Holu !
Voici le chapitre 2 de ce teen!Lock !
Honnêtement je ne sais pas trop où ça va mais dans cette partie on en apprend un peu plus sur ce qui s'est passé avant que Sherlock n'arrive dans cette école ; ) ainsi que Jim, qui va se révéler différent de ce que pensait Sherlock au départ.
Enjoyyyyy !
Sherlock se retourne dans son lit.
-Tes vraiment qu'un cinglé !
fait une voix.
-C'est pas vrai !
crie Sherlock.
-Bien sûr que si ! C'est toi qui l'as tué !
fait une autre.
-Non c'est pas moi j'vous jure que c'est vrai !
-TA GUEULE ! ASSASSIN !
crie quelqu'un en le jetant à terre.
-T'as tué Timothée !
beugle un autre, accusateur en lui donnant un coup de pied.
Sherlock sanglote. Sherlock gémit. Il n'as pas tué Timothée. Ce n'est pas lui. Il s'est juste retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment.
-Arrêtez !
couine-t-il.
-T'ES UN MONSTRE !
hurlent les voix en cœur.
-On va te faire payer !
-On va te faire subir la même chose !
Un couteau se pointe devant le nez de Sherlock. Il tremble. Il a peur.
-C'est... C'est pas moi...
gémit-il inaudiblement.
-MAIS FERME TA GUEULE !
Douleur aiguë dans le ventre. La lame du couteau s'y est enfoncée de moitié. On le roue de coup. Sherlock hurle. Il se débat.
Il veut leur dire. Leur dire que c'est sa faute et on le laissera tranquille ! Mais...pas...la...force...
-HA !
Sherlock se redresse brusquement dans son lit, en sueur et la respiration sifflante. Les couvertures sont en boule et les oreillers sont tombés. Il se passe une main sur le visage, tremblante, puis regarde par la fenêtre.
Il n'a pas pensé à fermer les volets et la lune filtre doucement. Il se lève mais marche sur quelque chose. Sa veilleuse. Elle est tombée de la table de nuit. Oui, Sherlock a encore une veilleuse à son âge mais il a trop peur du noir.
Elle est en forme de petit chat bleu fluorescent. Il l'éteint et la repose. Il ouvre la fenêtre et va s'asseoir sur le rebord. En contrebas, il voit la rue. Il est au cinquième étage hein. Ça le tuerait s'il tombait.
Sherlock balance ses jambes dans le vide et se penche.
-Sherlock ?
fait une voix ensommeillée derrière lui.
Le brun ne se retourne pas. L'autre approche.
-Qu'est-ce que tu fais ?
-...
-Tu ne vas pas sauter ? Sherlock dis moi que c'est fini ces envies de suicide.
Il y a un grand silence puis il répond.
-J'ai… tué quelqu'un, Mycroft.
-C'est faux et tu le sais.
-Je l'ai poussé au suicide.
-Il en avait déjà envie. Avant toi même, je crois.
-Je lui ai parlé. Souvent. Et… je lui ai dit… la vérité.
-Sherlock, ce que tu as dit était logique. Ça n'était pas ce qu'il voulait entendre mais tu lui a simplement donné la meilleure solution.
fait Mycroft en s'asseyant aux côtés de son petit frère.
-Justement… murmure Sherlock. Je n'aurais pas dû lui dire la vérité.
-Peut être. Mais c'est trop tard et tu ne pouvais pas savoir.
-Et pourquoi ?! Parce que je suis un putain de amputé des sentiments, voilà pourquoi ! Une MACHINE ! UN TRUC FROID INCAPABLE DE…
-Calme toi…
murmure Mycroft.
Calme toi…
-de… d'aimer…
sanglote-t-il.
Le plus grand passe son bras autour de ses épaules. Si Sherlock est surpris, il ne dit rien et pose sa tête sur son épaule en essuyant ses larmes. -Tu n'es pas incapable d'aimer Sherlock.
-Tu… tu crois ?
-Non, j'en suis sûr.
répond Mycroft les faisant sourire tous les deux.
Qu'est-ce que tu ressens par rapport à Maman ?
-Je suis en colère… Parce qu'elle ne s'occupe jamais de nous. Dans les livres, les mamans chérissent leurs enfants, les câlinent… Mon dernier souvenir d'un câlin avec ma mère remonte à mes quatre ans, Mycroft. Alors je lui en veut.
