Isolement.
Je dormis vraiment bien cette nuit-là, comme si avoir passé un peu de temps dans le cimetière m'avais libéré d'un poids invisible. Je ne rêvai ni de ma dispute avec Kero, ni de la manière dont Yue m'avait parlé. Je ne rêvai pas non plus que mes cartes essayaient de me tuer, ce qui était fortement bénéfique sur mon état de santé ! Je me sentais vraiment bien alors même que je n'étais pas vraiment réveillée, je somnolais tranquillement en attendant d'être suffisamment alerte pour me lever.
Mais je n'eu pas le luxe d'un réveille tranquille car un hurlement retentit quelque part dans la maison.
Je me dressais sur mon lit avec la chair de poule. Ce hurlement n'avait rien à voir avec celui qu'on pousse lorsqu'on s'écrase un orteil contre un meuble, il avait quelque chose de plus sinistre… Je n'avais jamais entendu Kaho crier, mais à cet instant, je sus que c'était elle !
Je bondis hors du lit avec la clé qui me permettait d'activer mes cartes et dévalai les escaliers.
Je découvris Kaho, collée contre le mur qui jouxtait les escaliers, les yeux écarquillés par la peur, une main tremblante posée sur sa bouche et l'autre plaquée contre le mur comme pour conserver son équilibre.
Elle ne sembla pas remarquer ma présence tant elle était focalisé par ce qui se passait dans la cuisine. De là où j'étais, je ne pouvais pas voir alors je m'avançai prudemment. D'un côté, je n'avais pas vraiment envie de voir ce qui se cachait dans la cuisine, surtout pas après avoir vu l'expression de Kaho, mais je ne pouvais plus vraiment reculer.
Je m'arrêtais une seconde, pris une grande inspiration et bondis dans la cuisine, clé en avant.
À la vision de ce qui m'attendait à l'intérieur, mon corps eu un mouvement de recul, et je tombai lourdement sur le carrelage, claquant des dents, des larmes dans les yeux.
Ce n'était pas le choc qui m'avais procuré ces sensations, je n'avais même pas mal. Mon regard était totalement obnubilé par le corps de Toya qui pendait en oscillant lentement au bout d'une corde, ses pieds à une dizaine de centimètres du sol.
-Oh mon dieu… Toya, soufflai-je.
Dans mon dos, j'entendis vaguement la voix de Kaho, paniquée, parler au téléphone. Elle devait certainement appeler les secours, mais je savais qu'il était trop tard, rien qu'à l'odeur je pouvais m'en douter…
Cette idée se répercuta partout dans mon organisme et me fit vomir le peu de nourriture qu'il me restait de la veille. De la bille remonta alors par mon œsophage, me brûlant la gorge et vomis une seconde fois.
Je tentais de m'extraire de la cuisine pour ne pas cracher des boyaux, mais mon estomac se contractait et grognait de manière effrayante. Tomber dans les pommes fut une bénédiction.
Lorsque je rouvris les yeux, je n'étais pas à l'hôpital comme je l'avais pensé de prime abord. Cela me rassura, j'avais probablement tout rêvé ! Quel horrible songe… Je tentai de déglutir, mais un goût désagréable m'envahie la bouche et ma gorge me faisait mal.
Je plaçai un bras sur mon visage et me mis à pleurer doucement, en silence. J'avais tellement voulu que ce soit un rêve…
-Sakura ?
La douce voix de Tomoyo.
Je soulevai mon bras et observait son air à la fois triste et compatissant. Elle était au courant, c'était évident. Comment l'était-elle ? Je n'en savais rien et cela m'agaçait, ce pouvait-il que la mort de mon frère ait déjà été médiatisé ? Qui était intéressé par ça à part les petits journaux locaux miteux… Cela me faisait bouillir de colère.
Un plateau avec diverses nourritures froides était posé sur ses genoux. Le contenu n'avait pas été touché et je ne doutais pas qu'il eût été pour moi.
