anniversaire. Metal attendait que leur commerçante apporte sa commander. Et leur coéquipière réparait sa veste, abîmée au cours de leur dernière mission. La jeune fille était assise près de la fenêtre.
Shikadaï discutait depuis dix minutes avec un restaurateur. Juste en le regardant, elle sut qu'il récoltait certainement des informations. Cela ne lui ressemblait pas de taper la discute avec quelqu'un sans que ce ne soit nécessaire. Ses coéquipiers se moquaient d'elle parce qu'elle n'arrivait pas à détacher son regard de lui. Une chance qu'ils soient en hauteur, la vue était bien meilleure.
— Tu tournes maso, soupira Metal en regardant un étal de rubans. Oublie ce type.
— Je suis amoureuse, respecte.
Elle entendit le rire de ses amis. Cela faisait un bout de temps qu'elle les embêtait avec son amoureux. Elle n'était pas très sentimentale et avait même du mal à assumer ses sentiments. C'était presque un miracle qu'elle soit tombée amoureuse.
Néanmoins, selon ses coéquipiers, elle aurait du être charmée par quelqu'un d'autre. Pourtant, ils aimaient bien le jeune homme jusqu'à ce qu'elle leur dise clairement qu'il l'intéressait. Ils n'y avaient qu'eux qui étaient au courant. Eux et lui.
Pas timide, elle s'était rapprochée de lui. Cela avait pris du temps, ils ne pouvaient pas se voir très souvent. Ils s'étaient embrassés la première fois en pleine forêt sous une pluie de feuilles rougeoyantes. Cela faisait deux mois, et il avait déjà provoqué ses larmes deux fois.
Ses coéquipiers ne l'avaient surprise qu'une fois mais ce fut une fois de trop. Cela avait suffi à les faire basculer en mode mère poule. Depuis, ils essayaient de lui faire oublier le brillant jeune homme. Ils ne cessaient de lui rapporter les clichés les plus dissuasifs à propos des Nara. Cela ne l'effrayait pas, Shikadaï n'était pas un Nara comme les autres.
— Tu es sûre qu'il n'est pas...impuissant ?
— J'en suis convaincue, répliqua la jeune fille sans se démonter, et non je n'ai pas encore vérifié.
Miyabi riait sous cape.
— Oublie-le, soupira son coéquipier qui avait enfin reçu son paquet. Je vais mettre mon nouveau kimono et tu seras irradiée par ma beauté.
— Rien ne pourrait effacer ton affreuse tenue verte.
Metal ne se souciait pas de la mauvaise langue qu'était son amie, il avait l'habitude. Il lui pardonnait vite, surtout qu'elle s'était levée pour l'aider à enfiler les différentes parties de son kimono.
— Ce type ne veut pas se balader en pleine rue en te tenant la main donc il n'est pas viable. Oublie-le.
Himawari ne répondit pas. Elle en avait marre de se répéter. L'attitude de ses amis cesseraient quand ils la verraient heureuse.
De toute façon, elle ne pouvait pas parler, elle était bouche bée devant son ami, beau comme un Apollon, une fois son ensemble caché. Son chignon classe, ses yeux brillants. Elle avait eu tord. Il était magnifique. Et il était très fier de son effet.
•
— Désolé d'être en retard ! Ne vous dérangez pas pour moi.
Naruto, tout sourire, se glissa entre Shino et Ino et s'adossa comme eux au mur. Tout le monde le regardait. Personne ne parlait. C'était normal. Il venait de s'incruster dans leur réunion top secrète. Mari et femme s'affrontaient du regard. Le couple avait maintenant des intérêts divergents.
— C'est un plaisir de te voir. Que fais-tu ici ?
— Je participe, comme tout le monde ici présent.
— Je crois que le sujet t'ennuiera, tu es très peu concerné.
— Pas du tout, je suis venu exprès pour cela.
Hinata déglutit doucement. Personne ne s'en rendit compte.
— Pourquoi tu es là ?
— Je viens comprendre pourquoi tu es là.
