I'm alive~ Trois ans plus tard (littéralement xDD), je poste enfin la suite. Je vous en supplie, ne me jetez pas de pierres ! L'inspiration, je la commande pas hein ! J'espère que le peu de gens qui suivent encore mes écris voudront bien me pardonner o je vais faire des efforts !

À tout ceux qui m'ont posté des reviews ! Merci merci merci ! Sur ce...


- Où… suis-je…

Alors que mes yeux s'ouvrent je ne reconnais pas ma chambre. En fait, je trouve même que c'est dur sous mon dos. Je tourne lentement la tête sur le côté et m'aperçois qu'en réalité, je suis allongé sur le sol dans l'entrée de mon appartement.

- Ahaa… je l'ai encore fait…

Une semaine. Une semaine que ma vie est devenue un enfer, que chaque jour croiser son regard hautain et rempli de suffisance qui ne me lâche pas me rend dingue, que chaque jour il me rabaisse devant mes collègues. Je n'arrive même plus à atteindre mon lit le soir tant je suis épuisé ni même à avaler autre chose que des boissons énergétiques alors que je ne rêve que de rāmen. Pourquoi est-ce que ça doit m'arriver à moi !

- Enfoiré d'Uchiwa, tout est de ta faute ! Je te le ferais payer !

L'arrivée au boulot fût tout sauf simple. Après avoir été obligé de remettre les vêtements de la veille car plus aucun propre, courir comme un fou à l'arrêt de bus et découvrir qu'il était déjà parti, prendre un taxi et se faire prendre par les embouteillages, pour finalement arriver devant l'immeuble et se faire renverser du café par un malin qui ne regardait pas où il allait… D'ailleurs je suis en ce moment aux toilettes afin de tenter de retirer ces foutues tâches de café mais rien à faire, elles ne veulent pas partir. Kami-sama… qu'ai-je fait pour mériter un tel début de journée ? Je sens la colère et la frustration monter en moi telle une tempête se préparant. Alors que je vais pour déverser toutes mes émotions, je vois dans l'angle du mur à travers le miroir en face de moi un sourire mesquin et hautain que j'aurais tant voulu ne jamais voir. Je fais volte-face et le vois nonchalamment appuyer contre le mur. La chevelure d'un noir corbeau aux reflets bleutés, le regard aussi noir qu'une nuit sans étoile, la peau aussi blanche que les premières neiges se déposant délicatement sur le sol et les lèvres retroussées en un rictus. Mes mains se ferment pour ne former plus que deux poings. J'ai toujours étais complexé par mon physique d'occidental. Tout le monde me nommait le « gaijin », j'étais l'étranger, un paria de la société. Mes parents étaient pourtant japonais bien que mes ancêtres avaient du sang venant de France et d'Angleterre mais depuis plusieurs générations nous étions sur le sol japonais.

Ma peau était hâlée, mes yeux d'un bleu céruléen, mes cheveux d'un blond or et ma taille était bien au-dessus des standards du pays bien que Sasuke me dépasse. J'étais l'antipode du japonais type et cela m'avais blessé tout au long de mon enfance. Alors que Sasuke était tout ce dont je rêvais secrètement… Sans que je ne m'en rende compte, l'homme aux traits si parfait se tenait devant moi, le regard impénétrable bien qu'une lueur d'inquiétude s'y faufilait. Sa main douce et fraîche se portant à ma joue me ramena brutalement au présent. Son regard accrocha le mien de longues secondes sans que l'un ou l'autre ne prononce un mot ou n'esquisse un geste puis il rompit le lien établit en détournant le regard pour le porter plus bas. Interrogateur, je finis par suivre son regard et tombe sur mes poings toujours serrés. Instantanément je déplie mes doigts et porte une main à ma chevelure en bataille, prenant mon air idiot afin que la tension retombe. Sa main touchait toujours ma joue et rapidement je m'écarte de lui, les joues en feu.

- Je vais retourner à mon bureau tentais-je.

