Voici le 3ème chapitre, profitez-en !

Bonne lecture


Tous se retournaient pour voir le nouvel arrivant, attendu depuis presque 30 minutes, quand à mon tour, je me retournais pour voir l'imbécile qui nous avait fait attendre. Et là je n'en croyais pas mes yeux. La plante verte de ce matin était de la partie. Logique en faite. Quand tu regardes comment sont typés les membres de cette joyeuse bande, tu te rends compte qu'il manque une petite nuance de couleur… verte. Alors c'est finalement sans grand étonnement que je regardais la tête d'algue s'approcher de nous, l'air passablement énervé.

- T'es en retard, fit le grand Ussop, d'un ton blasé.

- Ouais bah ça va, j'avais des choses à faire avant de venir mais maintenant je suis là ok ?

- Dis plutôt que tu t'es encore perdu, ce sera plus simple que d'essayer de nous sortir des excuses à deux balles.

Il a suffit d'un seul regard de la part de tête de brocoli pour qu'Ussop, le brave ne se cache derrière Nami, complètement terrifié. Il faut dire que quand il te lance un de ses regards meurtriés, il a le don de te glacer le sang, même moi j'ai frémis sous son regard.

- Et on peut savoir c'est qui l'autre sourcil en vrille ? demanda Zoro, tout en me fixant de haut en bas et de bas en haut.

- Je te demande pardon ? Comment tu viens de m'appeler, tronche de gazon ? Rétorquais-je.

- Bah regarde tes sourcils, ils sont complètement ridicules ! Attends, je rêve ou tu viens de m'appeler tronche de ga-.. ? Espèce de-.. !

- Ça suffit tout les deux !

/BOUM/

Bon bah je dois dire que les coups de poings de Nami font vraiment très mal, y a pas à dire. Et c'est donc dans une ambiance des plus farfelues que l'on se dirigea vers le grand centre commercial, derrière le parc, à quelques rues d'ici.

Nous nous sommes installés à la terrasse d'un petit café dans l'une des galeries marchandes. Puis on a continué à discuter de tout et de rien, je dois dire que je ne m'attendais pas à commencer à m'intéresser à eux. Certes, certains sont bizarres, irritants voire complètement chiants mais ils ont quelque chose. Oui, quelque chose qui m'attire et qui me pousse à franchir cette barrière que je me suis forgé. Mais je ne dois pas céder, non. Je n'ai pas le droit, pas le droit d'avoir des amis, pas le droit de ressentir ce sentiment de bonheur qui m'envahit, pas après tout ce que j'ai fais. La journée se termina bien vite, un peu trop à mon goût mais bon, comme on dit, les meilleures choses ont une fin et je dois avouer que cela faisait très longtemps que je ne m'étais pas amusé comme ça. Même si une certaine algue m'a mis les nerfs à vifs, je n'en reste pas moins satisfait de cette journée.

Seulement, il fallait que je redescende de ce petit nuage car oui c'était terminé mais le pire ne faisait que commencer. Nous nous étions tous dit au revoir et avions pris des directions différentes sauf Luffy et, à mon plus grand désespoir, Zoro qui eux devaient prendre le même train que moi. Luffy car il habitait près du lycée et Zoro car il n'habitait pas très loin de chez moi en faite. Ce qui en d'autres termes voulait dire que non seulement je prenais le train avec cet idiot mais qu'en plus je me le coltinais dans le bus pour rentrer. Rah la galère ! Après avoir salué Luffy, Zoro et moi prenions la route vers notre arrêt de bus. Bien sûr, personne ne décrocha un seul mot durant tout le chemin. Nous marchions côte à côte et bien que sa personne m'horripile au plus haut point, sa présence, en cet instant ne me gênait guère. C'est étrange d'ailleurs.

