Note : Yop yop les gens ! Comment allez-vous ? Alors, ces quatre chapitres d'introduction sont-ils à votre goût ? Je l'espère fortement, car ce n'était qu'un prélude, les choses sérieuses commencent maintenant. Dans ce chapitre, nous nous dirigerons – de concert avec nos héros – vers cette merveilleuse école pour apprendre avec eux les mystères et les arcanes de la Magie. Au programme : un peu plus d'infos sur notre petit groupe de né -moldu, une amitié en or qui va illuminer les couloirs de Poudlard pendant sept ans, une autre petite escarmouche qui va déboucher sur une haine mutuelle et bien durable (auras-tu raison Invictus ? :-). J'espère que ce chapitre vous plaira tout autant.

Disclaimer : Le Poudlard Express, la Voie 93/4, et tous ses occupants récurrents appartiennent à JK Rowling. Le principe d'un élève sorcier attendant son train à King's Cross pour se rendre à son école de Magie dans le fin fond du nord de l'Ecosse est aussi une idée de notre Grand Maître à tous. En revanche, comme vous le savez à présent, Hester, Milo, Eric et Nathan sont mes bébés à moi, ainsi qu'une bonne partie de leurs camarades de classe et, bien sûr, toutes les aventures qui leur arriveront là-bas.

Défis : Cette fois, certains des plus anciens ont osé répondre. Merci Invictus de t'être lancé (même si tu as été subtile et que tu n'as pas donné la réponse précise, mais juste des indices éloquents pour bien montrer que tu t'en rappelais ^^). On verra à la fin si tu avais raison ^^. Nina, j'imagine que la guest, c'était toi, du coup, j'ai choisi Pomona Chourave. Je ne pourrais pas écrire l'OS tout de suite, mais j'ai deux jours de congé en fin août, et je te promets de tout faire pour l'écrire à ce moment-là ^^. En attendant, je relance la « course aux reviews », celui qui atteindra la vingt-cinquième place aura droit à son OS pour lui tout seul ^^ (bon, bien sûr, je risque fort de le publier quand même, mais pas sans créditer :-).


- Vous vous rendez compte, Mère ? Oser me parler sur ce ton ! A moi ! Cette sang-de-bourbe ne perd rien pour attendre !

Milo McAllister faisait les cent pas autour du somptueux jardin du manoir familial, passant devant les elfes de maison qui s'occupaient des fleurs sans leur accorder la moindre attention. Sa mère l'accompagnait, contrairement à son fils, elle observait silencieusement ses serviteurs qui accomplissaient leur besogne avec grand soin.

- As-tu le nom de cette effrontée ? demanda Mrs McAllister, occupée à surveiller un petit elfe qui s'affairait autour d'un massif de roses noires.

- Pas encore, regretta son fils en baissant la tête, mais ça ne saurait tarder. Cette fille a même osé prétendre qu'elle me surclasserait dans toutes les matières ! Non mais vraiment, quelle prétention !

oOoOo

- De toute évidence, elle n'a aucune idée de qui il avait affaire, assura Mrs Goldstein à sa fille qui semblait dans tous ses états, quand il aura appris quelle formidable fille tu es, il n'osera plus ouvrir son clapet, ce jeune coq !

- Exactement ! approuva Hester d'une voix forte. Je vais lui prouver que, même avec un père moldu, je suis capable de faire aussi bien que ces soi-disant «sangs purs» !

Mrs Goldstein eut un sourire en observant sa fille par-dessus son chaudron fumant. Elle lui rappelait elle à son âge : effrontée, sûre d'elle, ressentant un très grand besoin de faire ses preuves.

- Tu sais que des très grands sorciers sont issus de parents moldus, lui dit-elle en rajoutant un peu d'essence d'asphodèle dans sa potion qui tourna au rose pâle.

- Bien sûr, répondit Hester avec un sourire, tu m'as parlé déjà cent fois de cette Mrs Weasley-Granger, la présidente du Magenmagot. Si seulement je pouvais être comme elle, on raconte qu'elle fut la meilleure élève de Poudlard en son temps.

- Je suis sûr que tu pourras faire aussi bien, voire mieux que lui, assura la mère d'Hester en répandant une pincée de cendres de Sempremais sur la potion qui vira au rouge sombre, donnant une fausse impression qu'il s'agissait de vin.

oOoOo

- Evidemment que je pourrai faire mieux ! s'insurgea Milo. Il est hors de question que je me fasse devancer par une petite moldue imbue d'elle-même ! Je vais lui montrer ce que signifie être un sang pur !

Mrs McAllister eut un sourire ému devant la détermination de son fils, il lui rappelait tellement son défunt mari.

- Tu es bien mon fils, lui dit-elle en caressant ses cheveux bruns soigneusement coiffés.

oOoOo

- Cesse de me tripoter la tête, Maman ! protesta Hester en se dégageant de l'emprise de sa mère. Je n'ai plus cinq ans !

Eleanor éclata de rire. Décidément, le tempérament de sa fille était aussi fort que le sien ! Elle était sûre que sa fille allait faire des merveilles à Poudlard, il n'y avait aucun doute !

Une fois calmée, Hester repartit en direction des falaises, deux livres sous son bras. Elle entreprit encore une fois de réviser les principes des métamorphoses mineures. Cependant, elle ne put se concentrer pleinement, alors elle se contenta de s'allonger dans l'herbe haute qui bordait la falaise en contemplant le ciel bleu sans nuages d'août et les mouettes qui le traversaient en piaillant joyeusement, tentant en vain de couvrir le bruit que faisaient les vagues en s'écrasant sur les récifs plusieurs mètres en bas.

