Je suis vraiment désolé de cette attente, j'ai pas eu le courage de la continuer mais maintenant je me la fixe comme objectif ! Ne vous inquiétez pas, la suite est déjà en cours d'écriture, et vous savez quoi ? Je ne sais pas du tout comment tout ça va se finir et je trouve ça vraiment excitant!
Donc dans ce chapitre nous avons : MadCalypso, Emeraude, Sun, François Theurel, Elan du Lac, et quelqu'un d'inconnuuu...
Chapitre 3 : Le fou, la Pirate et les Fossoyeurs
Mad et Emeraude marchaient sans bruit dans les ruines du quartier de Wattpad. Un quartier où les bâtiments possédaient tous des couleurs chaudes telles que le rouge, l'orange, le jaune. Les rafales de vent soulevant le sable rendaient le lieu encore plus hostile et donnait encore moins envie de s'y aventurer. Emeraude avait longtemps supposés que c'était les Archiveurs qui avaient repeint les ruines ainsi, donnant un peu d'espoir dans le paysage désertique et hostile. Mad restait silencieux, goûtant au silence mortelle de ce quartier, autrefois le sien. Les deux jeunes gens étaient ce que l'on appelait des Solitaires, des personnes sans famille, sans clans, sans attaches, souvent difformes, malades que les proches rejetaient et reniaient. Oui, triste monde que le notre.
Mais Mad et Émeraude semblaient pourtant bien être en forme, si ils se retrouvaient seuls aujourd'hui entre ces bâtiments recouverts d'écrits c'était uniquement par choix. Enfin, pas vraiment, Mad avait été exilé de son clan pour incendie volontaire sur une personne. Émeraude, quant à elle, ne supportait plus d'être opprimée par ses supérieurs, de plus que le meneur de son ancien clan, le clan de l'Est, lui faisait un peu trop la cour. La famille de la jeune blonde fut autrefois puissante et imposante, surnommée à cause de leurs méfaits, les Pirates, dont Émeraude en gardait le pseudonyme, avait été décimée lorsque la jeune femme n'était âgée que de cinq ans.
Ils montèrent leur campement à l'abri du vent, sous un mur à moitié abattu par le temps. Les murs étaient toujours recouverts des mots, des phrases, des récits que les habitants ont écrit dessus, parfois rapidement, parfois lentement et réfléchis.
- Regarde ça Mad. dit la jeune Pirate en pointant du doigt le mur de leur abris où se trouvait gravé un récit assez court.
- Mmmh ? maugréa le blasé susnommé.
- Regarde je te dis ! commença à s'énerver la plus jeune.
Le pyromane accepta de se traîner jusqu'au mur pointé par son amie. Les premiers mots l'intriguèrent tant que le blasé se redressa pour pouvoir mieux les lire.
« Ici, je suis enfin libre, libre. Après des années de souffrance… Je les ai tués, les deux, mes propres parents. J'en ris ! J'écris ces mots en riant à gorge déployée ! Dans ces vestiges de l'écriture j'en ris ! Mon rire résonne contre les parois mortes de ce quartier…
Ils l'ont mérité, après tout ça… Ils m'ont transformée en monstre, je ne suis plus qu'un monstre buveur de sang à présent et par leur faute… Celui… Celui qui leur a demandé de me faire ça est mort, quel dommage, j'aurais voulu le tuer moi-même, de mes propres mains de monstre ! Lui… Sam… J'ai tant soif de sang… Du sang, oui. Je suis un monstre. »
Il y eu un long silence, Mad se retourna vers son amie qui paraissait inquiète.
- Bah, ça a dû être écrit il y longtemps. lâcha le jeune homme en se traînant à nouveau vers sa couche.
- Non, c'est récent. murmura Émeraude en passant sa main sur l'écrit. Il y même de la limaille venant certainement de l'objet ayant aidé à écrire ce texte. continua-t-elle
- Va dormir Émeraude. dit froidement l'aîné, déjà emmitouflé dans sa couverture.
- Mais, il faudrait que l'un de nous deux reste debout pour…
- Va dormir ! s'exclama son ami en la coupant.
La plus jeune obéit, inquiète et choquée par le ton inhabituel de son ami. La Pirate se glissa dans sa couche et s'endormit rapidement. Contrairement à Mad qui resta encore longtemps éveillé, inquiet, si il y avait encore cette personne, que faire ? Cet inconnu semblait fou à lier, et pourtant son récit était construit, enfin presque. Ce n'était pas écrit rageusement et à la va-vite, non, ça avait été rédigé soigneusement, lentement. Fou, oui, mais également calme. Quel parfait oxymore! Ne put s'empêcher de penser Mad. Mais des frissons parcoururent son corps entier, cet inconnu, quel qu'il soit, était dangereux, fou mais terriblement réfléchi.
Alors que le jeune homme commençait à s'endormir, il entendit un bruit sourd, se répercutant sur les parois détruites du quartiers.
« Qui peut bien être ici ? » s'interrogea-t-il intérieurement, encore plus inquiet.
