Note : Pwet ! (spéciale dédicace à Shiroten, la béta génialement déjantée de Chupee Chan). Prêts à chanter Jingle Bells ? Allez, moi je vous écoute, vous vous lisez, on fait comme ça ? Deal ?

Disclaimer : Le jour de Noël et les batailles de boules de neige ne sont pas des éléments spécifiques à JK Rowling, donc je m'en sers comme je veux XD.
Par contre, Poudlard et les professeurs tels que Londubat, Lovegood, Chang, Weasley, Binns et Malefoy sont bien une création originale de la Déesse au Petit Sorcier Binoclard. Seuls Davidson et les élèves de l'école sont une création de mon cru.

Défis : Désolé pour les vainqueurs des défis précédents, Ty S. Brekke, Invictus et Kara (x2). Je pensais m'atteler à vos OS hier, mais j'avoue avoir eu un gros coup de flemme et je me suis penché sur d'autres travaux bien moins importants. Aujourd'hui, je ne pense pas avoir le temps de m'y lancer. Mais dans quelques jours, j'aurai des vacances, j'espère que je pourrai en profiter. Par ailleurs, j'espère qu'Invisible repassera par là, car elle a un choix de personnage à faire. J'attends sa réponse avec impatience.


Quand Thelma reçut un petit mot signé de la main d'Eric ce soir-là, elle fut extrêmement gênée, et flattée, qu'un garçon s'intéresse à elle. Mais il s'agissait d'Eric et, même si elle l'appréciait beaucoup, elle avait dû mal à s'imaginer avec lui il ne lui plaisait pas physiquement, et il était un peu trop timide et trop appliqué pour la boule de nerfs qu'elle était. D'ailleurs, se dit-elle en secouant la tête, elle n'avait pas encore douze ans ! Pourquoi irait-elle s'acoquiner d'un garçons. Ils étaient si stupides et dégoutants ?

Cependant, il était un bon ami et elle le respectait, autant pour sa gentillesse que pour sa loyauté de ce fait, elle se devait d'aller à son rendez-vous, et s'expliquer auprès de lui. Le problème, c'est qu'elle n'était pas très douée pour la parlotte, elle préférait l'action, et elle s'y connaissait autant en sentiments qu'en Histoire de la Magie…

Ce n'est qu'en entrant dans la bibliothèque, et en voyant qu'Eric n'était pas seul, que l'idée qu'il ne l'avait peut-être pas faite venir pour lui déclarer sa flamme lui effleura l'esprit. Il n'aurait sûrement pas emmené avec lui Christopher Reinstad et Malcolm Belly pour tenir la chandelle, et puis il ne se serait évidemment pas encombré de ses livres de Potions et de Botanique.

- Ah salut Thelma ! lui lança Eric en la voyant arriver. Tu es juste à l'heure !

La jeune fille ne lui répondit pas, elle se contenta d'un faible grognement tandis qu'elle se penchait par-dessus l'épaule de Christopher pour voir ce qu'il faisait. Eric, qui s'était habitué à une Thelma explosive et pleine de vie, fut plutôt surpris de la froideur de sa camarade. Mais il ne s'en formalisa pas, après tout, c'était dimanche, il était 9h00, elle aurait sûrement voulu profiter de cette matinée de repos.

- On a commencé sans toi, lui expliqua Eric, Malcolm et Christopher ont un peu de mal en Botanique et en Potions. Je me suis dit qu'il n'était jamais trop tôt pour remédier à ça.

- Tu veux qu'on travaille ? s'étonna Thelma, les yeux écarquillés.

Malcolm et Christopher lui jetèrent un regard dépité, révélant que, eux aussi, s'attendaient à autre chose, et qu'ils préfèreraient nettement utiliser leur dimanche matin autrement que réviser des matières qu'ils détestaient.

- Bien sûr, répondit Eric, Leane et Amy devraient arriver d'une minute à l'autre. Kenza et Oswald m'ont déjà prévenu qu'ils ne pourraient pas venir.

- Tu as invité toute la classe ?

Eric regarda Thelma avec inquiétude, il avait remarqué que le ton était passé de l'étonnement à l'indignation.

- Euh… Euh oui… balbutia prudemment le jeune garçon. En… En fait, j'ai remarqué que dans notre classe, certains élèves avaient des carences que d'autres n'avaient pas, j'ai… j'ai pensé qu'il serait utile d'homogénéiser un peu tout ça, tu vois ?

- Si je vois ? répéta Thelma sur un ton qui ne présageait rien de bon. Si je vois ? Oh que oui, je vois, Eric Hortshore ! Je vois même très bien ! Tu nous prends tous pour des nullos, et toi, dans ton infinie sagesse, tu te sens investi du devoir de redresser le niveau !

- Hein, mais…

Il ne se doutait pas que Thelma aurait réagi comme ça, cela lui semblait pourtant une bonne idée…

- Eh bien sache, Môssieur Horshore, que je suis parfaitement capable de travailler toute seule et que je n'ai besoin de personne pour faire gagner des points à Poufsouffle. Arrête de te prendre pour l'élève V.I.P. de la classe qui est le seul à pouvoir nous faire rapporter des points. Et tu n'es pas non plus le messie, je sais très bien ce que j'ai à faire sans que personne ne me dicte mes règles !

Et elle partit d'un pas vif en claquant la porte de la bibliothèque, ce qui mécontenta fortement Miss Deauclaire.

- Elle… Mais qu'est-ce qui lui prend ? balbutia Eric en se tournant vers Christopher qui rangeait à présent ses affaires.

- Il lui prend qu'elle n'apprécie pas beaucoup de se faire manipuler comme une machine à rapporter des points, lui répondit Christopher d'une voix sèche, et moi non plus d'ailleurs. Nous ne sommes pas là pour apprendre la magie, pas pour gagner la Coupe à tout prix, tout ça pour glorifier ton orgueil…

Il se leva et dit :

- Viens Malcolm, on y va !

Et le petit garçon rond suivit à petits pas le grand maigre jusqu'à la porte de la bibliothèque. Eric, abasourdi resta un moment à fixer la porte en bois sans pouvoir dire quoi que ce soit.

- Tu n'as rien compris du tout ! s'écria-t-il en direction de la porte que ses deux camarades avaient franchie depuis longtemps. Je veux juste aider !

La porte ne lui répondit pas, en revanche, ce fut Miss Deauclaire se manifesta, la voix sèche :

- Vous êtes dans une bibliothèque, jeune homme ! Veuillez parler à voix basse !

Eric ne lui prêta aucune attention et s'enfuit à son tour de la bibliothèque. Tête baissée, il repensait à ce qu'avait dit ses camarades et ne pouvait s'empêcher de reconnaître qu'il avait été de mauvaise foi : Christopher avait peut-être mieux compris que lui ce qu'il tentait de faire…

oOoOo

Les jours suivants furent particulièrement éprouvants pour le jeune Poufsouffle qui dut supporter le mépris de ses congénères durant les cours. Il n'osait même plus regagner la Salle Commune avant une certaine heure de peur de se prendre des remarques désobligeantes en pleine figure. Les élèves plus âgés avait eu vent de sa pitoyable tentative pour relever le niveau de sa classe et furent presqu'aussi – voire plus – indigné que leurs cadets par la décision que ce jeune coq arrogant avait prise sans en référer ne serait-ce qu'aux préfets. Ils se sentaient également insultés d'être considérés comme des incapables par l'un des leurs si bien que lorsqu'ils entendaient parler de ce type en termes élogieux par les professeurs (ce qui arrivait très souvent), ils ne se privaient pas de montrer leur désapprobation en poussant des grognements incrédules et en se moquant ouvertement de ceux que osaient dire de telles énormités…

De tels comportements insolents valurent à plusieurs d'entre eux des punitions et même des points en moins…