Je la fixai d'un regard qui me semblait légèrement éteint, mais je ne pouvais trop en juger puisque je ne me voyais pas.
-Comment tu te sens ?
Je la remerciais intérieurement de ne pas avoir demandé « Ça va ? » parce que je ne pensais pas que beaucoup de personne aille bien après la mort d'un membre de leur famille. Cela dit, comment me sentais-je ?
Faible vu que j'avais recraché mon dernier repas et j'avais l'impression d'avoir un trou au milieu de mon estomac, comme si on m'avait arraché le ventre pour le recoller ensuite, mais sans les boyaux et organes principaux qui devaient normalement s'y trouver. J'étais triste, c'était un fait, mais pas comme lors de la mort de Shaolan. Non, j'étais plutôt en colère, une colère qui me brûlait et me dévorait de l'intérieur en procédant de manière lente et douloureuse.
Toya m'avait trahie autant que je l'avais trahi. Sauf que lui avait réussi…
-Depuis combien de temps je suis là, fis-je en englobant ma chambre du regard.
-Depuis deux jours, répondit patiemment Tomoyo.
Je n'en revenais pas mes oreilles… Deux jours. Et juste en dormant puisqu'on ne m'avait pas emmenée à l'hôpital.
Je me redressai un peu trop brusquement et ma tête tourna. Tomoyo s'élança pour me rattraper avant que ma tête ne heurte le rebord de mon lit et que je ne m'assomme. Elle me tendit aussi un verre d'eau dans la foulée. J'acceptai volontiers et bu à petites gorgées.
La fraicheur de l'eau se propagea dans tout mon corps et détendit mes muscles. Tomoyo resta à côté de moi au cas où je tomberais de nouveau et ne dis rien tant que je n'eu pas repris la parole.
-Alors c'est vrai ? demandai-je sans plus de précision, Tomoyo lisait toujours dans mes pensées.
-Oui, murmura-t-elle comme si parler le moins fort possible pouvait rendre la réalité plus simple à accepter.
Ça n'était pas le cas.
-Je n'avais pas pensé que… Il était tellement…
Je ne pus former une phrase correcte et partie dans un rire nerveux et hystérique incontrôlable. À mon rire se mêlèrent des larmes et je pleurais franchement. Je me sentais si faible, mais que pouvais-je faire ? Plus rien, c'était un fait…
-Ce n'est en rien de ta faute, me dit Tomoyo en essuyant une larme sur ma joue.
Je tentai de calmer mes hoquets pour répondre, mais Kaho s'en chargea à ma place.
-Ça je n'en suis pas si sûre, déclara-t-elle, les bras croisés dans une attitude accusatrice.
Elle s'était posée contre l'encadrement de la porte, je ne l'avais même pas vu entrer… Tomoyo se retourna subitement vers elle, faisant tourbillonner ses mèches de cheveux, mais garda le silence devant l'allure de la jeune veuve.
Je comprenais pourquoi elle n'osait pas parler. Kaho avait toujours été très généreuse, je n'avais jamais rien vu d'autre s'exprimer dans ses yeux que la compassion. Mais à présent, ses yeux brûlaient d'une lueur hostile et tout son visage semblait livré à un rituel carnassier qu'elle peinait à maitriser.
Ses traits ainsi déformés ne comportaient plus aucune beauté. Elle ressemblait étrangement à la gorgone à cet instant précis.
-Je ne… commençai-je, mais elle me coupa.
-Comprends pas ? Mais c'est que tu ne comprends pas grand-chose ma pauvre fille ! Je sais que tu lui as parlé ! Je ne sais pas ce qui tu lui as dit, mais c'est de ta faute !
Je me recroquevillai sur mon lit. Pourquoi m'attaquait-elle ? Pourquoi rejetait-elle la faute sur moi ?