Le quartier du Nord d'Internet, où se trouvait le quartier de Wattpad, était désert depuis presque un siècle, tout n'était que désert et chaleur. Rares étaient les téméraires osant s'y aventurer, la température grimpait rapidement très haut, la nourriture était rare, et l'eau presque inexistante.
Il y avait une rumeur, une rumeur terrible qui circulait dans les zones sud, est et ouest d'Internet, que ce quartier soit habités par des mangeurs de chaires.
Personne ne savait réellement si cela était vrai ou faux, mais cette légende persistait, des personnes qui auraient perdu toutes morales, toute conscience, seraient en train d'errer dans ce désert.
On les apparentait à des « zombies », un vieux mot retrouvé dans le quartier Est d'Internet, un site nommé FF mais tous avaient oublié ce que signifiait ces initiales.
Le bruit se répéta, ressemblant fortement à du métal raclant un mur, frappant contre. Ce qui permit à Mad de se rassurer, les « Zombies » ne savaient pas utiliser un quelconque outils, mais ce raffut réveilla la plus jeune des deux.
- Qu'est ce qui se passe Mad ? interrogea la pirate.
- Je ne sais pas, répondit l'aîné, Mais chut, pas un bruit.
Ils se turent, tendant l'oreille à l'affut du moindre nouveau bruit suspect, prêts à empoigner leurs armes respectives au cas où.
Le silence vint, pesant, lourd.
Puis il fut brisé par un nouveau bruit, des voix, inconnues, se rapprochant de leur position. Ni une ni deux, ils empoignèrent leurs armes et se levèrent d'un bond, tout sens aux aguets. Émeraude, tenant son épée, véritable relique de sa famille, transmise de mère en fille, surnommée Devushka, elle passait à travers les os comme du beurre.
Mad dégaina son vieux Beretta, un peu rouillé mais terriblement meurtrier entre ses mains, surtout les siennes.
Les voix se rapprochèrent, une voix d'homme et celle d'une femme parvint donc à leurs oreilles.
- Il y a personne ici, tu t'es trompé François… dit mollement l'inconnue.
- Non, je suis sûr d'avoir entendu des voix venant de par ici… répondit le susnommé François.
- T'as dû rêver… Personne ne s'aventure ici, à part nous.
Mad et Émeraude retinrent leurs souffles et se plaquèrent contre la paroi en béton, armes en main.
- Tu vois ? enchaîna la femme, Il n'y a pers-
François l'interrompit et murmura en pointant la fumée dégagée par le foyer des deux Solitaires qui s'envolait par dessus le morceau de béton les cachant.
- Regarde, il y a quelqu'un…
Les deux fugitifs se plaquèrent encore plus contre la paroi en les entendant se rapprocher d'eux.
- Montrez-vous ! clama l'inconnue.
Mais aucun des deux ne répondit, serrant leurs armes fortement à s'en blanchir les phalanges, respirant à peine, l'adrénaline se frayant un chemin à travers leurs membres, ils se turent. Les deux inconnus, prirent d'assaut le camp des deux côtés, à coups de…pelles ?
Mad esquiva le coup et brandit son arme entre les deux yeux de l'homme, qui lâcha son arme. Quant à Émeraude, elle coupa le manche de celle de l'inconnue, avant de se stopper net tout comme son ami.
- Sérieusement ? demandèrent ils en coeur, en baissant leurs armes, Des pelles ?
Les nouveaux venus se regardèrent, fronçant légèrement les sourcils.
- Quoi ?
- Nan mais attends, tu voulais nous attaquer avec des pelles ? demanda Mad en rangeant son arme.
L'homme du nom de François passa une main dans ses cheveux noirs emmêlés, soupirant fortement, il est vrai qu'ils auraient pu se procurer mieux. La femme jeta rageusement le reste de son « arme » par terre en murmurant des insultes inaudibles.
- Bon, continua François sans se préoccuper des faits et gestes de son amie, Qui êtes-vous et que faites-vous ici ?
- On est des Solitaires, rassurez-vous, on ne vient pas voler vos réserves si c'est ce qui vous inquiètes. entreprit d'expliquer la jeune pirate.
- Je m'appelle Mad, et voici Émeraude, nous sommes juste de passage. continua son ami.
Les deux inconnus s'interrogèrent du regard avant d'hocher la tête d'un commun accord.
- Je suis François, et voici Elan, nous sommes les Fossoyeurs. informa le noiraud en tendant sa main à Mad.
Un frisson le parcourut, il avait déjà entendu parler de ce groupe restreint, peu influent, mais aves des moyens terribles. Ils tenaient leur nom du simple fait qu'ils avaient pour coutume d'enterrer leurs victimes de telle façon à ce que la tête ressorte. Tout le monde avait déjà entendu parler de leurs méfaits, les décrivants comme des personnes sans foi ni loi, tuant pour le plaisir.
Mais le jeune homme, aux cheveux rouges, fit abstraction des rumeurs et empoigna la main du dit Fossoyeur.
- Enchanté.
Ce fut, sans le savoir, qu'un pacte fut scellé, un pacte de la part du Destin, terriblement mortel.
