Le début de la soirée arriva, et les filles furent rejointes par Drago, qui ne devait apparaître qu'en même temps que Hermione. Laura partit, les laissant seule, étant tenue de participer à la soirée dès le début de celle-ci.
Drago et Hermione restèrent donc seuls dans l'ancienne salle de jeu de cette dernière. Hermione ne savait pas comment engager la conversation avec ce jeune homme qui, même s'il faisait partie de son milieu, l'avait insulté et rabaissé plus que les autres, et qui semblait prendre un malin plaisir à s'acharner sur elle en particulier, alors qu'ils étaient très proches, étant jeunes.
Ce fut Drago qui engagea la conversation, avec cette voix trainante qui le caractérisait.
C'est amusant ta coiffure, on dirait les cheveux de ton ancienne toi. C'est joli, quoiqu'un peu broussailleux.
C'est amusant, si je me rappelle bien, tu as toujours été le premier à me rabaisser, notamment à cause de mes cheveux, et aujourd'hui tu aimes bien? Parce que je suis sang pure, probablement.
Tu sais, ton père nous as rendu nos souvenirs de toi. A moi aussi. Je ne sais pas comment tu as fais pendant six ans pour me laisser t'insulter après tout ce que je t'avais promis. Je crois que je m'en veux un petit peu. Je n'aurais pas du autant m'acharner sur toi, je ne supportais juste pas l'idée qu'une fille de moldus soit aussi brillante, et meilleure que moi dans tous les domaines. Et j'ai toujours senti un vide en moi sans jamais savoir d'où il venait.
Drago se tenait dos à elle, les mains croisées dans le dos, et était plongé dans la contemplation du feu. Il évitait précautionneusement de la regarder. Décidant d'ignorer la dernière phrase, Hermione prit la parole.
Je me demandais si tu t'en souviendrais un jour. Et ça n'a pas été facile à supporter. Si tu savais le nombre de fois ou j'ai failli te balancer que j'étais aussi pure que toi. Mais j'avais une mission à remplir, et tu sais bien que les sentiments n'ont pas leur place dans ces moments là.
Je sais. Tu crois qu'on pourrait... reprendre notre relation là où on l'avait laissé?
Non. Je pourrais essayer d'apprendre à te connaître de nouveau, mais j'ai changé, et il m'est impossible de l'oublier. Apprends à me connaître, je ferais de même, et si ça doit se faire, que ça se fasse aussi naturellement que la première fois.
D'accord, je peux essayer. Et si, en attendant ton appel, on jouait à un jeu? Fit Drago, en la regardant droit dans les yeux, comme s'il la défiait.
Oui, pourquoi pas, répondit Hermione, bluffée par la rapidité avec laquelle il avait remis son masque.
Je te dis trois phrases, dont une seule est vraie, et tu dois trouver laquelle. Ensuite, on fera le contraire, ok?
D'accord, commence.
Je suis amoureux. J'aime le jus de citrouille. Et je déteste les elfes de maison.
Hermione sourit. Il détestait les elfes depuis la fois où, cachés derrière un canapé dans le salon, un elfe les avait dénoncé à leur parents, qui les avaient punis avec une rare violence pour les avoir espionnés.
Tu détestes les elfes, encore?
Oui, fit Drago dans un sourire. Même si pendant longtemps je ne me suis pas souvenu de pourquoi.
Hermione poussa un soupir de bien-être. Retrouver le Drago qu'elle avait connu lui faisait du bien autant que ça lui faisait peur. Elle savait à quel point impressionner son père était important pour Drago, et depuis que Laura lui avait parlé de son souhait de les marier, elle avait peur que Drago ne revienne vers elle que pour faire plaisir à son paternel. Elle décida néanmoins de continuer le jeu.
Je suis stressée par mon intro. J'ai envie de rester à Gryffondor. Et j'ai peur de mon père.
Noon, fit Drago dans un sourire, tu veux rester chez les bouffondors?
