La soirée continua, avec cependant une certaine réserve de la part des invités. Ils avaient momentanément oublié qu'ils venaient chez le maître et sa fille, et non chez un de leurs pairs. Cet incident l'avait rappelé à tous. Et tous, Laura et Drago compris, marquaient une certaine distance vis-à-vis d'Hermione. Ce qui la rassurait d'un côté, car cela prouvait qu'ils la côtoyaient vraiment pour elle, et non pour entrer dans les bonnes grâces de son père, mais l'ennuyait d'un autre côté, car elle se sentait vraiment seule. Supérieure et puissante, mais seule.

Ne sachant quoi faire d'autre, elle remonta fièrement sur l'estrade, et s'assit royalement sur son trône, regardant la soirée de haut, mais de loin.

Une petite rousse, toute fine et rougissante, se rapprocha timidement du trône, et plongea dans une profonde révérence devant Hermione, qui lui fit un sourire, sans savoir quoi faire d'autre.

-Bonsoir Princesse, pardonnez moi de vous déranger, mais je vous observe depuis quelques minutes, et cette soirée est la vôtre. Et, reprit-elle en baissant la tête, je sais parfaitement ce que ça fait de regarder les autres s'amuser pendant sa propre soirée.

Hermione la regarda, puis, d'un mouvement gracieux du poignet, lui proposa de s'assoir devant elle, sur la marche de l'estrade, ce qu'elle s'empressa de faire.

-Donne moi ton nom et raconte moi ton histoire. Tu as attisé ma curiosité.

La jeune femme joua un instant avec les perles de son bracelet, puis releva la tête pour regarder la soirée qui continuait sans elles.

-Vous voyez Princesse, j'ai vécu la même chose pendant le bal des aspirantes. A la différence que cette soirée n'est que pour vous, que la majorité des personnes présentes vous craignent, et que vous êtes notre Princesse, fille légitime de notre maître, bien entendu.

Hermione sourit à cette description. C'était assez bien dépeint, suffisamment vrai pour que ça lui plaise, et il n'y avait ni jugement ni méchanceté dans ces paroles.

- Tu me plais. Comment t'appelles-tu?

- Megan Flint Princesse.

- A partir de maintenant, tu fais partie de ma cour, et tu seras une de mes confidentes. J'en informerais mon père ce soir.

- C'est extrêmement gentil de votre part Princesse, mais j'ai du mal à être sociable... Je ne sais pas me faire des amis, parler pour ne rien dire, je n'ai d'ailleurs jamais vraiment eu d'amis en vérité.

- Aucune importance, je serais donc ta première amie. Et dès qu'elle arrêtera de faire sa mauvaise tête, je te présenterais Laura, qui sera ta deuxième amie.

-Pardonnez-moi Princesse, vous avez bien dit Laura, comme dans Laura Malefoy? Jamais Laura Malefoy n'acceptera d'être mon amie, elle ne supporterait pas d'être vue avec quelqu'un comme moi, je suis trop insignifiante.

- Tais-toi, tu dis n'importe quoi. Tu ne la connais pas, et elle fera ce que je lui demanderais de faire de toute manière. Et elle était ma première amie ici, je ne la laisserais pas tomber uniquement pour des a priori stupides et non fondés. Tiens, vas me la chercher s'il te plait. Je ne veux plus me mêler à ces gens. J'ai tout ce qu'il me faut maintenant, mon entourage sera composée de quatre personnes triées sur le volet. Dont tu es le dernier maillon. Pour ma cour, nous laisserons faire le temps.

Et sur ces paroles, Megan partit chercher Laura. Hermione resta donc seule, à réfléchir à cette décision qu'elle avait prise. Plus le temps passait, et plus elle se demandait si elle et son père pouvaient vraiment faire confiance aux Malefoy. Et la remarque de Megan lui donnait encore plus de doutes.

Relevant la tête, elle vit Megan et Laura en train de parler, et Laura prenait visiblement Megan de haut, comme le lui avait dit cette dernière. Soupirant, elle se dit que décidément, elle n'était pas aidée, et qu'elle devait tout faire seule, et se leva, pour savoir ce qui se passait.

Elle traversa la foule, ignorant les regards apeurés et soumis qu'elle croisait, et se dirigea directement vers les deux filles.

- Que se passe-t-il à la fin? Laura, j'ai demandé à Megan d'aller te chercher, ce n'est pas pour me déplacer ensuite! Qu'est ce qu'il y a?