Eric n'aurait pas pu être plus démoralisé qu'à cet instant. Tout ce pour quoi il avait travaillé s'effondrait, tous ces efforts à imaginer des programmes de révisions et des cours de soutien étaient tombés à l'eau. Mais plus encore, c'était son honneur et le respect de ses semblables, qui avaient disparu. A présent, il n'était plus pour eux que l'arrogant Eric qui, non-content d'avoir été envoyé dans la Maison des moins-que-rien, essayait de la rendre à son image : obnubilée par sa propre gloire et désireuse de la croître davantage…

Seule Hester lui restait fidèle et tentait de lui changer les idées en le faisant travailler encore plus. Mais le cœur n'y était plus, il n'avait plus aucun motivation, plus aucune joie à l'idée d'étudier, de découvrir des nouvelles choses, des nouveaux sorts, des nouvelles recettes, il avait même l'impression qu'il n'éprouverait plus de curiosité pour rien dans cette école. Il lui était même venu à l'idée de tout abandonner, mais lorsqu'il en avait parlé à Hester et Timothy, ceux-ci avaient accueilli la proposition avec autant de joie que si eux-mêmes étaient obligés de quitter Poudlard.

« Tu ne peux pas t'enfuir comme ça la queue entre les jambes ! lui avait lancé Hester. C'est ce qu'ils veulent, démontrer que tu n'es qu'un lâche qui fuit à la moindre difficulté. Prouve-leur le contraire et reste ici pour continuer à te battre ! »

Timothy avait été beaucoup moins agressif qu'Hester sur ce point, mais il exprimait à peu près la même opinion qu'elle :

« Tu es ici avant tout pour apprendre à devenir un sorcier. Ok, c'est bien aussi d'avoir des amis avec soi ok, tes camarades ne veulent plus te parler. Je comprends que ça te bouleverse et que ça te démotive, mais nous sommes là, nous aussi, peu importe notre maison, nous sommes tes amis, nous sommes là pour t'aider, et tant pis pour ceux qui ne sont pas d'accord, on reste avec toi quoi qu'il arrive. »

Eric appréciait beaucoup l'aide et le soutien de ses deux amis, mais malheureusement, cela ne lui rendait pas sa motivation, et ses résultats commençaient à s'en ressentir, si bien qu'il fut plusieurs fois convoqué chez Davidson, son directeur de Maison, pour comprendre pourquoi ses notes avaient autant chuté.

Pendant tous ces entretiens, il avait refusé de prononcer le moindre mot, encore moins de lui avouer ce qui le tracassait. Le professeur de Potions, pensant qu'Eric avait atteint là ses limites, s'intéressa beaucoup moins à lui et ne lui envoyait même plus d'invitations pour rejoindre le groupe Cœur de Licorne. Il continua donc de regrouper régulièrement dans le bureau du professeur les élèves qui retenaient son attention, pour parler avec eux de leurs futures carrières et les présenter à des illustres sorciers à qu'il avait enseigné, ou qu'il avait côtoyés lors de sa propre scolarité. Mais tout cela se faisait désormais sans Eric…

Hester et Timothy, pour protester contre ce qu'ils considéraient être une honteuse discrimination, décidèrent de boycotter ces réunions qu'ils méprisaient de toute façon comme toute forme d'élitisme. En revanche, les camarades de Poufsouffle d'Eric n'adoptaient pas cette attitude solidaire envers leur ancien ami ils profitaient de cet insolite état de faiblesse pour renforcer – si c'était encore possible – leur aversion le concernant. S'ils ne lui lançaient pas des « te voilà devenu un vrai Poufsouffle maintenant, » ils allaient même jusqu'à lui reprocher de les handicaper et de ne plus leur rapporter de points.

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Bientôt, Eric fut quasiment ignoré au sein des élèves de Poudlard les autres Poufsouffle se lassèrent bien vite de cette attitude moqueuse et sournoise et décidèrent tout simplement de ne plus lui adresser la parole. En ce qui concernait les Serdaigle, personne, mis à part Hester et Timothy ne semblait porter attention au pauvre Eric qui sombrait de plus en plus dans la déprime au fur et à mesure qu'il semblait disparaître de la mémoire des gens. C'était le cas pour Tina Acklebow, qui lui avait un jour demandé de l'aider pour un devoir de potions et qui à présent ne se souvenait même plus de son nom. Les Serpentard, quant à eux, avaient pris le relai des Poufsouffle et se chargeaient à présent de lui offrir sur un plateau son lot quotidien de moqueries et de quolibets. Milo et Alienor, frustrés d'avoir été si longtemps négligés par le professeur Davidson au profit d'Eric, étaient à présent ravis de se venger et étaient à l'origine de la plupart des moqueries.

Du côté des Gryffondor, on n'y fit pas vraiment attention non plus, Jack et Zack étaient beaucoup trop occupés à élaborer des plans pour pénétrer dans la Forêt Interdite en tout impunité pour prêter attention à une histoire aussi futile que celle-ci Nathan connaissait à peine Eric et ne se souvenait pas lui avoir déjà parlé, il ne se sentait pas vraiment concerné, au contraire de Mathilda et Gregory qui à chaque fois qu'ils passaient devant le pauvre Eric semblaient le prendre en pitié et vouloir l'aider. Mais n'osaient pas car ils le connaissaient trop peu, ce qui ne leur empêchait pas de trouver la réaction des Poufsouffle idiote et démesurée pour une si petite affaire de travail collectif.

Les Gryffondor étaient enfin passés devant les Poufsouffle à la course des quatre Maisons, et la quasi-totalité des Poufsouffle – du moins les plus jeunes – faisaient jouer leur mauvaise foi en lui reprochant ses contre-performances qui entraînaient un manque flagrant de points.

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Noël approchait et rien ne s'arrangea pour Eric. Il était au bord de la rupture et avec l'impression que chaque jour était une nouvelle épreuve. D'autant plus qu'il resterait à Poudlard pour les vacances, son père et sa mère désirant rester seuls pour les fêtes… Ses deux sœurs, Océane et Flora seraient présentes, bien entendu, mais elles ne lui avaient jamais témoigné d'attention pendant la période scolaire, pourquoi cela devrait-il changer en vacances ?

Il était aussi trop fier pour en parler à Constance, la sœur avec qui il s'entendait le mieux. Il avait déjà à gérer une réputation de vantard méprisant, il ne voulait pas en plus devoir porter sur le dos celle du pleurnichard se réfugiant dans les jupes de sa grande sœur.

Heureusement pour lui, nombreux étaient les élèves de première année qui retourneraient dans leurs familles pour les fêtes. Cela lui donnerait l'occasion de souffler un peu, et peut-être prendraient-ils du recul lorsqu'ils seraient dans leurs foyers respectifs et abandonneraient-ils leur comportement stupide face à cette histoire qui n'en valait vraiment pas la peine. Cependant, Hester et Timothy – qu'elle n'avait pas attendu longtemps pour appeler « Tim » – repartaient eux aussi dans leurs familles respectives et ne seraient pas là pour épauler Eric pendant cette période qui s'annonçait maussade.

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Milo avait hâte de retrouver sa famille et ses amis. Son manoir au cœur des Highlands d'Ecosse lui manquait. Son portail gardé par deux gargouilles de pierres, son allée bordée d'arbres et de buissons luxuriants entretenus chaque jours par leurs nymphes personnelles, sa porte de chêne d'un noir de jais dont le mécanisme ne pouvait s'ouvrir que par magie, ses couloirs sombres et silencieux qui lui permettaient de réfléchir lorsqu'il les longeaient, ses bruits de plancher qui craquent, trahissant l'emplacement d'une chambre secrète au-dessous, ses lampes à huile en argent qui ornaient les murs longeant les escaliers, ses trois étages majestueux, preuve de la grandeur du bâtiment.

