Bonjour à vous! J'espère que vous allez bien,
je poste le chapitre 11, il est un peu plus long que les précédents, sur ce bonne lecture!
Le temps s'écoulait, défilait devant mes yeux alors que je tentais de reprendre un semblant de souffle. Ma respiration était toujours saccadée, et je n'arrivais pas à aligner une pensée à la fois. J'ignorais depuis combien de temps nous étions enfermés là-dedans et ça me faisait peur. Combien de secondes, de minutes, d'heures vont encore s'écoulées avant que quelqu'un daigne nous sortir de là ? Je n'en avais pas la moindre idée. Le stress montait en moi comme une flèche alors que le soleil décida de disparaître, nous plongeant dans une obscurité silencieuse. Je ne voyais plus rien ce qui accentua encore plus ma crise de panique. Les voix de Nami, d'Ussop et de Luffy me paraissaient si lointaines, et Zoro, je ne l'entendais pas. A cet instant, le sentiment de solitude dont je m'étais enfin débarrassé grâce à mes amis refit surface, plus grand et plus fort qu'autrefois. Je me pris la tête entre les mains, essayant de calmer toutes ces voix qui m'appelaient désespérément, tout en hurlant qu'elles se taisent, qu'elles me laissent tranquille une bonne fois pour toute.
Des démons. J'avais à faire à de véritables démons qui me hantaient, prenant un malin plaisir à me détruire de l'intérieur. J'avais peur, j'avais mal, j'étouffais. Je voulais de l'aide, je voulais quelqu'un qui puisse me sortir de cet enfer.
Je vous en prie, arrêtez, que quelqu'un vienne m'aider, s'il vous plaît !
« Sanji ?! Sanji s'il te plaît calme-toi, on est là, avec toi ! Tout va bien, arrêtes de hurler, je…nous…enfin, tu n'es pas tout seul, on est là, ne t'inquiètes pas ! reprit Nami, paniquée par le comportement de son ami.
- Mais c'est pas vrai, qu'est-ce qu'on peut faire ? Si ça continues, Sanji va finir par se blesser, il est de plus en plus instable ! Je commence sérieusement à manquer d'air, je…j'étouffe…les amis...je meurs…AU SECOURS !
- Rah mais la ferme Ussop ! On a déjà un claustrophobe sur les bras, on n'a pas envie d'un froussard en plus merci ! Et avec Sanji on a déjà assez de problèmes donc ressaisis-toi ! cria la rousse, tout en assignant une claque magistrale au pauvre Long-nez.
- Et les gars, je meurs de faim…
- LUFFY, C'EST PAS LE MOMENT ! BORDEL, MAIS VOUS ALLEZ VOUS CALMER VOUS TOUS ?
- Mais Nami, c'est vrai, j'ai trop faim…En plus, ce soir, c'était barbecue au menu, je suis dégoûté ! Il me faut de la viande, DE LA VIANNNNNNDE !
- Nan, sérieux ? Dommage, moi aussi j'aurais bien voulu manger de la viande après la journée d'efforts qu'on a eu, on l'a amplement mérité, pas vrai Zoro ?
- …
/BAM/ /BAM/
- Bon, quelqu'un veut-il rajouter quelque chose avant que je lui refasse le portrait ?!
- Défffolé Nami, on rrebommmenchhera bluus, fromiiis. (Désolé Nami, on recommencera plus, promis)
- Mouais, je préfère ça.
- ARGH…AAAAAAH…ARREEEETEZ ! »
Je ne maîtrisais plus ma voix, mes gestes, mes tremblements. Cette douleur atroce me rongeait, me glaçait le sang et je sentais mes forces m'abandonner. J'avais besoin de lumière, de chaleur, de réconfort mais j'avais tout le contraire. Je me sentais perdu au milieu d'un océan de noirceur, tentant désespérément de trouver mon chemin, j'avais l'impression de perdre mes sens un à un : je ne voyais plus, n'entendais plus, ne sentais plus. Il n'y avait plus rien, rien que le néant. J'étais seul.
Mais alors que ma conscience me quittait peu à peu, je le sentis : comme la flamme qui devient incendie, la brise qui devient tempête ou encore le ruisseau qui devient torrent, je fus assailli d'innombrables sensations, comme si mon corps se mettait subitement à revivre. Pourquoi ? La réponse était là, proche. Trop proche.