- Pardon Princesse, j'avais du mal à croire que vous lui aviez vraiment demandé de venir me chercher.

- Et pourquoi cela?

- Et bien, tout le monde sait qu'il est mal vu de passer son temps avec elle Princesse. Elle est la fille illégitime du père Flint, et même s'il a décidé de la reconnaître, elle est de sang mêlé...

- Ma mère n'était pas une moldue! Je ne te laisserais pas l'insulter de la sorte!

- Alors pourquoi personne n'a jamais su qui elle était?

- Parce qu'il n'avait pas le droit d'en parler. Mais notre maître est au courant. Sans quoi je ne serais pas là ce soir, au bal d'intronisation de sa fille.

- D'accord. Stop, on arrête tout, et on va repartir sur des bases saines. Laura, tu vas chercher Blaise et Drago, et tu leur dis de ramener leur cul fissa, je commence à en avoir marre de vos gamineries.

Hermione, énervée, prit Megan par le poignet, et l'emmena sur le balcon.

- Bon, là j'ai besoin de tes services. Comment on fait pour stopper une fête et pour virer tout le monde sans qu'ils ne le prennent trop mal?

- Et bien, chez moi, un scandale comme celui de toute à l'heure avec les Parkinson aurait suffit, mais nous sommes chez le Maître, impossible de partir comme ça. Je pense qu'il suffirait qu'une première personne suffisamment importante quitte la soirée, et les autres suivront assez rapidement.

- Parfait, je sais qui. Alors je vais aller avertir mon père, retrouve Rogue, il sera parfait dans ce rôle. Préviens-le pendant que j'en informerai mon père.

- Tout ce que vous voudrez Princesse.

Megan fit une révérence, puis partit en direction de la salle, sous le regard ébahis d'Hermione, qui se dit qu'elle avait encore beaucoup à apprendre à sa nouvelle amie. Une révérence, loin des regards, et des « Princesse » à n'en plus pouvoir, très peu pour elle!

Elle poussa son énième soupir de la soirée, et rejoignit la soirée, à la recherche de son père. Elle fit le tour de la salle sans le voir, et fut interceptée par Drago.

- Pardonnez-moi Princesse, vous me cherchiez?

La Princesse en question le fusilla du regard. Elle ne savait pas pourquoi, mais plus Drago était gentil avec elle, et plus elle avait envie de le frapper. Elle serra les poings, et prit une profonde inspiration pour se calmer. Il le savait parfaitement, et faisait cela uniquement pour l'embêter, qu'est ce qu'elle croyait?

- Pourquoi n'es-tu pas venu avec moi lorsque tu m'as vu seule?

- Depuis quand avez-vous besoin de vos inférieurs continuellement Majesté?

- Tu te moques de moi en plus? Drago, qu'est ce qui se passe?

- Rien du tout Princesse, je me suis simplement rendu compte que je vous dois autant le respect qu'à votre père. Vous vouliez gouverner Princesse? Allez-y, gouvernez.

- Tu ne me respecte pas du tout, ne te moques pas! Si tu es si prompt à retourner ta veste, pourquoi m'as-tu offert ce diadème?

- Je ne fais que vous montrer le respect que vous demandez Princesse, rien d'autre. Quant au diadème, ainsi qu'à la totalité de mes trésors, ils vous appartiennent, de même que ma vie.

Hermione, soufflée, ne pu dire un mot. Elle avait gagné le respect de ses gens et atteint la place qu'elle espérait depuis qu'elle avait l'âge de marcher, mais elle avait perdu en même temps tous ses amis. Elle serait entourée d'une cour, comme prévu, mais ne pourrait compter sur personne pour lui dire la vérité, ou lui remonter le moral. Elle était toute puissante, au même titre que son père, mais elle était seule.

Sentant d'un coup le poids du monde sur ses épaules, elle s'écarta de Drago Malefoy, qui ne lui était plus d'aucune utilité, et avait complètement perdu de sa valeur maintenant qu'il n'était qu'un valet, et, sans lui accorder un regard, releva la tête, et se dirigea vers l'estrade, où elle se tourna vers la salle encore bien remplie.

- Mangemorts! La soirée est finie, moi ou mon père vous recontacterons ultérieurement si nous avons besoin de vous. Bonne soirée.

Sans plus s'occuper de la foule massée face à elle, elle descendit de l'estrade, et monta les marches, sans un mot ni un regard en arrière.