Peine perdue. Je m'en doutais mais qui y a-t-il de mal à espérer hein ? Une poigne douce mais ferme attrape mon bras, me tirant soudain en arrière pour me plaquer violemment contre le lavabo. Je retiens une grimace de justesse alors que le bas de mon dos me lance douloureusement. Alors que je suis concentré sur ma douleur je n'avais pas remarqué le visage de mon supérieur se pencher vers le mien. Ses lèvres rencontrent les miennes avec douceur presque avec timidité puis elles se font plus pressentent, avides. Sa langue vient jouer sur ma lèvre supérieur et tente de passer le barrage de mes dents. Mon souffle se fait court, je manque d'air. Il m'intoxique. Sa langue finit par briser mes défenses et vient chercher la mienne pour une danse rapide et affamée. Mes mains s'accrochent à ses bras, je me sens me vider de mes forces, mon cœur cogne sourdement contre ma poitrine. L'entend-t-il ? Mes pensées s'effritent. Qui suis-je ? Que dois-je faire ? J'oublie, perdu dans ce tourbillon de sensations de plaisir. Alors que mon corps réagit violemment, il se recule plongeant ses orbes d'un noir d'encre dans mes pupilles azurs perdues aux confins des plaisirs. Je reprends brutalement conscience du monde et le repousse violemment.

- Qu'est-ce tu crois faire Uchiwa.

Je sens mon souffle court et articuler cette simple phrase en essayant d'y insuffler de la colère fût tout sauf convaincant, même à moi. Pathétique. Son sourire d'ailleurs railleur me montre bien ma piètre interprétation. Ne voulant en voir plus, je m'esquive et pars en direction de mon bureau aussi vite que possible Cet homme n'est pas humain, j'en ai la preuve maintenant. C'est un démon, un démon du plaisir. Il lui suffit d'un baiser pour vous mettre sans-dessus dessous. Je l'ai bien compris aujourd'hui.

Mes collègues sont déjà à leur bureau, plongés dans les corrections ou au téléphone. Me voyant entrer, ils me saluent d'un signe de tête ou de la main que je leur renvoie. Mon voisin de travail, un homme un peu plus âgé que moi, est une personne agréable. Il parle beaucoup et m'a donné un surnom assez gênant mais son énergie est contagieuse et me permet de me concentrer uniquement sur mon travail. J'ai récemment remarqué qu'il était toujours accompagné d'un gros chien blanc qui passe son temps couché, attendant que Kiba Inuzuka-kun finisse son travail pour bouger. Mon collègue d'en face se nomme Sai. Il parle peu et a souvent les yeux fermés. Tout ce que je sais c'est qu'il aurait assez de mal avec la délicatesse. Trop franc, il ne sait pas quand il faut se taire afin de ne pas trop blesser les gens. Celui en diagonal de mon bureau est Zabusa. Un homme assez effrayant qui parle peu mais qui est quand même gentil. Il me fait penser un peu à un grand frère taciturne. Alors que je tente de me remettre sur mes planches à corriger, mon connard de patron entre et bien sûr, me lance une pique.

- Uzumaki, appel Haruno-sensei et dit lui que ses planches sont à refaire car elles sont nulles.

- Comme si je pouvais dire ça. Je pense qu'il vaut mieux essayer de lui faire faire quelques corrections.

- C'est pour ça que t'es un bleu. Tu as vraiment vu ces planches-là ? Ce manga ne se vendra pas. Alors t'appels et tu lui dis de tout refaire, que l'histoire est bidon.

- Elle y a passé du temps pour faire cette histoire ! On ne peut simplement pas mettre toute son énergie à la poubelle car mon patron trouve l'histoire invendable !

Nos regards s'affrontent mais je sais d'avance que je vais perdre. Ce type me tape tellement sur le système que j'ai envie de lui mettre mon poing dans sa belle petite gueule. Peut-être qu'après je pourrai accepter tout ce qu'il m'a fait subir cette dernière semaine. Je serre les dents puis finit par soupirer. Après tout, c'est mon patron, je dois écouter ce qu'il me dit… ou pas…

- Très bien… Je l'appellerai après les corrections des planches de Sarutobi-sensei.

