Salut la compagnie! Je poste le chapitre 14, en m'excusant, je pensais le poster le week-end dernier mais bon, il est là, c'est le principal!
Je vous souhaite à tous une bonne lecture!
Le week-end était déjà terminé, Zoro n'avait pas vu le temps passé. Le réveil fut très éprouvant, en ce lundi matin, 6h00. Alors, il est vrai que son bus matinal n'arrivait pas avant 8h05, mais notre cher Zoro aimait bien prendre son temps le matin et commencer par faire quelques exercices : des séries de pompes et d'abdos, en passant par soulever des haltères de taille et de poids différents. À 7h00, il mettait fin à son petit entrainement et se dirigeait tranquillement vers la salle de bain, suant et transpirant à grosses gouttes, pour prendre une douche bien méritée. Ensuite, il prenait un petit-déjeuner : café bien serré, histoire de finir de se réveiller, jus d'orange pressé, un fruit et un bol de riz rond blanc, pour faire passer le tout. C'était un repas très simple, ce qui convenait très bien au vert, qui ne préférait pas perdre de temps à cuisiner quelque chose de trop sophistiqué. De toute manière, mis à part cuir du riz, il ne savait pas faire grand-chose, il n'était pas cuisinier lui, pas comme un certain blond. Et voilà qu'il se remettait à penser à l'autre abruti. La journée promettait d'être passionnante…
Au même moment…
De mon côté, je ne payais pas de mine. J'avais les traits tirés par la fatigue et l'appréhension de devoir retrouver les profs, les camarades de classes ainsi que mes amis. J'allais devoir passer ma journée à expliquer quand, comment, où et pourquoi je me retrouvais dans cet état. Mais je me consolai en me disant que le lendemain, tout serait fini. C'est comme ça que ça se passe au lycée, vous êtes le centre d'attention lorsqu'il vous arrive quelque chose de bien ou de mal puis le lendemain, plus rien. Et puis, je m'en foutais pas mal de ce que pouvais penser les autres, c'est surtout mon entourage que je ne voulais pas embêter avec mes problèmes. Je finissais de me préparer pour aller en cours quand soudain, mon père entra dans la salle de bain. Il y eut un long silence, froid, pesant. Il m'a regardé, puis et reparti sans dire un mot. Je pense que ce qu'à dit Zeff hier lorsqu'il m'a ramené chez moi ne lui a pas plu. Il faut dire qu'il n'y est pas allé de main morte le vieux schnock. Il a carrément dit à mon père que s'il continuait à frapper aussi fort, il aurait les services sociaux aux fesses. Il ne manque pas de tact, c'est certain. Mais au moins, mon père n'a pas su répliquer, il a préféré faire profil bas. Mais jusqu'à quand ? Malgré l'avertissement de Zeff, je pense qu'il ne va pas se passer bien longtemps avant qu'il remette ça. Suffit d'un coup dans le nez ou d'un simple excès de colère et hop, de retour à la case départ. Enfin, nous verrons bien, après tout, s'il a décidé de m'ignorer pendant un moment, c'est tant mieux pour moi.
Après ce petit incident, je me dirigeais, non sans difficulté vers l'arrêt de bus. Ce que ça peut être encombrant les béquilles, je vous jure. J'avais eu la bonne idée de partir 10 minutes plus tôt, histoire de ne pas louper le bus, ou même de devoir lui courir après, étant maintenant réduit à l'état d'handicapé temporaire, ce serait très compliqué. Quand le bus fut enfin arrivé, je cru mourir rien qu'en le regardant. Il était bondé. C'est bien ma veine, non mais qu'est-ce que j'ai foutu pour mériter ça ? A l'intérieur, une femme enceinte, accompagné de son fils de 4-5 ans et une vieille dame m'avaient proposé, chacune leur tour, de me céder leur place. J'ai refusé. Ce qui est pour moi tout à fait normal, en tant que gentleman, je ne pouvais pas me résoudre à laisser une femme faire ça. Alors, j'ai pris sur moi et j'ai gardé ma fierté intacte même si, par moment, la douleur revenait et que je rêvais de pouvoir poser mes fesses sur l'un des sièges de ce maudit bus. Le bus freina brusquement et j'ai bien failli dire bonjour au sol. Je sentais déjà que la journée allait être longue, très longue quand je vis entrer une tête verte, notre tête verte. Il tenta de se frayer un chemin à travers l'amas de personne, afin de rejoindre le fond du bus. Apparemment, il ne m'a pas encore remarqué, c'est le moment.