-C'était au cimetière n'est-ce pas, reprit Kaho ? J'ai accepté beaucoup de chose pour réussir à l'avoir, j'ai pris sur moi tout ce temps. Et voilà que tu réduis tous mes efforts en miettes !
Elle criait presque, je me sentais de plus en plus mal. Ce n'était pas de ma faite si Toya était mort, non, ce n'était pas de ma faute !...
-Je vous en prie, tenta de la tempérer Tomoyo, ne vous en prenez pas à Sakura de la sorte.
Mon amie semblait tendue ce qui m'effraya un peu. D'habitude, elle réussissait à calmer les gens juste par la voix et par des paroles sensées. Mais Kaho leva un doigt vers elle.
-Toi, cracha-t-elle ! C'est toi qui l'as emmené là-bas !
Avant que Tomoyo ait pu répliquer, la veuve déplia son autre bras et fit jouer deux de mes cartes entre ses doigts. Mais elles ne portaient pas la marque du sceau de Sakura, mais celui de Kaho.
Voir les lettres de son nom sur mes cartes brisa quelque chose en moi. Mon cerveau m'incita à prendre la fuite, mais mon corps était complètement tétanisé.
-Qu'est-ce que vous faite avec ça ? tonna Tomoyo sur un ton que je lui avais rarement entendu, celui qu'elle avait acquis après la trahison de son père.
Kaho ricana comme si la question était stupide avant de s'expliquer :
-Il semblerait que notre amie Sakura ait négligé ses pauvres cartes ces derniers temps. Briser leurs seaux fut un vrai jeu d'enfant.
Kaho retira son collier où un petit prisme s'agitait au bout la chaine. En un battement de cils, le collier s'était transformé en sceptre doré que la femme tenait avec précaution. Si je n'avais pas été sûr qu'elle allait l'utiliser contre moi, je l'aurai presque trouvé élégante, comme une majorette.
Mes larmes avaient séchées et je ne me préoccupais plus que de Kaho.
-Qu'avez-vous fais à mon bâton ? fis-je en prenant conscience de l'origine de son sceptre.
-Tu l'avais oublié sur le carrelage de la cuisine, répliqua innocemment la veuve. J'en ai pris soin, ne t'inquiète pas.
Je serrai la mâchoire. Je n'étais pas sûre de vouloir savoir comment tout ça allait se terminer, mais avec Kaho qui semblait avoir perdue la tête, plusieurs scénarios catastrophes défilèrent dans mon esprit. Du fait de l'adrénaline sans doute ?
-Voilà ce que nous allons faire, commença la femme en faisant tourbillonner son sceptre entre ses doigts, vous allez me suivre bien sagement, et plus vous coopérerez, mieux ça vaudra pour vous !
Elle nous sourit, mais plutôt du sourire du prédateur qui tente de faire baisser sa garde à sa proie.
-Et si on refuse, rétorqua Tomoyo ?
-Oh ! Et bien il y a une seconde méthode !
Kaho tendit son sceptre et activa une première carte.
Des racines se mirent à nous entourer Tomoyo et moi alors que Wood faisait son œuvre pour sa nouvelle maitresse.
J'observai le spectre, il n'avait pas l'air spécialement heureux de me faire subir son sortilège, mais pas spécialement malheureux non plus… Quoi qu'il en soit, nous eûmes beau nous débattre, nous fûmes bientôt complètement ligotés.
J'essayai d'appeler à moi le pouvoir que j'avais sur les autres cartes mais ne sentis rien. Kaho avait-elle pu briser nos liens en si peu de temps ?
Si je ne pouvais pas répondre à la question, je pouvais clairement remarquer que la femme était particulièrement fière d'elle, comme si nous attraper consistait à un exploit en soit. Avec des cartes contre des personnes sans défense, les chances de l'emporter sont proches de cent pourcent.