Hermione rit, et lui envoya un coussin, que Drago évita. Puis il en relança un, et ils partirent sans même s'en rendre compte dans une de ces batailles de polochons qui avaient rythmé leur enfance. Au bout d'un moment, Hermione, désarmée, se jeta sur Drago pour le chatouiller. Assise à califourchon sur lui, elle ne s'arrêta de le chatouiller qu'en croisant son regard, ces magnifiques yeux aux couleurs du ciel, qui étaient d'un bleu azur bouleversant. Elle cessa donc ses gamineries et le regarda droit dans les yeux, la respiration haletante, les cheveux encore plus sauvage qu'avant, les joues rouges d'avoir trop ri et les yeux pétillant de bonheur dans sa jolie robe. Drago, soufflé devant la beauté de cette amie retrouvée, ne pu s'empêcher de l'admirer.
Ils restèrent longtemps comme ça, dérangés par Silka, qui venait avertir sa maîtresse que l'appel était prévu pour bientôt. Drago remit son masque de froideur en lui demandant, une lueur amusée dans le regard.
Ça va mieux Princesse?
Hermione sourit, et baissa la tête. Bien sûr qu'il savait qu'elle n'avait pas peur de son père, il était le paternel le moins violent des sang purs d'Angleterre.
Ça va, merci. Je me sens prête à dompter les serpents!
Alors, jetons-nous dans la fosse! Lança Drago en lui tendant le bras.
Hermione l'accepta, et ils se dirigèrent lentement vers le premier étage, où ils devraient attendre l'appel. Pendant qu'ils marchaient en direction de l'escalier, Drago ralentit, en, lui prenant le bras, stoppa la marche de la jeune femme.
- Je sais qu'on est pressés et que l'on doit y aller, et je ne suis pas vraiment sûr de la façon dont il faut faire ça, mais tu voulais une parure digne des plus belles impératrices non? Ou, quelque chose du genre du moins. Il se trouve que j'ai hérité à la mort d'une de mes grands tantes par alliance de la majorité du trésor de l'impératrice Sissi d'Autriche, dont cette tiare, et je voudrais, si tu l'acceptes, que tu la porte pendant ton intronisation. Personne ne sait qu'elle est à moi, mais nous deux le sauront, ça pourrait être notre secret. Et te voir avec un de mes cadeaux me réconforterait.
Soufflée devant la beauté du diadème, Hermione resta sans voix un instant, détaillant le bijoux. Il était forgé d'or blanc, et incrusté de pierreries vertes et mauves, il complèterait parfaitement sa tenue. Elle leva finalement la tête, lui offrit un de ses plus beaux sourires, et posa la couronne sur sa tête, se sentant immédiatement elle-même. Elle était la Princesse des Ténèbres, et ce soir, personne de pourrait l'oublier.
Redevenus calmes, Drago proposa à Hermione son bras, qu'elle accepta, et ils traversèrent lentement le couloir, perdus dans leurs pensées.
Arrivés en haut des marches, mais cachés de la vue des invités, Drago posa sa main gauche sur son avant bras droit, là où la main d'Hermione le serrait. Elle avait le visage impassible des sang-purs, mais un regard acéré pourrait voir la crispation de sa mâchoire. Et Drago le savait, elle ne devait absolument rien laisser paraître pour pouvoir se revendiquer fille légitime du maître. Il lui effleura d'abord la main, la faisant tressaillir et tourner son regard vers lui, et il lui chuchota
Je suis là Princesse, et je ne laisserais rien t'arriver. Jamais. C'est une promesse.
Une promesse que tu as déjà brisée.
Sans me rappeler l'avoir faite ni la personne à qui je l'avais faite. J'ai le droit aux circonstances atténuantes, non?
Non.
Hermione savait qu'elle devrait lui pardonner, comme elle avait pardonné à tous les autres, mais elle avait passé tellement de temps seule, à souffrir de ne pouvoir se confier à personne qu'elle avait tourné sa colère vers une seule personne. Son ancien meilleur ami devenu son pire ennemi en quelques mois.
