Bonjour, bonjour!
Alors, oui je sais ce que vous allez me dire... J'ai énormément de retard, c'est impardonnable, je sais!
Mais il faut le dire, j'ai eu beaucoup de mal à retrouver le rythme, je me suis absenté 3 mois, si ce n'est un peu plus, j'ai passé mon bac (je vous épargne les détails, ce ne fut pas la joie durant tous le mois de mai/juin -'), je suis partie aux Etats-Unis 3 semaines (un séjour très enrichissant, c'était génial!) Enfin bref, tous ça pour vous dire que non, je n'abandonnerais pas cette fic, tout simplement parce que je l'ai promis à une amie, et que vous êtes encore là, à me suivre pour certain et ça me touche vraiment, alors je tenais encore à vous remercier, c'est un plaisir d'écrire, et je pense que pour vous, c'est un plaisir de lire.
Bien, j'arrête de vous ennuyez avec mon Blabla, voici le chapitre 13 que vous avez longuement attendu!
Bonne lecture!
« San-….
Hein ? Quelqu'un, ici ?...
« …-ji, Sanj-…
Ma tête me fait atrocement mal, je ne comprends rien, qui est là ? Qui me parle ? Si seulement la douleur pouvait disparaitre, si seulement tout pouvait se terminer, maintenant…
« Sanji !
Au fait, où est-ce que je suis ? Cette voix, je la connais, mais je n'arrive pas à mettre un visage sur celle-ci… J'ai l'impression de suffoquer comme si j'étais en train de me noyer… J'ai mal, tellement mal, j'ai du mal à respirer, pourquoi ?...
« SANJI, REVEILLE-TOI !
- …Qu'est…-ce…que...?
- Sacrebleu, tu m'as fais peur ! Pendant un instant j'ai cru que t'allais me claquer entre les pattes ! Je t'emmène à l'hôpital alors t'avises pas de clamser dans ma voiture, c'est clair ? »
Zeff, content que tu sois là…Merci.
Pendant ce temps, au lycée Miyako…
9h17. Zoro était là, assis à son habituelle place, au fond de la classe et, contrairement à d'habitude, il ne dormait pas. Non, il était là, en train de regarder par la fenêtre, le regard perdu dans le ciel grisâtre et se demandait pourquoi le "sourcil en vrille", comme il aimait l'appeler ainsi, ne s'était pas pointé ce matin encore. Que lui était-il arrivé ? Est-ce qu'il allait bien au moins ? Pourquoi est-il souvent absent ? Pourquoi fallait-il qu'il soit si mystérieux ? Zoro se posait dix milles questions. Pourquoi ? Il ruminait dans son coin, incapable d'écouter ne serait-ce qu'un centième de cours. Qui plus est, la physique, ce n'était vraiment pas son truc et il détestait vraiment son professeur, Mr Clown. Ce type était trop bizarre avec ces cheveux violets et ses yeux de chouette, tout ce qu'il inspirait à Zoro, c'était du dégoût et une folle envie de lui coller son poing dans la figure. Bien qu'il ait averti à ce fichu blondinet de ne pas venir plomber l'ambiance avec sa mauvaise humeur et son caractère de merde, pour l'heure, c'était Zoro le plus sur les nerfs. Quelle ironie. Il dégageait une aura meurtrière et destructrice. Oui, pour le coup, notre cher escrimeur était d'une humeur massacrante, capable de frapper quiconque oserait lui adresser la parole.
La journée passa, et pas de Sanji en vue. Il n'était jamais venu. Pourquoi ? Zoro avait tenté à plusieurs reprises de téléphoner au blond. Pas de réponses. Bon, il a du tomber malade, se dit-il.
« Alors, tu n'as pas réussi à joindre Sanji aujourd'hui ?
- Non, cet enfoiré ne répond pas, au pire on s'en fout non ? Ça nous fera des vacances !
- Hum, je n'ai jamais osé te le dire avant Zoro mais tu mens très mal quand tu es énervé, précisa Ussop, le regard fuyant.
- Hein ?!
- Rien rien, oublies ! Ça vaut mieux pour moi, apparemment ce n'est pas ton jours… »
Rah, qu'est ce qu'ils ont tous avec moi et le cuistot hein ? En tout cas, une chose est sûre, si je le chope, je le tue. Zoro n'en pouvait plus. Toute la journée, il l'a passé à se poser des questions et toutes ces questions tournaient autour d'une seule et même personne : Sanji. Zoro avait attrapé un mal de crâne épouvantable. Il avait l'impression qu'un troupeau de pingouin s'amusait à éclater une piñata à l'intérieur de sa tête. Bon, là il se demandait s'il ne devenait pas un peu fou à pensé à des pingouins dans un moment pareil.