Il se contente d'esquisser l'un de ses sourires suffisant, me montrant encore une fois, sa supériorité. Qu'il crève dans un caniveau ce salaud plein de présomption. Après mes corrections, je finis par me résigner et prendre mon téléphone.

- Allô ?

- Haruno-sensei ? Bonjour, ici Uzumaki Naruto des éditions Nara.

- Oh, bonjour Uzumaki-san. Que puis-je pour vous ?

J- e m'excuse de vous déranger alors que vous êtes en train de travailler, mais c'est à propos des dernières planches que vous m'avez fait parvenir.

- Oh, oui celles-là. Qu'est-ce qu'elles ont ?

- Hum… Eh bien comment dire, je pense qu'il faudrait que vous retravailliez l'histoire, elle manque de spontanéité, on n'arrive pas à sentir de la sincérité, à la vivre…

Je me sentais terriblement maladroit avec ces paroles. Un coup d'œil en direction d'Uchiwa-san confirma cette sensation. À l'autre bout du fil, la mangaka commença à s'énerver sérieusement, insultant la maison d'édition entière qui ne-comprenait-absolument-pas-sa-spiritualité. À quel moment la spiritualité était entrée en compte dans les planches ?! Après un quart d'heure à tenter de négocier, ma patience fût épuisée et c'est la voix irritée que je rétorque.

- Écoutez, vos planches sont nulles, refaites les un point c'est tout ! Cette histoire est bidon !

- ..Tut, tut, tuuuut…

Interloqué, j'observe le combiné de mon téléphone. Elle venait de me raccrocher au nez… Alors que je suis toujours sous le choc, j'entends un éclat de rire à côté de moi et un pouffement. Les yeux plissés, je me tourne lentement vers les sources de moqueries, sachant d'avance de qui il s'agit. Je vois mon voisin de bureau se tordre de rire, il a d'ailleurs l'audace d'essuyer une larme qui menaçait de s'échapper de son œil. Quant au léger pouffement, je sens mes dents grincer dangereusement. Qui d'autre à part celui qui me sert de chef aurait pu se moquer de moi aussi sournoisement.

- Quand je t'ai dit de lui dire que son manuscrit était nul, je pensais que tu aurais un peu plus de jugeote et lui dirai de façon moins brutale…

Je sens mon visage se réchauffer face à cette cuisante humiliation. Il est vrai que j'ai oublié ma position et mes obligations mais de là à ce qu'il me traite d'imbécile…

- Je… ! J'ai perdu patience.

- Naru-chan… je pense que c'est la première fois que quelqu'un ose parler comme ça à Haruno-sensei. Elle doit être dans un état.

Le rire de Kiba ne fait que s'accentuer. Ma gêne est telle que je décide de partir précipitamment. Je sens les larmes de frustrations me monter aux yeux. Comment vais-je faire à l'avenir ? Elle ne voudra plus jamais traiter avec moi… Mais pourquoi est-ce que je bosse dans cette boîte ?!

Je décide de prendre un peu l'air, histoire de me changer les idées. Je ne suis pas fumeur, mais à l'instant, ça me démange d'en griller une afin de passer mes nerfs. Je fais les cents pas devant l'entreprise indécis sur mes émotions. Étais-je énervé ou bien frustré ? En même temps, c'est à cause de l'abruti de service que je me retrouve dans ce pétrin. Il peut pas dire les choses moins crûment ? Merde alors. Rageur, je donne un coup de pied dans l'une des poutres en acier du bâtiment… et le regrette immédiatement. Ça fait un mal de chien ! Je sens des larmes s'accumuler au coin de mes yeux.

- Fait chier. Pourquoi cette journée est aussi pourrie…

- Peut-être par ce que tu ne dors pas dans ton lit.