Sun marchait péniblement vers le centre, elle n'avait rien dans le ventre depuis déjà plusieurs jours. Les larmes avaient laissés des sillons rouges sur ses joues pâles, creusant légèrement sa peau marquées, laissant une marque de l'épisode sanglant s'étant déroulé peu avant. Elle était un peu perdue, la jeune fille ne s'était jamais aventurée aussi loin de son camp. Sun savait cependant qu'il fallait qu'elle passe par l'ancien réseau souterrain, abandonné et tombant en ruine, occupé par le groupe des Archiveurs. Une petite bande qui s'amusait à repeindre les ruines, de façon diverses et variées, ils représentaient parfois des scènes de guerre entre clans, parfois des paysages d'un autre monde qui fut autrefois celui-là.
La lune brillait, véritable spectatrice de tout ce qui se passait sur cette planète, les nuages verts chargés de poussières toxiques venant de la zone Sud où se trouvait les Lacs Verts, voilaient cet astre calme et placide.
La jeune femme entendit des pas, elle se stoppa net, appelant faiblement à l'aide. Mais personne ne vint où ne réagit, le calme s'installe de nouveau, et elle reprit sa route vers l'ancien réseau de tramway.
Sun descendit lentement un tas de gravas menant sur les anciennes voies ferroviaires, la pénombre se refermait lentement sur la jeune femme. Ses yeux ne virent bientôt plus rien, et paniquant, elle se plaqua contre le mur froid et humide du tramway, se laissa glisser contre, haletante. Elle était perdue, seule, triste et en colère, elle se recroquevilla sur elle-même, sanglotant légèrement.
- Oh, regardez qui voilà, une pauvre âme en peine… murmura une voix rieuse qui se répercuta sur les parois du tunnel sombre.
- Qui est là ?! s'écria Sun en se relevant d'un bond.
Un sourire étincelant apparu au plafond, une silhouette agile descendit lentement le mur, tel un lézard, pour s'arrêter sur la voie, elle fit claquer son briquet et enflamma une torche.
- Avec ceci tu devrais pouvoir trouver ton chemin, voyageuse.
À la lumière des flammes, Sun put enfin voir à qui elle avait à faire. Une jeune personne, aux cheveux courts et rouges, elle souriait, un sourire presque dément, indescriptible, et des yeux rouges écarlates.
- Qui…qui êtes-vous ? bredouilla la jeune Sun.
- Oh, mon nom n'a que peu d'importance voyageuse… l'inconnu.e s'avança vers le quai où reposait la jeune fille et y sauta élégamment, Où tu vas, ça c'est plus important très chère.
Sun tenta d'articuler quelques mots tout en découvrant l'étrange personnage à qui elle faisait face. Vêtu.e d'un habit s'apparentant à un costard, certes un peu déchiré et tâché, portant des gants noir ainsi que des souliers vernis, également tachés et troués, s'appuyant sur une canne, mais ce qui troubla le plus la jeune fille fut le chapeau haut-de-forme que l'inconnu.e remit sur sa tête. Ses lèvres étaient peintes de rouge, le même que ses yeux, et Sun remarqua que ses canines étaient longues, pointues, déroutantes.
- Que… Me… Voulez-vous ? demanda la jeune fille en s'arrachant à sa contemplation.
- Rien du tout voyons ! Ce n'est pas mon genre très chère, mais veuillez prendre cette torche et suivre la voie dans la direction que pointe ma main.
- Votre… main ?
L'étrange personnage remarqua alors qu'il ne pointait rien, il rit et pointa la torche vers la direction du Centre.
- Continuez tout droit ma chère, ne tournez ni à gauche ni à droite, restez sur cette voie et vous arriverez chez les Archiveurs, ils vous donneront à manger je ne m'en fais pas !
L'inconnu.e donna la torche à Sun, rajusta son haut-de-forme et tourna les talons dans la direction opposée à celle du Centre. Ses pas résonnèrent dans la galerie souterraine, s'éloignant de la jeune femme, petit à petit.
- Bonne chance très chère ! clama l'étranger, Et ne vous retournez pas vers moi !
Sun serra fortement sa torche, déglutissant difficilement, cette personne la mettait très mal à l'aise. Elle voulu demander pourquoi elle ne devait pas se retourner dans sa direction, mais prit garde du conseil et se mit en route vers le Centre, sans se retourner.
Et jamais elle ne se retourna.
Heureusement qu'elle a écouté ce conseil saugrenu, car si elle avait voulu regarder en arrière, elle aurait vu, un visage difforme avec les traits horriblement tirés, un sourire dément s'étirant d'une oreille à l'autre, la bave aux lèvres, des canines immenses et des yeux rouges sang braqués sur elle, la suivant de près, silencieusement, flottant dans les airs, à quelques centimètres de sa nuque seulement et, portant un haut-de-forme…
Non, elle ne se retourna pas, et cette chose s'effaça lorsque Sun arriva enfin dans le quartier des Archiveurs.
Hey! Ça t'as plût ? J'espère perso ! Si oui n'hésite pas à laisser une ptite review! Et profites en pour me dire qui est cet étrange personnage indicant le chemin à Sun... Tu reçois un coockie si tu as juste !
Allez, à bientôt ! °3°
