Un jour, alors que Zabini avait dix ans et qu'il goûtait à l'aigreur de son premier chagrin d'amour, sa mère s'était assise au bord du lit dans lequel il avait trouvé refuge, et avait caressé ses cheveux d'une main douce. La lumière déclinait dehors, un rayon s'était perdu par la fenêtre pour venir embrasser d'or et d'ocre son visage défait par les larmes. Les cigales chantaient sous le ciel rougeoyant d'Amantea, le temps était doux, légèrement écrasant. Et malgré la tristesse, il ressentait la joie confuse de retrouver dans cette chaleur étouffante, le sentiment d'asphyxie qui mettait son cœur au supplice. L'été s'invitait par la fenêtre, ronronnant aux oreilles de Zabini, et dans le cœur du petit garçon, une étrange symphonie retentissait en notes languissantes : le déchirement des adieux.
Comme un coup du sort, Blaise avait vécu l'intensité douloureuse de trois adieux en cette fin d'été. L'adieu à ses vacances colorées, l'adieu à son pays ensoleillé, et l'adieu à son premier amour, Théia, qui l'avait séduit comme elle l'avait quitté : d'un battement de cil. Un doux courant d'air ramena à son visage une brise marine aux senteurs salées, et il entendit alors, à travers ses larmes, les ressacs indolents de la mer sur le sable brûlant. Il pleura de plus belle. Il allait quitter tout ça, s'expatrier en Angleterre où le ciel était aussi gris que la peau des gens, où les teintes se déclinaient en couleurs d'aquarelle, diluées à l'eau de pluie. Lui, il aimait le rouge, et le vert, l'or et le bleu de la mer. Il pleura longtemps alors que sa mère le berçait. Lorsque le soleil eut tout à fait disparu de la ligne d'horizon et qu'un ciel cousu d'étoiles étendit ses bras d'un bout à l'autre du paysage, Héméra Zabini embrassa une dernière fois son fils sur le front, se releva et se dirigea vers la porte sans un mot.
« Je suis triste », murmura Blaise du bout des lèvres, comme on se décharge d'un fardeau trop lourd à porter.
Du haut de ses dix ans, toute sa tristesse se confondait, créait en lui un océan de chagrin insurmontable dont il tenait pour seule fautive la belle Théia. Blotti dans son lit, il se demandait vaguement s'il survivrait à une telle douleur, si Théia ne l'avait pas abîmé pour de bon et s'il n'était pas condamné à vivre avec les mille kilos de plomb qui appesantissait désormais son ventre. Sa mère avait souri tendrement.
« L'amour, c'est un oiseau d'été », avait-elle simplement répondu avant de quitter la chambre.
Il ne comprit pas le sens de cette phrase, mais elle lui plut immédiatement. Il la tint près de son cœur, la répétant inlassablement, la fredonnant, la parcourant d'un bout à l'autre. Il la chérit comme une vieille amie, l'accueillit comme une merveilleuse consolation. Il aimait les sons de cette phrase, la façon dont les lèvres formait un rond quand il disait "oiseau", puis s'étendaient en sourire lorsqu'il prononçait "été". Mais plus que la résonance, il en aimait l'image : cet oiseau tout blanc qui s'évade dans le ciel qui s'embrase.
Quelques jours plus tard, alors qu'il traînait cette phrase partout avec lui, il avait demandé à sa mère ce que ça voulait dire 'l'amour, c'est un oiseau d'été'. Elle avait ri et répondu :
« L'amour, ça ne se met pas en cage, ça suit le soleil. Et quand il disparaît de l'horizon, il faut se chercher un autre soleil. »
Il avait trouvé ça tristement ironique, lui qui s'apprêtait à quitter la chaleur italienne pour rencontrer la grisaille anglaise. Dans le train d'un bleu azur qui avait sillonné l'Italie, puis la France, et ensuite dans le bateau qui avait traversé la Manche, comme pour gommer tout à fait le sourire de Théia qui encombrait son esprit, Zabini s'était répété en boucle que l'amour, c'était un oiseau d'été, et qu'il se trouverait un nouveau soleil.
Comme une prophétie, il avait découvert Calypso le jour de sa rentrée. Calypso et sa robe de flanelle rouge aux couleurs du ciel d'Amantea, Calypso et son sourire à faire migrer les oiseaux. Calypso, rayonnante comme un petit soleil, plus belle que tous les horizons d'Italie que dès lors, il délaissa sans peine.