Au moment où Drago s'apprêtait à répondre, Lord Voldemort se leva, ce dont ils se rendirent compte en entendant le silence qui se faisait dans la pièce.
- Mes chers fidèles, aujourd'hui est un jour spécial. Aujourd'hui est le jour où je vous présente ma descendance. Celle devant laquelle vous devrez vous incliner respectueusement, et qui prendra ma place au moment venu. Celle qui, par une mission dans laquelle elle a consacré six ans de sa vie, revient parmi nous en nous offrant la victoire sur un plateau d'argent agrémenté de petites douceurs.
Il y eu quelques rires dans la salle.
- Vous vous rappelez certainement d'Hermione Granger, sang de bourbe et meilleure amie de celui-qui-a-trop-survécu? Je vous présente ma fille, Hermione Jedusor de son vrai nom, accompagnée par Drago Malefoy.
Hermione prit une grande inspiration et, suivant son cavalier, elle descendit lentement les marches, le visage parfaitement impassible, lançant des regards froids à l'assemblée rassemblée à ses pieds. Ils s'avancèrent dans la foule jusqu'aux côtés de Tom, se plaçant chacun d'un côté de lui sur l'estrade, Hermione à sa droite sur son trône, et Drago à sa gauche, debout, dans une position royale.
Drago, le regard fier et hautain, lançait des regards à l'assemblée, semblant menacer quiconque de proférer une seule insulte à l'encontre de celle qui était sa cavalière.
Hermione, légèrement intimidée devant autant de monde qu'elle n'avait pas revu depuis très longtemps, gardait cependant la tête haute, et, sachant que tout le monde attendait qu'elle prenne la parole, prit une profonde inspiration.
- Je suis Hermione Lyra Jedusor. Si quelqu'un a quelque chose à me dire, qu'il parle.
Bellatrix Lestrange (encore elle!) s'avança lentement, la tête baissée, puis releva les yeux, et lança à Hermione un regard plein de folie et de douleur.
- Pendant six longues années, tu t'es battue contre nous, tu as cherché à déjouer nos plans, et tu as presque réussi à empêcher à celui que tu appelles aujourd'hui ton père de renaître. Pourquoi te prêterions-nous allégeance?
- Tu as raison Bellatrix, et cela doit te sembler bien injuste, à toi qui a toujours tout fait pour rester dans les bonnes grâces de mon père. (Il y eut quelques rires dans la salle.) Mais saches que je respectais le plan à la lettre, et que quand toi, misérable larve, tu te prélassais dans ton manoir, j'ai cherché, pendant des nuits entières, une solution pour que mon père retrouve sa grandeur d'avant. D'ailleurs, fit-elle en se tournant vers son père, je pense avoir trouvé, père, un sortilège qui vous rendrait l'apparence que vous auriez du avoir à cet âge. Je vous l'offre ici, devant vos fidèles, afin que tout le monde voie quel est le respect qui vous est dû, et ce que tout le monde aurait dû faire pour vous. Car au fond, si j'ai pu le trouver pendant mes études que je travaillais pour mes études, vos Mangemorts, qui ont beaucoup plus de temps libre que moi, auraient du le trouver depuis longtemps. Voyez ce qu'est servir, bande de misérables, vous devez anticiper ses ordres, au lieu de les attendre comme des chiens.
Tom eut un petit rire froid, mais au fond de ses yeux brillait une flamme qu'Hermione n'avait plus vu depuis très longtemps. Depuis la mort de sa mère en fait. Le voir ainsi lui remonta brusquement le moral, et elle se sentit invincible. Alors elle releva encore la tête, toisa Bellatrix qui s'était recroquevillée par terre, puis l'assemblée à ses pieds, qui s'abaissait dans une révérence solennelle. Elle eu le temps de voir Laura, à côté de Blaise, et son oncle, dans un coin de la salle, le sourire aux lèvres, lui envoyer un clin d'œil. Après avoir vérifié que tout le monde avait la tête baissée, elle lui envoya un sourire, et se tourna vers son Père, lui laissant reprendre la parole.
