Fulminante, Hermione s'éloigna à grands pas de la chambre de Flo. Aucune éducation, même à 100 ans ! Elle se dirigea vers sa chambre, pour retrouver ses amis. A peine entrée dans la pièce, elle prit la parole :

-Bon, je viens d'apprendre que je serais un quart elfe, que j'aurais des pouvoirs, et qu'il faudrait que j'apprenne à les maitriser. Donc on y va, il faut que je vois tout de suite mon Parrain, ça vient de son côté de la famille.

Les filles se levèrent immédiatement, enchantées, et les garçons les suivirent peu de temps après, semblant tout de même moins ravis. Sans savoir pourquoi, Hermione décida de ne pas s'en préoccuper, elle verrait ça plus tard, elle avait bien assez à faire pour le moment. Suivie par sa cour proche, elle se dirigea d'une démarche de conquérante vers la sortie du manoir. Une fois à l'extérieure, elle eu la surprise de tomber sur Legolas et Kaya, toujours en train de se disputer sur le meilleur écrivain. Elle fit un sourire à Legolas, ayant adoré lire Tolkien, et fit un signe de tête à Kaya. D'accord, J. K. Rowling avait simplement raconté la version que Dumbledore lui avait donné, mais elle n'appréciait pas beaucoup de lire un livre dans lequel son père était dépeint comme un abruti incapable et vicieux, et n'avait pas non plus vraiment apprécier la façon dont Hermione Granger avait été dépeinte. D'accord, elle n'était pas vraiment belle sous cette forme, mais ça ne servait à rien d'y consacrer autant de temps, si ?

Haussant les épaules, elle se dirigea vers les grilles du manoir, se faisant la remarque que maintenant qu'elle avait choisi sa cour, il fallait qu'elle en parle à son père pour qu'il lève l'interdiction de transplaner dans l'enceinte du manoir pour eux, ça serait bien plus simple. « Accordé » Levant les yeux au ciel, elle ne prit pas la peine de remercier son père, encore en colère contre lui, et se tourna vers ses amis.

-Voilà, vous pourrez maintenant transplaner dans l'enceinte du manoir. Ca sera bien plus simple si j'ai besoin de vous rapidement. On va chez mon Parrain, vous vous souvenez du lieu ?

Sans attendre de réponse, elle transplana, suivi de près par Laura et Drago, puis Blaise, qui fit un transplanage d'escorte à Megan, qui n'y était encore jamais allée.

-Très bien, Megan, toi qui n'es jamais venue, ne t'inquiète pas, c'est normal, on est bien au bon endroit. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, vous ne pouvez parler de ce lieu ni de son propriétaire à personne, mon Parrain a fait croire à sa mort, et j'apprécierais beaucoup que cela reste comme tel pour l'instant.

-D'accord Princesse.

-Hermione

-Hermione, pardon Prin... Hermione.

-Merci. Allons-y

Ils se dirigèrent vers la porte en bois abimé qui masquait l'entrée du château familial des Capulet.

Arrivés à l'intérieur, Hermione prit la direction de leur petit groupe, se dirigeant sans aucune hésitation vers les cachots, pour trouver son oncle, qui serait sûrement encore en train de fabriquer ses potions.

Arrivée à la porte, elle se tourna vers ses amis, et dit :

-Au fait, je ne me suis pas encore excusée pour ce que vous avez vu la dernière fois. Je ne vous mentirais pas, ça risque de se reproduire souvent, les descendants des familles royales ont toujours le sang très chaud à ce que l'ont dit. Surtout la famille royale française. Personnellement, je pense plutôt que c'est une excuse pour pouvoir se lâcher, mais j'adore les joutes verbales que j'ai avec cette partie de la famille, et ne vais sûrement pas m'en plaindre.

Cela dit, elle leur tourna le dos et ouvrit la porte, laissant s'échapper un nuage de fumée noirâtre, qui fit reculer le petit groupe, avant de prendre un inspiration et de suivre leur Princesse dans pièce étrange.

-Ah, tu ne peux donc plus te passer de moi, pot-de-colle ? On ne se voit pas pendant 6 ans, tu m'oublies, et tu essayes de racheter mon amour en venant me voir tous les jours ?

-Parrain stupide, si j'avais eu une autre solution, je serais allée voir n'importe qui d'autre, mais il se trouve que tu es le seul à pouvoir m'aider. Il paraît que j'ai un quart d'elfe ?