« Sanji, écoutes. Tu entends ? Ce sont les battements de mon cœur. Concentres-toi sur ma voix et seulement ma voix. Bien, je veux que tu régules les battements de ton propre cœur, essaies de faire en sorte qu'ils s'accordent sur mon rythme cardiaque.
- Et, Zoro qu'est-ce tu f-…
- Shhht abruti, laisse-le faire, ça à l'air de marcher.
- Sanji, concentres-toi. Là, c'est bien, continues. Maintenant, essaies de te détendre au maximum. Tu n'as plus rien à craindre. Ne pense plus à rien et laisses-toi aller.
Cette voix, c'était sa voix, la voix de Zoro. Oui, à cet instant, j'en étais sûr. Elle était si rassurante, apaisante. Je sentais mon corps se calmer sous le flot de ses paroles. Et aussi, je sentais cette chaleur m'envelopper. Il a fallut quelques minutes pour que mon cerveau comprenne que je me trouvais dans les bras de Zoro. Si je ne me trouvais pas à deux doigts de tomber dans l'inconscience, je serais déjà rouge de honte et de gêne mêlées. J'avais enfin retrouvé un peu de calme, mon corps avait cessé de trembler et mon cœur semblait s'être réchauffé. Mais j'étais si bien, là, blotti contre lui. Et j'appréhendais le moment où il allait partir. Je ne pensais pas pouvoir être capable de l'admettre mais à ce moment-là, j'avais vraiment besoin de lui, de sa voix qui faisait battre mon cœur et qui me faisait me sentir vivant, de son étreinte forte et chaleureuse. Il avait réussit, réussit à me ramener et c'était bien le seul. Je n'en veux pas aux autres, bien au contraire. Je suis heureux de ne pas avoir été seul dans ce hangar mais je n'arrivais pas à me calmer, leurs voix ne m'atteignaient pas. Je ne sais pas pourquoi mais seul Zoro m'avait atteint. Pourquoi ? Je ne le savais pas moi-même. Peut-être parce que j'avais l'impression qu'il était le seul a véritablement me comprendre. Oui, ça doit être ça, sinon quoi d'autres ?
- Zo…ro ?
- Mmh ?
- Mer…ci.
- …
- Hum, dis-moi Zoro, tu peux nous expliquer ce qu'il vient de se passer ? Parce que là, on est un peu largué si tu vois ce que je veux dire.
- Ben, y a rien à expliquer. C'est juste que j'ai déjà eu affaire à un claustrophobe, donc je sais comment gérer ça, du moins en parti. Il suffit d'avoir un contact physique avec la personne et de lui parler tranquillement. Apparemment, ça les aide à se détendre. Mais ça ne marche pas tout le temps, parfois ils ont au contraire besoin de solitude, d'air enfin bref ils ne supportent pas les autres présences.
- Ah…d'accord. Et comment tu as su quelle méthode choisir ?
- Bah, en faite, j'en sais trop rien, euh…j'avais l'impression qu'il voulait quelqu'un quoi…, répondit Zoro, un peu gêné.
- Shishishi, donc si j'ai compris, faut faire un gros câlin à Sanji, c'est ça ?
- Euh, ouais…en quelque sorte.
- Cool, allez les amis tous sur Sanji ! Câlin collectif !
- Nan mais ça va pas Luffy ?! T'es idiot ou tu le fais exprès ?! Et puis Sanji à l'air de s'être endormi alors ce n'est pas pour le réveiller et lui refaire faire une crise de panique, dieu non merci !
/TOC TOC/
- Nami, tu es là-dedans ?
- Ace, oh mon dieu, je suis trop contente de t'entendre, ouvres la porte s'il te plait !
- Je veux bien moi mais le truc c'est qu'il n'y a plus de poignée…
- Quoi ?!
- Il me semble que la poignée a été arrachée, mais ne t'inquiète pas, Franky est déjà partis chercher des outils.
- Robin ? Tu es là toi aussi ? Merci les amis, mais et les profs, vous ne les avez pas prévenus ?