Je ne peux m'empêcher de sursauter. Qu'est-ce qu'il foutait là celui-là. Il pouvait pas rester derrière son bureau à pouffer comme un demeuré qu'il était ? Et d'abord, comment il savait qu'il ne dormait pas dans son lit. C'est inscrit sur mon visage ? Apparemment. Sinon comment pourrait-il le savoir. Je me tourne vers lui, le regard mauvais.

- Comment tu sais ça teme.

Je le vois porter sa cigarette à la bouche et inspirer une taf. Il a enlevé ses lunettes, ses yeux paraissent encore plus inquisiteurs qu'à l'accoutumé. Je sens un frisson me parcourir. Foutues hormones de pré-pubère. Alors qu'il laisse s'échapper la fumée à travers ses lèvres, il finit par répondre.

- Car comme toi, j'ai débuté dans l'édition manga. Et comme toi j'ai été dépassé à un moment donné. Surtout que tu restes bien plus tard que les autres. Tu crois que je ne te vois pas lire tous les mangas que je t'ai donnés ?

Je sens mon cœur rater un battement. Alors comme ça, il m'observe. Sans trop comprendre, ça me mets de meilleure humeur. Avec un grand sourire, je le remercie et décide de rentrer reprendre mon travail. Pour une fois, ses mots m'ont remis sur les rails. Il n'était pas un sur-homme et avait remarqué mes efforts. Comme un idiot, je me dirige vers mon bureau.

POV Sasuke

Avec un soupir, il tira sur sa cigarette. Le destin avait-il fait qu'ils se retrouvent à nouveau réunis ? Était-il généreux ou bien cruel ? Il avait tant souffert de sa disparition. Et le revoilà aujourd'hui face à lui, encore plus beau que dans ses souvenirs. Son caractère avait certes changé. Il semblait plus brusque, moins avenant. Pourtant il sentait que le Naruto qui s'était confessé dans la bibliothèque de l'école n'avait pas totalement disparu. Était-ce réellement son rire après leur première fois qui l'avait éloigné ou y avait-il autre chose ? Son cœur ne pouvait s'être fermé aussi férocement pour un rire. Il est vrai qu'à l'époque il était très timide et réservé, mais il était franc et surtout, fou d'amour pour son sempai qu'il était à l'époque.

Sasuke observa les gens marchant sans se soucier des uns des autres. Depuis son plus jeune âge il n'avait accordé d'importance à personne. Ses parents étaient trop occupés par leur travail, le délaissant totalement. Il n'était qu'un gamin encombrant ou encore un sujet de dispute facile. Naruto était le seul. Le seul à avoir coloré sa vie. Ses yeux limpides, ses cheveux éblouissants, ses rougeurs attendrissantes, son sourire réchauffant son cœur froid.

Il s'appuya contre un mur du bâtiment, trop absorbé par ses souvenirs du passé. Le retrouver aujourd'hui le chamboulait plus qu'il ne voulait l'admettre. Il avait du mal à séparer travail et sentiments personnels. Le blondinet le lui faisait bien ressentir. Comme tout à l'heure dans les toilettes. S'il s'était écouté, il aurait violé la bouche si tentante de son aimé. Il se passa une main dans les cheveux. Depuis quand n'était-il plus capable d'être le froid et distant Uchiwa ? La réponse était simple. Depuis que Naruto était réapparu… Il se faisait l'effet d'un idiot en pleine adolescence avec ses hormones en activités. Il jura entre ses dents. Tirant une dernière fois sur sa cigarette, il la jeta au sol et l'écrasa, irrité. Il tourna les talons, rentrant dans l'immeuble.

- Jusqu'à quand vas-tu me faire subir ça Naruto Uzumaki.

POV Naruto

Ce foutu Uchiwa. Ma bonne humeur envolée. En rentrant au bureau Kiba s'est moqué de nouveau répliquant même que pendant que j'étais à l'extérieur, ce connard qui me sert d'éditeur en chef s'était foutu de ma gueule. J'ai envie de lui refaire le portrait. Je me re-concentre dans mon travail en le voyant revenir. Le fait d'avoir vexé Haruno-sensei n'était peut-être pas la meilleure des solutions mais ma patience avait gravement était atteinte. Dans un soupir, je regarde les planches dont j'ai encore à m'occuper. J'observe celles de Yūhi-sensei qui sont manquantes. Je sens un filet de sueur couler le long de ma colonne et me tourne vers mon voisin.

