Bonsoir/Bonjour à tous. Je vous livre donc le deuxième chapitre d'Astrielle. J'espère qu'il vous plaira.


Chapitre 2

Le lendemain, sur les coups de midi on attendait le directeur de Poudlard au Squard Grimmaurd. Harry espérait recevoir des réponses, quelles qu'elles soient à propos d' Astrielle. Mais également sur l'attaque des Détraqueurs dont lui et Dudley avaient été victimes et le procès qui en avait suivit. Il repensa un instant à la surprise qu'il avait eut en voyant arriver sa vieille voisine Mrs Figg.

Mais ce fut Severus Rogue qui arriva le premier. Vêtu de ses habituelles longues robes noires le professeur des potions méprisa chaque personnes de la maison qu'il croisa et attendit l'arrivée du directeur dans le boudoir accolé à l'entrée de la maison. Peu de temps après, Astrielle, qui avait échangé ses guenilles de détenue pour une petite robe fleurie empruntée à Ginny pénétra dans la pièce. Elle observa le nouveau visage qui se présentait à elle. "Salut !" lança t elle à la cantonade. Le professeur ne daigna poser un regard sur elle que quelques secondes et se détourna presque immédiatement. Astrielle continua son observation. "Quel profil, ça c'est un nez !". Comme si il avait lu dans ses pensées il se tourna à nouveau vers elle levant un sourcil. D'une voix lancinante et las lui demanda si elle désirait quelque chose.

- Nope ! Rien du tout... J'attends Albus Dumbledore. Vous aussi ? Il devrait déjà être là. Il est 12h03, d'habitude il est à l'heure. J'espère que rien de grave ne le retarde. Avec ces histoires de Détraqueurs dans les rues, le ministère qui ferme les yeux sur ce qui se passe. C'est fou hein ! Mais eh, on se connaît non ?

Rogue la regarda de haut en bas. Il avait une très bonne mémoire, et cette fille là, il ne l'avait jamais vu de sa vie.

- Non.

- Pourtant, vous n'avez pas un physique banal. Qui s'oublie pas quoi. Et vous m'dîtes quelque chose, ajouta t elle avec le même entrain.

Avant qu'il puisse répondre à l'impertinence de la jeune fille, Dumbledore arriva dans la pièce. "Ah Severus vous êtes déjà là ! C'est parfait!" il lui serra la maison puis étreignit Astrielle affectueusement (quoi qu'un peu rapidement à son goût).

- Comment te sens tu ?

- Bien bien.

- Tes cheveux, s'étonna Dumbledore en faisant glisser un mèche entre ses doigts, comment as tu ...

- Je n'ai pas fait exprès Albus, interrompit Astrielle. Ils ont poussés sans que je fasse quoi que ce soit. Je sais que je ne dois pas utiliser la magie...

Dumbledore la regarda longuement. Puis il se tourna vers Rogue. "Severus Rogue voici Astrielle". Au moment où il entendit son nom Rogue tressaillit légèrement et la dévisagea de plus belle. La jeune fille que l'air sévère du professeur intimida un peu imita une révérence (ou du moins ce qu'elle pensait se souvenir de ce qu'était une révérence). Ce qui fit sourire Dumbledore et, une fois la surprise passée, lever un sourcil à Rogue.

Sirius entra à son tour dans le boudoir. Il inclina mollement la tête vers son ennemi d'antan. La pièce n'ayant pas de porte, mais une simple alcôve,Harry, dissimulé sous sa cape au cas où, pu écouter chaque mots de leur entretien. Il comprit qu'on devait décider de ce qu'il adviendrait d'Astrielle dorénavant. Tonks et Remus firent leurs rentrée quelques minutes plus tard au milieu d'un silence gênant.

- Elle restera ici, avec moi, décida Sirius d'une voix forte et résignée. C'est tout !

- Sirius, avança Tonks l'air doux en jetant un mouvement de tête vers Astrielle, la pauvre a passé toute sa vie enfermée. Si tu la cloîtres encore elle va devenir folle et complètement inadaptée à la vie extérieure.

- Ou complètement associable, ajouta Remus.

- C'est la même chose, chéri.

- Je préfère la savoir inadaptée et vivante que morte en apprenant à... À faire n'importe quoi !

- Elle n'est en sécurité nulle part, ajouta Severus.

- Alors quelle est ta solution selon toi, Servilus, répondit Sirius avec mesquinerie

- Sirius, coupa Remus, Rogue a raison. Dans le fond ici ou ailleurs, Astrielle n'est pas en sécurité. Le Ministère ainsi que Tu-Sais-Qui et ses sbires savent qu'elle n'est plus à Azkaban. Les uns et les autres feront tout pour la récupérer, et dans les deux cas je ne sais pas si sa vie serait sauve...