Elle ne put s'empêcher d'y repenser, à cette arrogance, cette suffisance, cet air sûr de lui. Ces yeux calculateurs, d'un vert éclatant. Ce sourire sûr de lui, dont les fossettes aux deux extrémités de sa bouche lui donnaient un certain charme. Cette expression dédaigneuse qui donnait à son visage un air noble et mature.

Petit à petit, le courroux d'Hester s'estompa et elle se mit à rêver certaines choses imprononçables, mais la seconde d'après, ayant pris conscience de sa folie, elle se hâta de reprendre sa lecture en s'efforçant de chasser ces pensées idiotes.

oOoOo

Une fois de nouveau seul, Milo laissa son esprit vagabonder sans vraiment contrôler quoi que ce soit. Alors qu'il promenait son doigt sur les tranches des grimoires de l'immense bibliothèque familiale, il se surprit à penser à cette jeune fille au caractère bien trempé, à ses grands yeux noisette et leur air rieur, à ce sourire rayonnant, à ses cheveux soyeux coiffés en une unique natte parfaite.

Le jeune garçon savait parfaitement qu'il ne devait pas laisser son esprit vagabonder de la sorte, mais peu lui importait, penser à cette fille lui conférait une certaine paix d'esprit qu'il ne se souvenait pas avoir jamais ressenti. Cependant, le bruit des pas de son frère qui entrait dans la bibliothèque le rappela à la raison et il se dépêcha de tirer un livre d'une étagère au hasard.

Quand son frère arriva, avec la même démarche sûre de lui dont ils tenaient de leur père, Milo semblait plongé dans un livre de cours dont il ne comprenait pas la moindre phrase et se contenta d'un vague «salut» sans lever les yeux vers lui. Vindicus regarda son frère avec surprise.

- «Traité Supérieur de Runes Antiques» ? lut le frère aîné. Pourquoi tu lis ça ? C'est un livre au programme des sixième année.

Surpris, Milo regarda la couverture, puis son frère et annonça avec un sourire très peu convaincant :

- Je m'avance…

oOoOo

La rentrée approchait et angoissait sérieusement Eric qui n'osait même plus sortir de sa chambre. Il y passait son temps à lire et relire les ouvrages qu'il avait achetés deux mois auparavant. A apprendre par cœur la préparation des potions et la définition de leurs ingrédients. A s'entraîner encore et encore sur les sujets d'examens que lui avaient donnés ses sœurs. Et non-content de connaître toutes les réponses par cœur, à imaginer d'autres questions que l'on pourrait lui poser, toutes plus difficiles et plus improbables pour un niveau de première année.

oOoOo

A une centaine de kilomètres de là, un jeune sorcier d'ascendance moldue découvrait avec merveille ce monde inconnu où la magie, les sorciers et les créatures fantastiques étaient bien réels et même banals. Lui qui ne lisait pas beaucoup, il avait littéralement dévoré son ouvrage intitulé «Histoire de la Magie», s'était émerveillé d'apprendre que les dieux de l'antiquité étaient en réalité des sorciers dont la soif de pouvoir s'était étendue sur la communauté moldue qu'elle avait tyrannisée pendant des millénaires, que pour y mettre fin, les communautés de sorciers de chaque pays s'étaient créées des «Ministères de la Magie» qui regroupaient plusieurs pôles différents appelés «Départements».

Mais ce qui fascinait le plus Nathan, c'était la Grande Guerre qui s'était déroulée à la fin du vingtième siècle et dont – Nathan fut très surpris de le découvrir – le professeur Londubat était un des principaux héros.

oOoOo

Les sœurs d'Eric ne se préoccupaient guère de leur frère cadet, et leur mère était bien trop occupée par les tâches ménagères qu'elle ne pouvait pas leur accorder beaucoup de temps. Quant à leur père, il travaillait si tard le soir qu'Eric le voyait à peine.

Ainsi, personne ne se préoccupa de ne jamais le voir en dehors des heures de repas, de même personne ne se rendit compte que ce jeune homme grassouillet perdait du poids à vue d'œil et qu'il était tellement angoissé qu'il avait du mal à tenir correctement sa fourchette. A vrai dire, personne ne comprenait beaucoup Eric dans cette famille, il était le seul à lire énormément, à travailler d'arrache-pied pour espérer réussir et cela ne semblait pas attirer l'intérêt de ses sœurs qui s'intéressaient beaucoup plus aux garçons qu'à leurs études.

Seule Constance, sa deuxième sœur, témoignait de l'intérêt à ce petit frère qui avait du mal se faire confiance. Elle qui, en digne Poufsouffle, avait su fournir un travail acharné pendant toute sa scolarité, lui permettant, d'une part, de décrocher douze BUSEs à ses examens de cinquième année, d'autre part, de représenter Poudlard au Tournoi des Trois sorcier qui avait eu lieu quatre ans auparavant, elle semblait le seul membre de la famille à pouvoir le comprendre. Cependant, Constance n'habitait plus à la maison et avait choisi cette année de vivre à l'étranger pour donner des cours à l'Institut de Durmstrang, une grande école de Magie à l'Est de l'Europe qui l'avait remarquée quand elle y avait concouru pour le Tournoi des Trois Sorciers.

