Note : Je vous avais promis quatre personnages. Voici donc les trois autres. N'hésitez pas à me dire qui vous intéresse le plus, et qui vous inspire le moins de sympathie, même parmi les personnages secondaires. ^^

Disclaimer : La plupart des personnages que vous verrez dans cette histoire sont des OC et m'appartiennent donc. En revanche, le Monde de la Magie (lieux, personnages emblématiques, us et coutumes, etc.) sont la propriété de JK Rowling. Je les emprunte juste pour donner du relief et de l'authenticité à mon histoire.

Bonne lecture ! :)


Le soleil commençait à se coucher sur la mer, baignant la côte irlandaise dans une douce lueur orangée. Une jeune fille prénommée Hester était assise au bord de la falaise ; face à l'océan, elle lisait un livre aussi épais qu'ancien intitulé Histoire de Poudlard. A sa gauche se tenait une pile de livres poussiéreux qui donnaient l'impression d'avoir énormément vécu ; un bocal rempli de lucioles était posé à sa droite pour lui permettre de continuer de lire alors que le soleil disparaissait et que la nuit tombait.

Soudain, un cri perçant se fit entendre. Le cri d'un rapace ! N'importe quel promeneur isolé aurait senti ses poils se hérisser en entendant un tel son, et se serait hâté de regagner son foyer au plus vite. Hester, au contraire, se contenta de lever la tête pour observer l'oiseau qui tournoyait au-dessus d'elle. Elle poussa même un cri de joie en apercevant le hibou grand duc qui la regardait avec ses yeux perçants.

Elle se leva, prit un long bâton et le tint en hauteur. Quiconque serait passé à ce moment-là aurait pu croire que la fillette cherchait à se protéger du prédateur aux serres acérées. Cependant, lorsque le hibou plongea sur elle, elle ne fit pas le moindre geste pour se défendre et le laissa planter ses serres sur le bois bien tendre.

- Bonjour toi ! lança-t-elle à l'intention du hibou. Qu'est-ce que tu as pour moi ?

C'était comme si le hibou l'avait comprise, il tendit la patte, incitant Hester à se saisir de l'enveloppe qui y était accrochée. La jeune fille poussa un tel cri de joie en reconnaissant le cachet de l'enveloppe, que l'oiseau s'enfuit en laissant échapper un hululement indigné.

Elle connaissait parfaitement cet emblème : le lion, le serpent, l'aigle et le blaireau entourant un «P» majuscule se trouvaient également sur la couverture du livre qu'elle avait posé négligemment sur l'herbe.

Ne se préoccupant aucunement des vieux livres qui gisaient dans l'herbe, elle courut à toutes jambes le long de la falaise jusqu'à une petite maison perchée en amont, surplombant tout ce paysage côtier.

- Maman ! Maman ! s'écria-t-elle à l'attention d'une jeune femme qui était assise à une table de jardin et qui lisait un énorme grimoire tout en remuant négligemment le contenu d'un chaudron en argent.

Si la petite maison pouvait sembler «normale» à première vue, le jardin, lui, ne pouvait pas offrir de plus grand contraste : de nombreux buissons de toutes les couleurs parsemaient la petite étendue d'herbe pourpre sur laquelle la table et la chaise étaient posées ; des fleurs étranges poussaient en bordure du jardin, et une multitudes de créatures magiques jouaient dans cette végétation des plus singulières. Trois salamandres dansaient autour d'un buisson enflammé qui ne semblait pas prêt à s'éteindre, un phénix les regardait d'un œil bienveillant, perché sur la branche d'un grand chêne – seule plante à peu près commune de ce jardin étrange – cinq niffleurs s'amusaient à retourner la terre du potager où d'énormes citrouilles poussaient proprement. Au-dessus de leurs têtes, deux hiboux planaient, leurs yeux perçants dirigés vers le lointain, comme des sentinelles à l'affût du moindre danger.

La jeune femme leva la tête, mais sans cesser de remuer le contenu du chaudron à l'aide d'une baguette de bois. Hester lui ressemblait comme deux gouttes d'eau : toutes deux avaient de longs cheveux lisses qui leur arrivaient à la taille, deux yeux noisette reflétant une très grande sagesse, cachés derrière des petites lunettes rectangulaires, et un beau visage fin ; et tout comme sa mère, Hester était grande et mince pour son âge. La seule différence que l'on pouvait constater entre la mère et la fille, c'était la couleur de leurs cheveux : l'une était très brune, tandis que l'autre avait les cheveux couleur acajou, on aurait dit qu'en héritage, le père d'Hester lui avait légué un peu de la couleur rousse éclatante de ses cheveux.