Orlando, prit de court, se tourna vers sa filleule avec des yeux ronds.

-Que... Comment sais-tu ça ? Ah forcément, ton père a choisit de te le dire aujourd'hui, comme s'il ne t'arrivait pas assez de choses en ce moment. Viens, allons en parler avec ta mère, elle répondra probablement mieux que moi à tes questions, puisque elle a hérité de ces pouvoirs, et moi non. Visiblement, les elfes sont profondément sexistes.

Il fit un clin d'oeil à sa nièce, et les emmena à sa suite dans un dédale de couloir, avant de s'arrêter devant une porte en bois, qui ne se différenciait en rien des autres. Il sortir une chaine de sa chemise bouffante, et inséra dans la serrure la clé qui y pendait.

Un à un, ils entrèrent dans une pièce qui rappelait le boudoir d'Hermione, avec ses tons ocre, doré, et orangé. Une fois que tous furent installés et que le thé, accompagné de scones fut servi, Orlando se tourna vers un tableau représentant une jeune fille blonde, qui souriait en changeant tout le temps ses cheveux de côté.

-Henrietta, ma mignonne, veux-tu bien aller chercher Lyra s'il te plaît ? Nous devons discuter.

La mignonne en question rosit sous le compliment, et se dépêcha de filer par un côté de son tableau.

Se tournant vers Hermione, Orlando soupira.

-Bon, les questions portants sur les pouvoirs attendront, tu verras cela avec ta mère, mais je pense pouvoir te raconter pourquoi nous ne t'avons pas dit que tu as un quart de sang elfe. Tu es sûre de vouloir le savoir en même temps que tes amis ?

Serrant la main de Laura qui était à côté d'elle, Hermione fit un signe de tête à son Parrain.

-De toute façon ils devront être au courant, et préfère ne pas me répéter, nous allons avoir suffisamment de choses à faire.

Orlando acquiesça brièvement.

-Bien. Pour avoir vu des tableaux de tous nos ancêtres, tu vois à peu près à quoi ressemble ta grand mère maternelle. Non, elle ne ressemble pas vraiment à une elfe, et c'est entre autre une des raisons qui ont fait qu'elle s'es mariée à notre père. Effectivement, Mirëhùna, le joyau maudit, en humain, ma mère, était blonde, et n'avait pas les oreilles des elfes. Pendant très longtemps, sa tribu a cru qu'elle était à moitié humaine, et les a donc rejetées, elle et sa mère, Amilùmea, mère du mauvais, en humain, jusqu'à ce que la sœur de ma mère, Léjya, celle qui perd les hommes, en humain, naisse, ressemblant totalement à une elfe, de par ses oreilles, la couleur de ses cheveux, ou la couleur très nacrée de sa peau. Il semblerait que Mirëhùna, était simplement l'équivalent elfique d'une albinos. Mais évidemment, elle a beaucoup souffert pendant sa vie d'elfe, et a donc décidé de quitter sa tribu pour se joindre au monde des humains, se disant qu'elle n'aurait de toute façon pas grand chose à perdre. Mais à peine fut-elle sortie de sa forêt, qu'un groupe de brigands l'enleva et l'emmena dans leur grotte, pour en faire leur esclave. Elle n'y resta que quelques jours, mais cela fut suffisant pour qu'elle se rende compte les humains aussi étaient méchants. Finalement, son histoire se finit bien, car mon père, Philippe III, dit le Chasseur, était sur la trace de ces brigands depuis un moment, et a fini par trouver la grotte, pour tuer les brigands, et a donc pu la libérer. Après, c'est comme dans les contes de fées, ils se marièrent, vécurent heureux, et eurent deux enfants magnifiques.

Orlando fit un clin d'oeil à sa nièce. Se tournant, il trouva sa sœur qui était arrivée pendant l'histoire, et qui l'écoutait, une léger sourire aux lèvres.

-A toi chère sœur, ta fille a des questions sur les elfes, car ton cher mari a décidé qu'il était temps, sans même m'en avertir d'ailleurs.

Lyra le regarda, les yeux lançant des éclairs.

-Et il en a bien le droit, dois-je te rappeler qu'il est son père ? Maintenant que je ne suis plus, il est seul à décider de ce qui est bon pour ma fille, et j'ai une totale confiance en lui à ce nouveau, frère imbécile.