Il avait d'autant plus envie d'y retourner que cette année ne s'était pas passée comme il l'avait souhaité, comme il l'avait prévu. Il avait toujours imaginé sa scolarité à Poudlard comme celle de son frère Vindicus : sans tâches, celle d'un élève modèle excellant dans toutes les matières et attirant la sympathie des professeurs. Et c'était plus ou moins le cas, mais un détail gâchait le plaisir. Trois en fait. Non deux, le troisième était hors-jeu…

Le jeune garçon sourit à cette pensée et continua de finir de boucler sa valise en se délectant à la simple image de ce gros lard larmoyant incapable de jeter le moindre sort incapable du moindre exercice magique, à ce qu'il paraissait à présent. Mais son sourire s'effaça aussi vite que cette jolie pensée quand lui revint en mémoire les deux autres détails…

Cette fille qui l'avait si impétueusement défié chez Ollivander's, qui lui avait juré qu'elle le surclasserait dans toutes les matières. Bien sûr, elle avait tort, mais elle le surclassait quand même dans certaines matières, et il ne pouvait pas l'accepter… En même temps, il y avait quelque chose qu'il ne pouvait pas nier, quelque chose qu'il avait ressenti dès la fois où il l'avait vue et qui ne s'était pas évanoui, même en apprenant qu'elle était de sang mêlé. Cette contraction dès qu'il la voyait, cette sorte de frisson inexplicable qu'il ne pouvait pas contrôler, cette fascination qu'il éprouvait pour cette chose impure qui s'appelait Hester O'Brian, et qui, malgré tout, était très jolie.

Il y avait aussi ce garçon, ce fils de moldu. Celui qui lui faisait tant peur, qui l'empêchait de penser correctement, qui hantait ses cauchemars. Pourquoi ce type le mettait-il dans cet état ? Milo ne le savait pas… Il savait par contre qu'une telle peur était démesurée comparée à ce bon à rien. D'accord, il l'avait repoussé. D'accord, il avait réussi à accomplir plusieurs autres sortilèges complexes dont il pensait être le seul sorcier de son âge à être capable de les exécuter. Bien sûr, il y avait tout cela, mais cela n'expliquait pas que son rythme cardiaque s'accélère anormalement en sa présence, ni que son dos se transforme en marécage quand il repensait à ce que ce type était capable de faire… Il n'avait pas les réponses à toutes ces interrogations, et retourner chez lui ne lui donnerait pas ces réponses, mais au moins, cela lui permettrait d'oublier les questions.

Et d'oublier aussi cette chose malpropre, ce bout de tissu qu'il lui avait dit de telles énormités. Ce truc dont on disait qu'il ne se trompait jamais, mais Milo venait d'en avoir la preuve. Après tout, il avait appartenu à un Gryffondor, le soi-disant plus grand sorcier du 20ème siècle. C'était donc normal qu'il fasse de la publicité pour cette maison d'impurs. Peut-être même que tous ses autres camarades de Serpentard avaient dû affronter le Choixpeau, l'avaient obligé à se soumettre à leur choix. Peut-être étaient-ils tous passés par là, mais que par pudeur, ou par incertitude, ils ne le disaient pas. Ce fut avec cette frêle consolation que Milo plia sa dernière chemise et la plaça avec soin dans sa grande valise.

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En franchissant les portes du château, Hester se sentit mal. Elle allait laisser son meilleur ami tout seul dans un état de détresse sans nom et n'était même pas sûre de le retrouver en revenant. Elle craignait que pendant que Tim et elle seraient partis, il en profite pour quitter le château. Elle ne pourrait pas l'en empêcher, il devait agir selon ses choix, mais elle ne voulait pas perdre un tel ami, elle avait besoin de lui. Besoin de se sentir autre chose qu'une machine à remplir des questionnaires de métamorphose, à répondre aux questions complexes, et à récolter les notes maximales à la totalité des devoirs. Elle avait l'impression qu'aider Eric à se sentir mieux – même si cela n'avait pas encore porté ses fruits – lui donnait la preuve qu'elle avait encore une part d'humanité en elle et surtout, qu'elle avait son utilité. Car, à récolter des bonnes notes à longueur de semaines, qu'avait-elle accompli qui puisse vraiment mériter d'être retenu ? Rien, c'était la simple et bonne réponse : cela n'avait servi à rien d'autre que de nourrir sa gloire personnelle. C'était elle qui aurait dû être ignorée et méprisée, ou cette traînée de Tina Acklebow, mais pas Eric… Pas lui…

Il avait essayé le contraire, il avait voulu mettre son savoir et son talent au service des autres, et que récoltait-il en échange ? Rien de moins que le mépris et l'indifférence dictés par l'arrogance et la puérilité de gamins de onze ans. Pendant un instant, Hester eu elle aussi envie de quitter l'école, définitivement. Finalement, ce n'était pas aussi drôle qu'elle l'aurait pensé. Mais quand elle se retourna et que ses grands yeux noisette cachés derrière ses fines lunettes ovales croisèrent ceux d'Eric, petits points noirs larmoyants sous une grosse masse de sourcils touffus qui essayait de lutter contre les larmes, elle sut qu'elle n'avait pas le choix, pour lui, elle devait revenir, et malgré sa politesse innée, elle aurait dit un mot bien plus grossier que «zut» à quiconque serait en désaccord avec elle.

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Nathan n'était pas mécontent de rester au château. Il était bien sûr triste de quitter Mathilda, Gregory, et même les cousins Weasley, mais qu'il parte ou qu'il reste, il n'aurait pas plus eu l'occasion de les voir. De plus, pour la première fois depuis sa naissance, il pouvait enfin se détacher du cocon familial qui, depuis son plus jeune âge, contrôlait et dictait le moindre de ses faits et gestes sans qu'il pût y faire quoi que ce soit. Cette année, pour la première fois de sa naissance, il avait l'impression que sa vie lui appartenait. Tout ce qu'il faisait à présent, que ce soit un geste banal ou primordial pour son futur, c'était lui qui le décidait, et pas son père pour son bien. Et, pensa-t-il avec fierté, pour l'instant, cette nouvelle liberté lui allait plutôt bien.

En disant au revoir à Mathilda qui lui faisait des grands signes de la main pendant que Gregory lui tapotait gentiment l'épaule avant de partir, il prit la décision qu'il irait à la bibliothèque, tout seul, comme un grand. Il n'avait pas vraiment besoin d'y aller – ses devoirs les plus urgents étaient tous finis et corrigés – mais il avait décidé d'y aller, juste pour satisfaire son caprice. Peut-être allait-il lire là-bas, ou étudier, ou juste méditer, il verrait pour l'instant, tout ce qu'il savait, c'est qu'il fallait qu'il aille à la bibliothèque. Lorsqu'il y fut, il ne fut presque pas étonné de voir qu'elle était vide, et que le seul occupant était ce petit Poufsouffle replet aux yeux larmoyants qui était souvent la proie de ses camarades de classe qui le trouvaient trop prétentieux et arrogant. Nathan n'était pas sûr, mais en le voyant avachi sur sa chaise, à regarder son exemplaire des « Mille Herbes et Champignons Magiques » d'un air absent, il ne pensait pas que le mot arrogant fût vraiment le meilleur adjectif pour le décrire.

En le regardant de plus près, il s'aperçut qu'il avait déjà vu ce Poufsouffle plusieurs fois aux réunions organisées par Davidson. Mais un jour, sans que personne ne sache pourquoi, il avait cessé d'y assister. C'était aussi le moment où Hester avait cessé de s'y rendre et à l'époque, la disparition d'Hester l'avait beaucoup plus préoccupé que celle de cet illustre inconnu. A présent cependant, Hester, qu'il ne voyait plus beaucoup et à qui il parlait encore moins, lui semblait bien loin, comparé à ce petit être qui semblait perdu dans quelque chose de bien plus compliqué que de simples pensées.