- On peut attendre que les choses se calment avant dans ce cas là ?

- Ça ne se calmera pas en quelques semaines... Ça pourrait prendre du temps avant que l'on puisse être complètement hors de danger.

- A Poudlard, avança Dumbledore, elle serait sous ma vue et ma protection constamment Personne ne rentre dans l'école sans y être invité. De plus Severus pourrait lui apporter une sécurité supplémentaire.

- Lui ?! Je ne lui fait pas confiance, rétorqua Sirius avec une mine de dégoût.

- Dumbledore a confiance en moi c'est tout ce dont j'ai besoin, répondit sèchement Rogue.

- Sirius, pense à son bien être s'il te plaît elle serait peut être plus heureuse dehors. A découvrir des choses. Elle va avoir dix-sept ans et elle ne sait rien du monde dehors. Hier soir elle a demandé à Ginny ce que c'était en montrant son maquillage... Tu ne penses pas qu'elle mérite une vraie vie ?

- Mais Tonks... Ici elle serait avec moi et je l'aurai sous les yeux...

- Je comprends mais...

- STOP MAINTENANT ! TAISEZ VOUS

Astrielle, que tout le monde avait semblerait il oublié, se leva d'un coup. Sans comprendre comment toutes les personnes autour d'elle, mais également celles de la maison et même les tableaux se retrouvèrent la bouche scellée, réduite au silence.

- C'est aussi à moi de décider non ? ! Bordel, aucuns de vous ne me demande ce que je veux faire et vous êtes là à faire des plans sur ma vie. J'ai le droit de parler aussi ? Non parce que la petite inadaptée elle à son libre arbitre à un moment non ? Bon. Sirius, mon ami, mon protecteur, tu as tant veillé sur moi toute ces années. Je sais que tu te sens coupable de m'avoir laissé derrière quand tu as pu t'échapper. Mais tu n'avais pas le choix. Tu devais sauver et aider Harry Potter, ton filleul ! Mais je suis sortie, c'est bon. Et malgré les risques, et toute l'amour que je porte je ne resterai pas ici. J'ai une vie à vivre comme le dit Tonks. Je préfère me faire tuer en ayant vécu, que de me faire piéger ici comme un rat. Et la sécurité sera plus importante si je me rend à Poudlard. Albus est à côté de moi et ce... Ce monsieur Rodd veillera aussi sur moi. Et je suis sûre que Harry ne me laissera pas. Il a le cœur bon et vaillant comme toi. Ses amis aussi. Je ne peux pas rester là, enfermé avec toi et cette drôle de bête qui m'appelle La Chose. J'ai envie de voir ce qui se passe dehors. D'avoir des amis qui n'ont pas le double de mon âge, sans offense hein. Je vous adore mais là c'est pas possible ! On est d'accord ? J'irai à Poudlard avec Albus et Rodd. Je vous jure d'être sage.

Les bouches se dessoudèrent. Sirius, répondit avec une tristesse non dissimulée qu'il acceptait mais qu'elle devrait lui écrire chaque semaines pour confirmer qu'elle allait bien. Qu'elle resterait éloigner des problèmes et qu'elle se contenterait d'être une aventurière timorée.

"Rogue, mon nom est Rogue" commenta simplement le professeur des potions. Tonks sourit et annonça : Ça mérite un shopping de nouvelle vie ça, je reviens la semaine prochaine et je t'amène. Astrielle hocha de la tête avec entrain. Durant presque deux heures, ils discutèrent tous ensemble des modalités du déménagement d'Astrielle. Molly et Arthur Weasley s'étaient joints au groupe se portant naturellement volontaires pour accueillir la jeune fille en cas de nécessité. Même si officiellement elle restait sous la tutelle partagée de Dumbledore et Sirius, les Weasley seraient une couverture et feraient passer argent et autres nécessité données par les tuteurs. Molly avait préparé des madeleines et en fourrait une dans la bouche d'Astrielle dès que celle ci avalait la précédente tout en continuant de discuter avec les autres.

Dans son coin, Rogue ne la quittait pas des yeux. Astrielle n'était pas une jeune fille banale, qui se rendait à Poudlard. Ce qu'il savait d'elle le poussait à la méfiance. Lorsqu'elle se tourna vers lui, souriant la bouche pleine de madeleine elle planta son regard encre dans le sien. Il en fut désarçonné et eut toutes les peines du monde à soutenir l'échange. Il tenta d'utiliser l'occlumancie mais il se retrouva cette fois renvoyé à ses propres souvenirs. Le mort "Servilus" écrit en jaune flottait dans sa tête. Astrielle qui, il l'avait compris avec vu la même chose que lui, fronça les sourcils et pencha la tête. Il sentit qu'elle entrait un peu plus dans son esprit quand Tonks l'en interrompit lui faisant détourner le regard. Rogue fut étonné de l'expérience, ce n'était pas une intrusion violent et froide, mais chaleureuse et douce. Comme si tout son esprit s'était retrouvé enveloppé d'un liquide doux, onctueux et être il n'y avait pas que du mauvais en elle.