Eric dut donc se résigner à passer la fin de ses vacances en compagnie de jeunes femmes dont la plus folle ambition était de se trouver un mari et de finir sorcière au foyer comme leur mère.

oOoOo

Au bout de trois semaines à regarder son fils prendre ses repas en quatrième vitesse avant de repartir en trombe dans sa chambre pour faire elle-ne-savait-quoi, Felicity Jones décida qu'il était temps d'intervenir. Prenant son courage à deux mains, elle frappa un jour à la porte de son fils et, sans attendre de réponse, elle y entra.

Il était là, étendu sur son lit, au milieu de nombreux livres dont les couvertures étaient animées, Felicity ne lui avait jamais vu cet air concentré, lui qui était si tête en l'air d'habitude…

- Oui, Maman ? demanda-t-il sans lever les yeux de son livre.

- Je peux te parler ?

- Bien sûr, répondit-il en tournant une page.

Felicity fit un peu de place sur le lit et s'y assit.

- Nathan, regarde-moi, ordonna-t-elle d'un air agacé qui ne cachait pas complètement son inquiétude.

Le jeune garçon s'y résolut à contrecœur, son regard était vitreux et Felicity remarqua de la bave sur son livre.

- Nathan, s'inquiéta-t-elle, depuis combien de temps n'as-tu pas dormi ?

Le jeune garçon la regarda d'un hagard.

- Je ne sais pas, répondit-il la voix pâteuse, pourquoi ?

A ce moment, Félicity ne put plus contenir ses angoisses, elle explosa :

- Tu sors pratiquement plus de cette chambre ! On te voit à peine pendant les repas, et même pendant ces temps-là, tu ne nous parles pas du tout car tu restes plongé dans tes livres. Que se passe-t-il ?

En entendant le ton anxieux de sa mère, Nathan commença à s'inquiéter lui aussi.

- Ce n'est rien, se défendit-il, c'est juste que je dois être préparé quand je rentrerai à Poudlard, je n'ai pas envie d'être à la traîne. Je suis sûr que les enfants de sorciers connaissent déjà tout ça, je dois rattraper mon retard !

- Peut-être, mais…

- Tu sais que Merlin L'enchanteur et Morgane la Fée ont vraiment existé ? coupa-t-il l'air surexcité.

- Euh… non, mais ce n'est pas…

- Et que la Chasse aux Sorcières du 13ème siècle était inefficace ?

- Non, mais…

- Et aussi que…

- Nathan !

Son ton n'était plus du tout compréhensif, elle avait parlé d'une voix sèche et vive qui avait coupé le jeune garçon dans son élan.

- Je suis très heureuse que tu prennes tes études au sérieux, lui dit-elle, la voix radoucie, et je suis sûre que tu deviendras un grand sorcier, mais tu ne dois pas le faire en dépit de ta santé, mon chéri. A quoi ça sert d'avoir des pouvoirs si c'est pour en ressortir affaibli ?

Le jeune garçon baissa la tête, il savait qu'elle avait raison.

- C'est pour ça qu'à partir de maintenant, ajouta Felicity la voix de nouveau sèche et cassante, tu n'auras plus le droit de toucher à tes manuels scolaires jusqu'à la rentrée.

- Mais maman…

- Ce n'est pas négociable !

oOoOo

Quand enfin arriva le grand jour, Nathan était tellement excité qu'il obligea sa mère à revenir trois fois à la maison chercher des fournitures qu'il avait oubliées ; Eric, anxieux au possible, arriva à la Gare de King's Cross deux heures avant le départ du train ; Hester assez sereine, arriva pile cinq minutes avant l'ouverture du passage vers la voie 93/4 ; Milo, quant à lui, partit au dernier moment.

C'est ainsi que tout ce beau monde qui ne se connaissait pas encore se retrouva ce jour du 1er septembre, voie 93/4, à attendre le départ du train.

Nathan embrassa sa mère une dernière fois avant de monter dans le train dont la locomotive rouge produisait d'épais nuages de fumée. Etait-ce cela qui piquait les yeux du jeune garçon et les humidifiait ? Il est permis d'en douter. Toujours est-il que ce n'était sûrement pas la fumée qui faisait couler des larmes le long des joues de Felicity Jones.

Mrs Hortshore n'était pas présente lors du départ de son fils pour l'Ecole de Magie, c'était sa sœur Constance qui l'avait emmené à l'aide au transplanage d'escorte. Mais Eric n'en avait cure, après avoir rapidement embrassé sa sœur sur le quai, il s'était dépêché de monter dans le train pour se trouver un compartiment libre tout au fond du train.

Hester étreignit sa mère une dernière fois avant de partir, après lui avoir assuré qu'elle lui écrirait toutes les semaines.

Milo, lui, arriva juste à temps pour monter dans le dernier wagon qui commençait à partir. Avec son frère Vindicus et ses cousins Gregorius et Aliénor, ils eurent à peine le temps de dire au-revoir à leur mère et tante qu'elle était déjà hors de vue.

- Cherchons un compartiment vide, proposa Gregorius en se dirigeant vers l'avant du train.

- Ce sera sans moi, dit Vindicus en sortant un badge de sa luxueuse valise, je dois d'abord rejoindre les préfets pour la réunion.

- D'accord, on te gardera une place, promit Aliénor en commençant à inspecter les compartiments.

- Arrange-toi pour faire disparaître les préfets de Gryffondor, lui conseilla Milo avec un petit sourire en coin.

- Ne me tente pas, petit frère, ne me tente pas…

oOoOo

Nathan avait beau chercher partout, il ne trouvait pas de compartiment libre. Ils étaient pratiquement tous occupés par des élèves plus âgés qui semblaient tous bien se connaître, si bien qu'il n'osa pas s'incruster. Il se résolut à s'asseoir dans le couloir quand il entendit prononcer son nom :

- Nathan !