Le chef de famille avait du mal à retenir sa colère. Son Hokage venait là pour l'empêcher d'agir. Elle se sentait bloquée face à son mari.
— Alors, vous préparez une guerre ?
Naruto avait laissé tomber son air débonnaire et sa voix était devenu glaciale. Tandis que son regard était fixé sur elle, sa femme se dit qu'il avait passé bien trop de temps avec Sasuke. Il avait déteint. À moins que ce ne soit elle qui en soit la cause.
Les différents chefs de clan commençaient à s'agiter, protestant contre l'accusation sous-jacente de l'Hokage.
— Maître Hokage, ce n'est qu'un tentative de défense contre ceux qui nous menacent pour leurs intérêts personnels et douteux.
Naruto regarda la jeune femme. Quand les menaces étaient retombées, les différents descendants de clan étaient sortis de l'anonymat. Revendiquer leur affiliation n'était plus dangereux, enfin jusqu'à maintenant.
— Et quand ils taperont plus fort, vous ferez de même ?
— Alors proposez une solution ! s'énerva un autre chef, spécialiste en bombardement.
Naruto aurait aimé tout régler en un combat. Maintenant, il ne pouvait plus. Gagner par la force n'était d'aucune utilité quand on était un diplomate. Et puis il savait maintenant que cela manquait d'efficacité.
Ce qui primait, à cet instant, c'était la colère. À cause de son poste, la plupart des personnes s'attendaient à ce qu'il ait réponse à tout. Ils le prenaient pour un surhomme. Ça avait de quoi rendre fou. Sasuke fut le suivant à s'inviter. Il se pencha vers son vieil ami et lui murmura quelques informations.
— Vous avez tous les mêmes inquiétudes n'est-ce pas ? reprit Naruto.
Il attendit que quelqu'un rectifie mais personne ne pipa mot.
— Cela ne vous dérange donc pas que Hyuga-sama vous représente afin que je puisse me pencher en détails sur vos soucis.
Personne ne s'y opposa aussi l'Hokage retourna à son bureau accompagné de sa délégation, Shikamaru étant certainement perdu dans ses analyses. Quant à Sasuke, il était fidèle à lui-même. Le couple marcha un moment côte à côte, dans une rage silencieuse et réciproque. Les quatre ninjas empruntèrent ensuite la voie des toitures pour plus de rapidité.
Arrivés au bureau, Naruto lui demanda très formellement d'indiquer avec précision les problèmes qui devaient être résolus et les solutions qu'elle proposait. Elle exécuta ce qui lui était demandé puis partit. Elle ne souhaitait pas rester plus longtemps. Elle détestait l'ambiance oppressante et cette sensation de culpabilité.
Les trois hommes passèrent une partie importante de la nuit à chercher une solution convenable. Ils devaient tenir compte des lois, de la situation présente, des civiles... Il ne suffisait pas de trouver le groupe de l'intrus et de l'éliminer. D'autres groupes sur l'exact même principe naîtraient. Malgré la menace qui s'intensifiait, la situation était globalement plus que correcte.
Les clans s'étaient éparpillés. Ainsi on retrouvait des Hyûga dans presque tous les pays – ils étaient tellement nombreux – et une partie des Akimichi avait migré dans le pays de la Foudre. Les membres des clans bougeaient pour toutes les raisons imaginables : boulot, besoin d'indépendance, ami, famille... C'était le symbole d'une paix durable et cela inscrivait dans le marbre que les Cinq Grands Alliés avaient maintenant un, même plusieurs objectifs communs.
Les échanges étaient formidables d'un point de vue social et commercial mais surtout militaire. En effet, il y avait de plus en plus de ninja qui descendaient de plusieurs clans. Ils pouvaient devenir des ninjas extrêmement performants.
Dans un climat si optimiste, Naruto comprenait que sa femme ait réagi si promptement. Elle voulait apporter des solutions avant que la situation ne devienne ingérable. Et par cette réunion clandestine, elle l'avait obligé à prendre les choses en main et à agir rapidement.