Le lendemain, toujours rien. Sanji n'avait pas montré signe de vie et personne n'avait réussi à le joindre. Le midi, à la cantine, Luffy et toute sa bande s'étaient mis d'accord : après les cours, ils iraient tous au Baratie, demander à la dernière personne qui pourrait savoir quelque chose (hormis peut être le père de Sanji que personne n'avait jamais vu), à savoir Zeff.
17h50. Tout le monde avait fini sa journée. Luffy et les autres se décidèrent enfin à prendre la route direction le centre-ville d'Okazaki. Une demi-heure plus tard, ils étaient enfin arrivés.
/CLING/
« Bonsoir messieurs, dames, vous désirez ?
- Bonsoir, veuillez nous excuser mais serait-il possible de voir le chef s'il vous plait ? Demanda poliment Robin.
- Oh, je suis désolé mais c'est impossible, monsieur Zeff vient de sortir.
- Et savez-vous quand est-ce qu'il rentre ?
- Oui, à priori il serait de retour aux alentours de 23h00.
- 23h00 ?! Mais c'est trop tard ! J'ai une vie moi aussi, je ne peux pas me permettre de rentrer t-…AÏE ! S'exclama Ussop tout en se frottant la tête suite au coup de poing de Nami.
- Excusez-le, il est vrai que certains d'entre nous ont un couvre-feu à respecter et nous sommes en pleine semaine, ça risque d'être difficile…
- Nami a raison, nous ne pouvons pas attendre aussi tard. Dites-moi monsieur, savez-vous si le chef sera là demain, à la même heure ?
- Oh, s'il n'a pas d'empêchement, il sera là.
- Bien, merci. Dans ce cas, revenons demain, qu'en dites-vous ? Proposa Robin.
- Mouais, c'est pas une mauvaise idée, en plus si je rentre tard encore ce soir, mes parents vont finir par m'interdire de sortir et vous me retrouverez ligoté à une chaise jusqu'à la fin de ma scolarité. Je ne préfère pas tenter le diable.
- Si t'arrêtais de jouer au poker avec tes « amis du soir », tu rentrerais bien plus tôt, Ace.
- On en a déjà parlé chérie, tu ne me forceras pas à arrêter de jouer, c'est mon seul moyen de décompresser après une journée interminable de cours.
- Ton seul moyen ? Et moi je compte pour du beurre ou quoi ? Tu veux t'engager dans cette conversation ? Parce que tu vas perdre, je te rappelle que je suis Nami et personne, pas même toi ne me tiens tête, c'est clair ?
- Wow, les mecs ! Vous croyez vraiment que c'est le moment ou même l'endroit pour une dispute de couple ? Regardez autour de vous, on attire tous les regards sur nous, c'est SUPER gênant.
- Désolé, firent en cœur les deux tourtereaux.
- Si vous voulez partir, allez-y ! Moi je reste et j'attends de voir Zeff.
- Mais Zoro, tu n'y penses pas ? Ça te fera rentrer vraiment tard, et c'est dangereux la nuit, fit Chopper, les yeux emplis de larmes.
- T'en fais pas Chopper ! Je suis plus un gamin et tu crois vraiment que quelqu'un pourrait m'attaquer et me vaincre ? Moi, le vice-champion de kendo du Japon ? Allons, tu me connais mal !
- Oui, excuse-moi Zoro…J'ai toujours tendance à m'inquiéter pour rien…
- Je sais.
- Bon, bah le débat est clos alors, Zoro tu restes quand aux autres, chacun chez soi !
- Ouais, et Zoro ! N'oublies pas de nous tenir au courant si tu as du nouveau !
- T'inquiète Vivi ! Si je sais quelque chose, je vous envoie à tous un texto, promis !
- A demain les gars ! ».