- Salut, lui dit-il en s'approchant par derrière, tu fais ton devoir pour Davidson ?

Le jeune garçon replet était si peu habitué à être abordé qu'il sursauta lorsqu'il entendit Nathan s'adresser à lui. Il le reconnaissait, il avait fait la traversée du lac avec lui et une autre fille en plus d'Hester. De plus, il lui semblait l'avoir aperçu lors des rendez-vous donnés par Davidson, et cela ne l'enchanta guère avec tout ce qui lui arrivait en ce moment, il n'était pas sûr d'apprécier énormément l'élite de cette école…

- Que veux-tu ? lui demanda Eric avec une brusquerie qui ne lui était pas coutumière.

Puis en voyant le regard surpris du jeune garçon, il sut qu'il s'était un peu trop emporté.

- Désolé, marmonna-t-il, je suis un peu à cran en ce moment…

- Je vois ça, lui répondit Nathan avec un petit sourire, mais c'est peut-être parce que tu es en train de te lancer dans un devoir qu'on ne doit rendre que dans trois mois…

- Quoi ? dit Eric sans comprendre, puis son regard se porta sur la feuille de parchemin vierge qui reposait lamentablement devant lui. Ah oui, le devoir de Davidson sur les Philtres Lissants… Oui, enfin non… Je n'arrive pas à grand-chose, mais il faut que je m'occupe, je ne sais pas quoi faire d'autre…

Une nouvelle fois, Nathan esquissa un léger sourire et tira une chaise pour s'asseoir à côté d'Eric.

- Et si on essayait de s'y mettre à deux, proposa Nathan pour répondre au regard interrogateur de son interlocuteur, ça ira peut-être plus vite et ça me permettra à moi aussi de m'occuper…

Eric, qui n'était plus vraiment habitué à ce que quelqu'un d'autre qu'Hester ou Tim lui témoigne de l'intérêt, mit du temps à réagir, si bien que, quand il répondit, ce fut d'une voix frêle et tremblante :

- Oui… Oui, avec plaisir, comme ça on aura le temps pour faire d'autres choses après.

Il n'avait aucune idée de ce que pouvaient bien être ces autres choses, mais au moins, il avait clairement perçu le déclic : la machine était relancée. Et c'est ainsi qu'elle a commencé, à la bibliothèque, autour d'une table sur laquelle était posée un sujet de devoir qui ne serait traité que dans longtemps, tandis que les autres élèves étaient parties retrouver leurs familles : l'amitié entre deux rêveurs.

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Au début, ils passèrent leur temps à la bibliothèque, occupés à attiser la curiosité nouvellement retrouvée d'Eric et à accomplir des tâches qui ne seraient demandées que bien plus tard dans l'année. Puis vint le temps où ils prirent leurs repas ensemble – pendant les vacances de Noël, une seule table accueillait les rares élèves qui restaient au château et les professeurs réunis – où ils se promenèrent dans le parc, emmitouflés dans leurs écharpes et leurs capes d'hiver, slalomant entre les troisième année qui se livraient à de féroces batailles de boules de neige, riant de bon cœur quand l'un se retrouvait les bottes coincées dans la neige, ou quand l'autre trébuchait contre des racines invisibles sous la quantité non-négligeable de poudreuse qui enveloppait le parc. Ils s'amusèrent à patiner sur le lac gelé et ne purent s'empêcher de glousser quand ils virent que Vane était passée au travers de la glace en voulant les rattraper. Leur ravissement avait d'ailleurs atteint des sommets lorsque, comme ils l'avaient tirée de l'eau glacée et peut-être même aussi d'une mort certaine, elle s'était résignée à leur accorder cinq points pour Gryffondor et Poufsouffle alors qu'à l'origine, elle était partie les chercher pour les punir.

Cela avait commencé par des prétextes cursifs, mais à présent, les devoirs et les exercices semblaient bien loin de cette amitié vieille de cinq jours qui semblait durer depuis cinq ans. De plus, le fait d'être en si petit comité pendant la période de Noël donnait l'occasion aux élèves de différentes promotions de mieux faire connaissance. Ainsi, Eric et Nathan se lièrent d'amitié avec deux Serdaigle de troisième année qui devinrent rapidement leurs compagnons de bataille de boules de neige. Batailles qu'observait très souvent Dalia Snakanger du haut des remparts, le regard aussi froid que la neige autour, toute expression interprétable absente de son visage.

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D'une manière générale, la jeune orpheline n'incitait guère aux confidences et était crainte par la plupart de ses congénères. En effet, cette jeune fille silencieuse est calme en toutes circonstances intriguait et même effrayait son entourage qui la considérait comme intouchable. Même ses camarades de Serpentard étaient incapables de lui engager la conversation son ascendance moldue en était d'abord la cause, mais avait rapidement été remplacée par le malaise qu'ils éprouvaient presqu'à chaque fois qu'elle était présente. Le fait qu'elle leur ait tenu tête durant leur premier cours de Vol sur Balais n'arrangeait rien et leurs comportements à son égard était passés du méprisant et moqueur, à l'intimidé, voire franchement effrayé.

Nathan et Mathilda, la voyant toujours toute seule avaient déjà essayé de lui parler, de l'inviter à faire des choses ensemble, mais elle était restée indifférente à ces propositions jusqu'à présent. Personne ne la comprenait vraiment, et ses fréquents refus à tout ce que les élèves des autres Maisons lui proposaient – ils se sentaient solidaires en la voyant négligée par ses pairs – l'amenèrent à finir réellement ignorée par tout le monde, y compris par les professeurs dont certains en arrivèrent même à oublier son nom, tellement elle était discrète et se fondait dans la masse.

Une enseignante, cependant, s'intéressa grandement au cas de la jeune Miss Snakanger ; une vieille sorcière qui n'appréciait pas beaucoup que cette jeune élève occupe chaque jour le seul endroit du château où l'on pouvait ressentir les vibrations de la Gorgora Fidrule, indispensables pour percevoir l'aura des Fouinis Grégoriens. Si bien qu'un jour, elle finit par aborder la jeune effrontée qui monopolisait cet endroit stratégique depuis trop longtemps.

- Bonjour, lui dit-elle d'une voix rêveuse, belle journée pour observer les Cinytres Ailées, n'est-ce pas ?

Dalia se retourna et fut presque surprise à la vue de cette femme à l'allure insolite qui portait une robe sur laquelle s'étendaient ce qui ressemblait à s'y méprendre à d'épaisses bouses de dragon, ainsi que de drôles de boucles d'oreille en forme de radis et un étrange collier de bouchons de liège. Même son maquillage semblait être constitué d'une substance proche de l'Empestine, un liquide malodorant qui constituait la principale défense de la plante qui ornait le bureau du professeur Londubat. Devant l'apparence plus qu'excentrique de la sorcière, la jeune Dalia resta silencieuse un moment, la bouche légèrement entre-ouverte. Ce qui la déstabilisait encore davantage, ce fut l'étrange ressemblance que cette femme avait avec elle. Des yeux pâles et rêveurs, les traits légers avec le visage d'une blancheur presque maladive, un sourire absent, presque qu'irréel, des cheveux sales qui devaient être aussi blonds que les siens en son jeune temps.

- Vous savez qu'en restant ici, vous bloquez les vibrations que produit la Gorgora Fidrule. C'est embêtant car dans ce cas-là, il nous est impossible de détecter les Fouinis Grégoriens, ce qui – vous en conviendrez – compromet grandement notre combat contre le Dordru Phénicien.