Arrivée en haut, elle entendit la voix de son père résonner dans sa tête.

- Tu viens d'apprendre une bien triste leçon ma fille, mais elle était nécessaire pour ton avenir. Les proches que tu avaient choisis t'attendront dans une demie heure dans ton boudoir de réception. Vas te changer, et rejoins-les, mais n'oublies jamais plus que tu es ma fille, la dernière descendante de Salazar Serpentard lui même, et je t'interdis formellement de l'oublier, ne serait-ce que pour t'épancher ou te confier. Tu es leur supérieure, et tu te dois de l'être en tout. M'as-tu compris?

- Oui Père, j'ai compris. Merci de cette leçon.

Prenant sur elle pour ne rien montrer, elle tourna à droite vers ses escaliers, les montant quatre à quatre pour arriver à sa chambre le plus vite possible sans croiser personne.

Arrivée à sa chambre, et lança au loin le diadème que lui avait offert Drago, arracha la bague et le bracelet qu'elle avait acheté avec Laura. Au moment où elle posait les mains sur sa robe pour l'arracher aussi, son regard fut attiré par un éclat d'or sur son lit. Délaissant sa robe, elle se dirigea vers son lit, et monta à quatre pattes sur son lit. Elle alla jusqu'à l'éclat, qui se trouvait être une jolie bague en or, surmontée d'une énorme pierre verte, sa couleur préférée. Elle était posée sur un parchemin, qu'Hermione s'empressa d'ouvrir.

Tu as été parfaite chère filleule,

et je sais que ta mère rêvait du moment où elle pourrait t'offrir cette bague. Tu vas encore dire que je suis paranoïaque, mais j'y ai apposé un sortilège de défense. Tourne la trois fois et un bouclier s'activera, et une alarme sonnera pour me prévenir et m'indiquer l'endroit où tu te trouves. Porte la à ton cou, ton père serait fou s'il la voyait.

Avec toute mon affection,

Orlando VIII,actuel rien du tout, ton serviteur dévoué.

Hermione sourit. Effectivement, il était encore complètement paranoïaque. Elle alla dans son dressing, enleva sa robe pour en mettre une plus confortable, enleva ses talons pour des sandales confortables, et passa une chaine à son cou, après y avoir glissé la bague.

Porter le cadeau de son parrain lui fit du bien. Elle resta quelques secondes plantée sur place, ayant l'impression d'avoir oublié quelque chose, puis se frappa le front, et couru dans sa chambre d'adolescente. Elle désamorça les pièges, et pénétra dans cette chambre qui avait connu ses plus grandes douleurs. Refusant d'y penser pour l'instant, elle se dirigea vers une grande table, sur laquelle était posée des tas d'objets de magie noire, et récupéra un espèce de carré noir en onyx.

Elle enleva son collier, et posa le bijou dessus. L'onyx clignota un moment, puis le nom du sortilège posé dessus s'afficha, couleur bleue. C'était effectivement un sortilège de défense. Soupirant de soulagement, elle replaça son collier à sa place, et remit en place tous les pièges, avant de sortir de la chambre et de se diriger doucement vers son boudoir de réception. Evidemment, son père l'attendait devant la porte.

Qu'est-ce que tu portes?

Père, c'est un cadeau.

C'est interdit.

C'est ce qu'elle aurait voulu!

Endoloris! Ne me parles pas de cette manière!

Père, je ne l'enlèverais pas. Fit Hermione en serrant les dents pour ne pas hurler de douleur. Elle devait être forte. Elle ne lui donnerait pas cette bague, elle lui revenait de droit.

J'en parlerais avec ton oncle, tu as interdiction formelle d'aller le voir où d'avoir des échanges avec lui jusque là.

Hors de question. J'irais le voir demain à la première heure. Je suis majeure Père, et j'ai tous les droits d'aller le voir.

Si tu vas le voir, je te déshérite.

Vous avez fait un serment inviolable.

Avec ta mère, que Merlin la protège. Il n'a plus lieu d'être. Tu me dois toujours le respect jeune fille, ne l'oublie pas.

Je n'oublie rien Père. Mais j'ai un devoir de mémoire envers ma mère, et il est aussi important pour moi. Si vous décidez de me chasser, j'irais chez mon Oncle, même si je préfèrerais rester chez vous. Mais il est hors de question que je choisisse entre elle ou vous.