- Qu'y a-t-il, Hester ? demanda la jeune femme d'un air mécontent. Je suis en plein travail, là !

- Je l'ai reçue ! Je viens de la recevoir ! La lettre de Poudlard ! s'écria la jeune fille en agitant l'enveloppe cachetée au nez de sa mère.

Celle-ci lâcha tout de suite sa baguette magique qui tomba dans le chaudron. Elle ne la ramassa pas, elle regardait sa fille avec fierté.

- Ouvre-la tout de suite ! pressa la mère.

Les deux trépignaient d'excitation. Hester tremblait tellement qu'elle déchira l'enveloppe. Sa mère récupéra sa baguette de bois dans le chaudron la pointa sur le parchemin déchiré et prononça la formule :

- Reparo !

- Lis-la ! s'exclama la mère, les yeux humides. Qu'est-ce que ça dit ?

La voix tremblante, Hester lut le contenu de la lettre à sa mère qui, au fur et à mesure que sa fille avançait dans sa lecture, voyait ses yeux se remplir de larmes, lesquelles coulaient ensuite le long de ses joues.

- Ca y est, dit-elle à sa fille lorsque celle-ci eut terminé sa lecture. Ca y est, tu rentres à Poudlard !

La petite fille ne sembla pas capable de parler, elle se contenta d'un petit signe de tête. Elle savait bien sûr qu'elle avait toutes les chances d'intégrer Poudlard ; après tout, sa mère avait été une des meilleures élèves de cette école en son temps. Cependant, elle avait toujours eu peur que les gènes de son père prennent le dessus et avait attendu avec impatience que le jour de ses onze ans lui prouve qu'elle avait eu tort de s'inquiéter.

Et ce jour était arrivé : le 23 janvier, soit trois mois avant la visite du professeur Londubat chez les Jones, Hester O' Brian recevait sa lettre d'admission à Poudlard.

oOoOo

Le 13 novembre, deux mois auparavant, c'était dans les Highlands d'Écosse qu'un évènement similaire s'était produit.

Le soleil se levait tout juste entre deux montagnes, un jeune garçon était occupé à réajuster les brindilles d'un balai dont le manche de chêne était poli et sur lequel on pouvait voir en lettres d'or : Nimbus7777.

Il n'était pas très grand pour son âge. Droit, mince, l'air sérieux, il avait toutes les caractéristiques d'un enfant de bonne famille. Et c'était d'ailleurs vrai : la famille McAllister était une des plus influentes du monde magique. Milo, un de leurs derniers nés, faisait la fierté de son clan : son visage fin au regard intelligent et ses cheveux noirs soigneusement ramenés vers l'arrière faisaient de lui un très beau garçon. Initié au Quidditch par son frère aîné, il était maintenant capable d'intégrer n'importe quelle équipe junior ; en outre, ayant été témoin et souvent acteur des expériences de sa sœur, il avait beaucoup appris sur les sorts et les maléfices en sa compagnie.

Ce fut donc sans aucune surprise que ce jour-là, en nettoyant son balai, il vit arriver le magnifique hibou de Poudlard. Il ne fit pas le moindre geste lorsque l'oiseau vint se poser sur son épaule. Sans un regard sur le volatile, il arracha brusquement le parchemin qui était attaché à sa patte. Ne prêtant aucune attention au hurlement du hibou qui exprimait sa douleur, il commença à lire le parchemin. Aucune expression n'était lisible sur son visage…

Il leva la tête lorsqu'un jeune homme qui lui ressemblait beaucoup atterrit à quelques centimètres de son pied.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il à son jeune frère. Tu as oublié le match contre les Mordox ? Gregorius nous attend !

- J'ai reçu ma lettre de Poudlard, annonça Milo en la fourrant négligemment dans sa poche intérieure.

Vindicus McAllister eu une réaction différente de celle de son frère : il eut un grand sourire à la fois moqueur et gourmand.

- C'est à ton tour de t'illustrer dans cette école de bons-à-rien ! s'exclama-t-il en riant. J'espère juste qu'ils te nommeront Préfet-en-chef dans six ans, contrairement à Scarlett malgré sa supériorité flagrante.