-Ce n'était pas le cas quand vous viviez ensemble, si je me rappelle bien portant, tu passais ton temps à le contredire.

-Simplement pour garder notre flamme, même si j'avais raison la plupart du temps, il ne me contredisait que parce que les disputes étaient très importantes dans notre couple, ça nous permettait de nous réconcilier, si tu vois ce que je veux dire.

-Maman, finit par intervenir Hermione, même moi j'ai compris, et j'aurais préféré continuer à l'ignorer. Donc, revenons-en là l'on s'était arrêtés. Les pouvoirs elfiques.

-Très bien, tu as raison. En temps que sorcière, descendante de Serpentard, tu sais parler fourchelang, tu une aura magique impressionnante...

-Oui, je le sais déjà ça mama...

-Du calme jeune fille, laisse moi finir. Donc, une aura magique importante... Ah oui, et tu as la capacité de toucher ou déplacer les objets qui ont appartenu à cette illustre famille. En temps que descendante de la famille des Capulets, tu as une aura et une classe naturelle, qui te permettent de te faire écouter et obéir par ton peuple. Et enfin, en temps que descendante elfique, tu as la capacité de parler et te faire écouter par la nature, ce qui t'offre une puissance magique sans égale, car tu possède les capacités sorcière et elfique, et de plus, tu as la connaissance du monde des moldus, qui, même s'ils sont totalement insignifiants, ont inventé des choses très utiles, et très peu connus du monde des sorciers. Tu as un avantage indéniable, et je suis extrêmement fière de toi Cariña, quoi que tu feras dans ta vie, je sais que tu le feras bien.

Hermione sourit de façon innocente à sa mère, tout en donnant un léger coup de coude à Laura et Megan pour qu'elles en fassent de même.

-On n'a absolument rien de prévu pour l'instant Mama, on va simplement retourner à Poudlard et finir nos études, ensuite on verra.

Comprenant ce que voulait Hermione, sans vraiment en comprendre la raison, les filles lui sourirent tout en acquiesçant.

-Oui, Madame.

-Absolument Madame.

Lyra eut un sourire ému, et se tourna finalement vers son frère, qui regardait sa nièce, en lui faisant un petit signe de la tête, signifiant « bien joué! ».

Finalement, Hermione se leva.

-Donc, si j'ai bien compris, mes pouvoirs elfiques constituent simplement le fait de pouvoir demander à la nature de pousser plus vite ou plus lentement. Lyra lui fit les gros yeux.

-C'est beaucoup plus puissant que ça Mia. Tu t'en rendras compte bien assez vite. Ah, une dernière chose que te confère tes pouvoirs elfiques. Tu es capable de lire dans les cœurs. Donc fies-toi à ton instinct, si tu penses que quelqu'un est digne de confiance, c'est qu'il l'est.

-Wah, trop pratique ! Murmura Blaise.

Laura lui sourit, et tous se tournèrent vers leur Princesse.

-Alors Princesse, que fait-on maintenant ? Demanda Drago, un air légèrement blasé, comme lorsqu'ils étaient à Poudlard.

-Vous rentrez chez vous. Reposez-vous, et videz-vous la tête. Je vais rentrer aussi, et je vais voir ce que je peux faire avec ces pouvoirs. Profitez de vos vacances, elles sont bientôt terminées.

Hermione se leva et se dirigea vers son Parrain.

-Merci pour toutes ces réponses, j'en avais besoin avant de pouvoir pardonner à mon père. Mais je n'ai toujours pas compris pourquoi vous me l'avez caché.

-C'est pourtant simple Princesse, lui répondit Orlando en lui faisant un clin d'œil. Les pouvoirs elfiques se manifestent généralement à partir de 15 ans, période à laquelle les elfes ne sont plus considérés comme des enfants, car ayant à peu près atteint leur apparence adulte. Temps que tu étais enfant, tes parents pensaient avoir le temps de t'en parler. Puis tu es partie en mission, et il a fallu trouver une solution pour que tes pouvoirs ne se manifeste pas, sans quoi Dumbledore aurait été mis sur la piste. Donc nous l'avons trouvé.

-Je me doutais que tu en avais fait partie puisqu'il était question d'une potion. Sev et toi avez travaillé d'après ton sang, n'est-ce-pas ? Et ça explique aussi pourquoi ton sang est aussi rare, il est royal, et elfique.