-Tu sais Sakura, fit Kaho en triturant le bout son sceptre, c'est dommage que tu ne ressembles pas plus à Toya. Pour être tout à fait honnête, vous n'avez rien en commun : ni le physique, ni la prestance, ni le charisme. Rien ! Ce qui est vraiment regrettable pour toi. Si ça avait été le cas, j'aurai toujours pu t'enfermer dans une cage, quelque part dans cette maison, pour te garder avec moi. Au moins tu me l'aurais un peu rappelé malgré ce que tu lui as infligé.
-Qu'est-ce que vous projeter ? lançai-je, la voix plus tremblante que je l'aurai voulu.
J'essayais désespérément de gagner du temps, il fallait que je sorte Tomoyo de cette situation, mais rien ne me venait à l'esprit. De plus j'avais peur, peur de cette femme obsédée par mon frère qui tenait des propos tout à fait aberrant. Je voulais bien croire que Toya ait pu pencher pour un choix après avoir discuté avec moi, peut-être avait-il seulement admis une vérité qu'il refusait de voir depuis toutes ces années. Mais je ne l'avais pas poussé au suicide, en aucun cas !
J'étais tellement concentrée sur les réactions de Kaho que je ne me morfondis pas sur le sort de mon frère. Il fallait d'abord que je m'en sorte et ensuite je pourrais reprendre le cours de mes deuils.
-La vengeance est un plat qui se mange froid, me répondit Kaho après une courte hésitation, l'air rêveur.
Elle reposa de nouveau son attention sur moi et j'eu l'impression que ma chair fondait sous son regard.
Elle activa la deuxième carte et des bulles se formèrent sous Tomoyo et moi. Wood se hâta de nous ligoter aux bulles pour ne pas que nous roulions et nous enfuyons et les bulles se mirent à léviter.
Satisfaite, Kaho tourna les talons et nos bulles suivirent derrière elle.
Tomoyo semblait complètement terrorisée et je la comprenais. Cette histoire n'avait rien à voir avec elle…
-Tout se passera bien, Tomoyo, la rassurai-je en esquissant un sourire très peu convaincant.
-Vraiment, se moqua Kaho ?
Elle nous emmena ainsi jusqu'à la porte menant à la cave. En passant, je vis que la bibliothèque de papa avait été ravagée. Des étagères étaient renversées, tous les livres avaient été jeté au travers de la pièce, de nombreuses feuilles avaient été arraché et trônaient un peu partout, recouvrant le sol dans son intégralité.
-Non, criai-je !
-Non quoi ? répliqua Kaho avec une moue écœurée. Tu as détruit ce que j'avais de Toya, je détruis seulement ce que tu as de ton père !
-Vous êtes un monstre !
-Dixit la gamine qui a tentée de se suicider et qui a failli briser le cœur de toutes les personnes qui l'aimaient. Rassure-toi, je n'en faisais pas partie, j'aurai même été plutôt heureuse de ne pas t'avoir eu dans les pattes de nouveau !
Elle me lança un sourire radieux avant de disparaitre dans l'escalier de la cave.
J'avais les mains moites et des difficultés à déglutir. Je n'osai plus regarder Tomoyo en face, parce que je commençais à douter de ma capacité à la sortir de ce pétrin…
Normalement, le sous-sol ce composait de deux pièces : celle sur laquelle débouchait les escaliers qui était totalement encombrée de bric-à-brac et la cave en elle-même.
Je dis bien, normalement, car tout notre bazar à mon frère, mon père et moi avait été déplacé je ne sais où. Peut-être brûlé qui sait ? Je m'attendais à ce qu'elle nous enferme dans la cave, mais à la place, Kaho nous accrocha au mur de la première partie du sous-sol.
Le visage de la veuve avait quelque chose de vraiment inquiétant à la lueur blafarde de la seule lampe présente.
-Tu sais, déclara Kaho en se tournant vers Tomoyo, je n'avais pas l'intention de t'impliquer au départ. Mais tu passes trop de temps avec ma stupide belle-sœur. Je ne te comprends vraiment pas… Tu as l'argent, la réussite, tu peux côtoyer qui te chante dans la haute société, mais tu as quand même décidé de passer ton temps avec cette idiote.