L'amour, c'était un oiseau d'été. Mais Calypso terrassait l'hiver, faisait fuir les nuages et tous les Bora d'Italie n'y pouvaient rien. Calypso, c'était un soleil qui ne se couchait jamais, qui défiait les lois de la physique, qui s'accrochait dans le ciel de Blaise en brillant de mille lueurs merveilleuses.
Calypso, c'était l'éternel zénith.
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Le mois de février touchait à sa fin, et Zabini ne pouvait ignorer la boule de stress qui commençait à peser, au fond de son estomac. Les examens approchaient et il était loin d'être à jour. Bien sûr, c'était le genre de trucs qu'il évitait d'aborder devant Malefoy (qui s'en foutait royalement) Calypso (qui stressait et était dans une situation bien moins confortable que lui) ou même Daphné (qui le toisait toujours d'un air méprisant, comme si les examens étaient la chose la plus facile du monde et que ne pas les réussir faisait de lui un débile profond). Il feuilleta son manuel d'Astronomie quelques secondes, puis le referma avec un hochement de tête, avant de se fixer sur son manuel de Sortilèges et Enchantements qu'il enfourna dans sa sacoche avant de quitter sa chambre.
Un tintement sonore résonna entre les murs de pierre au moment où Zabini ouvrait la porte de son dortoir. Instantanément, tous les Serpentard traînant dans la Salle Commune se retournèrent, sur le qui-vive. Blaise aurait presque pu entendre les klaxons de leur alarme interne s'affoler. Le visage de Flora se confondit en un faible sourire d'excuse alors qu'elle se penchait pour ramasser le bracelet qui avait glissé de son poignet pour tinter contre le sol. La jeune fille renfila précipitamment le bijoux, recala derrière son oreille une mèche qui lui barrait la vue, et se rassit dans un coin de la pièce, le visage masqué par l'épaisse fumée de son café brûlant. Les volutes blanches formaient un rideau opaque, une frontière brumeuse derrière laquelle Flora prenait grand soin de se dérober aux regards un peu trop insistants de ses camarades. Elle semblait frêle et un peu perdue, comme un animal captif qui tourne en rond dans sa cage.
Zabini fronça les sourcils. Il ressentit quelque chose d'étrange, qu'il n'aurait pas su mettre en mots, quelque chose qui s'apparentait bizarrement à de la nostalgie. Peut-être qu'au fond, pour une raison insensée, l'ancienne Flora lui manquait.
Elle avait été Flora l'exubérante, ses yeux fauves en embuscades derrière sa frange brune ; elle avait été la croqueuse d'hommes, ses lèvres ourlées en un sourire dangereux qui promettaient draps froissés et fièvres nocturnes ; elle avait été petite fille, ses longs cils bruns papillonnants au rythme de ses soupirs qui invitaient à la consoler, à la prendre dans ses bras, à la cajoler. Elle avait été un peu toutes ces filles à la fois, comme autant de petits cailloux semés entre elle et sa sœur.
Hestia, elle, c'était les pages effleurées du bout des doigts, intimant au silence, c'était le grain de beauté, juste au-dessus de l'arcade, qui semblait toujours accentuer ses airs méprisants, c'était ses soupirs qui signifiaient inévitablement 'ne me dérangez pas, je veux être tranquille', mais surtout, surtout, c'était ce drôle d'éclat dans ses yeux dès qu'elle apercevait Daphné. Il avait longtemps cru que c'était de l'envie, de la jalousie, ou une forme d'obséquiosité étrange... et comment ne pas se laisser berner ? C'était des sentiments si typiques chez les Serpentard, que la confusion était vite arrivée.
A mieux y regarder, il avait compris quelque chose. C'était bien de l'envie, dans les yeux d'Hestia, mais pas le type d'envie qu'il avait imaginé.
C'était une fascination presque religieuse, une tendresse sibylline, un désir inavouable qui perlaient dans chacun de ses regards. Oui, pour une raison qui échappait totalement à Zabini, Hestia semblait - le mot parut étrangement improbable quand Blaise le formula mentalement - amoureuse. Amoureuse de Daphné. Bien sûr, dans le milieu Sang-Pur, ce genre de secret s'emporterait dans la tombe, et mourrait avec le dernier souffle de sa détentrice et Hestia était condamnée à traîner son secret le cœur lourd. Zabini aurait été prêt à parier que même Flora ignorait tout de son 'inavouable' secret. Elles étaient bien trop opposées l'une à l'autre pour que sa sœur puisse la comprendre.