Les yeux de Dalia s'agrandirent encore plus, elle n'avait aucune idée de ce que pouvaient être une Gorgora Fidrule, un Dordru Phénicien et l'autre truc dont elle avait oublié le nom. Ce qu'elle savait, c'est que cette femme étrange l'empêchait d'observer les drôles de chevaux ailés squelettiques qui survolaient la Forêt Interdite.

- Qui êtes-vous ? demanda-t-elle un peu plus brusquement qu'elle n'aurait dû.

La vieille sorcière fronça les sourcils qui surmontaient ses yeux globuleux.

- Vous n'êtes pas très polie pour une élève, vous savez ? Vous auriez pu au moins vous intéresser à mon histoire sur les Fouinis Grégoriens.

Une nouvelle fois, Dalia observa attentivement cette drôle de femme et s'aperçut qu'elle ne comprenait pas la moitié de ses paroles. Elle décida de lui dire la vérité, tout en restant polie :

- Je suis désolée, mais je préfère rester seule…

L'expression sur le visage de la vieille femme passa de la réprobation à la compassion à la vitesse d'un Nimbus.

- Y a-t-il une raison à ça, mademoiselle ? demanda-t-elle d'un ton courtois. Si c'est pour capter des Ondes Nobudéquiennes, je suis navrée de vous apprendre que ce n'est plus possible, je me suis servie de la dernière ce matin pour nourrir mes Farzack Restrictifs.

- Euh… Non, ce n'est pas ça, répondit Dalia regardant ses pieds. C'est… c'est autre chose. Je… Je vais vous laisser nourrir vos… vos trucs…

Et elle se dirigea vers la petite tourelle qui menait à la Cour Intérieure après avoir jeté un dernier regard triste aux élèves qui continuaient leur bataille de boules de neige plusieurs mètres en-dessous d'elle.

- Est-ce le fait de pouvoir parler aux serpents qui vous rend aussi triste ?

La jeune fille s'arrêta net et regarda la vieille dame qui ne lui semblait plus aussi folle tout à coup.

- Mais comment savez-vous que…

- Voyons ma chère ! l'interrompit l'étrange femme. Je suis professeur de Soins aux Créatures Magiques, je sais quand même reconnaître un Fourchelang quand j'en vois un !

Cette fois, Dalia prêta attention aux paroles bizarres de ladite professeure.

- Fourchelang ? répéta-t-elle, tendue.

Peut-être que cette femme savait ce qui lui arrivait et pourquoi elle voyait des choses qui restaient invisibles pour d'autres et qui la persuadait de plus en plus qu'elle était maléfique.

- C'est comme cela qu'on appelle un sorcier qui peut parler aux serpents.

- Il y en a d'autres ? s'étonna Dalia en éprouvant de la curiosité sûrement pour la première fois depuis son arrivée à Poudlard.

- Evidemment, répondit le professeur avec un sourire rêveur, c'est inhabituel, bien sûr, mais cela s'est déjà vu.

Dalia était soulagée de ne pas être considérée comme un monstre de foire, mais ne se sentait toujours pas tirée d'affaire…

- Uniquement des mages noirs, n'est-ce pas ? J'ai lu dans des livres que les serpents sont assimilés à la magie noire.

- Pas forcément, corrigea le professeur, il ne faut pas croire tout ce qui est inscrit dans les livres, ils sont souvent infestés de Polytramys Conjonctivants.

- Vous connaissez des bons sorciers Fourchelang ? demanda Dalia qui semblait toujours sceptique.

- Bien évidemment ! lui répondit le professeur qui semblait mécontente que sa parole fût mise en doute.

- Qui, par exemple ? insista Dalia qui voulait absolument avoir la preuve qu'elle n'était pas maléfique.

- Eh bien, mes deux très chers amis, Harry Potter et Ron Weasley le parlent couramment. Pour Harry, je crois que c'est inné(1), mais Ron, lui, l'a appris à l'âge de dix-huit ans, si je ne m'abuse.

- Harry Potter… répéta Dalia en sentant le poids qui obstruait ses entrailles se réduire au fur et à mesure qu'elle assimilait cette information.

Pour la première fois de sa vie, elle eut un sourire, un vrai, un franc, un véritable sourire qui exprimait tout le soulagement qu'elle ressentait à ce moment précis. Le plus grand sorcier du monde était comme elle, et pour la première fois, elle ne considéra pas cette inhabituelle capacité comme un fardeau maléfique, mais comme un don intéressant.

- Bien je vous laisse l'endroit pour aujourd'hui, fit le professeur de Soins au Créatures Magiques en tournant les talons, mais demain, j'aimerais vraiment pouvoir bénéficier des vibrations que produit la Gorgora, c'est important pour mes cours.

Mais Dalia ne l'écoutait pas, elle venait de voir un de ces chevaux squelettiques émerger d'un bosquet d'arbres non-loin de la cabane en ruines.

- Et vous savez ce que c'est, ça ? demanda-t-elle en pointant le doigt en direction de ce curieux objet volant non-identifié.

Le professeur suivit le regard de la jeune fille et, pour la première fois, sembla soucieuse.

- Ah ça, dit-elle en baissant les yeux, l'air embarrassé, c'est un Sombral, il y en a beaucoup à Poudlard.

- Vous pouvez les voir ? s'étonna Dalia surexcitée.

C'était la première fois que quelqu'un d'autre qu'elle arrivait à voir ces drôles de chevaux.

- Oui, je peux les voir, répondit le professeur avec un sourire triste, et ça me chagrine que le vous puissiez également.

Sur ces derniers mots énigmatiques, elle franchit la porte de la tourelle. Puis, ayant franchi deux marches, elle s'arrêta, se retourna, regarda Dalia dans les yeux et, le plus sérieusement du monde, lui donna ce conseil :

- Si j'étais vous, j'éviterais quand même de révéler que vous pouvez parler aux serpents. Même les sorciers ne sont pas très ouverts d'esprit lorsqu'il s'agit d'accepter ceux qui sont différents d'eux.

- Bien professeur, lui répondit Dalia en hochant la tête, je ferai attention.

L'esprit plus léger, elle resta un instant à observer les jeunes belligérants qui à présent faisaient une trêve sur le lac gelé. Ses semblables qu'elle s'était résignée à éviter de peur de leur faire du mal, ses semblables qui la prenaient pour un mort-vivant en raison de ce comportement qu'une vie de méfiances et de douleurs avait forgé au fil des années. Puis, souriant à la vue du ciel d'un blanc immaculé, décida de descendre plus tôt que prévu.

oOoOo

Nathan et Eric étaient de nouveau dans la bibliothèque, occupés à perfectionner certains sortilèges qu'Eric avait encore du mal à réaliser. Tout le monde était occupé en bas à poser les décorations de Noël, mais ils avaient réussi à s'échapper pour se retrouver dans le sanctuaire d'Eric.

Lorsqu'ils virent un passage secret derrière une des étagères s'ouvrir, ils craignirent un instant qu'il s'agît du professeur Malefoy venus chercher les tire-au-flanc qui refusaient d'aider leur professeurs à décorer les douze sapins de la grande salle. Mais ils soufflèrent en voyant une jeune fille à la tignasse blonde émerger du tunnel sombre. Cependant, ils furent beaucoup moins rassurés en voyant que cette fille, qui ne parlait pourtant à personne d'habitude, vint les voir d'un pas décidé. Eric semblait soucieux, que leur voulait-elle ?

- Bonjour, vous faites vos exercices de Métamorphose ? leur demanda-t-elle avec un petit sourire forcé. Puis-je me joindre à vous ?

Aussi inquiets que surpris, Nathan et Eric regardèrent longtemps cette fille mystérieuse avec de grands yeux. Au bout d'un moment, Nathan réussit à lui rendre son sourire, et lui répondit :

- Bien sûr, assieds-toi.