« Hey, marimo ! Je suis là.
- Sanji ?
- Oui, c'est moi, en chair et en os, je t'ai pas trop manqué ?
- Pff, absolument pas ! Ne rêve pas trop, cuistot pervers.
- Bah moi, tu m'as vraiment manqué, tronche de gazon.
- Sérieux ?
- Non.
- Enfoiré…
- Ha ha, t'énerves pas, c'est pas trop le lieu, ni le moment pour se battre, y a pas assez de place.
- Et mais…attends une minute…t'étais pas censé être malade toi ?
- Bah si, pourquoi ?
- Pourquoi ? Bah je sais pas moi, peut-être parce que t'as la tronche d'un gars qui vient de faire la guerre du Vientam !
- C'est Vietnam, abruti ! Et si tu veux tout savoir, monsieur le cactus, je me suis cassé la gueule dans mes escaliers…
- Attends, t'es sérieux là ? Tu me fais marcher, c'est pas possible !
- Bah écoute, j'ai couru pour allez aux toilettes, j'ai glissé et je me suis lamentablement gaufré, voilà.
- Ha ha ha ! Bordel, j'en peux plus, t'es vraiment trop con, je peux plus rien pour toi, mon pauvre vieux ! Ha ha ha !
- Oui, bon ça va, fermes-là un peu, tout le monde nous regarde.
- Raaaah….Et ben, t'es un sacré numéro toi ! Je me demande bien qu'est-ce qui m'attire chez toi…. Fit Zoro, tout en marmonnant ces derniers mots.
- De quoi ?
- Non rien, j'ai rien dis. »
Suite à cela, nous étions enfin arrivés à l'arrêt et nous avons marché jusqu'au lycée. La sonnerie avait retenti lorsque nous avions franchie la grille, et oui, il faut un peu plus de temps pour faire le trajet, maintenant que j'avais des béquilles.
La journée s'est déroulée sans encombre, si ce n'est que j'ai eu, comme je vous l'avais dis plus tôt, toute l'attention sur moi à cause de mes blessures. Je m'apprêtais à repartir avec Zoro quand Nami m'interpella. Elle avait besoin de moi de toute urgence. Bien entendu, j'ai accepté de bon cœur, trop heureux de pouvoir servir à une si jolie demoiselle. Je suivis donc la belle rousse tout en faisant signe à Zoro de partir sans moi. Il haussa les épaules, puis se détourna en poussant un juron d'indignation. Non mais qu'est-ce qu'il a encore ce marimo ? Dès que je suis en présence d'une représentante du sexe féminin, il s'énerve et me cherche des poux ou alors il ferme sa gueule et dégage une aura de tueur en série. Manquerait plus qu'il soit jaloux ! Attends, et si c'était vrai ? Et si j'avais vu juste ? Ha ha, cette tête d'algue aurait donc un faible pour moi ? Depuis le début, je le savais ! Lui qui disait qu'il voulait juste jouer avec moi, bah tiens ! Mon œil, oui !
« Sanji ?
N'empêche, c'est mignon quand même un marimo jaloux et possessif. Mais à quoi je pense moi ? Y a un boulon qu'a sauté la, j'ai vraiment un problème avec ça, en ce moment ! Y a pas moyen que je tombe amoureux de ce mec, non.
« SAN-JI ?
Mais qui est-ce qui a parlé de tomber amoureux ? N'importe quoi, bon ça suffit, Sanji, ta gueule ! Je mérite vraiment des claques mentales moi, c'est pas possible !
« SANJI !
- Hein, quoi ?
- Non mais je rêve, ça fait depuis 5 minutes que je parle et tu ne m'écoutes pas ! Tu vas finir par t'en prendre une !
- Bah justement je pensais que j'en méritais une.
- DE QUOI ?
- Nami, calme-toi chérie, il est juste dans la lune, c'est rien.
- N'empêche, il est quand même souvent dans la lune, comme tu dis, répliqua Ussop.
- Je suis désolé les gars, vous parliez de quoi ?
- Nous étions en train de chercher une idée pour fêter dignement l'anniversaire de notre cher Zoro.
- Mais ma douce Robin, l'anniversaire de ce petit pois est au mois de novembre non ?
- Bah oui, nous le savons Sanji, mais nous sommes le 7 novembre et le 11 novembre, c'est vendredi tu sais !
- On est déjà en novembre ?! Mais c'est pas possible ça, j'ai l'impression que la rentrée c'était il y a même pas deux mois !