-Oui… Moi aussi. Mais je l'aime aussi. Parce que c'est ma mère. Notre mère…
-Oui…
-Et Papa ?
-Je le connais à peine. Je ne ressens rien à son égard sinon, peut être, que je le trouve pitoyable. Il nous a abandonné parce qu'il avait "peur de nous" quand même !
-C'est vrai. Et… moi ?
Silence.
-Toi je ne t'aime pas.
fait Sherlock en se blottissant contre son frère.
Mycroft sourit. Malgré son âge, son frère fait encore tellement jeune parfois.
-Parce que tout te réussit mieux qu'à moi et je ne comprend pas pourquoi. J'essaye, je n'y arrive pas, et ça m'énerve. Mais je te supporte, cher frère.
-Hum, je vois.
sourit à nouveau le grand.
Et toi ?
-Moi ?
-Est-ce que tu t'aimes ?
Sherlock se dégage et rentre dans sa chambre. Mycroft fait de même et ferme la fenêtre. Le plus petit se couche. Mycroft passe à côté mais au dernier moment, le brun lui attrape le bras.
-Moi, je me hais.
Sur ce, il se retourne et Mycroft sort.
ooOOoo
-Salut !
fait John en s'asseyant à ses côtés.
-...salut.
Sherlock a eu un blanc. Un instant, ce garçon blond aux yeux bleus lui a rappelé Timothée. Mais Timothée est mort. Et il n'avait pas cet air gai et innocent sur le visage. Il avait tout le temps l'air déprimé. Il l'était.
-Ça va ?
-Ouais.
Ils ne se connaissent pas assez pour que Sherlock lui dise qu'il a fait un cauchemar et qu'il ne s'est pas endormi après. Et que du coup il n'a dormi que trois heures. Mais bon il a l'habitude. Le brun se frotte le ventre, grimace.
Ils ne sont pas assez familiers pour se dire tout ça pourtant Sherlock a envie de se confier. Il sent que John ne le jugerait pas.
-Hé le nouveau !
le hèle Philip.
Sherlock ne répond pas et sort ses affaires. Le prof va arriver.
-Oh ! Le taré ! J'te parle !
-Tais toi Anderson tu fais baisser le QI de toute l'école.
grince-t-il.
-Ouuuh… Ça c'était violent.
commente Greg.
Sally prend le relais.
-Pourquoi tu te frottes le ventre comme ça tout le temps ? T'as tes règles ?!
Sherlock prend sur lui pour ne pas relever la tête, ce qui trahirait sa rougeur et lance assez fort pour que tout le monde entende.
-Hé Sally, c'est pas une tâche de sang sur tes fesses !?
Celle-ci rougit et partit aux toilettes avec une amie -Maria, d'après ce qu'il avait entendu -.
-Joli.
firent Greg et John en même temps.
-Hm.
-Tu sais…
commence Greg.
Je n'approuve pas ce qu'ils font.
-...
-Moi non plus.
fait John.
Sherlock lève la tête, les regarde et répond simplement :
-D'accord.
-Taisez vous et asseyez vous.
lance le prof en entrant.
Grand, mince et dégingandé, lunettes rondes devant des yeux bleus pâles, cheveux bouclés blond vénitien, barbichette, air doux. Chemise blanche, veston noir sans manches, pantalon bleu marine à pinces.
Prof de français. Sherlock n'a pas appris son emploi du temps. Il suit sa classe pour les salles. Il sait reconnaître pour la plupart du temps quel prof enseigne quoi en fonction de ses habits, sa posture et son attitude.
-Il me semble que nous avons un nouvel élève, dis moi où es tu ?
demande-t-il gentiment.
Sherlock lève à demi la main brièvement.
-Ici.
-Ah ! Tu t'appelles… ?
-Sherlock Holmes.
-D'accord Sherlock. Je suis Mr Hiddleston, mais je conçois que c'est long et embêtant à dire alors j'autorise les élèves à m'appeler Mr Hiddles.
fait-il avec un sourire engageant.
-Ça ira, Mr Hiddleston.
Il l'énerve déjà, avec ses manières gentilles et tout.
Le cours se passe tranquillement.
De temps à autre, Mr Hiddleston lui demande s'il suit.
Ça l'agace. Et en plus il en a pour deux heures.
À la fin, le prof lui demande de rester. Sherlock se tient face au bureau, impassible et ne dit rien.