Aussi surprenant que cela pût paraître, elle s'avéra très utile à leur apprentissage des sortilèges complexes que Malefoy exigeait qu'ils maîtrisent avant leur prochain cours. Puis, au fil de la journée, Eric et Nathan s'habituèrent à cette présence insolite et, bien qu'elle ne leur parlât que très peu, se contentant d'écouter ses jeunes complices. Ils se surprirent même à apprécier sa présence.

Le soir même, qui devait célébrer la veille de Noël, ils se rendirent ensemble dans la Grande Salle richement décorée pour l'occasion. Douze gigantesques sapins, qui avaient été transportés magiquement par le professeur Chang, s'alignaient le long des murs de la Grande Salle et arboraient chacun une quantité non-négligeable de guirlandes lumineuses, d'étoiles scintillantes et de véritables boules de neige de toutes les couleurs qui ne fondaient pas sous la chaleur rassurante de la Grande Salle. Le plafond magique, d'une blancheur immaculée, faisait tomber son lot de flocons de neige autour desquels slalomaient d'innombrables petites chandelles ailées qui constituaient, avec les sapins, la seule source de lumière, plutôt vacillante, dans laquelle baignait la Grande Salle.

Comme au premier jour des vacances, la petite vingtaine de convives présente était réunie autour d'une seule et unique table. Y étaient assis la directrice et six professeurs – Weasley, Davidson, Chang, Londubat, Victorien Lunatik, le professeur d'Astronomie, et la drôle de sorcière au collier de bouchons de bièraubeurre que Nathan avait remarquée lors des funérailles de Minerva McGonagall. S'ajoutaient ensuite les onze élèves qui n'étaient pas rentrés chez eux pour les fêtes : quatre septième année, deux sixième année, une quatrième année, un troisième année ainsi que Nathan, Eric et Dalia, qui étaient les seuls première année.

Le dîner fut encore plus succulent qu'à l'accoutumée, la viande était différemment cuite selon les préférences de chaque convive alors que la part d'Eric était à point, celle de Nathan était plutôt saignante, tandis que Dalia avait devant elle un part bien brune. Les verres étaient remplis, non pas de jus de Citrouille, mais d'Elixir festif que le professeur Davidson avait préparé spécialement pour l'occasion qui avait également un goût différent pour chaque personne selon leurs envie. Et pour finir, les desserts – tout un assortiment de puddings de Noël plus délicieux de Noël les uns que les autres – complétaient leur sensation de plénitude. De plus, entre chaque plat servi, professeurs et élèves s'amusaient à tirer des pétards surprises entre eux et se retrouvèrent vite à crouler sous d'improbables cadeaux trouvés à l'intérieur : le professeur Davidson, oubliant toute notion d'élégance, mit avec joie un collier de bouchons de Bièraubeurre semblable à celui que portait le professeur aux yeux globuleux qui parlait avec animation avec le professeur Londubat, lequel semblait beaucoup l'apprécier. Pendant ce temps, la directrice, coiffée d'un bonnet à pompons, riait de bon cœur en compagnie d'un préfet de Poufsouffle après avoir entendu une histoire drôle racontée par le professeur Lunatik. Nathan n'avait jamais senti une telle ambiance de fête et une telle convivialité lors d'un banquet de Poudlard, il faut dire que celui d'Halloween ne leur avait pas donné beaucoup l'occasion de s'amuser. Ce que les dix-huit personnes présentes au banquet de Noël firent avec joie ce soir-là.

Quand la dernière part de tarte aux pommes fut goulument ingérée et quand les ventres des convives furent trop pleins pour avaler quoi que ce soit d'autre, les élèves, ravis de leur soirée, allèrent se coucher avec la satisfaction d'avoir pu mieux se connaître et se découvrir. Nathan souhaita bonne nuit à Eric et Dalia en gravissant les premières marches de l'escalier de marbre tandis que les deux autres iraient descendre aux sous-sols pour rejoindre leurs Salles Commune. Il était heureux d'être resté pendant les vacances, cela lui avait permis de se lier d'amitié avec ces deux personnages qui, quoiqu'atypiques, lui faisaient passer des bons moments en cette période de fêtes et de froid.

Hester en revanche, n'avait pas passé un très bon Noël dans sa famille à Londres. En effet, elle n'avait pas de cousins de son âge et s'était retrouvé une fois de plus à écouter les longues discussions de son grand-père Anthony et de ses amis Terry, Michael et Padma qui avaient chacun un poste haut-placé au sein du Ministère et qui ne pouvaient s'empêcher de leur faire part de leurs inquiétudes concernant l'avenir du monde magique quand tous les héros de la légendaire Armée de Dumbledore, dont ils faisaient partie, ne seraient plus en état de contenir les incessantes tentatives de prise de pouvoir des vieilles familles de sorciers, comme les Mordox et les McAllister qui voulaient à tout prix redonner les rênes du monde magique aux sorciers de pure souche. Alors qu'Eleanor n'écoutait qu'à demi-mot, préférant parler avec les frères Corner et la femme de Terry Boot pour s'entretenir sur les nouvelles découvertes en matière d'antidotes et de sortilèges. Hester, bien que comprenant tout ce qui se disait, ne prenait pas part à ces discussions qui restaient les mêmes depuis bien avant sa naissance. C'est pour ça que ce soir-là, elle était se coucher tôt en compagnie de sa chatte Antigone mais ne s'était pas endormie tout de suite. Occupée à caresser distraitement le pelage de l'animal qui ronronnait bruyamment, elle se surprit à penser qu'elle avait hâte de retrouver Poudlard Eric et Timothy lui manquaient. Cependant, ce ne fut ni de l'un, ni de l'autre qu'elle rêva lorsque la fatigue lui fit enfin fermer les yeux, mais d'un jeune sorcier au beau visage et au sourire sûr de lui, la main tendue, il l'invita à monter à l'arrière de son balai pour faire le tour du monde magique en sa compagnie, ils allaient être heureux.

Bien entendu, Hester n'eut aucun souvenir de ce rêve en se levant le lendemain matin, et si elle en avait eu, il y aurait fort à parier qu'elle se serait efforcée de l'oublier en reconnaissant le protagoniste de ces songes inconscients.

oOoOo

Du côté de Milo, les réjouissances durèrent longtemps, bien après minuit, et aucun des adultes présents ne se souciait de la présence d'un enfant de douze ans à trois heures du matin un vingt-cinq décembre. Eux aussi étaient trop occupés à parler politique pour s'apercevoir que dans un coin de la salle, les deux cousins inséparables, Milo et Alienor, écoutaient avec attention tout ce qui se disait, et réagissaient entre eux aux commentaires que glissaient ici et là leurs parents sur la conjoncture actuelle.

Bien sûr, ils acquiescèrent vivement quand Mrs McAllister affirmait que la mort de Minerva McGonagall était une bonne chose pour leur prospérité et qu'il ne restait que peu de temps avant que les moldus ne soient boutés hors du monde magique. Cependant, alors qu'Alienor écoutait d'un ton gourmand les propositions de loi les plus radicales que la tante Prétoria comptait soumettre au cours de la prochaine année au Ministère de la Justice Magique, Milo restait pensif. Il ne pouvait pas s'empêcher de repenser à cette sang-mêlée qui l'avait si brusquement défié et qui ne cessait de remuer ses entrailles quand il pensait à elle. Il revoyait aussi clairement dans sa tête le doux visage rêveur de ce Sang-de-bourbe qui se transformait en farouche expression de défi lorsqu'il se trouvait face à lui. En se remémorant les épisodes où il s'était retrouvé face à ce redoutable adversaire, Milo ne put s'empêcher de se demander si ces gens étaient vraiment indignes de fouler le sol de Poudlard, ils semblaient si courageux, valeureux même.