Le jeune garçon se retourna et vit Mathilda Greenhouse lui faire de grands gestes de la main.

- Viens ! Ne sois pas timide ! l'invita-t-elle avec un grand sourire.

Soulagé d'enfin voir un visage ami, Nathan ne se fit pas prier pour aller la rejoindre, et c'est avec stupeur qu'il s'aperçut qu'elle n'était pas seule, les trois autres enfants avec qui il était sur le Chemin de Traverse étaient déjà assis sur les sièges en cuir du compartiment.

- Il ne manquait plus que toi ! s'enthousiasma Mathilda en s'asseyant à côté de Dalia. On va maintenant pouvoir faire les présentations. Je m'appelle Mathila Greenhouse et j'habite dans la campagne galloise, mes parents sont fermiers.

Elle avait dit ça à toute vitesse et sans reprendre sa respiration, comme si elle avait peur de l'oublier. Il se passa un petit instant avant que Nathan n'ose enchaîner :

- Je m'appelle Nathan Jones, je viens d'une petite ville à une heure de Londres en voiture. Mes parents sont des moldus : mon père est chef d'entreprise et ma mère est avocate.

Le garçon à l'air hautain émit un faible grognement que Nathan perçut.

- Ca te pose un problème ? lui demanda-t-il d'un ton glacial.

- Pas du tout, répondit-il avec un sourire narquois plutôt déplaisant, je m'appelle Christopher Reinstad, j'habite à Liverpool et mon père est ouvrier. Je n'ai jamais connu ma mère.

- Malcom Belly, poursuivit le gros garçon d'une voix timide. J'habite à Londres, mes parents sont pâtissiers.

Tout le monde attendit que le tour de la fillette au regard triste, mais elle semblait perdue dans ses pensées, les yeux fixés sur les nuages blancs que l'on pouvait voir à travers la vitre sale du train.

- Euh, excuse-moi… commença Mathilda d'un ton hésitant.

- Dalia Snakanger, l'interrompit l'intéressée sans même les regarder, je n'ai pas connu mes parents, je tiens mon nom du lieu où l'on m'a recueilli…

Cette information laissa les autres sans voix, et la suite du voyage se déroula dans un calme plutôt gênant.

oOoOo

Eric était seul dans son compartiment, il y était habitué et préférait la solitude de toute façon. Occupé à relire «Mille Herbes et Champignons Magique», il était indifférent à tout ce qui l'entourait : rires des élèves, explosions étranges, chats et rats qui se couraient après… Il continuait de lire sans lever les yeux du pavé dont il tournait les pages à une vitesse alarmante, jusqu'à ce que la porte du compartiment s'ouvre bruyamment.

Il leva les yeux, une jeune fille aux cheveux châtain-roux coiffés en une longue natte, avec des lunettes et des tâches de rousseur le regardait en souriant.

- Salut ! dit-elle sur un ton joyeux. Je peux me joindre à toi ?

- Oui bien sûr, répondit Eric assez surpris.

D'habitude, ce petit bonhomme joufflu, trapu et assez renfermé sur lui-même n'incitait pas beaucoup à l'approcher. Il rangea ses livres et les rouleaux de parchemin qui contenait les notes de Constance pour lui faire de la place.

- Eh bien, dis donc ! s'exclama la jeune fille en émettant un sifflement admiratif. Les cours n'ont même pas commencé que tu révises déjà !

- Euh… oui, répondit Eric en rougissant, pas toi ?

- Je connais tous ces livres par cœur depuis que je suis toute petite ! déclara la jeune fille d'un ton énergique. Mais je suis ravie de voir que je ne suis pas la seule siphonnée du chaudron à commencer mes révisons pour les examens.

Eric esquissa un sourire timide. Il n'en était pas sûr, mais cela ressemblait à un compliment. De plus, cette fille bizarre avait l'air très gentil. Ils commencèrent à parler des potions qu'ils auraient sûrement à préparer en première année, mais furent rapidement interrompus quand la porte de leur compartiment s'ouvrit brusquement, laissant voir trois élèves l'air arrogant qui les regardaient avec dédain.

- Tiens, tiens, mais qui voilà ? dit le plus petit des trois d'une voix hargneuse. La petite sang-de-bourbe de l'autre fois !

La jeune fille eut un brusque mouvement de recul, comme si le jeune garçon lui avait craché dessus. Les larmes aux yeux, ses lèvres formèrent des mots qui restèrent informulés. Eric, en revanche, réagit au quart de tour. D'un geste vif, il saisit sa baguette et hurla :

- Qu'as-tu osé dire, espèce de…

Mais il n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit, le jeune garçon qui avait insulté sa nouvelle amie lui avait déjà jeté un sort, collant ses bras le long du corps et scellant ses deux lèvres pour l'empêcher de crier. Le pauvre bascula en avant et heurta douloureusement le sol.

Hester le regarda à terre, horrifiée, puis reporta son attention sur Milo, les yeux plein de colère.

- Qu'as-tu fait ? Immonde reptile !

- Pour quelqu'un qui prétend me surclasser dans toutes les matières, tu es plutôt ignorante. On appelle ce sort, le sortilège du Saucisson, il permet d'imm…

- Je sais très bien ce que c'est ! répliqua furieusement Hester en sortant sa propre baguette. Mais pourquoi tu as fait ça ?