Quant à Harry qui n'avait pas manqué une miette de ce qui s'était dit comprit que tout ce qui était lié à Astrielle était d'une grande importance. Et que sa présence ne serait pas sans surprises. Mais surtout il se demandait pourquoi et Voldemort et le Ministère souhaitaient mettre la main sur cette jeune fille. Au lieu de l'aider à comprendre, l'entrevue à laquelle il avait clandestinement assisté avait au contraire épaissit le mystère enveloppant Astrielle.

Il regagna sa chambre rapportant ce qu'il avait entendu à Ron et Hermione. Astrielle débarqua en trombe quelques minutes plus tard. Ses joues étaient rosies et ses immenses yeux brillaient d'excitation. Elle traînait Ginny par le bras, qui passa à quelques millimètres de se prendre la porte. "JE VIENS AVEC VOUS A POUDLARD LES GARS" déclara t elle d'une voix stridente.

Les derniers jours d'été se passaient doucement au QG de l'Ordre et le temps avait aidé Astrielle à se reconnecter avec le monde réel. Molly avait réussi(à grand coup de pâtisseries maison) à la remplumer, elle avait perdue sa maigreur maladive des premiers jours, et son visage prenait une couleur qui se rapprochait de la pêche."Blanche, certes, mais de la pêche quand même" avait pour habitude de dire Astrielle lorsqu'on la félicitait.

Malgré les journaux qui s'acharnaient à tourner en ridicule Harry Potter et son mentor, Astrielle prenait ses marques dans ce tout nouveau monde. Les membres de l'Ordre passé souvent au QG, certains dévisageaient toujours Astrielle avec méfiance alors que d'autre la regardaient avec pitié. La jeune fille prit à coeur de se joindre à ce qu'elle surnommé "Le Collectif de la Propreté" pour aider l'équipe à redonner un peu de vitalité à la demeure décrépite des Black. Le "CDLP" (c'était plus simple et la vie est trop courte pour ne pas utiliser d'acronyme déclara Astrielle) permit aux adolescents de se découvrir et de peu à peu se lier d'amitié. Ginny, moins méfiante que les autres et surtout plus coquette, apprit à Astrielle à se comporter comme une jeune personne de son âge. Hermione s'était chargé de lui apprendre les choses d'écoles. L'histoire de la magie, l'école etc... Les jumeaux et Ron lui apprirent à tenir sur un balai. Elle était naturellement douée et bientôt accepta de se joindre à leurs partie de Quidditch improvisées. Harry, lui toujours dubitatif quant à sa présence, se contenter de participer en tant que spectateur à l'évolution d'Astrielle. Pour elle, c'était une bénédiction d'être enfermée quelques semaines avec un groupe de copains si soudés et bienveillants.

Un matin, elle se réveilla en panique. N'ayant jamais entendu parler de ce pouvait être les règles et paniqua quand elle trouva un matin une sorte de liquide rouge pâteux au fond de ses dessous et sur ses draps. Emmeline Vance qu'elle avait reconnu du soir de sa fuite était heureusement présente pour la calmer. Mrs. Weasley était rentrée au Terrier régler quelques histoire de rébellion de marmites et Tonks au ministère de la magie. L'Auror avait délaissée son air militaire de la première rencontre pour adopter un ton plus doux et maternel. Ginny s'interrogea par rapport à l'âge "avancé" d'Astrielle, Hermione lui expliqua que les chocs psychologiques pouvaient bloquer l'arrivée des menstruations. Tonks et plus tard Molly confirmèrent cette hypothèses. Les années passées aux côtés des Détraqueurs enfermée dans sa cellule avait du avoir effet sur son métabolisme.

Avec le manque de pudeur qui la caractérisait parfois, elle demanda à table à quoi servait les menstruations. S'en suivit une conversation où l'hilarité et la gêne se mêlèrent, Le sexe, la procréation et le plaisir furent abordés avec tact autour du dîner. Astrielle fascinée, posait de plus en plus question. On finit par décider qu'une explication avec plus de détails lui serait donné après le repas. Ce qui ne l'empêcha pas plus tard durant un silence, de demander "Et c'est quoi une érection ?".