- Inuzuka-san… excusez-moi mais… de combien de jours un auteur peut être en retard ?

- Hum ? Eh bien… tout dépend de quel auteur il s'agit, mais en général on essaye de ne pas excéder d'une journée, car on sait qu'après il faudra revérifier et les imprimeurs ne sont pas très commodes question timing. Pourquoi ?

Je sens un poids me tomber sur les épaules tout à coup. Avant-hier je l'avais eu au téléphone et me disait qu'elle serait dans les temps. Seulement aujourd'hui est la date limite. Elle ne donne pas de nouvelles. Je décroche rapidement mon téléphone et m'empresse de composer son numéro. Faites qu'elle décroche et que ses planches soient finies ! Je sens mon cœur battre à tout rompre alors que les tonalités retentissent sinistrement à mes oreilles.

Soudain j'entends une respiration au bout du fil. Je pourrais presque défaillir tant je me sens soulager de savoir qu'elle répond au téléphone. Mais c'est de courte durée à l'entente de sa voix.

- Allô ?

- Yūhi-sensei ? Bonjour, ici Uzumaki Naruto des éditions Nara. Je vous appel à propos de vos planches que vous deviez me rendre aujourd'hui.

Je l'entends tousser à l'autre bout du fil alors que je me présente. Mes sourcils se froncent. Il y a deux jours elle paraissait en pleine forme. Était-ce juste un petit rhume passager ou plus grave ? Du coin de l'œil je remarque que tout le personnel m'observe. Je grince des dents. Me voilà fraîchement débarqué et déjà avec un problème sérieux sur le dos. J'aurai dû l'appeler hier afin de m'assurer que les planches seraient terminées à temps.

- Oh, Uzumaki-san… Kof, kof. Excusez-moi, j'ai attrapé froid hier. Je n'avais pas encore eu le temps de vous prévenir. Pour ce qui est de ma date butoir j'ai peur de ne pas être dans les temps. J'ai renvoyé toutes mes assistantes pour qu'elles ne tombent pas malade elles aussi…

- Combien de planches vous reste-t-il ?

Il y a un léger blanc, je pense qu'elle est en train de réfléchir au nombre mais aussi aux trames, aux décors non mis en noir. Je sens le stress monter en moi. Finalement après avoir reniflé, je l'entends me répondre avec la voix enrouée.

- Je dirai cinq. Si on compte le fait que les décors sur certaines n'ont pas encore étaient fait.

- Très bien. Combien de pages pensez-vous être capable de faire seule en une journée.

J- e dirai trois si je dois faire tout.

Je me lève d'un bond. Ma décision est prise, je dois assumer mes erreurs. Je vois du coin de l'œil Kiba-kun sursauter mais je n'ai pas le temps pour ça. Si elle ne peut faire que trois pages, il faut que je lui vienne en aide. De plus envoyer le manuscrit serait bien trop long après. Je regarde rapidement sur l'ordinateur les vols en partance pour Nagato et vois que si je me dépêche, j'en ai un dans un plus d'une heure.

- Très bien Yūhi-sensei. Emballez toutes vos affaires et attendez-moi à l'aéroport pour dans deux heures.

- Mais…

- Pas de mais sensei. Je vais venir vous aider et récupérer ce manuscrit.

- Très bien. Merci Uzumaki-san.

Je raccroche rapidement le combiner et me tourne vers Uchiwa-san. Son regard est impénétrable. Il a les mains jointes et son menton est posé dessus. Me juge-t-il ? Je m'en fou finalement. Je me déplace jusqu'à son bureau et m'incline.

- Il faut que j'aille aider Yūhi-sensei. Elle est malade et ne pourra finir à temps sans mon aide.