- Il allait m'attaquer, répondit calmement Milo en haussant les épaules, je n'ai fait que me défendre.

- Après m'avoir méchamment insulté ! s'écria Hester. Tu n'es qu'un horrible faux-jeton !

- Pas du tout, je voulais surtout te prévenir…

- Me prévenir de quoi ? Espèce de…

- Tu m'as humilié chez Ollivander's, et je déteste être humilié. A Poudlard, je n'ai rien à apprendre, j'y vais juste pour montrer ma supériorité. Car vois-tu, j'ai déjà un niveau suffisant pour passer les BUSEs, alors accroche-toi, ma jolie, car je vais t'en faire baver, cette année !

Hester regarda ce beau visage qu'elle haïssait de plus en plus, et lui cracha à la figure.

- Accroche-toi aussi, lui rétorqua-t-elle, car je n'ai pas l'habitude de perdre.

- Petite trainée ! s'écria Milo en brandissant à nouveau sa baguette. Tu vas…

Mais la porte du compartiment s'ouvrit une nouvelle fois.

- Que se passe-t-il ici ? demanda un jeune homme à la voix autoritaire.

Le badge rouge qui ornait sa poitrine indiquait qu'il était un des préfets de Gryffondor. Les trois agresseurs baissèrent la tête et sortirent du compartiment, après avoir dit :

- Rien, on va chercher un autre compartiment.

Le préfet remarqua le jeune garçon joufflu à terre et, d'un coup de baguette, le délivra du maléfice.

- Ça va ? lui demanda-t-il en l'aidant à se relever.

- Oui, dit le pauvre Eric, la respiration saccadée.

Le préfet jeta un coup d'œil à la porte par laquelle étaient sortis les trois fauteurs de trouble et secoua la tête l'air désabusé.

- La famille McAllister ! lança-t-il avec dégoût. Il faut s'en méfier comme de la peste. Ils ont le bras long et en connaissent un rayon sur la magie noire. S'ils recommencent à vous embêter, faites-moi signe. Je m'appelle Samuel Potter, je suis en sixième année à Gryffondor.

- D'accord, dit Eric alors que le jeune homme aux cheveux bruns en bataille sortait du compartiment, on y pensera.

Mais quelque chose attira l'attention d'Hester.

- Vous avez dit Potter ? Vous êtes de la famille d'Harry Potter ?

Le jeune homme eut un faible sourire.

- Oui, je suis son petit-fils. Et ce n'est pas facile tous les jours, ni pour moi, ni pour mes cousins.

Sur ce, il partit, laissant Eric et Hester bouche bée.

- Wow ! s'exclama Eric. Le petit-fils du célèbre Harry Potter ! Ça doit être quelque chose !

- Oui, acquiesça Hester, mais comme il dit, ça ne doit pas être facile tous les jours d'être à la hauteur.

Tous deux avaient bien sûr entendu parler du grand Potter qui avait vaincu, il y avait cinquante ans de cela, le plus grand mage noir du siècle dernier, lors de la Grande Guerre qui avait éclaté en 1996. Il était à présent à la tête du bureau des Aurors, ces sorciers talentueux qui avaient pour mission de traquer et emprisonner les mages noirs. Même si, ces temps-ci, leur présence était moins indispensable que cinquante ans auparavant.

- Je sais bien que ça doit être dur de vivre dans l'ombre de sa famille, reconnut sombrement Eric, mais moi je dois trainer la mienne comme un boulet. Mon père est un employé du ministère sans importance, ma mère n'a jamais rien fait d'autre de sa vie que d'épouser mon père, et trois de mes quatre sœurs sont parties pour suivre le même chemin.

Hester regarda son jeune compagnon avec un mélange de pitié et de compassion, mais elle se reprit aussitôt et lança d'un ton joyeux :

- Eh bien comme ça, ça serait plus facile de t'illustrer ! Moi, ma mère a toujours été la première de la classe, donc on attend obligatoirement que je fasse aussi bien voire mieux qu'elle, ce n'est pas évident non plus. Mais j'aime les défis ! ajouta-t-elle avec un grand sourire.

Eric éclata de rire, puis redevint amer.

- Je sais ce que c'est, dit-il l'air un peu abattu, ma deuxième sœur, Constance – la seule qui ne risque pas d'avoir un destin minable – a fini ses études avec ses dix BUSE et sept ASPIC en poche. Je risque d'avoir du mal à l'égaler.

- Bah, tu as encore le temps ! lui dit Hester sans se départir de son optimisme naturel. Tu verras bien le moment venu.

- Oui, reconnut Eric avec un sourire, au fait, je m'appelle Eric Hortshore.

- Hester O'Brian, répondit la jeune fille en lui serrant énergiquement la main.

Nul ne le savait encore – quoique, peut-être ces deux-là le pressentaient-ils – mais cette rencontre allait être le début d'une grande amitié.

oOoOo

Cela faisait maintenant deux heures que le train avait quitté la voie 93/4, et personne ne parlait dans le compartiment de Nathan. Las d'attendre, il avait sorti son «Livre des sorts et Enchantements, Niveau 1», mais les secousses du train l'empêchaient de lire correctement. Mathilda était occupée à caresser le petit chaton au pelage gris que ses parents lui avaient offert pour sa rentrée à Poudlard ; Malcom Belly se goinfrait de sucreries qu'il avait achetées à une petite sorcière replète qui poussait son chariot de friandises tout le long des wagons ; Christopher Reinstad s'amusait à produire des étincelles argentées a sa baguette ; quant à Dalia, elle continuait de fixer les quelques nuages qui peuplaient un ciel assombri.