Tous se séparèrent tandis que Zoro resta à attendre le chef cuisinier afin de pouvoir lui demander s'il avait des nouvelles du blond. Il est vrai que ce n'est que son patron, mais lorsqu'ils avaient tous bu un coup là-bas, l'autre soir, Zoro avait remarqué à quel point Sanji avait l'air proche de Zeff. On aurait presque dit un fils et son père, et pour être honnête, cela paraissait tout à fait plausible. Après tout, ils étaient tous les deux blonds, à fort caractère et ils dégageaient une certaine complicité, une confiance mutuelle qu'ils entretenaient tous les deux. Zoro en était presque jaloux. Presque. Oui, il n'allait pas commencer à devenir jaloux d'un vieux alors qu'il ne sortait même pas avec Sanji ?! Ce serait du délire. Et puis, qui a dit qu'il voulait sortir avec l'autre sourcil d'abord ? Il est vrai qu'il l'avait embrassé, et même qu'il avait plutôt aimé ça mais ce n'était qu'un jeu pour lui. Oui, un simple jeu. Ça, c'était ce que Zoro essayait de se faire croire car au fond de lui, il le savait, il y avait plus mais il ne voulait pas l'admettre. Non, ce serait comme dévoiler ses faiblesses face au blond. Il en était hors de question ! Zoro avait sa fierté à lui. Et puis franchement… Ce type est tellement agaçant, à peine il ouvre la bouche que j'ai envie de le frapper,… ou de l'embrasser ? Argh…mon cerveau n'est plus qu'un ramassis de purée, j'en peux plus ! Il me faut un remontant !
« Hum, excusez-moi, vous n'auriez pas un truc à boire ? N'importe quoi pourvu qu'il y est plein de glaçons, on crève de chaud dans ce resto, c'est infernal !
- Euh oui monsieur, tout de suite ».
Il était 23h04 lorsque Zeff rentra enfin de son présumé rendez-vous. Pour Zoro, l'attendre avait été plus long que ce qu'il imaginait. Le temps lui avait paru une éternité et pour cause : il avait beau avoir essayé un nombre incalculable de fois de trouver le sommeil, lui qui d'habitude pouvait s'endormir n'importe où, à n'importe quel moment de la journée, rien n'y fit. Son cerveau carburait à 200 km/h. Il n'arrêtait pas de réfléchir. Alors, ayant abandonné l'idée de piquer un roupillon, il s'était installé devant l'aquarium géant qui trônait au centre du restaurant. Là, il put observer mille et une couleurs à travers les différentes espèces de poissons qui s'y trouvaient. C'était un spectacle à couper le souffle. D'une certaine façon, il s'était senti un peu plus apaisé, oubliant les tracas de la vie quotidienne. Saviez-vous que l'une des raisons pour laquelle le restaurant "Le Baratie" était aussi célèbre était, bien sûr, la cuisine, délicieuse et raffinée, du fameux chef étoilé Zeff, mais aussi et surtout cet aquarium qui offrait une vue époustouflante sur la salle ? Celle-ci était éclairée par de gigantesques lustres en cristal, dont la lumière filtrait à travers l'eau du bassin, ce qui donnait à l'espace une teinte bleutée, avec des reflets d'or et d'argent. On avait l'impression d'être au plus profond de l'océan. C'est pourquoi, cet endroit était également connu sous le nom de « All Blue.
Il a fallut une bonne minute pour que Zoro se retire de ses pensées et décide enfin d'aller interpeller le chef.
« Excusez-moi, est-ce que je peux vous parler ?
- Eh ? On se connait ?
- Euh, c'est-à-dire que…enfin je…
- Ah oui, ça me revient ! Tu es l'un des amis de Sanji si je ne m'abuse, comment j'ai pu oublier une tête pareille ? HaHa !
- Oui, c'est ça. Enfin bref, je me demandais si par hasard, vous auriez des nouvelles de Sanji ? Ça va faire deux jours que mes amis et moi essayons de le joindre, sans succès.
- Ah…
Quelques heures plus tôt, à l'hôpital…
/TOC TOC/
- C'est moi, je peux entrer ?
- Oui, vas-y.
- Alors, comment tu te sens ?
- Ça va, merci. Les médecins ont dit que d'ici dimanche, je pourrais sortir et lundi je reprendrais le chemin du lycée, c'est plutôt positif non ?
- Sanji…
- Quoi ?
- Tu t'entends parler ? Positif ? Y a rien de positif dans toute cette histoire ! Quand te décideras-tu à réagir, merde !
- Zeff, on en a déjà parlé, mes problèmes avec mon père ne te regardent pas.
- Quoi ?! Non mais tu te fous de moi ?! C'est qui qui m'a appelé, à moitié mort il y a deux jours pour que je vienne l'aider hein ?! Et après tu me dis que ça me regarde pas ?!
- Oui, c'est vrai je t'ai appelé mais tu m'as dit que si j'avais le moindre problème je pouvais t'appeler ! Et il y avait personne d'autre à qui je pouvais demander, vraiment désolé que ce soit tombé sur toi, si ça te fais tellement chier de m'aider alors je ne te demanderais plus rien !
- Je n'ai pas dis ça ! Mais tu pourrais au moins essayer d'en parler à tes amis non ?