- Bien, maintenant que tout est clair, le bal peut commencer. Ma fille et son cavalier vont ouvrir le bal.
Il fit un mouvement rapide de la main, et une musique légère commença. Drago descendit de l'estrade, puis se mit face à son seigneur pour lui faire une révérence, et, se plaçant face à Hermione, il lui tendit la main. Elle attendit quelques secondes, ainsi que la bienséance l'exigeait, puis fini par accepter la proposition, en apposant légèrement sa main sur celle de son cavalier.
Celui qui avait pour surnom Le prince des Serpentards emmena la véritable Princesse jusqu'au centre de la salle, puis, se tournant lentement vers elle, il déposa sa main libre sur sa hanche, ni trop haut, ni trop bas, et, doucement, ils commencèrent tous deux à danser.
Hermione se laissait complètement faire. Danser avec Drago était bien plus simple que les danses qu'elle avait apprises avec sa préceptrice! Il était un très bon danseur, et il suffisait à Hermione de se laisser guider, il faisait tout le travail pour eux-deux.
C'est comme ça, les yeux dans les yeux, qu'ils firent leur première danse, et les premiers pas d'Hermione dans le beau monde.
Lorsque la musique s'éteignit doucement, ils semblèrent se réveiller, et regardèrent autour d'eux, étonnés. Ils avaient tout oublié, plus rien d'autre ne comptait pendant cette danse qu'eux deux, et ils avait échangé bien au delà des mots, leur regards parlant pour eux.
Reprenant rapidement contenance, Drago lâcha la hanche de sa cavalière, et lui fit faire une moitié de tour pour qu'ils saluent, puis, tenant toujours sa main dans la sienne, la guida vers le buffet, lui proposant une coupe de magic'bulles, le champagne sorcier, sans tenir compte des regards qu'on leur lançait.
Légèrement plus loin, au fond de la salle, Hermione sentait sur elle les regards perçants de son oncle et de son père, se demandant si ces échanges silencieux entre les deux hommes les plus importants de sa vie étaient bons, ou mauvais pour elle. D'ores et déjà, elle pouvait dire grâce aux picotements de sa nuque qu'ils seraient décisif pour sa vie.
Mais elle n'eut guère le temps d'y penser, car déjà, une horde de sang purs de son âge approchait, la nouvelle que la Princesse nommait son entourage ayant déjà fait le tour, comme la plupart des secrets dans ce milieu.
Pansy Parkinson, et Astoria Greegrass, à la tête de ce troupeau, s'approchèrent d'Hermione en minaudant, reluquant sans gêne son cavalier ainsi que sa robe. D'emblée, elle sentit qu'elle ne pourrait jamais leur faire confiance.
Elle scotcha sur son visage le même sourire froid et faux qu'affichait Drago, et se tourna lentement vers ce dernier, une lueur désespérée dans le regard. L'énergumène lui sourit, pas compatissant pour un sou, et lui lança ce regard, qu'elle n'avait pas vu depuis si longtemps, qui signifiait « Tu voulais être une Princesse? Assume! »
La Princesse en question le fusilla du regard, juste au moment où les deux commères arrivaient.
- Oh oh, il y a de l'eau dans le gaz visiblement! Lança Astoria en arrivant à leurs côtés.
- Mon dragichet! Minauda Pansy, pas beaucoup plus intelligente qu'habituellement. Et elle se tourna vers Hermione. Bonsoir Princesse, votre robe est sublime! Vous ignoriez sans doute que Drago était mon fiancé?
Le dit-fiancé baissa les yeux, de honte ou d'amusement, Hermione n'aurait su le dire. Mais c'est lui qui prit la parole, en relevant fièrement la tête.