-Voilà, bravo, tu as tout compris ma grande. Files maintenant, ton père est devant, et n'apprécie pas du tout de ne pas pouvoir entrer, et je n'ai pas du tout envie qu'il fasse exploser tous mes enchantements pour te récupérer, j'y ai passé trois jours la dernière fois avant de tous les remettre en place.

-Oui chef ! Lui répondit-elle avec un petit sourire.

Puis elle se tourna vers ses amis.

-Vous êtes prêts à affronter mon père ?

Blaise se leva et fit une petite révérence.

-A tes côtés Princesse, rien ne nous fait peur.

Hermione sourit, et se dirigea vers la porte du château, ses amis à sa suite. Ils découvrirent effectivement le Lord, accompagné de Lucius, Severus, et Bellatrix devant les grilles du manoir. La tête basse, Hermione s'approcha de son père, et Drago et Laura de Lucius.

Ils transplanèrent tous vers différentes direction, Severus mis à part, car il souhaitait s'entretenir avec Orlando au sujet d'une de ses potions.

Hermione et son père réapparurent dans le boudoir du rez de chaussé. Tom s'assit, invitant sa fille à en faire de même. Hermione s'assit en face de son père, le visage fermé et les bras croisés. Tom soupira.

-Que se passe-t-il encore Hermione ?

-Je comprends pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant, mais j'aurais préféré que tu m'en parles seule, avant d'inviter des gens que je ne connais pas pour me l'annoncer.

-Je suis d'accord, fit Tom, mais je ne savais pas comment faire cela. Ce ne devait pas être à moi de faire ça.

Sachant qu'il parlait de sa mère, Hermione se détendit et changea de sujet.

-Très bien. Donc je dois m'initier à mes pouvoirs. C'est noté. En attendant, que dirais-tu de faire la cérémonie de partage de sang que j'ai trouvé, pour te rendre ton apparence ?

Lord Voldemort sourit. Sa fille lui avait manqué, et il n'avait jamais aimé qu'elle lui en veuille, pour quoi que ce soit. Ils décidèrent donc de le faire immédiatement. Ils appelèrent donc Lucius, le plus puissant en sortilèges après eux deux.

Il arriva sur le champ, se frottant inconsciemment le bras gauche. Il se dirigea vers le Lord et la Princesse, qui l'attendaient dans la salle de bal, sur leur trône respectif. Il fit une profonde révérence et dit :

-Vous m'avez appelé, Maître ?

-Oui, Lucius, j'ai besoin de toi pour la cérémonie de partage de sang que ma fille m'a trouvé, qui devrait me rendre mon apparence d'être humain.

Lucius partit dans une autre profonde révérence.

-Je ne vis que pour vous servir, Maître.

Hermione se leva, descendit les marches pour s'approcher de lui, et lui tendit sa main à baiser, ce qu'il s'empressa de faire.

-Nous avons besoin d'un puissant sorcier en sortilège, car il sera compliqué et requière une puissance importante. Te sens-tu prêt à le faire ?

Lucius lui sourit.

-Je suis honoré d'avoir été choisi. Que dois-je faire ?

Hermione lui sourit en retour, et lui tendit le parchemin sur lequel était écrit le sortilège à prononcer.

-Nous devons partager nos sang pour obliger la magie à agir sur mon père. Ce sortilège est prévu à la base pour les enfants adoptés, pour leur permettre de ressembler à leurs parents d'adoption. Le principe est le même, mais dans l'autre sens, tu utiliseras mon sang pour obliger les cellules de mon père à avoir le même ADN que moi.

-ADN, Princesse ?

-Un truc moldu, aucune importance.

-Très bien, je pense avoir compris. De quoi d'autre avons-nous besoin ?

-Des os de mes grands parents paternels, mais vous les avez père, ce me semble ?

-En effet, ils sont dans le caveau familial, dans le jardin, depuis le fiasco de ta quatrième année.