- La question ne se pose pas, répondit Milo avec le même sourire moqueur. Je deviendrai vite le meilleur élève et le meilleur joueur de Quidditch de l'école. Les Gryffondor ne pourront que constater leur infériorité.

Vindicus éclata d'un grand rire.

- Je te fais confiance, petit frère ! Et si jamais tu as affaire aux Weasley, sois impitoyable !

- Bien sûr, ces traitres à leur sang ne méritent même pas leur place à Poudlard. Bon, assez parlé ! Il ne faut pas faire attendre Gregorius.

- Tu as raison.

Et tous deux s'envolèrent vers le stade de Quidditch pour jouer le match des McAllister contre les Mordox que tout le monde attendait tant.

Deux heures plus tard, ils en revenaient victorieux ; le trio de poursuiveurs que le frère et la sœur de Milo formaient avec leur cousin Gregorius n'avait laissé aucune chance aux joueurs de la famille Mordox et leur défaite, 580 à 70, était sans appel. Milo, quant à lui avait attrapé très facilement le vif d'or sous le nez d'Eliott Mordox, l'attrapeur adverse.

- Tu as très bien joué, Milo ! C'est un merveilleux cadeau d'anniversaire que tu t'es offert aujourd'hui ! s'exclama la mère de Milo en accourant vers son fils.

- Mère ! Vous avez donc pu venir ! s'étonna ce dernier en la regardant avec des yeux ronds.

- Vous avez pu vous libérer à temps, Tante Pretoria ? dit Gregorius qui atterrissait aux côtés de son cousin.

- Oui, répondit-elle à son neveu, le procès de cette sang-de-bourbe a été écourté. Il y a eu un non-lieu !

- Celle qui a lancé un puissant sortilège d'enflure à ses voisins moldus ? s'indigna Gregorius. C'est inadmissible ! Je me contrefiche de ces moldus. Mais quand même ! Cette idiote s'est exposée en plein jour, en dépit de la loi. Elle devrait être renvoyée de Poudlard à l'heure qu'il est !

- Je sais bien ! répliqua Mrs McAllister. Elle a été graciée parce que, de toute évidence, elle est incapable de contrôler ses dons. Dans ces cas-là, elle n'a qu'à pas faire de magie ! Mais bien sûr, Mrs Weasley-Granger était présente, et comme une bonne partie des juges mangent dans la main de cette sang-de-bourbe, il n'y avait rien à faire. Seules Pansy, Doranda et moi étions en faveur d'une peine exemplaire.

- Le monde des sorciers se ramollit, intervint Mr Mordox derrière eux. De plus en plus, les sorciers de bonnes familles pervertissent leurs origines pour se marier avec des moldus. On ne voit plus que ça à Poudlard à présent : des Weasley et des moldus !

- Il n'y a pas de craintes à avoir sur ce sujet, Mr Mordox, le rassura Vindicus. Les vraies familles de sorciers existent encore à Poudlard. D'ailleurs, l'année prochaine, Milo entre à Poudlard, il vient de recevoir sa lettre.

- C'est vrai ? s'écria Mrs McAllister en serrant son fils très fort au point de l'étouffer. Mais tu ne nous avais rien dit !

- Vous ne m'en avez pas laissé le temps mère, souffla Milo.

- Voilà qui remontera un peu le niveau à Poudlard ! annonça fièrement Mr Mordox. Mon neveu Marcus y entre l'année prochaine.

- Notre cousine, Aliénor, y entre cette année aussi. Et ma sœur, Daryena y fera ses premiers pas dans deux ans. Dans quelques années, ce seront eux qui remporteront la Coupe de Quidditch après nous, ricana Gregorius, on ne laissera aucune chance aux Gryffondor.

Toutes les personnes de cette assemblée de sorciers éclatèrent d'un grand rire. Aucun d'eux ne se doutait que, quelques mois plus tard, trois autres futurs élèves de Poudlard allaient recevoir également la lettre d'admission ; trois élèves qui opposeraient une rude concurrence aux ambitions des champions de Serpentard.

oOoOo

Ce fut six mois plus tard que le dernier de ces quatre futurs élèves d'exception reçut sa lettre d'admission. Au coin de Sharing Cross Road, en plein cœur de Londres, un hibou grand duc se posa sur l'épaule d'Eric Hortshore sous les grands yeux ébahis des passants venus faire leurs achats dans les grandes librairies et chez les disquaires renommés qui peuplaient la rue.