Dans la nuit ayant décidée comme de coutume, de rejoindre Hermione et Ginny dans leur chambre elle comprit un peu mieux. Et même si les deux jeunes filles n'étaient pas des experts en la matière elles éclairèrent sa lanterne et lui donnèrent une explication moins scolaires. Astrielle fut de suite fascinée par ces histories d'amour, de cœurs qui s'enflamment et de corps qui se mélangent. Elle avait hâte à son tour de goûter à ses plaisirs sur lesquels on mettait un tabou mais qui lui semblait dévorer tout le monde. Ginny raconta les garçons qui lui laissait des mots, et lui faisait de l'oeil durant les repas ou les cours. Tandis qu'Hermione raconta en rougissant son idylle éphémère avec le célèbre Viktor Krum qui continuait de lui écrire des lettres enflammées où il se languissait du jour où ils se retrouveraient.
Astrielle rêva du corps d'un homme qui la recouvrait et l'enfermait dans ses bras. Les gestes des deux corps étaient lents et dessinés, comme des éclats de peintures qui se rencontraient. Leurs deux corps se mélangeaient à la perfection, comme deux pièces d'un puzzle alambiqué soupirantes. De la même couleur pâle qui contrastait avec le noir de la pièce, on aurait qu'ils dansaient sur une toile. Peu à peu me rêve se transforma en cauchemar quand laf forme du corps si chaud et rassurant se transforma nettement en un serpent froid comme une tombe. Le reptile tentait de l'étouffer en enfonçant sa langue fourchue au fond de sa gorge. Paniquée elle tentait de reprendre son souffle sans succès haletant à chaque assaut de l'animal qui se contractait de plus en plus enlacé autour son corps. Elle sentait ses os se craquer et le poison suintant des écailles lui brûler la peau. Une griffe sortie de l'ombre trancha le reptile en deux d'un coup précis et le sang froid comme de la glace éclaboussa son visage. La griffe brillante retrouva l'ombre ne laissant apparaître que deux yeux brillants qui la fixait. Elle détourna le regard un instant pour observer les deux morceaux de son ennemi gisants au sol misérablement, baignant dans son sang. Alors que cadavre de l'animal se ratatinait à ses pieds Astrielle suivait le mouvement à peine perceptible de son sauveur qui tourner en rond autour d'elle. Deux ovales brillantes dans le noir. Une voix s'éleva et retentit autour d'elle. Elle la reconnu immédiatement, c'était celle qui hantait ses rêves et ses cauchemars depuis le début de sa détention. La voix qu'elle avait toujours voulu prendre pour celle de sa mère lui jura qu'elle serait toujours là. « Bientôt » sussura t elle. Astrielle sentit le sol se dérober sous ses pieds l'entraînant dans une chute sans fin.

Elle s'éveilla en sursaut en boule au pied du lit de Ginny s'accrochant au barreau du lit. Elle prit quelques secondes pour reprendre ses esprits, éteignit chaque lumière, respira un grand coup pour calmer son cœur qui battait la si fort au creux de sa poitrine. En regagnant sa chambre, elle rencontra George. Perdue dans les souvenirs de son rêve elle ne le vit pas arrivé face à lui. Il n'eut pas le temps de se pousser qu'elle le percuta, les faisant reculer tous les deux. Il était torse nu et ses cheveux étaient encore plus ébouriffés par le sommeil que d'habitude. Il lui sourit encore à moitié endormi "Toi aussi t'as le petit creux de deux heures du mat?" demanda t il. Astrielle ne répondit pas et se contenta de sourire. Elle plongea ses yeux inquiétants dans les siens. Elle tendit sa main et caressa son épaule. Il regarda alternativement Astrielle et cette main qui le caressait. Il se sentait tout petit d'un coup et surtout très nu.

Elle, elle sentit une chaleur lui monter dans le ventre. Elle se rendit compte que c'était vraiment la première fois qu'elle touchait volontairement et avec envie un garçon. L'échange n'avait duré que quelques secondes mais pour Astrielle il avait duré milles ans. Elle sentit le muscle se contracter au moment ou il entra contact avec sa main. Elle trouva que c'était très agréable, la douceur de cette peau, ces tâches de rousseur qui l'habillait et la dureté de ce muscle dissimulé sous tant de joliesse. "Astrielle, ça va?" finit par demandé un George même si les excentricités de la jeune fille l'amusait et le touchait la plupart du temps, il se sentait plus que mal à l'aise.

- Oui, oui finit elle par dire en laissant tomber sa main. Tu as faim ?

- Ouais et toi ?

- Régale toi alors, il reste du poulet ! Bonne nuit.

Elle le dépassa et se rendit dans sa chambre, le laissant dans le couloir.

L'espace d'une seconde George se demanda si il n'avait pas rêvé ce moment mais la main d'Astrielle avait laissé comme une empreinte là où elle l'avait touché. Il rebroussa chemin et retourna dans sa chambre. Fred dormait profondément. Il ne trouva le sommeil que très tard, troublé par le regard de la jeune fille et de cette caresse inattendue.