- Bah on s'est dit que vous aviez déjà assez de problèmes comme ça et puis à cette heure-ci, ils dorment tous ou presque…On a attendu qu'il n'y ait plus personne pour sortir et vous cherchez. Lucci et sa bande a débarqué en plein repas disant que vous étiez tous partis vous couchez, on a trouvé ça bizarre. Le barbecue s'est terminé à 22h30 et quand on est revenu dans les chambres vous n'étiez pas là.
- Attends mais il est quelle heure ?!
- Bah, pas loin de minuit.
- Sérieux ? Je ne pensais pas que nous avions passé autant de temps enfermés, c'est chaud, répliqua Ussop.
- Bon le principal c'est que vous nous avez trouvés, merci.
Un quart d'heure plus tard…
- Ça y est, la porte est ouverte !
- Bordel, mais que s'est-il passé ici, c'est un véritable chantier ! Vous vous êtes battus ou quoi ?!
- Euh, on va dire ça, Zoro ? Comment va Sanji ? Demanda Nami.
- Ça va, il dort. Bon je vais le porter jusqu'à notre chambre, il est temps d'aller nous reposer, cette journée a juste été catastrophique, j'en ai ras le bol ! Je suis crevé moi !
- Bonne idée, allez zou !
- Mais euh attennndez ! J'ai faaaaaiiimmm !
- Roh Luffy, t'es chiant quand tu t'y mets ! Bon je tâcherais de te prendre quelques trucs en douce dans la cuisine ok ?
- OUUUUAIS, MERCI NAMI, T'ES LA MEILLEURE !
- Shhht, pas si fort andouille ! Tu vas rameuter tous le bâtiment ici !
- Ah, désolé Ussop, shishishi.
Dans notre chambre…
- Dis Zoro, il s'est passé quoi exactement avec Sanji ?
- Oh, ne vous inquiétez pas, ça va. Si il le veut bien, il vous expliquera demain en attendant moi je dors.
- Ok, et toi, ça va ?
- …
- Zoro ?
- …Z….ZZzzzzzZz…..
- Nan, sérieux ? Il dort déjà ? Quel sacré numéro, il a une de ces facilité à s'endormir ça m'étonnera toujours, fit Ace, le sourire aux lèvres.
- Bah, laissons-le, ça a dû être SUPER éprouvant pour qu'il soit autant fatigué.
- Et regarde-moi ces deux autres là-bas, eux aussi ils ont l'air de bien dormir.
- Ouais, bro. Tâchons de faire de même, je commence aussi à être à plat.
- Bonne nuit Franky.
- Toi aussi. »
Le lendemain matin…
J'entrouvris mon seul œil valide et inspecta l'endroit où je me trouvais. J'étais un peu perdu là, pire que marimo et faut le faire. D'ailleurs celui-ci était juste à côté de moi, presque sur moi. Il a dû tomber dans la nuit, puisqu'il était censé se trouver sur le lit superposé juste en haut du mien. Apparemment, moi aussi j'ai dû tomber sinon pourquoi je me retrouve sur le sol, avec un marimo en train de me baver dessus ? Attendez quoi ?! Je me redressai un peu trop vite et me pris le bord du lit en pleine face, autant vous dire que c'est très, très douloureux. Le marimo était juste là, bien installé, sa tête sur mon ventre en train de ronfler comme un bienheureux. Je mis quelques minutes à retrouver mes esprits et c'est là que tout me revenait en pleine tronche : j'avais eu une crise hier. Ils m'avaient tous vu dans cet état, Zoro m'avait vu.
Oh non, la honte ! Mais quel con ! Qu'est-ce qu'il va bien penser de moi maintenant ? Il va se foutre de ma gueule, me casser, c'est sûr. Oui mais alors pourquoi il m'aurait aidé ? C'est complètement illogique. En même temps, le marimo n'a pas un cerveau adapté à la réflexion. C'est bien connu. Et mais depuis quand je me souci de ce que pense cette tronche de gazon ?! N'importe quoi, je deviens cinglé ma parole ! Il faut que je redescende et vite !
- Oi, marimo, bouges de là, tu m'écrases ! M'exclamais-je tout en lui assénant des baffes afin qu'il se réveille.
- Mmmh, fous moi la paix,… je suis bien là, … en plus il fait chaud, … j'aime bien.