-Évidemment, répliqua Tomoyo, vous n'avez aucune valeur de l'amitié ! Seule votre petite personne compte, mais Sakura est mon amie et je ne la laisserai pas tomber ! De plus, comme vous l'avez si bien souligné, j'ai beaucoup d'amis plus ou moins haut placés et ils ne tarderont pas à lancer un avis de recherche pour me retrouver. Je vous conseille de vous méfier !
Kaho partit dans un grand éclat de rire comme si Tomoyo avait sorti la meilleure blague du monde et qu'elle ne se préoccupait pas du tout de ses menaces.
-Courage, courage, chantonna-t-elle avec délectation. Mais tu oublies que je suis en possession des cartes désormais ! Peu m'importe le nombre de personnes qui frapperont à ma porte, je détiens un pouvoir sur eux !
Elle nous lança un clin d'œil et quitta la pièce.
Je tournai la tête vers Tomoyo qui écumait de rage, les dents serrées et les cheveux tombant sur la figure. Même comme ça, elle semblait emprunte d'une aura de grandeur. Sa classe naturelle en tant que créatrice ? Je m'en voulais terriblement pour ce qui était en train de se passer, et j'espérais vraiment que Kaho bluffait ! On finirait soit par ce libérer, soit par être libérer, c'était évident !
-Pardonne-moi Tomoyo, murmurai-je…
-Ne démoralise pas Sakura ! Nous allons nous en sortir ! Comme lorsque nous étions enfant. Il en est arrivé des choses, mais nous avons toujours su nous débrouiller et nous sortir du pétrin !
Kaho revint alors chargée de tout un tas d'objets qu'elle faisait majoritairement porter par Bubbles.
Elle mit tout en place à commencer par une petite table de jardin pliante. Elle y déposa une grande boite métallique et le livre de Clow.
La vue de ce livre fit monter une angoisse en moi. Je cherchais Kero des yeux, mais ne le trouvais nulle part. Pourtant il devait être sorti du livre puisqu'il n'apparaissait plus sur sa couverture. M'aurait-il laissé ainsi entre les mains de Kaho ? Je ne pensais pas… La veuve devait l'avoir enfermé quelque part ! Cela dit, il ne pouvait probablement pas non plus aller à l'encontre des désirs de son maître.
La femme sortie un long couteau de la boite et s'approcha doucement de moi. Elle voulait faire couler mon sang, ça se voyait à son expression, elle voulait me voir hurler jusqu'à la supplier.
-Je vous en prie, fis-je la voix pâteuse à cause du manque de salive, Tomoyo n'a rien à voir là-dedans, laisser la partir !
Kaho parut réfléchir un instant et haussa les épaules.
-Tu as raison, approuva-t-elle.
Elle se dirigea avec Tomoyo et lui trancha la joue jusqu'au début du cou, suivant les courbures de son corps avec minutie.
Tomoyo poussa un hurlement déchirant qui me serra le cœur, je ne voulais pas voir ça, mais j'étais obligée de regarder… Je ne pouvais pas rester indifférente à la douleur de Tomoyo.
-Mais laissez là ! hurlai-je à m'en érailler la voix. Je vous dis qu'elle n'a rien fait !
-Parce que tu crois qu'après tout ce qu'elle a vu et entendu je peux la laisser partir aussi facilement ? se moqua la veuve. Même si j'effaçais sa mémoire, elle reviendrait te chercher et ça serait toujours la même chose. Et puis, lui faire du mal t'en fera d'autant plus que si je m'amusais avec toi d'abord.
Elle sourit et je revis la lueur folle dans son regard. L'horreur envahit tout mon corps amplifiée par l'odeur du sang de Tomoyo qui lui coulait sur les doigts. Je commençais à avoir la sensation que j'allais mourir ici…