Quelques temps plus tard on fêta l'anniversaire d'Harry. Astrielle retrouva avec joie cette tradition. Le gâteau, les cadeaux, les chansons la réjouissaient tellement qu'elle avait passé la journée à sautiller. Dès le matin elle s'était rendu la chambre d'Harry sautant sur le lit pour souhaiter ses vœux et avait multiplié les attentions. Elle demanda de l'aide à Mrs. Weasley pour préparer des pancakes. Harry toujours méfiant accueillait ceci dit ses gestes avec un plaisir qui n'était qu'à moitié feint. Mais pour Astrielle c'était bien différent. Depuis qu'elle était enfant elle entendait parler de lui. Sirius particulièrement lui avait rapporter les exploits du jeune garçon. Et depuis toujours elle ressentait envers lui une attirance, une affinité et une sympathie sans frontiè plus des autres, elle souhait son amitié et sa confiance plus que tout.

Durant le repas elle se retrouva face à George et depuis l'épisode du couloir, elle le surprenait souvent en train de l'observer . Lors des repas mais surtout pendant ses cours avec Hermione. Elle avait parfois l'impression qu'il faisait tout multiplier leurs rencontres mais quand il y arrivait, semblait la fuir balbutiant quelques excuses médiocres et à peine croyables Ce qui provoqua à la surprise de la principale intéressée et des gloussement de ses amies. " Je crois que George t'aime bien" lui dit Ginny un soir où il était rentré dans la chambre où elles s'étaient réunies.

- Comment ça ?

- Voyons Astrielle, tu ne vois pas que dès que tu es dans une pièce il apparaît comme par magie avec une excuse ?

- Non pas vraiment...

- Tu penses,ajouta Hermione, qu'il avait REELLEMENT besoin de mes notes sur l'histoire de la magie ?

Astrielle comprit qu'il s'agissait de cette attirance dont elle avait entendu parler et sentit à nouveau cette petite boule dans son ventre. L'idée de pouvoir plaire la flatta et avec elle hâte de voir où cela la menerai.

Dans le train pour Poudlard quelques jours plus tard, la petite troupe partagea un wagon. Habituellement dès l'entrée dans le train, les jumeaux délaissaient leur frère et leur soeur et se joignaient à leurs amis. Mais cette année sous une excuse plus ou moins bancale George avait obtenu de son frère qu'ils passent le voyage avec les autres. Bien sûr il avaient fait leur tournée auprès de leurs amis mais George s'était éclipsé prétextant un mal de crâne imaginaire. Astrielle excitée comme une puce se gavait des magnifiques paysages que lui offrait le voyage. Elle retrouva des paysages étrangement familiers dans ses vallons verdoyants et ce ciel grisâtre qui laissait de temps à autres échapper les rayons du soleil.

Harry avait abandonné pour un temps, l'idée de percer les secrets entourant la jeune fille. Chaque fois qu'il la questionnait elle se dérobait ou il faisait interrompre par les autres. Il faut dire que le Square Grimmaud n'avait pas connu pareille animation depuis des décennies. En laissant de côté son objectif, il réalisa qu'en fait Astrielle était juste un peu perdue et que son côté candide la rendait attachante. Elle ne se laissait jamais désarmer par les choses inconnues et, au contraire, montrer une soif de connaissance sans fin. Elle lui montrait beaucoup d'intérêt le questionnant sans arrêt sur son passé. Ou plus exactement ses rencontres avec Lord Voldemort. Il avait aussi compris que sa rudesse n'étais pas volontaire mais qu'elle venait d'une réelle ignorance des convenances. Ron lui fit remarquer qu'elle se conduisait parfois comme un enfant de dix ans. Et c'était vrai. C'est à peu près l'âge qu'elle avait quand on l'avait enfermée. Et si on additionnait le simple fait d'être enfermé à la torture qu'était vivre au quotidien auprès des Détraqueurs plus l'absence de contact avec l'extérieur on pouvait aisément comprendre son attitude. Pourtant, on s'accordait sur le fait qu'elle ne s'en sortait pas si mal. La seule qui revenant fréquemment à son sujet était que son regard, qui lui n'était pas enfantin. Au contraire, il avait toujours la même intensité de milles vies mais surtout elle semblait pénétrer au fond de l'âme. Elle pouvait fixer les gens pendant de longs moments sans ciller. Ron particulièrement avait beaucoup de mal à passer du temps seul à seul avec elle à cause de ça, la manière dont elle l'observait le mettait dans une position inconfortable. Encore plus quand un petit sourire se dessinait sur sa bouche comme si elle avait trouvé ce qu'elle voulait.

Astrielle était tellement absorbée par les collines défilant sous ses yeux qu'elle ne voyait pas que George l'observait dans un coin. Au bout d'un moment elle s'endormit sur l'épaule d'Hermione qui restait plongée dans son livre. La jeune fille étudiait de long en large le règlement depuis sa nomination en tant que préfète et Ron avait le droit à des petits contrôls surprises.