- Il est du devoir d'un éditeur de s'assurer que les délais impartis soient respecter Uzumaki. Le fait que vous n'avez pas pris votre fonction au sérieux met notre section en mauvaise posture. Vous comptez seulement vous aplatir et penser que l'on vous pardonnera ? Nous ne sommes pas aux éditions Namikaze.

Je me sens me raidir suite à ses propos. Ce connard… Il ose utiliser de tels arguments ? Il est vrai que je n'ai pas pris au sérieux ce poste mais de là à utiliser contre moi la maison d'édition de ma famille. Je serre les dents. Je l'ai peut-être légèrement mérité. Mais je ne vais pas me laisser démonter pour si peu. Je fronce les sourcils, et relève la tête.

- Non Uchiwa-san. Je reconnais mon erreur de ne pas avoir pris des nouvelles de mon auteur la veille de sa date butoir. Et pour réparer cela, je compte partir sur le champ à Nagato afin d'aller l'aider et récupérer les planches en mains propres. Laissez-moi cinq heures. Et je vous rapporterai son travail.

Je vois mon éditeur en chef regarder sa montre. Il a l'air d'être dans une extrême réflexion que je n'ose pas interrompre. Pourvu qu'il me laisse réparer mon erreur. Il me lance un regard puis s'adosse à son fauteuil. Il retire lentement ses lunettes et se pince l'arête du nez.

- Très bien. Tu as cinq heures.

Un grand sourire s'étend sur mon visage. Une joie sans nom m'envahit. Je m'incline de nouveau et le remercie avec force et vigueur puis tourne les talons et tout en récupérant mon manteau et ce dont j'aurai besoin je me précipite dehors. Direction l'aéroport.

POV Sasuke

- Vous êtes bien tendre avec lui éditeur en chef plaisante Kiba.

- Nh.

Il jeta un regard mauvais sur son subordonné, le sourire collé à son visage de singe. Il était vrai qu'il avait cédé face au regard de Naruto. Ses yeux céruléens ne laissaient transparaître que franchise et détermination. Ce même regard qu'il lui avait fait lorsqu'il lui avait dit qu'il était beau quand il souriait. Il n'avait pu résister et avait céder. Il avait cédé… il se le répéta comme un mantra tant il se sentait choqué de n'avoir pu rester sur ses positions.

Dans un soupir, il se résigna. Il ne servait à rien d'essayer de se voiler la face. C'est comme quand ils étaient encore lycéen, il cédait à la moindre demande que lui faisait son cadet. Il se souvient qu'il s'était mis à sourire plus souvent en présence du blond afin de lui faire plaisir et adorant voir son visage marqué de rougeur. Il sentit son cœur battre un peu plus fort, comme chaque fois qu'il repartait dans le passé avec Naruto.

La vérité était qu'il n'avait pas fait grand-chose. Il était seulement entré dans sa vie et y avait diffusé tout son amour et son honnêteté. Il sentit son cœur devenir lourd à présent. Il y était entré oui, mais en était sorti encore plus vite, laissant un trou béant dans son cœur et son existence. Il l'avait recherché partout. Mais il était vrai qu'à l'époque son nom de famille n'était pas Uzumaki mais Uzuki. Difficile de retrouver quelqu'un quand il change de nom… Il ferma un instant les yeux et souffla un bon coup. Il se devait de se reprendre ! Un Uchiwa restait un Uchiwa !


Auteure : *pleure*

Sasuke : Qu'est qui t'arrive encore.

Auteure : Juste que j'ai eu peu de ne pu retrouver d'inspi pour cette fic TT_TT

Naruto : Mais naaan, regarde, tu as enfin réussi à sortir ce 3eme chapitre !

Auteure : *renifle* moui

Sasuke : Bah alors, reprends toi maintenant !

Auteure : *se mouche* moui

Sasuke & Naruto : Bon, laissez lui une review afin de montrer qu'elle a encore des gens qui la suivent même si elle le mérite pas