Alors qu'il sut qu'il n'arriverait jamais à finir sa page, Nathan décida de briser la glace enfin :

- Bon alors, pourquoi êtes-vous ici ?

Tous affichèrent un air de surprise ; ils pensaient sans doute terminer le voyage dans ce calme gênant qui s'était installé au début. Christopher fut le premier à réagir :

- Comment ça ? demanda-t-il, sourcils froncés. Tu sais bien pourquoi on est là !

- Ce que je veux dire, dit Nathan en essayant de mieux choisir ses mots, c'est que vous avez dû faire certaines choses pour être admis dans cette école.

- Qu'est-ce que tu insinues ? lança Christopher d'un ton de défi.

- Rien, rien du tout, s'empressa de répondre Nathan, mais…

- Je suis tombé d'une falaise un jour, l'interrompit Mathilda, mais au lieu de m'écraser sur le sol, je suis descendue en douceur sans rien me casser.

Nathan regarda sa camarade avec des yeux ronds, elle lui rendit son regard avec un grand sourire auquel il répondit par un petit. Ouf ! Il était soulagé qu'elle ait compris.

- Ah, dit Christopher en se détendant, tu parlais de ça… Eh bien j'arrive à faire bouger les choses sans les toucher, le plus souvent ça arrive quand je suis en colère.

En disant ça, il avait bombé le torse. Nathan eut un petit sourire. Il savait que, dans le monde d'où ils venaient, c'était impossible de pouvoir parler ouvertement de ces phénomènes sans être pris pour un fou et comprenait très bien pourquoi Christopher s'était montré réticent à l'idée de révéler ces dons qui l'avaient sûrement déstabilisé étant jeune.

- Et toi ? demanda Mathilda à Nathan. Qu'est-ce que tu sais faire.

- Euh… commença Nathan qui se sentait rougir d'être le centre de l'attention. Je… Quand j'étais à l'école, certaines choses ont disparu, ou sont apparues sans explications, mais je ne savais pas encore que c'était moi, à l'époque…

Mathilda considéra un instant son jeune ami avec un regard plein de compassion, elle aussi avait dû subir ça pendant sa jeunesse ; Christopher plissa légèrement les yeux, on aurait presque dit qu'il était jaloux, tandis que Malcolm, lui, semblait complètement dépassé ; quant à Dalia, elle écoutait silencieusement, mais non sans intérêt.

Quand tout le monde se tourna vers Malcolm, celui-ci rougit aussi fort que Nathan, se tortillant sur son siège, il semblait très mal à l'aise.

- Qu'est-ce qu'il y a, tu n'as jamais rien fait de magique ? demanda Christopher d'un ton supérieur.

Mathilda lui lança un regard noir et sembla prête à répliquer, mais Malcolm répondit finalement :

- C'est… c'est arrivé deux fois, quand mes parents regardaient un programme que je n'aimais pas à la télé.

- Tu as magiquement changé de chaîne ? dit Christopher d'un ton ouvertement moqueur.

- Non, j'ai explosé la télé les deux fois, répondit Malcolm du tac au tac, et la deuxième fois, le salon a pris feu.

Christopher n'osa rien dire de plus, sa bouche sembla se fermer toute seule avec un bruit sourd.

- Ca a dû être dur, devina Mathilda qui semblait au bord des larmes.

- Mes parents ont cru que j'étais malade, ou que j'étais extraterrestre. Ils m'ont emmené voir plusieurs spécialistes, mais ça n'a rien donné. Le soir, j'entendais ma mère pleurer dans sa chambre tandis que mon père hurlait qu'ils ne pouvaient pas me garder.

Personne n'osa rien dire, tous étaient choqués par ce qu'ils entendaient.

- Je ne sais pas si ça peut te consoler, dit Dalia qui pour la première fois quittait le ciel du regard, mais ma première famille d'accueil m'a fichue à la porte quand ils se sont rendus compte que les rêves que je faisais arrivaient réellement, et la deuxième a tenté de me noyer quand ils se sont aperçus que je pouvais parler aux animaux.

Encore une fois, les quatre autres enfants restèrent sans voix devant les horreurs qu'ils entendaient, et surtout devant l'indifférence avec laquelle Dalia en avait parlé, comme si cela était devenu normal pour elle.

- Tu… tu parles aux animaux ? répéta Christopher dont le ton de voix oscillait entre gêne et jalousie.

- Oui, lui répondit Dalia d'un ton indifférent, pour l'instant, ça ne marche qu'avec les serpents, mais j'imagine qu'avec de l'entraînement, je pourrai réussir avec d'autres espèces.

- Oui, sûrement, dit Nathan impressionné par le calme glacial dont faisait preuve Dalia.

Par la suite, personne ne sut quoi ajouter d'autre et le wagon fut plongé dans un silence pesant pendant plusieurs heures.

oOoOo

La nuit était déjà tombée quand Eric regarda par la fenêtre.

- Regarde ! dit-il à Hester. On voit des lumières !

La jeune fille posa le livre qu'elle était en train de lire et alla rejoindre son ami près de la fenêtre. L'horizon scintillait, minuscules lumières que l'on apercevait au loin, se reflétant sur la vitre du wagon…

- Ce sont les tours du château ! s'exclama Hester avec ravissement. La plus proche est celle de Gryffondor…

- Elle est super haute ! s'exclama Eric, subjugué par l'océan de petit points lumineux que formaient les fenêtres du château.