- Aucun engagement n'a encore été réellement prit Pansy, dois-je te le rappeler? De plus, aucun doute que notre Princesse passe avant toi, pour quelques motifs que ce soit.
La force et la détermination avec laquelle il avait prononcé sa tirade touchèrent Hermione au-delà des mots, et lui redonnèrent confiance. Alors elle releva fièrement la tête, regarda Pansy, et...
- Oui, mais enfin n'oublions pas que celle que tu appelles « notre Princesse », fit Pansy en imitant les guillemets, était autrefois surnommée miss-je-sais-tout, rat de bibliothèque, sang de bourbe, et j'en passe. Il paraît que vous avez pardonné tout le monde Hermione? Pansy la regardait de haut, exactement de la même façon que lorsqu'elle était à Poudlard et qu'elle se pensait supérieure.
Hermione, soufflée par autant de stupidité de la part d'une de ses inférieures, resta sans voix quelques secondes, puis regarda Pansy, un sourire cruel sur le visage qui rappela immédiatement à cette dernière qui était son père.
- Ma chère, tu t'es trompé de cible. Je ne suis plus la Hermione que tu as appris à rabaisser et à critiquer. Je suis ta Princesse, fille de ton seigneur et maître, et tout comme lui, j'ai droit de vie et de mort sur vous tous. Cette gaffe sera ta dernière erreur. Endoloris! Cria-t-elle, ayant sorti sa baguette de sa pochette, et remerciant silencieusement Laura pour cette merveilleuse idée.
Le silence se fit dans la salle. Pansy, à terre, poussait des hurlements stridents. Hermione maintint le sortilège quelques secondes, pour bien lui faire comprendre qui était la maîtresse maintenant. Mais juste avant qu'elle ne le lève, une femme surgit de la foule, se laissa tomber à genoux devant Hermione et lui dit:
- Non, je vous en prie, ne me prenez pas ma fille! C'est notre unique enfant, laissez-la nous, je vous en conjure Princesse! Elle est encore...
- Avada kedavra. La voix froide et cruelle de Lord Voldemort avait coupé la tirade bouleversante de la pauvre mère éplorée. Hermione, ne sachant que faire, leva le sortilège, laissant un silence de mort dans la salle pourtant bondée.
Puis, lentement, Tom fendit la foule pour se rapprocher de sa fille, et une fois à ses côtés, déclara d'un ton froid:
- Il en sera ainsi pour tout ceux qui oseront contester une décision de ma fille. Vous lui devez autant de respect qu'à moi. Et je n'aime pas me répéter. Est-ce clair?
Un silence religieux accueilli sa tirade.
- Le maître vous a posé une question il me semble. Fit la voix grave et caverneuse de Severus Rogue, dans l'ombre de son maître, comme à son habitude.
L'ensemble de la salle s'agenouilla devant eux, Severus et Drago, à leurs côtés, compris, et un oui presque inaudible se fit entendre chez la plupart des convives.
- Parkinson! Ramasse ta fille et rentrez chez vous. Et éduque-la correctement à l'avenir! Cet incident ne doit plus arriver. Hermione, que s'est-il passé?
- Elle m'a manqué de respect à de nombreuses reprises Père. Une aurait du suffire, mais j'étais tellement soufflée de son audace que je ne pouvais que croire que c'était une blague.
Tom hocha la tête, comme si l'explication était suffisante, et se tournant vers elle, lui parla en fourchelang
- Qu'a-t-elle dit?
- Elle a reparlé de ma condition à Poudlard, et m'a rappelé que mon cavalier était son fiancé.
- Personne ne doit plus jamais te manquer de respect, Hermione. Jamais. Je suis le Maître du monde, et tu es ma vie. Rien sur Terre n'est plus important que toi.
- Je sais Père. Le prochain qui me manque de respect, je le tuerais. Je ne vous décevrais pas.
- Bien. Et nous reparlerons plus tard de ton cavalier.