- Ça, jamais !
- Et pourquoi, hein ? Je suis sûr qu'ils comprendront ! Ils ont vraiment l'air de tenir à toi alors pourquoi tu n'essaies pas ?
- Parce que je ne peux pas, tout simplement ! Tu me voies leur crier haut et fort que je me fais battre par mon père et que je refuse de réagir, tout ça pourquoi ? Parce que j'estime l'avoir mérité ? Ils vont me prendre pour un taré !
- C'est peut être mieux que de leur mentir tout le temps non ?
- Non.
- Mais enfin Sanji, merde quoi ! Si tu continues, tu vas perdre leur confiance à jamais ! C'est ce que tu veux ?!
- Non ! Mais je ne peux pas leur dire la vérité, c'est impossible.
- Ils ont essayé de te contacter non ?
- Oui, mais je suis incapable de leur répondre.
- Pourquoi ? Parce que tu ne sais plus quoi inventer ? Ça il fallait s'y attendre, tu n'arrêtes pas de dire que tu te bats ou que tu t'es cogné, ils vont bien finir par ne plus avaler tes mensonges.
- Je sais. Et quand ce jour arrivera, je l'accepterais. Je suis déjà très heureux d'avoir pu les rencontrer et même d'avoir pu être leur ami. C'est déjà bien plus que ce que je pouvais espérer.
- Pfff, t'es vraiment une tête de lard ! Heureusement que y en a pas dix comme toi parce que sinon, je t'aurais transformé en carpaccio depuis bien longtemps.
- …
- Alors, qu'est-ce que tu comptes leur dire cette fois ? Et moi, je suis censé faire quoi ? Parce que s'ils débarquent dans mon restaurant pour me demander de tes nouvelles, je ne saurais pas quoi dire, à part des conneries !
- T'inquiètes pas, t'auras qu'à leur dire que je suis tombé malade et que je serais de retour lundi !
- Ah oui, brillante idée ! Et tu crois pas qu'ils vont trouver bizarre que tu te ramène avec une paire de baguettes en fer et des bleus sur la tronche ?
- Ça, c'est moi qui m'en chargerais, t'inquiète.
- Mouais…ça pue ton histoire, je sais pas comment ils vont gober ça, à moins qu'ils soient complètement stupide.
- Ah bah pour certain, je pourrais leur dire que je suis tombé d'un immeuble en voulant jouer à Superman qu'ils me croiraient !
Les deux hommes échangèrent un dernier regard avant de tomber dans un fou rire interminable. Ça leur faisait du bien, ainsi Sanji a pu détendre l'atmosphère.
- Ah, pfuuu ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas ri comme ça ! Bon bah tâche de guérir vite petit cornichon ! Je viendrais te chercher dimanche après-midi, ça t'éviteras de prendre le bus ! Avec tes baguettes en fer, t'es encore capable de blesser quelqu'un et avec la chance que t'as, de te blesser toi-même.
- Ça s'appelle des béquilles, vieux schnock.
- Sale gosse. Bon je te rappellerais, d'ici là, repose-toi un peu, d'accord ?
- Oui, t'inquiète pas, allez file !
Maintenant…
- Hum, alors ? Vous savez quelque chose ? S'impatienta Zoro.
- Ah euh oui ! Il est malade, une gastro, je t'épargne les détails.
- Ah, et une gastro l'empêche de prévenir ses potes ?
- Non mais il a eu des soucis avec son téléphone, la dernière fois, il m'a appelé avec son fixe.
- Ah, je vois.
- Oui.
- Bon ben je vais rentrer alors, merci pour…le renseignement.
- Oh mais de rien ! Bordel, ces histoires d'ados c'est vraiment plus de mon âge, j'en ai ma claque, la prochaine fois, Sanji se démerdera tout seul ! », Pensa Zeff tout en disant au revoir à Zoro.
Il n'était pas loin de minuit lorsque Zoro rentra enfin chez lui. Il envoya comme promis, un dernier texto à ses amis afin de leur dire que Sanji était simplement malade et qu'il serait de retour lundi. Puis, sans demander son reste, il passa le seuil de sa porte de chambre, s'affala sur son lit sans aucune délicatesse, et trouva le sommeil assez rapidement, à son plus grand bonheur.
A suivre…
Voilà! J'espère que ça vous a plu et que je n'ai pas fait trop de fautes, si c'est le cas je m'en excuse, et puis bah j'espère être de retour très vite, j'ai déjà commencé le chapitre suivant donc ça devrait pas poser de problèmes, sur ce à la prochaine!
Bisous, bisous :)