- Et encore, fit Hester rayonnante, ce n'est pas la plus haute ! J'ai lu que la plus haute tour du château était celle d'astronomie, qui se trouve à l'est.

Ils restèrent encore quelque temps à admirer les lueurs au loin qui semblaient danser au rythme du train. Puis, voyant que les petits points s'agrandissaient à vue d'œil, se dépêchèrent d'aller se changer.

oOoOo

Cette sang-mêlée ne perd rien pour attendre ! tempêta Milo en enfilant sa robe de sorcier. Elle va regretter de m'avoir provoqué ! Si jamais elle se présente sur mon chemin, je lui ferai sa fête !

- Fais quand même attention, lui conseilla sa cousine Aliénor, les sang-de-bourbes attirent souvent la sympathie des professeurs.

- Pas tous, rappela Grégorius, on peut être sûr que Maître Scorpius sera intransigeant avec ces bons-à-rien.

- Oui, mais il enseigne la Défense contre les Forces du Mal, dit Milo en faisant la moue, comme si on avait besoin de ça…

- Ne dis pas ça, tu sais très bien que l'on doit continuer à faire semblant. Du moins pour l'instant…

Il avait terminé sa phrase avec un sourire vengeur, comme s'il attendait un moment avec impatience, et que ce moment était proche. Milo et Aliénor eurent le même sourire mauvais, ils avaient hâte de montrer de quoi ils étaient capables, d'humilier les Gryffondor une bonne fois pour toutes…

oOoOo

L'atmosphère qui régnait dans le wagon de Nathan et ses camarades s'était quelques peu détendue avec le temps. Malcolm, en proie à une indigestion de bonbons, avait préféré faire partager les autres du reste de son sachet ; Mathilda et Dalia étaient occupées à discuter de sujets de filles – Mathilda prenant bien soin d'éviter d'aborder l'enfance de cette dernière – tandis que Nathan et Christopher s'intéressaient aux cartes de Sorciers et Sorcières Célèbres que l'on trouvait dans les Chocogrenouilles.

Tous s'amusèrent beaucoup de voir leurs camarades tout gênés dans leurs uniformes de Sorciers quand arriva un jeune homme muni d'un badge bleu avec la lettre «P» dessus.

- Vous avez déjà mis vos robes de sorciers ? demanda-t-il en passant la tête par la porte. C'est bien, car on arrive justement.

En effet, à peine avait-il fini sa phrase qu'un sifflement aigu se fit entendre et le train s'arrêta avec une secousse qui manqua de les jeter à terre.

- Allez-y, leur dit le jeune homme en les invitant à gagner le couloir, ne vous préoccupez pas de vos valises, vous les retrouverez automatiquement dans vos dortoirs.

D'un pas plutôt mal assuré, Nathan sortit du compartiment mais se fit bousculer par un jeune garçon brun aux yeux d'un vert étincelant et à l'expression arrogante.

- Regarde devant toi ! aboya la jeune fille qui le suivait d'un pas traînant. Non mais vraiment ! Aucun respect !

- C'est toi qui devrais regarder devant toi, espèce de sale bourrique ! fulmina Mathilda en brandissant le poing en direction de l'insolente.

Puis elle se retourna vers le jeune homme avec le badge.

- Non mais pour qui elle se prend celle-là ?

- C'est un des membres de la famille McAllister, expliqua le jeune homme en secouant la tête l'air désabusé. Faites attention avec eux, leurs parents sont des membres importants du monde des sorciers. S'il y a quelque chose, ne tentez rien touts seuls, faites plutôt appel aux préfets.

- Préfets ? répéta Christopher sans comprendre.

- Ce sont des élèves qui ont pour tâche de faire respecter la discipline à Poudlard, récita le jeune homme en bombant le torse, faisant scintiller par la même occasion son badge bleu. Chaque année huit, élèves de cinquième année sont nommés préfets, et parmi eux, deux de septième année sont nommés préfets en chef, ils ont pour mission de diriger les préfets. Je suis Gavin Polvack, préfet de Serdaigle, donc si vous avez besoin…

Le pompeux préfet s'arrêta brusquement, il venait se rendre compte que les cinq première année n'avaient pas pris le temps d'écouter la fin de son long discours et étaient déjà descendus du wagon.

- Quelle manque de respect ! s'exclama Gavin Polvack pendant que le train se vidait de ses derniers occupants.

Nathan, Mathilda, Christopher, Malcolm et Dalia firent quelques pas sur le quai de la gare avant de découvrir, en haut d'une colline, un immense château dont les fenêtres illuminées scintillaient comme d'innombrables lucioles parmi au creux des montagnes environnantes.

- Wouah ! s'exclama Christopher. On va vraiment étudier là-dedans ? C'est énorme !

- C'est effrayant, tu veux dire ! couina Malcolm en frissonnant de peur. Il doit faire très froid à l'intérieur !

- Moi, je trouve ça joli, toutes ces lumières, dit Dalia d'un ton rêveur avant de rejoindre l'endroit d'où un sorcier à la voix rauque lançait :

- Les première année ! Venir ici ! Première année, venir ici.

Ca y est, ils y étaient enfin ! Ils étaient enfin arrivés à Poudlard pour la première des sept incroyables années qu'ils allaient vivre dans cette école fabuleuse !