Dans le bus, l'heure affichait 20h11, nous étions restés debout, faute d'avoir une place assise. La proximité qu'il y avait entre nous ne me dérangeait pas au contraire, elle me rassurait, je ne sais pas pourquoi. Ne croyez pas que je commence à apprécier cette algue défraîchie, non pour sûr, je le déteste. Mais il avait un truc, un truc que je voulais découvrir par moi-même. Il s'arrêta à l'arrêt précédent le mien, sorti du bus et parti sans demander son reste. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me salue, non je ne suis pas fou et pourtant, il me fit un bref signe de la main sans daigner me regarder lorsque le bus était déjà en train de continuer sa route. Ce geste pourtant si anodin eu le don de me faire sourire, bêtement au passage. Lorsque fut mon tour de descendre, je pris une grande inspiration et partis en direction de la maison.

Mon quartier était l'un des plus pauvre de la ville et c'est d'ailleurs tout à fait normal que j'habitais ici, après tout, mon père étant au chômage, il n'y avait que mon maigre salaire d'étudiant qui compensait les frais pour la nourriture et les vêtements. Car oui, je ne vous l'avais pas dis mais je travail au célèbre restaurant le Baratie comme serveur et aussi cuisinier à mi-temps. Le responsable de ce restaurant n'est nul autre que le grand chef Zeff. Cela fait donc presque 3 ans que je bosse au Baratie. Non je ne me trompe pas. En faite nous avions déménagé, mon père et moi, de la ville voisine d'Okazaki. Et oui, nous habitions dans une maison plus aisée, mon père étant le directeur d'une grande boîte de marketing, nous étions ce que les gens appelaient « famille riche ». Mais après le décès de sa femme et de sa fille, mon père, comme je vous l'avais dis a sombré dans l'alcool. Il avait de plus en plus de difficulté avec son travail et la boîte coulait à pic. Il a dû mettre la clef sous la porte, et la boîte a été rachetée. Seulement mon père ne voulait plus travailler, il estimait qu'avec mon travail au Baratie, je pouvais largement gérer nos économies et tout ce qui va avec. Mais il avait tort. Déjà que mon travail se situait dans la ville voisine, ce qui me valait plus d'1h de trajet à chaque fois, et les billets de train se faisant chers, mon père avait décidé de déménagé pour que je sois plus proche de mon travail. En faite, nous avions inversé les rôles. J'étais devenu le père et lui, l'enfant, sauf que c'était bien plus compliqué, hélas.

J'étais enfin arrivé, je me tenais devant cette porte, abimée par le temps, mon portable m'apprit qu'il était 20h38 et je réfléchissais. Je n'eus pas plus de temps pour réfléchir que mon père ouvra la porte violemment et me tira à l'intérieur avant de refermer la porter à clé.

« T'étais où, sale petit morveux ?! Ton emploi du temps m'indique que tu finissais à 15h30 aujourd'hui, tu m'expliques ?!

- Mais papa, je t'ai envoyé un message pour te dire qu-…

/ BAM /

Je n'ai même pas eu le temps de finir ma phrase que j'étais déjà parterre, me tenant la joue, rougie par la puissance du coup.

- Tu sais ce qu'il t'attend, n'est ce pas ? Descend au sous-sol, je vais t'apprendre à arriver en retard et en plus à oser me répondre, petit merdeux ! Et regarde-moi quand je te parle !

/ BAM /

- Oui…

- Oui qui ?!

- Oui, papa »

Je me dirigeai vers cette pièce souterraine, froide et sombre où je savais parfaitement ce qui m'attendait et j'attendis que mon père descende à son tour. Et là, le cauchemar commença. Je pris des coups de ceinture à ne plus savoir les compter, des baffes voire des coups de poings dans les côtes et au visage. Pour mon père, tout était prétexte à m'insulter ou à me frapper. Au début, j'ai tenté de le calmer à plusieurs reprises lors de ces nombreuses crises de folies mais rien à faire. Mais maintenant, je me contente de le laisser faire, et attendre qu'il se lasse de moi après tout, je ne mérite que ça. Oui, après tout, tout était de ma faute, depuis le début…

A suivre...


Et voilà c'est la fin de ce chapitre mais ne vous inquiétez pas, je reviens très vite avec d'autres chapitres ;)

A la prochaine