Très embarrassé, le jeune garçon tenta de faire fuir le hibou en agitant les bras, mais l'oiseau tint bon. Il tendit la patte gauche en direction d'Eric.

- Pas ici ! chuchota-t-il précipitamment celui-ci. Il y a plein de moldus !

Un homme à la carrure impressionnante s'avança vers le jeune garçon et lui dit :

- Tu veux que je t'en débarrasse, mon garçon ?

Il retroussa ses manches et entreprit d'attraper l'oiseau, mais Eric l'en empêcha.

- Je connais cet oiseau ! dit-il en s'éloignant précipitamment de l'homme. Je l'ai vu dans l'un de vos zozos animaliers, je vais tout de suite le rapporter.

L'homme le regarda un peu surpris.

- Tu veux dire un zoo ? corrigea-t-il avec la voix de celui qui s'adresse à quelqu'un de mentalement arriéré.

- Oui ! s'écria Eric qui venait de se rendre compte de son erreur. Je suis sorcier… je veux dire, étranger, je ne suis pas très à l'aise dans votre langue.

- Tu as pourtant un très bon accent ! remarqua l'homme.

- Mon grand-père est anglais ! répondit Eric à toute vitesse.

Il voulait se débarrasser à tout prix de cet homme ; s'il découvrait qui était vraiment Eric, ce dernier aurait des gros problèmes avec le ministère de la magie. Il pourrait même se voir interdire l'accès à l'école de sorcellerie de Poudlard avant même d'avoir reçu sa lettre d'admission.

- Je connais quelqu'un dans la rue qui possède une cage, dit Eric en réfléchissant très vite. Il m'aidera à ramener ce hibou au zoo.

- Tu veux que je t'accompagne ? demanda l'homme qu'Eric trouvait de plus en plus agaçant. D'ailleurs, tu n'es pas un peu jeune pour traîner tout seul dans les rues comme cela ?

Eric aurait voulu répondre : « De quoi je me mêle ? », mais il était bien trop timide et poli pour oser dire de telles choses à un inconnu.

- Ce n'est pas loin, dit-il à la place, ça ira merci.

Et avant que l'homme ne puisse répliquer, il s'éloigna à grands pas en direction d'un pub miteux situé entre un magasin de musique et une grande librairie, le hibou turbulent toujours posé sur son épaule. Il transpirait, c'était juste ! Jamais il n'avait été aussi proche d'être exposé aux moldus. En jetant un dernier regard à la rue hostile pleine de gens ordinaires, il comprit à quel point il avait eu chaud. Situé à quelques mètres du pub, il reconnut deux oubliators qu'il avait déjà vus lors de sa visite au ministère ; cachés dans un coin de la rue, leurs baguettes magiques sorties, Edgar Smith et Paula Highcomb le regardaient sévèrement, lui faisant clairement comprendre qu'ils étaient à deux doigts d'intervenir.

Tout penaud, Eric ferma la porte du pub et alla s'installer à une table proche du comptoir tenu par deux personnes : une fillette aux yeux pétillants qui avait à peu près le même âge que lui et son grand-père, un sorcier grincheux dont l'allure féroce empêchait n'importe quel client du bar d'approcher de trop près sa précieuse petite fille.

- Bonjour Eric ! lança Sally derrière le comptoir. Tu vas bien ?

- Salut Sally… répondit Eric en lui adressant un faible sourire.

Les joues de la fillette prise soudain une forte teinte rosée.

Eric et Sally se connaissaient depuis toujours car leurs deux familles, voisines depuis des générations, étaient les seuls sorciers du quartier. Eric considérait Sally comme sa sœur, mais Sally, elle, semblait éprouver pour lui beaucoup plus de sentiments qu'elle n'en aurait éprouvés envers un frère. Mais bien sûr, Eric devait faire comme si de rien n'était s'il voulait éviter que la fureur du grand-père de la fillette ne s'abatte sur lui.

- Qu'est-ce que tu fais avec ce hibou ? grogna celui-ci. C'est un coup à se faire repérer par les moldus, ça !

- Je sais ! J'ai failli me faire prendre par le ministère ! protesta le jeune garçon. C'est lui qui est venu vers moi, ce doit être urgent.

- Ouvre alors ! le pressa Sally surexcitée.

- Oui, oui, minute… lui répondit gentiment Eric.