Son père la regarda un instant sans rien dire, puis s'en alla, sans répondre. Hermione, fatiguée de sa soirée, remis ses questionnements à plus tard, et entra dans le boudoir.

Bonsoir à tous, je vous remercie d'être là.

Princesse. Fit Megan, en s'inclinant devant elle.

Ah oui, il y a ça aussi. Megan, tu fais maintenant partie de mes amis. Je n'aurais que vous. Vous serez mes conseillers, mes confidents, quoi qu'en dise mon père, et les seuls autorisés à me blesser, si ça va dans mon intérêt, évidemment. Ce qui signifie que lorsqu'on sera seuls ensemble, je vous demande de m'appeler par mon prénom, et de me voir comme une amie, et non une supérieure. Devant les autres, il vous faudra m'appeler Princesse et me montrer du respect, pour l'exemple, mais uniquement en public. Tu as compris?

Oui Princesse, merci.

Hermione soupira. Ça allait être long...

Drago, Blaise, Laura, il s'est passé quoi toute à l'heure?

Tu nous as fais peur Hermione, je ne vais pas parler pour les garçons, mais j'avais oublié que tu étais la fille de notre maître en passant autant de temps avec toi, et la différence a été tellement flagrante que je ne savais plus comment agir.

Maintenant tu sais. Blaise?

Je me voyais comme votre garde de corps, pas votre ami. Je suis honoré de l'attention que vous me portez, mais je ne suis pas sûr de la mériter. Je ne suis pas vraiment du genre à être ami avec les filles, si vous voyez ce que je veux dire...

Je ne t'oblige à rien, évidemment. Tu as le droit de refuser. Mais j'ai besoin d'amis fidèles pour supporter l'année à venir.

Vous pouvez compter sur moi Princesse.

Hermione.

Hermione.

Merci. Drago?

Mmh?

Qu'est ce qui t'as pris ce soir?

Comment ça?

C'était quoi ton délire avec le règne là?

Ce n'était pas ce que vous vouliez Princesse? Avoir ce que vous vouliez, sans avoir à le demander?

Pardon? Hermione ne comprenait vraiment plus rien.

Oui, vous me vouliez comme cavalier, vous m'avez eu. Vous vouliez assoir votre position, vous avez torturé ma fiancée, et tué sa mère.

Je n'ai pas tué sa mère.

Elle est morte par votre faute. J'ai un devoir vis-à-vis de la famille Parkinson, et je ne peux pas l'oublier.

Hermione ressenti un pincement au coeur en entendant ça. Il venait encore une fois de briser sa promesse, et sciemment cette fois. Mais elle ne flancherait pas, elle était plus forte que ça.

Fais ce qui te semble juste sang pur. Mais ta Princesse t'a donné un ordre direct, et si tu ne m'obéis pas, je devrais sévir.

Je resterais avec vous jusqu'à ma mort Princesse, si tel est votre souhait. Vous pourrez avoir mon corps, mon respect et ma loyauté. Mais vous n'aurez rien d'autre venant de moi.

Soit, fais ce qui te semble juste. Mais soit vraiment loyal. Sinon...

Sinon vous sévirez, oui, je sais.

Hermione ressenti un grand vide suite à cet échange, sans vraiment savoir pourquoi. Mais elle était fatiguée, et avait encore quelque chose à faire. Elle regarda l'heure, 2 heures. Heureusement, elle pourrait dormir le lendemain matin. Enfin, elle l'espérait... Elle prit congé de ses amis, soupira, puis transplana devant les grilles abimées du château de son Parrain. Elle apposa sa baguette sur les grilles, mais rien ne se passa. Elle fronça les sourcils. Ça n'était pas normal. Elle lança un expelliarmus, qui fut sans effet. Puis elle essaya différents autres sorts de magie de plus en plus élevés. Finalement, elle s'assit, décidant de réfléchir. Elle ne devait pas s'inquiéter pour son Oncle, c'était probablement simplement son père qui l'avait enlevé de la liste, comme il lui avait interdit de le revoir. Alors elle escalada les grilles. Étant du même sang que lui, la barrière magique devrait probablement la laisser passer.

Avec soulagement, elle atterrit dans l'enceinte sans problèmes, et sans déclencher d'alarmes. Elle pourrait arriver en lui faisant peur, comme elles le faisaient elle et sa mère lorsqu'elle était enfant.