Fred donna un coup d'épaule à son frère jumeau et se pencha pour chuchoter.

- Elle te plaît bien l'ex-taularde hein ?

- Tais toi Fred, répondit exaspéré George.

- Allez avoue ! Je te connais, tu perds tes moyens comme un première année devant elle.

- Mais non ! N'importe quoi ! Tss.

- Même moi je l'ai compris, intervint Ron qui avait toujours un oreille à laisser traîner.

- Tu vois ! Même le petit Ronald le voit bien. Tu n'es pas très discret

- Pas discret du touuut.

- Vous me saoulez, déclara George en fermant les yeux et feint de s'endormir pour clore la discussion.

L'arrivée fut annoncée, et chacun se prépara à quitter la locomotive pour les diligences. Le genou de George frôla celui d'Astrielle au moment de se lever. Son regard se perdit à nouveau le sien. Elle sourit doucement, et sans le quitter des yeux elle posa sa main sur le genou du jeune homme. Comme la première fois elle sentit cette même chaleur. Elle s'appuya sur sa main se reposant sur lui et se leva en se penchant en se rapprochant. Sans même vraiment le vouloir, comme un réflexe,George jeta un regard dans le décolleté de la jeune fille qui passait à quelques centimètre seulement de son visage. Astrielle ne s'était même rendue compte de l'effet de son geste. Elle ne cherchait pas particulièrement à le séduire et quant bien même elle ne savait pas trop ce qu'elle aurait du faire pour réussir. Alors, elle se contentait de suivre son instinct. George sorti le dernier, troublé. La main associé à la vision de l'échancrure de la chemise qu'elle portait sans oublier cette manie qu'elle avait de le regarder comme ça au fond des yeux le rendait fou. Comme si il en voulait toujours plus mais sans pouvoir vraiment le supporter ou savoir comment gérer.

Astrielle, se mit à coller de près Harry et ses amis pour ne pas se perdre. Perdue dans la masse d'étudiant elle dévisageait tout le monde tentant de marquer dans sa mémoire tous les nouveaux visages qu'elle rencontrait. Ils lui firent penser à des centaines de livres ne demandant qu'à être lu.

"Qu'est ce que c'est" demanda Astrielle émerveillée en pointant les sombrals attelés. Harry la regarda avec surprise. Il les voyait aussi. La jeune Luna Lovegood les renseigna.

- Des Sombrals, on ne le voit que lorsqu'on a côtoyé la mort de près.

Cette révélation le poussa encore plus à penser que le nourrisson du rêve et son amie était la même personne.

- Vraiment, s'étonna t elle, ils sont magnifiques.

- On les trouvant plus souvent effrayants en réalité. Mais ils sont inoffensifs.

- Non, décréta la jeune fille, ils sont magnifiques.

Et sur ces paroles elle se dirigea vers l'un d'eux et passa ses mains dans la crinière. Le poil semblait lui glissait comme de l'eau entre les mains. L'animal pencha la tête vers elle et la poussa avec affection. Ron s'inquiéta de l'absence d'Hagrid à la gare, Harry le chercha et à son tour réalisa que le demi-géant manquait à l'appel.

L'arrivée à Poudlard époustoufla la jeune fille. Le lac plongé dans le noir la fascina, inquiétant, sombre et doux, l'eau avait l'air de vouloir vous embrasser de ses bras glacés. Toujours plongée dans la contemplation de l'école qui se dessinait de mieux en mieux au loin elle ne fit pas attention à la main de George qui venait de se coller à la ées entre leurs cuisses respectives, les mains des jeunes gens se lièrent doucement. Astrielle s'en rendit compte quand le petit doigt de George chatouilla le sien. Elle posa d'abord son regard sur les doigts de George qui petit à petit semblant de rien se collait sa main à la sienne. Puis elle leva les yeux vers lui, le rouge aux joues il regardait droit devant lui, pile entre Fred et Ron qui bavassaient de tout et rien, faisant mine de les écouter. Fred amusé par le manège qui se déroulait sous ses yeux en averti son jeune frère par un mouvement de menton. Ron pouffa et à son tour avec un coup de pied discret fit passer l'information à Harry et finit par se faire réprimander par Hermione d'un regard furieux que l'on pouvait traduire par "CA NE NOUS REGARDE PAS".