Une seule chose provoquait réellement chez lui une colère sourde, la perspective que sa femme aurait pu lui cacher quelque chose d'aussi important, qu'elle aurait pu lui mentir. Ce n'était pas acceptable de la part de sa coéquipière.
— Naruto, rentre chez toi te reposer.
Les trois hommes étaient parvenus à un consensus et avaient convenu de s'arrêter là pour ce soir. L'Hokage cependant resta assis sur son fauteuil.
— J'ai quelques accords à finir, je vais rester un peu.
— Rentre chez toi te reposer, dit Sasuke à son tour. Elle t'attend sûrement.
Naruto hocha faiblement la tête. Il n'était pas aussi sûr que ses amis.
Et il avait raison de douter. Il rentra chez lui, la maison était silencieuse. Elle était surtout vide. Il vérifia chaque chambre. Himawari n'était pas là. Boruto n'était pas là. Hinata non plus. Il s'assoupit donc seul, espérant que sa famille dormait mieux que lui.
•
Alors que la réunion se déroulait, Hanabi tentait d'échapper à Konohamaru. Elle sentait qu'il la suivait. Elle ne se demandait pas pourquoi puisqu'elle l'avait fui toute la journée. Elle ne voulait absolument pas lui parler. Qu'il la laisse tranquille.
Malheureusement pour elle, il eut marre de jouer à cache-cache. Il apparut, lui saisit le bras, et l'invita dans un petit restaurant. Il était tard et il faisait vraiment froid alors ils étaient seuls sur la terrasse.
— Commande ce que tu veux, je t'invite.
Étant donné qu'ils avaient tout deux déjà mangé, ils se contentèrent de biscuits apéritifs.
— Alors, c'est amusant de me fuir ?
Hanabi leva les yeux au ciel, comme si ce n'était pas son amant mais un gosse énervant. Elle ne voulait pas de cette discussion. Elle ne voulait pas avoir à s'expliquer.
— Je ne te quitterai pas jusqu'à ce que tu parles. Tu finiras par craquer.
Konohamaru la connaissait trop bien. Il arrivait à prévoir ses réactions. Elle détestait cela.
— Je veux que tu me lâches, voilà pourquoi je te fuis.
— Je sais que c'est faux. Essais de dire la vérité pour voir.
La femme se replia sur elle-même. Elle était déchirée car elle ne savait pas quelle position adopter. D'un côté elle voulait tout garder pour elle, cela ne concernait qu'elle. D'un autre côté, c'était sa faute à lui en plus elle n'était pas capable de gérer seule cet immense problème.
— Je suis là pour toi, lui assura-t-il en la voyant hésiter.
— Malheureusement je ne suis plus seule.
— Comment ça « malheureusement » ?
Hanabi ne répondit pas de suite. Elle était gênée. Elle n'aimait pas s'épancher. Peu importe que ce soit devant celui qu'elle aimait.
Celui-là se pencha vers elle. Il lui attrapa doucement la main, s'attendant certainement à ce qu'elle le repousse une nouvelle fois.
— Je peux pas prendre un tel risque. Déjà je serai certainement une mère médiocre, cela c'est courant. Mais je peux pas mettre quelqu'un au monde juste pour qu'il se fasse traquer.
— Minute, pourquoi ce ferait-il traquer ?
— C'est notre fils, lui rappela-t-elle dans un soupire, un descendant des Sarutobi et des Hyûga. Tu viens d'entendre cette réunion.
Alors qu'elle était d'un sérieux sans nom, lui eut le toupet d'éclater de rire. Cela devait lui faire mal au ventre car il était plié en deux. Il cachait ses yeux mais Hanabi était certaine qu'il pleurait.
— Tu vas être une mère géniale, réussit-il à dire une fois qu'il se fut quelque peu calmé. Et tu es folle donc tu traqueras celui qui osera s'approcher de notre enfant. Je t'aiderai d'ailleurs avec plaisir. De plus, Naruto va trouver une solution, ne t'inquiète pas.