Au bout d'un long moment pendant lequel il avait laissé son esprit vaquer sans aucune maîtrise, le jeune garçon se ressaisit en secouant vivement la tête. Il ne devait pas laisser des idées dignes d'un Gryffondor lui polluer l'esprit. Il devait rester noble, et pour cela, il devait garder un esprit noble, sans tâche, et sans pitié.

La pitié n'était que l'apanage des faibles. Or, il n'était pas faible, il était fort, il l'avait prouvé en imposant sa décision au Choixpeau Magique.

oOoOo

Une fois Noël passé, le temps parut s'emballer pour les première année. Ils se rendirent vite compte que les devoirs qu'ils devaient rendre pour la rentrée ne leur avaient pas été délivrés avec leurs cadeaux. Nombre d'entre eux se retrouvaient donc, trois jours avant la rentrée, à écrire des décimètres et des décimètres de rouleaux de parchemin à la vitesse d'un hibou grand-duc.

Nathan fut surpris de constater que les sorciers ne fêtaient pas le jour de l'an.

- A quoi ça sert ? avait demandé Eric quand son ami lui avait fait part de son observation. C'est juste le début d'une autre année. Rien de magique à tout ça.

- Et Noël alors ? Vous le fêtez bien.

- Noël est magique, répondit Eric avec un haussement d'épaules, c'est le jour de la naissance du sorcier le plus connu de tous les temps.

- Qui ça ? demanda Nathan d'un ton avide, pensant connaître la réponse.

- Le Père Noël(2), répondit Eric avec un clin d'œil moqueur avant d'éclater de rire.

- Idiot ! lui dit Nathan qui ne put s'empêcher de sourire. Bon, on s'y met, à ce devoir de botanique ?

oOoOo

Les jours s'envolèrent ainsi alors que les élèves commençaient à revenir au château et s'affairaient déjà à la bibliothèque pour terminer leurs devoirs de vacances qu'ils avaient négligés pendant cette période. Bénéficiant de la connexion privilégiée qu'avait la cheminée du Manoir avec celle du professeur Malefoy, Milo n'attendit pas le retour en Poudlard Express et revint à l'école avant Alienor. Contre toute attente, il passa la plupart de son temps à la bibliothèque – endroit où il n'avait jamais mis les pieds jusqu'alors. Cela mécontenta fortement Eric et Nathan qui durent trouver un autre endroit pour se retrouver et travailler les nouveaux sorts que les professeurs exigeraient d'eux pour la rentrée, ce qu'ils trouvèrent au septième étage, dans une salle aux proportions irréalistes qui contenait à la fois des livres et grimoires très utiles à l'apprentissage des Sortilèges et aussi des objets indispensables à leur pratique, comme des coussins pour amortir les chutes, des mannequins articulés pour recevoir les sortilèges, des miroirs pour vérifier la position de son corps, etc.

Dalia les accompagnait à l'occasion, ce qui énervait fortement les Serpentard qui, bien que la méprisant à cause de son ascendance moldue, ne pouvaient ignorer ses capacités non-négligeables de duelliste avec Milo et Alienor, elle s'avéra être la plus rapide à lancer des sorts parmi les première année. De plus, les autres Gryffondor eurent du mal se faire à sa présence lorsqu'ils fréquentaient Nathan malgré les différences notables que l'on pouvait remarquer sur le comportement de Dalia depuis le début de la nouvelle année, elle restait très froide et repliée sur elle-même. Eric ne l'aimait pas tellement, ses silences incessants le gênaient et son regard glacial semblait le pétrifier à chaque fois qu'il posait les yeux sur les siens. Il préféra retrouver la compagnie d'Hester dès qu'elle fût revenue au château un jour seulement avant la rentrée.


Note de fin : Jingle bells, jingle bells, jingle all the way ! Lalala lalalala lalalalalal… Oups, pardon ! Oui donc, en fait, euh… voilà… Comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Que pensez-vous du comportement d'Eric ? Vous a-t-il déçu ? L'avez-vous trouvé normal ? Et celui de ses camarades ? Que vous inspire-t-il ? Dégoût ? Déception ? Respect ? Compassion ? Allez-y, dites moi tout !

(1)Oui, je sais, Harry est censé avoir perdu sa capacité à parler Fourchelang en se débarrassant de l'âme de Vous-Savez-Qui qui était en lui, mais je n'ai lu l'interview de JKR que bien après avoir écrit cela. Donc désolé de m'être un peu éloigné du canon, ce n'était pas volontaire. Par contre, Ron qui le parle aussi, ça c'est clairement une invention de ma part (basé sur le fait qu'il parvient à ouvrir la porte de la Chambre des Secrets.

(2) Vous avez eu peur que je vous sorte Jesus ? XD. Et non, selon la théorie de plusieurs fans, le Père-Noël serait un sorcier qui bosse pour coca cola. Il prend bien soin d'engraisser les moldus occidentaux avec du sucre et du gras chaque fin d'année, afin que ceux-ci aient le cerveau trop engourdi pour se rendre comptre que la magie existe. Une autre rumeur de fans stipule que Jésus était bel et bien un sorcier et que la baguette magique reposant sur un coussin pourpre râpé dans la vitrine d'Olivander's, était bien la sienne. Perso, je préfère la version du Père Noël ^^.

RàR :

On va commencer la RàR avec Glacy, car j'ai deux reviews à répondre. Déjà, merci beaucoup de prendre le temps de reviewer, car je sais que c'est un peu compliqué avec tous les cours que tu dois réviser. Ensuite merci également de jouer le jeu des défis, et désolé que tu te sois fait chiper une nouvelle fois la review gagnante. La prochaine est la 75ème, si vous continuez à ce rythme, on devrait l'atteindre au chapitre 15. Je dois t'avouer que ça me fait bizarre d'avoir cette fois-ci un lecteur qui ne sait rien et avec lequel il faut que je fasse gaffe pour ne pas spoiler. Mais en même temps, ça fait du bien de voir de nouvelles têtes, ça prouve que mon histoire peut encore intéresser ^^.
Sinon, j'espère que tu n'as pas trouvé que la formation du trio arrivait comme un cheveu sur la soupe et que cela manquait de crédibilité. Mais si c'est le cas, dis-moi tout ! Ensuite, je tiens à te dire que je suis ravi que tu aimes mes matchs de Quidditch. Contrairement à toi, j'ai toujours adoré lire les matchs de JKR, mais ils me laissaient toujours un goût de trop peu, surtout qu'à chaque fois, on n'avait que la description du match contre Serpentard et du coup, les autres pouvaient se faire voir pour qu'on leur accorde attention. C'est pour ça que, lorsque j'ai commencé à écrire cette histoire, je me suis dit : « moi, je vais décrire TOUS les matchs sans exception ! ». Et ça m'a permis de combler pas mal de trous d'ailleurs ^^. Cool également que tu aies aimé le passage de l'enterrement. J'ai d'ailleurs été surpris de pas mal me retrouver dans l'explication de tes ressentis par rapport à cette scène. Comme toi, j'adore McGo, mais en même temps j'ai beaucoup aimé écrire cette scène et j'attendais avec impatience le moment où je commencerais à la rédiger. Comme toi, je le vois plus comme un hommage que j'ai essayé de lui rendre, qu'une punition pure et simple. Si j'avais dû tuer Hary ou Ron ou Hermione, par exemple, je n'aurais pas fait comme ça car leurs morts m'importent peu au final. Bref, je dois oublier pas mal de points sur lesquels tu as mis le doigt, mais j'ai d'autres reviews à commenter, et si je continue comme ça, les RàR vont doubler en volume le véritable corps de texte. Du coup, encore une fois, merci pour tous ces reviews qui me comblent de ravissements. Car encore une fois, chacun des points que tu soulèves est apprécié exactement de la façon dont j'aurais voulu. J'espère que de ton côté tu vas bien, et j'espère à très vite pour la suite des aventures de nos chers héros ^^.
ps : ne commence pas à dire que je suis sadique pour si peu, car Chupee, Kara, Ty, Invictus, Melu, Nina, PouletPotter et les autres anciens lecteurs en sont témoins : si tu places la barre du sadisme aussi bas, tu ne vas pas réussir à terminer cette saga ^^.