Elle traversa le jardin dans l'ombre, sans allumer sa baguette. Elle atteint la porte du château sans problèmes, mais celle-ci était ouverte. Sans se poser de questions, elle dirigea immédiatement vers les cachots, l'endroit de prédilection de son oncle. Elle descendit les marches, et remarqua une torche par terre, elle la prit et toucha le bout de tissu. Il était encore chaud. Quelqu'un qui n'était pas invité était venu, Orlando n'utilisait jamais de torches, trop vulgaires pour lui. Silencieusement, elle continua à descendre les marches, mais prit la direction des cellules. Un pressentiment. Sa nuque la piquait, quelque chose était arrivé. Inquiète, elle regarda fébrilement derrière toutes les grilles, persuadée d'y trouver son oncle. Il n'y avait personne. Même les prisonniers habituels n'y étaient pas. Toutes les portes étaient ouvertes, et un capharnaüm sans nom régnait.

Elle fit demi-tour, courant de toutes ses forces, et alla se réfugier dans le laboratoire. Elle ferma la porte, s'y adossa, et prit quelques secondes pour réfléchir. Elle aurait probablement besoin d'aide. Elle sortit sa baguette, et lança un spero patronum. Elle eut un instant de surprise en se rappelant qu'elle avait retrouvé sa véritable apparence, son patronus était bien plus beau et plus noble qu'une minable loutre! Elle lui chuchota quelque chose, et laissant sa puissante panthère argentée lisser son pelage et disparaître en rentrant dans un mur, elle se dirigea prudemment vers le fond de la salle, après s'être lancé un sort de métamorphose, apprit avec l'autre chouette, pour avoir des yeux de chats, et donc pouvoir voir dans une pièce très sombre. Elle atteignit le mur du fond sans avoir rencontré personne. Elle tendit l'oreille, mais n'entendit rien. Ils ne devaient pas s'intéresser aux potions de son oncle. Mais qu'est ce qui avait de la valeur ici à part ses potions et lui même? Elle réprima un léger cri. Mais bien sûr! Lui même! Il avait été enlevé!

Hermione eut envie de se frapper pour ne pas y avoir pensé sur le coup. Elle traversa la salle en courant, remonta les escaliers, et traversa silencieusement le château, en empruntant le plus de passages secrets que possibles, pour ne pas croiser les ravisseurs de son Parrain.

Finalement, elle tourna dans un étroit couloir, et se dirigea vers un cadre qui abritait sa mère. Ah oui, elle avait oublié ça..

La peinture se tourna, et son visage s'éclaira quand elle découvrit qui demandait l'accès.

Ma chère fille! Que tu m'as manqué! Comment vas-tu? Que tu es belle!

Mama... Vous m'avez manqué aussi...

Relèves-toi, enfant! Ton père ne t'élève sûrement pas comme ça.

Oui mama, c'est... Vous voir ici..

Tu avais oublié que mes cadres avaient fini chez mon frère?

Je suis profondément désolée mère, j'étais en mission ces six dernières années.

Pardon? Mon mari t'aurait-il envoyé en mission à 11 ans?

Euh... Mama, là n'est pas la question, je voulais simplement savoir si mon oncle était dans sa chambre. La porte d'entrée était entrebâillée lorsque je suis arrivée, et les cachots sont vides.

Vides? La porte d'entrée ouverte? Attends moi ici une seconde.

Et la peinture de sa mère disparut hors du cadre. Hermione, habituée aux crises de sa mère, s'assit par terre, sachant qu'elle ne devait vraiment pas bouger.

Au bout d'un moment, elle commença à s'impatienter. Elle sorti sa baguette pour faire passer le temps. Elle commença a sortir des petites étincelles de sa baguette pour s'amuser, quand elle entendit un pas de course dans le couloir. Elle se retourna juste à temps pour voir sa panthère arriver en courant, suivie par Laura, Blaise et Megan sur ses talons, et Drago derrière les trois. Elle réprima un sourire en pensant à ce livre moldu, les trois mousquetaires, mais elle doutait que Drago comprenne si elle l'appelait D'Artagnan. Et, se rappela-t-elle, elle ne voulait plus lui parler.

Elle les regarda arriver en courant vers elle, Blaise se mettre en position défensive, et les filles courir vers elle pour la secourir. Elle sourit, de les voir aussi protecteurs, puis releva la tête, les regarda tous un par un, avant de sourire.

- Agents 00, nous avons besoin de vous.