- Bah oui c'est logique en faite, puisque entre septembre et novembre, ça fait deux mois… Mais t'es sur que ça va ? T'es vraiment à l'ouest ces temps-ci…
- Oui, c'est vrai et je te sens très fatigué aussi, tu manges bien ? Tu tombes souvent malade non ? Demanda Vivi, d'une voix soucieuse.
- Non, ça va, je vais très bien, vous en faites pas !
- Bon, si tu le dis.
- Alors, du coup pour l'anniversaire, on fait quoi ?
- Bah on a qu'à le fêter samedi soir, non ?
- Mouais, faut que je vois avec mes vieux mais ça devrait se faire, hein Luffy ?
- Ouais ! Shishishi !
- Et toi Sanji ? C'est bon pour toi ?
- Oh, euh oui, je pense.
- Tu penses ou t'en es sûr ?
- Laisse le Ussop, de toute façon on doit tous en parler avec nos parents, histoire de savoir si nous serons tous là et de pouvoir ensuite mettre en place la soirée d'anniversaire comme il se doit.
- Oui, Vivi a raison. Bon nous en reparlerons demain tous ensemble ».
Suite à cela, nous nous sommes tous séparés, chacun rentrant chez soi, tranquillement. Quant à moi, je réfléchissais beaucoup. Devrais-je tenter le diable et aller à cette soirée ? Qui plus est, je devrais sûrement rester dormir sur place, de ce que j'ai compris, alors quelle sera la réaction de mon père ? En même temps, suite à l'altercation qu'il a eu avec Zeff, je doute qu'il s'en prenne à moi dans les semaines à venir. J'ai cru comprendre que tant que j'aurais encore mon attelle et que je serais réduit à marcher avec des béquilles, il me laisserait un peu tranquille. Oh et puis merde ! Je m'en fous. Au point où j'en suis, je me moque bien de ce que le vieux peut me faire, j'y suis préparé. J'irais à cette fête, qu'il le veuille ou non. D'ailleurs ça me fait penser, qu'est-ce que je vais bien pouvoir acheter à cette tronche de légume ? Bonne question, je tâcherais de me concentrer davantage sur ça que sur mon père.
Je passai la porte de ma maison, il devait être aux alentours de 18h30. Je m'empressai de faire mes devoirs pour ensuite allumer mon ordinateur afin de commencer mes recherches pour trouver un cadeau. Mais je ne connaissais pas assez le marimo pour savoir qu'est-ce qu'il aimait. Rah, foutue algue verte, tu me pourriras la vie jusqu'au bout, je me creuse la tête pour toi, pour pouvoir trouver quelque chose qui me permettra de te voir sourire, heureux. Parce qu'il faut bien l'avouer, j'aime quand tu souris. C'est rare mais quand ça t'arrives, étrangement je ressens comme des picotements dans tout le corps. Oui, décidément y a quelque chose de bizarre en moi, comme le fait que je n'ai pas détesté la fois où tu m'as embrassé, mais ça je ne l'avouerais jamais, plutôt mourir dans d'atroces souffrances que de dévoiler ça ! Imagine un peu, qu'est-ce que penserais ma douce Vivi ? Elle se retrouverait seule…Non décidément, je ne pourrais jamais m'y faire c'est impossible ! Oh seigneur, pourquoi je ne pouvais pas tomber amoureux d'une charmante créature au corps de rêve, avec une belle paire de seins ? Non évidemment que non ! A la place, j'ai droit à une tête de brocoli, bourré de testostérone, sans aucune classe, et avec en prime un caractère qui ferait fuir le premier être humain censé sur cette planète ! Bordel, pourquoi ? POURQUOI ?
Je finissais de rager intérieurement contre moi-même pour avoir toutes ces pensées autour de Zoro puis, n'ayant rien trouvé du côté de mes recherches, je décidai d'aller me coucher, en espérant avoir autre chose en tête qu'une tronche de marimo. Tiens mais j'y pense…Oh oui ! C'est une excellente idée ! Je vais lui offrir ça, je suis sûr qu'il va adorer, haha ! Je m'endormis très vite suite à cela, un fin sourire au visage.
A suivre…
Voili voilou! Je sais, il est un peu plus court que les précédents et il ne s'y passe pas grand-chose, désolé...Je promets de me rattraper, et oui l'anniversaire de Zoro promet d'être intéressant ;)
Bisous, à très vite! Reviews?
