Salut ! Je suis désolée du temps d'attente qu'il y a eu entre les chapitres. Manque de temps, d'inspiration... En tout cas, je suis de retour!

Bonne lecture !


Chapitre 9 :

Les rouages du cerveau de Parigoriá semblaient tourner à toute allure. Elle se retrouvait face à un choix qui paraissait si difficile ! D'un côté, elle avait envie que ces gens payent pour ce qu'ils lui avaient fait. Ils avaient gâché tout un pan de sa vie. Elle aurait pu retrouver une famille, vivre une vie à peu près normale (dans la mesure où une vie de demi-dieu peut être normale), ... Mais à cause d'eux, elle était restée dans la rue, sans personne pour l'aider, sans personne pour l'aimer. Cependant, une partie d'elle se demandait si elle aurait le courage de voir souffrir des gens par sa faute. Ce qu'elle avait vécu justifiait-il de faire souffrir en connaissance de cause ses tortionnaires ?

Tandis que les arguments s'affrontaient dans sa tête, les autres personnes présentes commençaient à s'impatienter.

« Hâte toi de faire ton choix, jeune sang-mêlé, ordonna la déesse.

-Je ne sais pas… C'est un choix très difficile que vous me demandez.

-Tu ne croyais tout de même pas que la vengeance était quelque chose de facile ! Tu dois prendre toute la responsabilité de tes actes car une vengeance, une fois lancée, ne s'abandonne pas.

-Dans ce cas, je pense que je vais leur pardonner… annonça Parigoriá.

-Je me doutais de cette décision, avoua Némésis.

-Dans ce cas, pourquoi m'avoir fait cette proposition ?

-Je voulais que tu te questionnes et voir ta réaction.

-Est-ce que nous allons pouvoir continuer notre quête maintenant ? demanda Lacy.

-Bien sûr ! s'exclama la déesse. Je vous certifie que ces trois-là ne vous embêteront plus, ajouta-elle en désignant les hommes qui les avaient enlevés.

-Bon bah merci pour tout. Est-ce qu'on peut juste savoir comment retrouver Valencia Boulevard ? demanda Mitchell.

-Fermez les yeux et vous y serez », ordonna Némésis, retrouvant son expression sévère.

En effet, ils y furent, comme par magie. Par magie en fait. Devant eux se trouvait la porte des Studios d'enregistrement DOA. Sur la porte était écrit : « Accès interdit aux démarcheurs et quêteurs. Accès interdit aux vivants. ». « Ça tombe bien, on est vivants ! » fit remarquer Mitchell. Sa blague tomba à l'eau : personne n'avait vraiment envie de rire à ce moment critique. Lacy poussa la porte et ils entrèrent dans une salle d'attente sinistre bondée. Un vigile en costume de soie italien les regarda approcher. Lorsqu'ils furent juste devant lui il secoua la tête négativement, d'un air faussement désolé.

« N'y pensez même pas, vivants, dit-il.

-Penser à quoi ? demanda Lacy, l'air innocent.

-Je commence à vous connaître. (Il prend une petite voix aiguë) S'il vous plaît M'sieur Charon, on a besoin de votre aide pour sauver le monde. Les dieux vous récompenseront, etc., etc., etc… (il reprend sa voix normale) Non, non et non. Depuis des millénaires que je suis là, JAMAIS on ne m'a récompensé pour avoir aidé des demi-dieux ! Jamais la moindre augmentation de salaire ! Alors maintenant c'est fini !

Les trois amis se regardèrent, se demandant comment ils allaient faire pour entrer si Charon refusait catégoriquement de les laisser passer. Soudain, Parigoriá prit la parole :

-Alors là, vous êtes vraiment à côté de la plaque monsieur ! On n'a aucune prétention à sauver le monde ! Vous connaissez les enfants d'Aphrodite, hein ? Les guerres et tout le tintouin c'est pas trop leur truc. En fait, c'est juste que ma mère habite aux Enfers et on vient de signer un acte de garde alternée donc je viens passer la semaine chez elle et la semaine prochaine j'irai chez mon père, … vous avez compris le principe, quoi.

-Tu vas passer la semaine chez ta mère avec tes amis, dis-tu ? Et qui c'est ta mère ?

-Vous n'allez tout de même pas me dire que vous connaissez tous les habitants du Tartare ! demanda Parigoriá.

-Peut-être pas mais il me faut le nom pour mon rapport à Hadès, expliqua-il avec un sourire qui montrait qu'il n'était pas dupe.

Il était trop tard pour reculer. Tant qu'à se jeter dans la gueule du loup, autant s'y jeter la tête la première.

-Je suis la fille d'Angélos.

Le visage de Charon montrait qu'il s'attendait à tout sauf à cette révélation.

- Ce n'est pas possible ! Je ne veux en aucune manière être lié à ces choses-là ! s'insurgeât-il.

- Je ne vois pas où est le problème !

-Dans ce cas, tu ne...

Les demi-dieux se retournèrent pour suivre le regard du batelier infernal. Les fantômes, qu'ils avaient à peine remarqués à leur arrivée semblaient de plus en plus agités. Charon descendit de derrière son bureau pour aller les calmer. Le résultat obtenu fut cependant l'opposé de celui escompté. Les âmes tentèrent même de s'en prendre à Charon.

-Calmez les ! cria-t-il. Sinon vous ruinerez toutes vos chances de pouvoir entrer aux Enfers !

-Comment voulez-vous que nous les calmions ? demanda Mitchell. C'est votre pouvoir, pas le nôtre !

-C'est votre présence qui les agite comme ça. Alors, qu'est-ce que vous attendez ?

Le Nocher des Enfers était petit à petit submergé par les âmes qui s'acharnaient sur lui. Il jeta un regard sur la porte de l'ascenseur, comme pour évaluer la distance l'en séparant. Comprenant ce qu'il projetait de faire, les demi-dieux se précipitèrent vers l'ascenseur en même temps que Charon. Etrangement, les fantômes s'écartèrent pour les laisser passer tandis qu'ils entravaient la course du maître des lieux. Celui-ci criait au scandale :

-Ça ne s'est jamais vu ! C'est un scandale ! Hadès en entendra parler !

-Pour cela, il faudrait d'abord que vous réussissiez à vous débarrasser de vos fantômes ! Ils ont l'air de bien vous aimer ! rit Lacy.

-Très bien Sang-Mêlés, je vais vous conduire aux Enfers. Et alors vous regretterez de m'y avoir poussé. annonça Charon.

A cet instant, tous les esprits se figèrent. Ils semblaient tendus, prêts à intervenir si le batelier décidait de revenir sur ses paroles. Charon atteint l'ascenseur, l'ouvrit, fit rentrer les trois amis puis ferma les portes.


Voilà! Je sais, ce n'est pas très long, mais c'est un des plus longs. Surtout, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

Cinnam