Astrielle esquissa un léger sourire, elle ne détacha plus son regard du jeune homme mais ne bougeait pas sa main pour autant. Doucement en gardant toujours son regard fixé partout mais pas sur elle, une fois que sa main forte et épaisse eut recouverte celle d'Astrielle il entreprit de les entrelacer. George n'avais jamais été timide avec les filles, et même tout le contraire. Mais il y avait quelque chose chez Astrielle qui le troublait et le rendait nerveux. Histoire de rigoler un peu Fred apostropha son frère qui sursauta, mais ne délogea pas sa main. Le fait de maintenir une conversation avec les autres lui permit de se détendre un peu. Astrielle ne le quittait toujours pas des yeux. Quand enfin leurs regards se croisèrent elle avait toujours ce petit sourire au coin des lèvres, hardi par les gestes engageant de la jeune fille il lui prit directement la main. Celle d' Astrielle paraissait si petite enlacée dans celle de George. Fred sourit satisfait de voir son frère reprendre sa confiance. Astrielle était étrange, certes, mais une fille resterai toujours une fille.

Plusieurs semaines auparavant, Dumbledore avait proposé à Astrielle de partager une chambre avec Hermione, ce qui la réjouissait. Elle aimait quand Hermione lui expliquait tout et n'importe quoi. La manière dont son nez se fronçait quand elle réfléchissait ou lisait.

En descendant des diligences, George avait lâché sa main, pour se diriger avec les autres élèves de sa promotion. Il lança un dernier regard en direction d'Astrielle et se perdit dans la foule d'étudiants habillés de leurs uniformes elle se mit à les confondre. Au moment où elle allait entrer dans la Grande Salle pour assister à la fameuse distribution des maisons, une main forte la saisit et la fit reculer. Hermione se tourna sentant le mouvement à sa gauche et écarquilla les yeux. La main qui avait saisit Astrielle était celle du professeur Rogue. "Vous suivez moi. Immédiatement". Elle lui emboîta donc le pas. Elle avait l'impression de s'enfoncer dans les entrailles du château. Le silence régnait encore pour quelques heures dans les couloirs sinueux. Enfin, ils arrivèrent aux cachots. Rogue poussa la porte qui donnait sur une salle de classe sombre. Dans le coin les chaudrons prenaient la poussières avec leurs ustensiles. Elle zigzagua entre les bureaux pour enfin se trouver dans appartements du professeur.

- Bon, vous allez m'expliquer ce qu'il se passe, finit par s'agacer Astrielle.

- Je dois être sûr qu'on ne sera pas écouter, répondit avec agacement le professeur. Il lança un sort pour qu'on ne les entende pas. Il y a un changement de programme Miss. Avec les événements qui se sont déroulés dernièrement le Ministère de la Magie nous envoyé Dolores Ombrage pour enseigner. Sauf qu'elle est une véritable espionne pour eux. Si elle découvre qui vous êtes, ils vous mettront la main dessus. Et ce n'est pas ce que vous voulez.

- Bien sûr que non.

- Très bien, Dumbledore vous rejoindra dès qu'il le pourra.

- Je vais rester dans ce... Cet endroit sordide tout ce temps ?

- Cet endroit sordide sont mes appartements. Si vous touchez quoi que ce soit...

- Restez avec moi, coupa Astrielle.

- Je vous demande pardon ?

- Restez. Avec. Moi, répéta t elle en articulant chaque mot. Vous serez sûr que je ne ferai rien.

- Je suis professeur Miss, mon absence a déjà été remarqué. Je ne vais pas jouer les gardiens d'enfants.

- D'abord, je ne suis pas une enfant, ensuite j'ai peur de rester seule. Je n'ai plus été seule depuis que je suis sortie de, que je me suis échappée de, que...

- Vous ne risquez rien, conclut Rogue.

- Ah ben merci la protection on repassera, ironisa la jeune fille en se laissant tomber sur un canapé. La poussière se souleva quand elle atterrit sur le coussin. "Une vraie garçonnière" ajouta t elle alors qu'il quittait la pièce.

Seule Astrielle observa la pièce. Un lit, des millions de livres prit sous une poussière épaisse. Quitte à être là autant en profiter elle essaya le lit, trop dur. Il n'y avait pas beaucoup de chaleur ou de personnalité dans les quartiers du professeur Rogue. L'air y était humide et il semble qu'il n'y avait pas de source de lumière naturelle. Astrielle se sentit dans sa cellule à nouveau elle sentit une angoisse lui tordre la gorge. Elle s'assit sur le lit en tailleur, se saisit du premier livre qu'elle trouva et tenta de s'y plonger pour se calmer. Elle utilisa les exercices de respiration que lui avait conseillé Remus.

Un grincement sourd la réveilla en sursaut, Rogue précédait Dumbledore. ''Merde, je me suis endormie sur son lit'' Elle n'eut pas le temps de s'extraire du lit elle se fit surprendre. " Je peux savoir ce que vous faites exactement ?"

- Je me suis endormie...

- Dans mon lit...

- Oh, allez Severus, c'est pas la première fois que vous retrouvez une fille dans votre lit, se moqua Astrielle en se levant.