Note de fin : Voili voilou ! Vous connaissez à présent les quatre camarades moldus de Nathan ! Que vous inspirent-ils ? De la curiosité ? D'un dédain ? De l'indifférence ? De la peur ? Rien de tout ça ? Allez-y ! Lâchez-vous ! Ne soyez pas timides ! De toute façon, mis à part l'une d'entre eux, je m'en tamponne le manche à balai avec de la Poudre de Cheminette ^^. Pensez-vous comme Invictus qu'il y aura une romance à sens unique entre Mathilda et Nathan ?

Et concernant Hester et Eric ? Le voyiez-vous venir ? Cette alliance Sersouffle est-elle à votre goût ? Pensiez-vous à d'autres personnes pour former une amitié indéfectible ? Allez-y ! Dites-moi tout !

Et bien entendu, Invictus avait raison. Il ne l'a pas dit clairement, mais les indices qu'il a donnés prouvent bien qu'il se rappelait de se détail : c'est bel et bien Eric sur lequel Milo va s'acharner tout au long de leur scolarité. Qui aura l'avantage ? Eric saura-t-il se défendre efficacement malgré son statut de paisible Poufsouffle ? Vous le saurez très bientôt !

D'ailleurs, en ce qui concerne Milo, vous remarquerez qu'il n'est pas tout seul dans son coin. Il possède en effet une garde rapprochée de Serpentard prêts à tout pour faire valoir la supériorité des sang-pur et écraser les né-moldu. L'un (ou l'une) d'entre eux n'était censé être qu'un personnage très secondaire dans cette histoire, et finalement, il/elle a pris de l'ampleur jusqu'à devenir presque aussi important (voire plus certaines fois) que nos quatre héros. Saurez-vous deviner de quel personnage il s'agit ? Prenez votre mal en patience, vous le découvrirez bien assez tôt ^^.

RàR :

Toujours aussi tatillonne ma Karounette adorée ! Pour ensuite me pondre un commentaire un peu grivois de groupie déchainée ! Lol ! Il n'y a que toi capable de passer du sérieux au total délire en trois phrases chrono XD. Eh oui, Nathan finira bien, en effet ^^. D'ailleurs, j'en profite pour répondre à Nina : oui, Nathan aura une épée, mais pas tout de suite, cela devra attendre la fin d'un tome prochain, lorsque les combats feront rage =).

Tant pis pour l'originalité Invictus, ton commentaire fait plaisir quand même =). Pas de bol pour la baguette de Dalia. Je ne donne pas d'indice, sinon ce serait trop facile ^^. Tu découvriras l'identité de son possesseur originel bien assez tôt. Sinon, comme tu l'as bien fait comprendre, Eric est en effet le futur souffre-douleur de Milo. J'attends ta réponse (soit par MP, soit par review) sur l'identité du personnage sur lequel tu aimerais que j'écrive.

Salut Guest ! (C'est bien Nina ?), merci d'être si prompte et assidue malgré le fait que tu n'aies pas de compte ! ^^ Comme je te l'ai dit, j'ai l'intention d'écrire sur Chourave, j'espère que ça te plaira, j'essaierai de l'écrire lundi. ^^ Je suis également ravi que tu n'aies pas dévoilé le nom du possesseur originel de la baguette de Dalia. J'espère garder le suspense jusqu'au tome 4, quand ce sera dévoilé ^^. Hahaha ! Tu verras pour les pairings, de toute façon, ils n'ont que onze ans, ils ont le temps de voir ^^. Mais quand même, tu es la première à espérer un Nathilda, félicitations ! XD

Hey Marine, ravi de te voir ici. Comme convenu, je t'ai envoyé les pdf sur messenger. Si ça marche pas, tant pis, tu pourras venir commenter ici, au pire ^^. Merci et désolé pour le coup du boulot ! Je le sais pourtant, mais je fais jamais gaffe. Gros bisous en tout cas, et au plaisir de te voir par ici avec - pourquoi pas ? - un de ces pavés dont tu as le secret ^^.

Dans les prochains épisodes : Ça y est, ça y est ! Ils sont à Poudlard ! Alors ? Excités ? Et encore, cela ne fait que commencer ! :). Dans le prochain chapitre, vous pourrez découvrir la Répartition, et dans quelle maison vont aller nos héros.

Ce qui nous amène au plus grand défi de cette première partie : Dans quelle maison vont-ils tous aller ? Mystère ! Allez-y, faites vos paris, voici les personnes à répartir :

- Nathan Jones
- Hester O'Brian
- Eric Hortshore
- Milo McAllister
- Dalia Snakanger
- Alienor Lantiem
- Malcolm Belly
- Christopher Reinstad
- Mathilda Greenhouse

Comme d'hab', celui (ou celle qui devinera bien (ou le plus proche) aura droit à son OS (Invictus, je sais que tu as la bonne réponse, mais comme tu as gagné le défi précédent, laissons les autres tenter leur chance ^^).

Alors je vous laisse réfléchir, et je vous dis à la semaine prochaine pour l'épreuve qui décidera du destin exceptionnel qui attend nos héros.

Bises à toutes et à tous, passez une bonne journée !

PS : je vous l'avais promis, voici la nature des baguettes des autres personnages secondaires.

Mathilda : Bois de châtaigner, 19 cms, avec un cœur en crin de Licorne, d'une épaisseur et de flexibilité normales.

Christopher : bois d'aubépine, 32 cms, cœur en ventricule de Dragon, épaisse très rigide.

Malcolm : … woups ! Je viens de me rendre compte que je l'ai pas ! O_o Désolé. Je tâcherai de vous concocter un truc cool pour lui.

Dalia : bois d'if, 33,75 cms, cœur en plume de Phénix, assez épaisse, très rigide.