D'un simple accio, Lord Voldemort fit venir à lui deux os miteux et les déposa dans le pentacle que sa fille venait de faire apparaître. Elle fit ensuite apparaître deux autres pentacles, plus grands, au nord et au sud du petit. Puis, elle y grava des runes différentes, et se plaça dans le pentacle situé au Sud, et invita d'un geste son père à se placer dans celui restant. Enfin, faisant apparaître un récipient en bronze et un couteau, elle versa un peu de son sang dans celui-ci, puis le fit léviter, ainsi que le couteau, vers son père. Tom se saisit du couteau sans crainte et versa à son tour un peu de sang. Satisfaite, Hermione fit disparaître le couteau, puis envoya le précieux réceptacle vers Lucius, tout en faisant bien attention à ne pas renverser de sang. Lucius le réceptionna d'une main, puis, après avoir lu plusieurs fois le parchemin en silence, il se dirigea vers le pentacle du milieu. D'un coup de baguette, il transforma les os en poudre, qu'il ajouta dans le calice. Puis il se tourna vers Hermione en levant bien haut la coupe.

-Per sanguinem maiores et posteros municipali, per duem et cum dea.

Puis il se tourna vers son Maître et continua :

-Transmutat Hominis et redeant vultus eius.

Tout d'abord, rien ne se passa, et les hommes se tournèrent vers Hermione, interrogateurs. Celle-ci haussa les épaules. D'accord, elle était celle qui avait trouvé cette formule, mais elle ne l'avait pas utilisée pour autant. Au moment où Tom allait sortir de son pentacle, les runes de celui d'Hermione commencèrent à s'illuminer. D'un geste, elle stoppa son père. Curieux, il tourna la tête vers elle, puis vit les runes du sien se mettre à luire également. Lucius, bouche bée, en oublia de respirer. En effet, son Seigneur et Maître venait de tomber par terre, terrassé par la douleur. Le visage déformé, il convulsa d'une horrible manière pendant plusieurs minutes. Il avait l'impression que chacune de ses cellules étaient chauffées à blanc, que son sang bouillait, et que chacun de ses poils étaient tirés vers l'extérieur. Au bout de quelques minutes qui lui parurent des heures, la douleur reflua, et il reprit une respiration haletante. Il entendit les deux mêmes, preuve que les deux spectateurs n'étaient pas restés insensibles à cette vision. Finalement, la douleur reflua suffisamment pour qu'il puisse s'assoir. Il entendit sa fille hoqueter, et leva les yeux vers elle, inquiet. La cérémonie avait-elle marché ? Hermione, bouleversée, courra de toutes ses forces vers son père, et l'emprisonna dans ses bras. Il lui rendit son étreinte, puis l'éloigna de lui en la tenant par les épaules.

-Ce n'est pas grave mon amour, lui dit-il en fourchelang. L'important est que tu as essayé.

En effet, en voyant Lucius bouche bée et sa fille en pleurs, il n'avait aucun doute sur le fait que la cérémonie avait échouée. Hermione rit, ses yeux brillant de joie et d'orgueil, et lui répondit de la même façon.

-Père, soleil de mes jours, la cérémonie a marché. Tu ressembles enfin à celui que j'ai appelé papa toute mon enfance, avec plus de rides néanmoins.

Stupéfait, Lord Voldemort leva une main devant son visage, et dut se rendre à l'évidence, ses mains étaient bien plus humaines. Sans lui jeter un regard, il apostropha Lucius.

-Tu nous as bien servis Lucius. Tu peux te retirer.

Lucius, après une profonde révérence qui masquait mal son sourire, tourna les talons, et ferma la porte en sortant.

Hermione toujours devant lui, le Seigneur des Ténèbres lui caressa la joue, lui baisa le front, puis lui murmura :

-Aussi intelligente que ton père, aussi douée que ta mère, et aussi puissante que nous deux réunis. Tu ne pouvais pas me rendre plus fier, ma vie.

Puis, faisant fi des préceptes des sang purs, il la serra dans ses bras, le plus fort possible.

-Je t'aime Papa, murmura Hermione, ayant enfin l'impression d'être à sa place, chez elle, dans les bras de son père.

Ce dernier lui sourit, lui fit un clin d'œil, avant de retrouver son masque de sang pur.

-Aller, lève toi lumière de ma vie. Je suis très fier de toi, et tu as gagné mon respect, mais tu te dois de le garder.

Hermione sourit, son père restait tout de même Lord Voldemort, et il ne pouvait tomber dans la mièvrerie des sentiments, elle le savait. Il n'avait pas besoin de le lui dire, elle savait qu'il l'aimait. Tous ses actes, tout ce qu'il faisait depuis qu'elle était née le lui prouvait. Il n'avait que deux amours, et maintenant que l'une était morte assassinée, il avait dirigé tous ses sentiments vers cette dernière.