-Dis moi Sherlock, tu t'es fais des amis ?
-Ne m'avez vous pas vu avec John Watson ?
-Le considère-tu vraiment comme un ami ?
-Pourquoi vous répondez à ma question par une autre ?
-Pourquoi ai-je l'impression que tu évites de répondre ? Je fais juste comme toi…
fait malicieusement le prof.
Sherlock grimace et le prof sourit.
-Ce n'est pas pour ça que je t'ai demander de venir : en fait, j'aimerais tester ton niveau, afin de savoir où tu en es et de pouvoir adapter ma notation à tes compétences.
-Je vois.
-Je te donne donc un petit paquet d'exercices en tout genre et une rédaction. Tu as deux jours pour me rendre tout ça. Je pense que ça suffit.
fait-il en tendant le tout à Sherlock.
Celui-ci regarde un peu et lève la tête.
-J'aurais fini les exercices demain. Je vous rend la rédaction après demain.
-Très bien !
conclu Mr Hiddleston en se levant.
Eh bien, tous en récrée !
lance-t-il gaiement en posant sa main sur l'épaule de Sherlock.
Il se raidit instantanément et fait volte face en frappant du plat de la main l'avant bras du prof qui recule vivement étonné.
-Nous pouvons avoir une entente cordiale et nous adresser la parole normalement, bien que je vous trouve un peu familier à me demander si j'ai des amis, mais il y a une chose que je vous INTERDIT : Ne me. Touchez. Pas.
Sherlock part en courant, laissant le prof pantelant.
ooOOoo
Sherlock lit encore dans un coin du préau lorsqu'il voit de loin Jim approcher. Il ne réagit pas. L'autre se penche pour regarder le titre.
-Woah, "La divine comédie" de Dante. Tu lis ça toi ?
Tout bien réfléchi, il n'a pas l'air étrange ce mec.
-Ouais.
fait simplement Sherlock.
Jim se place derrière son épaule pour lire un peu mais le plus grand claque le livre et s'écarte.
-Qu'es-ce que tu veux ?
-Hum… Rien. Faire connaissance quoi. T'as l'air seul et moi j'aime pas être seul.
Sherlock regarde l'autre se frotter la nuque.
-Qu'es-ce qui te dit que la solitude ne me déplaît pas ?
-Ton regard.
-Mon regard ?
-Ouais. Tu vas rire parce que c'est bizarre mais quand tu parles avec John ou Greg, ton regard est vif et brillant mais dès qu'ils ne te regardent pas ben… Il devient terne. Et ton expression devient encore plus renfermée que d'habitude !
Jim rigole et Sherlock se demande s'il ne l'as pas juste mal jugé. Il s'assit et l'autre le suit.
-Désolé pour l'autre jour, enfin hier, avec les mots. Je voulais te cerner et puis… Je suis un petit joueur !
rigole à nouveau le plus petit.
-J'ai été étonné.
fait Sherlock, les yeux dans le vague.
-Ah bon ? De quoi.
-Tu me...ressemble.
finit-il en se tournant vers Jim.
Celui-ci cligne des yeux et sourit.
-Ah-Ah ? Tu trouves ?
-Tu as l'air intelligent. Tu es encore loin de moi mais voilà. Alors que la moitié de la classe ne m'arrive qu'à peine à la cheville sauf une ou deux personnes et que l'autre et six-pieds-sous-terre, toi… Tu m'arriverais là.
dit Sherlock en mettant sa main au niveau de sa hanche.
-Woah, j'suis touché ! Ici ?
demande Jim en posant doucement sa main sur celle de Sherlock qui l'enlève vivement.
Pardon !
Le brun se décale un peu.
-Je n'aime pas que l'on me touche.
-Je respecte. J'peux supporter ça.
Ils ne disent rien pendant un instant puis Jim prend la parole.
-Pourquoi tu n'aimes pas ça ?
Ça sonne et Sherlock se lève.
-Hé !
Jim se lève aussi alors que l'autre part.
-Sherlock !
Mais Sherlock est loin. Jim pourrait le rattraper mais sait qu'il n'aura rien de plus. Tant pis.
Alors ?
N'hésitez surtout pas à me laisser une review !
Je n'écris pas pour ça en premier lieu mais ça m'inonde joie qu'on me dise ce qu'on pense de mon travail
(et pis j'mords pas hein UnU)