Et mais, il est sérieux ? Je vais finir par en faire de la purée de petit pois s'il continu à sortir des conneries pareilles ! Et moi, pourquoi je rougis comme une gamine ? C'est n'importe quoi, vraiment !
- Rah, mais bouges bordel, je vais t'éclater si tu restes là !
- …
- Je compte jusqu'à trois ! Un…Deux…
- Trois ?
Zoro venait de se redresser à une vitesse phénoménale et était là, juste à quelques centimètres de mon visage, qui prenait une teinte bien trop rouge à mon goût. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait ? Et pourquoi était-il si près ? A quoi est-ce qu'il joue là ? Tant de questions qui se bousculaient dans mon crâne, me donnant au passage un début de mal de tête. Je pouvais sentir son souffle me brûler les lèvres, j'étais comme paralysé.
- Oi, du sourcil, je te fais tant d'effets que t'es incapable de bouger et de répliquer ? C'est bon à savoir ça, fit Zoro avec un fin sourire de prédateur.
- Qu-… Mais non ! Dis pas n'importe quoi sale tête d'algue, tu ne m'intéresses pas du tout alors maintenant dégages et vite avant que je te transforme en pâté pour poisson !
- Ah ouui, vraiment ? Alors pourquoi tu rougis comme une tomate bien mûre ?
- Je…Tu…C'est parce que t'es trop près ! Et ne crois pas que je suis gêné, si je suis rouge c'est de colère parce que tu commences sérieusement à me saouler alors enlèves tes sales pattes de moi et va mourir !
- Mmmh, tu serais presque convaincant, je dis bien presque mais tu sais si tu crois que je cherche à te gêné tu te trompes. Non, je préfère de loin te provoquer, et j'ai trouvé comment faire.
- Quoi ? Mais qu'est-ce que tu raco-…
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que des lèvres se plaquèrent sur les miennes. Zoro était en train de m'embrasser. DE M'EMBRASSER ?!
- Mmh, ouai c'est bien ce que j'me disais, pas terrible tout ça, me fit Zoro, avec un air moqueur et sadique.
- Non mais, CA VA PAS, T'ES MALADE ?!
- Oh, les gars y a des gens qui dorme alors fermez-là un peu !
Oups, j'avais oublié qu'on n'était pas seuls. Attends, ça voudrait dire que quelqu'un a pu nous voir nous embr-… Oh non, mais quel cauchemar !
- Désolé les gars, quand à toi, mon petit Sanji, considère ce baiser comme ma petite vengeance pour le fait que tu as osé me réveiller alors que je dormais comme un bébé. », Me fit Zoro en chuchotant ces quelques derniers mots au creux de mon oreille.
Il se releva, sans aucune pression, comme si rien ne s'était passé quelques minutes auparavant et se dirigea vers la salle de bain. Quant à moi, j'étais encore couché, fixant le plafond d'un regard perdu tout en repensant à ce qu'il venait de se produire. Il m'avait embrassé. C'était bien la première fois qu'un mec m'embrassait. D'ailleurs c'est tout à fait normal puisque j'aime les femmes ! Je suis hétéro moi, pas homo ! Et puis en y réfléchissant bien, est-ce que Zoro est vraiment gay ? Ou a-t-il fait ça uniquement pour me tester ? N'empêche, ce baiser était doux et passionné tout le contraire de ce que je pensais de cette face de petit pois. Et non, je n'ai pas aimé ça ! Jamais de la vie ! Enfin…
Je me perdais dans mes réflexions tandis que du bout des doigts, je me touchai les lèvres, précédemment embrassées par un certain marimo. Ce pourrais-t-il que j'ai vraiment aimé ça ? Je me surpris à sourire bêtement dans le vide, en repensant constamment à Zoro. Il avait osé et à cause de lui, mon cerveau bouillonnait et mon cœur battait bien trop fort dans ma cage thoracique. Oui, je crois que je peux dire qu'il me fait de l'effet mais pourquoi ? Ça j'en sais rien. Mais je ne me laisserai pas faire oh non. Comme on dit, la vengeance est un plat qui se mange froid. Prépares-toi, Zoro.
A suivre…
ça vous a plu? Je l'espère en tout cas! Reviews?
Bonne journée et à la prochaine, ciao! ;)