- Professeur Rogue pour vous s'il vous plaît.

Dumbledore sourit. Astrielle avait vite prit ses marques, et affirmé son caractère. Il retrouva l'enfant impertinente et drôle qu'elle était. Il lui expliqua à nouveau ce que Rogue avait expliqué plus tard. Il craignait pour sa sécurité avec l'arrivée de Ombrage au château. Aucuns des deux et personne de l'Ordre faisait confiance à cette femme. Pour ce soir il valait peut être mieux qu'elle reste aux cachots, mais la jeune fille ne l'entendait pas de cette oreille. C'était encore plus suspect qu'une "élève" reste à dormir dans les appartements d'un professeur.

- Le problème avança Dumbledore, c'est que tu n'apparais nulle part.

-Mais on peut changer ça, non ? Falsifier des documents ou je ne sais pas.

- Pas avec Poudlard, tout est contrôlé par la magie, répondit Rogue.

- Mais moi je peux le faire non ? Ou au moins essayer. Je sais effacer mes traces.

- Non ! Tu ne peux pas utiliser la magie. Tu serais repérée trop facilement, intervint Dumbledore sans la laisser finir. Pour ce soir, tu as sûrement raison, rejoins Hermione dans ta chambre. Il lui tendit la capte d'invisibilité d'Harry. Demain je trouverai le moyen d'intégrer à l'école.

Astrielle ramassa ses affaires et se rendit par l'escalier jusque dans le quartier des Gryffondor. Elle se retrouva dépourvu devant le tableau qui lui réclamait un mot de passe. Il lui fallut attendre quelques temps avant que, par hasard, le jeune Neville Longdubat la trouve assise à marmonner des mots.

- Bulbizarre. Fragance. Ephéméride. Jean Valjean. Dragon. Bistouquette.

- Heu, qu'est ce que tu fais là, demanda Neville.

- Oh, salut, elle marqua un temps en se levant et le regarda intensément, on se connaît non ?

- Bah non, répondit Neville, enfin je crois pas.

- Je suis Astrielle, elle tendit une main qu'il serra.

- Neville, Longdubat, se présenta t il à son tour.

Ton nom... Je le connais... Tu connais Harry Potter

Bah oui.

Et le mot de passe ? Tu le connais ce fichu mot de passe ?

Neville la dévisagea un instant. "Je dois rejoindre Hermione Granger", il la regarda à nouveau avec méfiance. Mais l'évocation d' Hermione le rassura un peu. Il se dit que si c'était une vraiment intruse, les autres la ferait sortir ou appelerait un professeur. Il chuchota quelques mots et le tableau pivota laissant apparaître la chaleureuse et vaste salle commune des Gryffondors. Elle aperçu ses amis installé sur une table et les rejoint, non sans avoir remercié le jeune homme. D'un pas léger et silencieux elle se glissa derrière Ron "Bouh !". Ron sursauta, Astrielle prenait un malin plaisir à lui faire peur depuis le début. Son agilité la rendait si discrète qu'il ne l'entendait jamais arriver. En rigolant elle s'installa sur une chaise disponible entre Harry et Hermione. Aussitôt un chat gris et tigré lui sauta sur les genoux, ronronnant aussi fort qu'une locomotive. Puis un autre tout noir se mit à lui tourner autour de ses jambes ajoutant un autre ronronnement, Pattenrond fit son arrivée également. Depuis son arrivée, le gros chat d'Hermione ne lâchait pas la jeune fille d'une semelle. Un autre chat, toujours enfermé dans sa cage laissa échapper un miaulement rauque et triste.

- Qu'est ce qu'ils ont ces stupides chat, râla Ron piqué au vif de s'être une nouvelle fois fait surprendre par la jeune fille.

- Ils ont l'air de beaucoup t'aimer Astrielle, remarqua Harry.

- Oui, dès qu'un chat m'approche il se transforme en peluche toute douce et câline.

Une première année toute impressionnée se précipita balbutiant quelques excuses et voulu récupérer son animal qui cracha de colère quand elle voulu le saisir. Surprise elle recula d'un saut, comme le garçon derrière à qui appartenait celui qui se frottait contre le mollet d'Astrielle. La jeune fille chuchota à l'oreille du félin "Va voir ta maîtresse, chenapan" et le tendit à la première année reconnaissante. Elle s'éloigna gardant son animal avec inquiétude le portant à bout de bras tout comme le garçon à qui appartenait le chat noir. Enfin Pattenrond se contenta de quitter la pièce, levant sa queue avec panache.

Ce soir là, Astrielle ne fit aucun cauchemar et se reposa d'un sommeil sans rêve. Elle se sentait en sécurité et entourée. Tout ce qu'elle avait toujours voulu.


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