Après le roman pour répondre aux deux reviews de Glacy, voici celui qui couvrira les deux d'Invictus, écrites à 5 heures d'intervalle ^^. Une nouvelle fois, merci de ton assiduité, car tu dois être le seul à avoir onze reviews à ton actif (sur onze chapitres). Ensuite, pour répondre à ton interrogation sur le cours de Vol, il me semble que les élèves en ont durant toute leur première année, sinon Madame Bibine ne servirait strictement à rien. D'ailleurs, je crois que dans le tome 1 de Harry Potter, il est dit qu'après le premier cours de vol, Malfoy et Potter se vouent une haine farouche pendant les cours suivants. Mais ça, je l'ai peut-être rêvé, et je n'ai pas le tome 1 sous la main pour m'en assurer. Bien vu pour Dumby, j'arrive jamais à me rappeler l'âge qu'il avait quand il est mort, car étant nul en maths, je suis pas foutu capable de soustraire 1881 à 1997. XD
En ce qui concerne Scarlett, pas de problèmes de mon côté, je viens d'ailleurs d'avoir une idée pour cet OS. Sinon, le premier texte que tu as gagné est en ligne (chapitres 2 des « Genèses de Nevilli »). J'espère qu'il te plaira, même s'il fait peut-être un peu trop « girly » pour le seul reviewer homme de cette histoire.
Et pour finir, pour le bémol que tu as (très justement) fait remarquer à propos du Quidditch, j'avoue ne pas avoir repris ce côté comique des matchs que l'on retrouve chez JKR. En fait, en règle générale, je crois que j'ai davantage appuyé le côté sportif et parfois dramatique du Quidditch que le côté comique. A méditer quand je commencerai à écrire le tome 6. =)

Bon, passons maintenant à Kara… (tu les sens les yeux plissés du genre « papa qui sait que sa gamine a fait une connerie »). Certes, je te remercie de tes trois reviews à la suite pour le même chapitre qui ont fait gonfler les quotas. Mais bon, tu reconnaitras quand même que c'est un petit peu du foutage de gueule, surtout de la part d'une fille qui a déjà un OS en attente ^^. Bref je te remercie quand même pour ton assiduité, et aussi parce que tu es une super Béta lectrice/amie/donneuse-de-coup-de-pieds-au-cul-quand-le-besoin-s'en-fait-sentir. Bref, oui tu auras ton OS sur Molly et celui sur les inséparables cousins (je sens qu'avec toi, je vais devoir me coltiner tous les rouquins qui trainent). Mais pour la prochaine fois, stp, laisse leur chance aux autres XD.
ps : j'ai hâte d'être au 15 pour te faire plein de bisous !

Au tour de Nina maintenant (la SGR pour la fin ^^). Encore une fois, merci pour ton adorable review. J'ai bien conscience de la difficulté de suivre un match de Quidditch avec des personnages qu'on ne connaît pas forcément très bien (moi-même, j'ai besoin de mes notes pour me rappeler de tous leurs noms). Après, ce n'est pas grave de ne pas connaître tous les joueurs sur le bout des doigts, car – surtout à ce stade – très peu sont importants pour la suite. Ravi de voir que Milo et Nathan t'amusent ^^. En ce qui concerne Vin', je te l'ai peut-être déjà dit, mais tu devras te battre férocement pour lui, car Kara et Ty (et sûrement plein d'autres fangirls) sont déjà sur le coup. Ravi que tu te rappelles de CE match de Quidditch. J'imagine que tu parles du Serpentard-Gryffondor, non ? Je ne suis pas sûr d'avoir été jusqu'au chapitre Serpentard-Serdaigle ^^. En effet, enjeu mortel, je suis sadique d'avoir retiré mon histoire à un moment aussi décisif (des fois je m'admire et m'auto-congratule moi-même XD). En ce qui concerne ton amour pour Scarlett, tu la reverras peut-être plus tôt que prévu, car Invictus m'a demandé un OS sur elle. J'espère vite le commencer :-). Et pour ce qui est d'Hester, j'avoue que je n'ai jamais trop accroché à ce personnage (ni à la maison Serdaigle en général), mais par contre, je te défends de dire qu'elle ferait passer sa soif de savoir avant ses amis. Au contraire, ce n'est pas Hermione (du moins pas l'Hermione du début), elle n'hésitera jamais à braver tous les interdits pour sauver et protéger ceux qui lui sont chers. Malheureusement pour elle, ce lui retombera plusieurs fois dessus.

Bon, j'arrête là concernant les reviews. Je tiens à remercier Nina, Kara, Invictus et Glacy qui sont toujours là au rendez-vous. Je n'oublie pas non plus Ty S. Brekke, Chupee Chan et PouletPotter, sans qui cette saga n'aurait sûrement pas la même saveur à l'heure actuelle. De même que je garde à l'esprit ceux qui m'ont lu (ou me lisent encore) et ont adoré ce qu'ils ont lu (ou ce qu'ils lisent encore), mais qui ne se sont pas ou peu manifesté ici. Même si on les voit moins, je tiens à dire que Serpysnape, Little-Red-Fox, Catherine, gb88, Flodu92, Temaïr, Crountie, Randalthor, Melu49, Bazilea, Loanne, Barbiemustdie, Xodom, Yoh-Nee, Cutiesunshine, Morfin761, Tarika, Dalmir, Alexorah, Suna, Lisow, Mihamster, RadioJas, Alice, La0rie, Panpanton, Ssol8, Mama-lys, Fleurdelion, Léa G auront toujours toute ma gratitude pour m'avoir soutenu à mes débuts et parfois encore aujourd'hui ^^.
Et pour finir, merci à celles et ceux qui me lisent sans que je le sache, mais qui restent fidèle au rendez-vous du mardi.
Bref, j'aurais dû attendre le dernier chapitre pour les remerciements, mais tant pis, c'est fait, ça me tenait à cœur.

Défi précédent :

C'est donc bien Dalia, Eric et Nathan les trois compères des vacances de Noël. Surpris ? Déçus ? Ravis ? Dites-moi tout !

Pas de bol Glacy, tu n'étais pas loin, il y avait bien Eric et Nathan dans le lot. Mais pas Hester ^^. J'espère que tu n'es pas découragée, car j'avoue que ce défi là n'était pas évident (je suis sûr que même Ty et Kara auraient visé à côté).

Il n'y a donc pas de vainqueur cette semaine, espérons que le prochain défi vous parlera un peu plus :).

Dans les prochains épisodes :

Ayé ! Noël est passé ! On arrive maintenant à la deuxième partie de l'année magique que sont en train de passer nos héros. Bon, par contre, il faut que je regarde ce qui arrive après, car j'ai un peu honte mais je vous l'avoue quand même : je ne me rappelle plus. Ah si, c'est bon ! Woups ! C'est encore du Quidditch ! Haters gonna haaaaaate ! :-D.
Allez, on se donne rendez-vous pour Gryffondor-Pousfouffle et Serdaigle-Serpentard. Allez, on reprend les défis, donnez-moi vos pronostics ! Comme d'hab', les Newbies en premier jusqu'à dimanche, ensuite les habitués pourront répondre (en review ou par MP).