Il détacha le parchemin de la patte du hibou et le laissa prendre son envol pour traverser le pub et ensuite sortir par le « côté sorcier ». En examinant la lettre de plus près, il sut tout de suite de quoi il s'agissait ; il avait vu ses quatre sœurs la recevoir les unes après les autres. Le cachet représentant les quatre animaux entourant un grand «P» ne trompait pas : il avait enfin reçu sa lettre de Poudlard.

- C'est ma lettre d'admission à Poudlard, annonça-t-il faiblement, les émotions le rattrapant très vite.

- C'est merveilleux ! s'exclama la petite Sally. Tu vas pouvoir aller à Poudlard ! Tu me diras comment c'est, hein ? Tu viendras me voir pendant les vacances, n'est-ce pas ?

- Bien sûr, lui répondit Eric d'un ton rassurant, je ne t'oublierai pas !

- Eh bien tu vois ! cria le grand-père de Sally en lisant la lettre par-dessus l'épaule d'Eric. Ca ne servait à rien de s'inquiéter ! Tu as largement ta place à Poudlard ! Tu es un bon petit gars, tu sais ?

- Merci Ernest, répondit Eric en essuyant les postillons que le vieil homme édenté avait déposés sur sa joue.

Cela lui permit aussi d'essuyer les larmes qui débordaient de ses yeux sans que personne ne s'en aperçoive.

Tout ce temps à espérer, tout ce temps à douter ! Il redoutait presque le jour de ses onze ans de peur qu'on lui dise qu'il n'irait pas à Poudlard malgré l'héritage de sa famille.

En effet, jamais il n'avait manifesté le moindre signe magique jusqu'à présent. Ni lévitation, ni phénomène bizarre, rien ! Toute son enfance, il l'avait passée à étudier comme un fou les livres de ses sœurs. Comme il ne disposait pas de baguette magique pour lancer des sorts, il ne connaissait que leur définition, leur usage et la façon de les lancer, mais n'en n'avait essayé aucun. Il connaissait également tous les ingrédients de toutes les potions qui figuraient dans les vieux ouvrages scolaires de ses sœurs, sans avoir pu mettre en pratique tout ce savoir. Aucune de ses aînées n'avait jamais voulu lui prêter son matériel sous prétexte qu'il était trop jeune. Mais Eric savait que cette attitude était principalement due au fait que sa famille pensait qu'il était un cracmol.

Mais aujourd'hui, le jeune garçon avait la preuve qu'elles se trompaient ; même s'il n'avait rien fait de magique jusqu'ici, l'Ecole de Poudlard lui faisait assez confiance pour l'accueillir en son sein. Il considéra cela comme une sacrée revanche, et rien, ce jour-là, ne put altérer son bonheur. Le vieux Ernest, pour fêter l'évènement offrit une tournée gratuite à tous les clients du bar et insista pour qu'Eric reste jusqu'à la fermeture de l'établissement.

Quand il rentra chez lui, tard le soir, il ne fut pas surpris d'apprendre que sa mère, très inquiète, l'avait fait chercher dans tout Londres. Elle le punit si sévèrement que, pendant un court instant, Eric eût préféré ne pas avoir reçu de lettre…


Alors ? Comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Et ces trois nouveaux personnages ? Certains sont un peu tête à claques, non ? N'hésitez pas à me faire pas de vos questionnements et vos doutes. Et si vous avez adoré, n'hésitez pas non plus ^^

Bon alors, comme promis, petit quizz ! Attention, je commence fort ! (après ce sera moins chaud).

Bientôt nos quatre héros se retrouveront sur le Chemin de Traverse et devront faire leurs achats. Alors, à votre avis, en quoi sera faite la baguette magique de chacun (bois, coeur, taille) ?

Celui ou celle qui sera le/la plus proche de la vérité aura droit à un OS sur le personnage de son choix, dans lequel j'écrirai un passage de son enfance (si c'est un élève de Poudlard), ou de sa jeunesse (si c'est un adulte). Bien sûr, le gagnant (ou la gagnante aura son mot à dire sur le contenu global du texte ^^ (pas que du pairing par pitié ! _)

J'attends vos réponses, à vos claviers !

Et à la semaine prochaine ;-)

ps: pour les habitués des précédentes publications et qui connaissent déjà toute l'histoire, merci de vous abstenir. Je me rappelle de tous vos pseudos sans exception. La récompense ne s'applique qu'aux nouveaux lecteurs, sinon ce serait trop facile ;-)