Malgré tout ce qui avait toujours différencier les jumelles, à cet instant, elles se ressemblaient cruellement dans leur asthénie, elles exhalaient de la même grisaille pluvieuse, du même vide résonnant, comme des poupées cassées. Pansy n'avait fait qu'une bouchée des deux sœurs, les avait mâchés pour les recracher uniformes et défaites.
Zabini ne put s'empêcher de lâcher un petit soupir de compassion qui fit brusquement relever la tête à Flora. Elle croisa le regard de Blaise un instant, et il y vit une expression indéchiffrable, puis, comme si elle venait de commettre un crime hautement répréhensible, la brune réunit ses affaires en hâte, le regard baissé, et saisit son livre qu'elle cala bancalement contre son bras. Dans son empressement, le coin du manuel s'accrocha à sa manche, la relevant au passage, permettant à Zabini de distinguer un étrange filament vert courir le long de son poignet, puis elle décampa, mettant fin à ses observations.
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« Bergen, c'est ça ? »
Le petit garçon releva les yeux de ses parchemins, étonné, avant d'acquiescer lentement.
« J'ai un petit service à te demander. »
« Oui ? », bredouilla le première année en rangeant ses parchemins dans son sac d'un geste fébrile.
« T'en fais pas, rien de bien méchant », lui répondit Blaise avec un sourire rassurant. « Tu connais Pansy Parkinson ? »
Une lueur d'effroi traversa les yeux de Bergen alors qu'il acquiesçait de nouveau, les mains crispées sur son sac.
« Parfait. Elle m'a demandé de filer cette lettre à Higgs, mais j'ai pas que ça à faire, tu vois... et j'ai jamais pu l'encadrer, en plus. Du coup je me disais, que tu pourrais peut-être le faire à ma place, qu'est-ce que t'en penses ? », demanda-t-il d'un ton qui n'admettait qu'une seule réponse.
« Ah, oui, bien sûr », souffla Bergen, soulagé de ne pas avoir à croiser Parkinson.
« Il doit être dans la salle commune. Si tu ne le trouves pas, donne la lettre à Harper. Ne t'avise pas d'essayer de la lire ou de l'ouvrir », l'avertit le métis en pointant sur Bergen, un doigt menaçant. Il fit mine de réfléchir avant de hausser innocemment les épaules : « Oh, de toute façon, tu peux toujours essayer, Pansy y a placé une mesure de protection. »
« Je ne comptais pas... », commença Bergen, les yeux écarquillés de désarroi.
« Je sais », le rassura le métis. « Mais à Serpentard, on n'est jamais trop prudent. »
Il lui tendit un parchemin proprement plié, sans cachet ni aucun signe distinctif et le petit garçon s'en saisit en prenant soin de le caler dans son épais manuel de Potions. Zabini jeta un coup d'oeil à sa montre.
« C'est l'heure du repas. Va manger et règle ça après. N'oublie pas, surtout. »
Hans Bergen hocha vivement la tête tout en se demandant pourquoi, une fois de plus, c'était à lui de faire le sale boulot des septième année, mais il se garda bien de se plaindre et se releva en hâte.
« Bergen, tu sais comment ça marche, hein ? J'ai pas besoin de te faire un dessin ? »
Le petit garçon hocha vivement la tête de gauche à droite, les lèvres pincées.
« Je... Je dirai rien... »
« Si tu dis quoi que ce soit, je me servirai de ta jolie petite tête comme presse-papier », sourit innocemment Zabini.
« Bien... bien sûr », balbutia Bergen, soudain aussi blanc qu'un linge.
« C'est bon, va manger maintenant. »
Le petit Serpentard n'attendit pas une seconde de plus et décampa de la bibliothèque sans demander son reste alors que Blaise l'observait un sourire amusé aux lèvres. Est-ce que lui aussi, il avait été aussi minuscule et bredouillant que ce petit première année ?
Sûrement. Mais il avait eu la chance de tomber sur les bonnes personnes.
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Assis au fond de la salle commune, caché par un des imposants fauteuils pourpres, Blaise attendait, regardant son aiguille tourner lentement. Si tout marchait correctement, Drago était censé retenir Higgs dans le parc avec une histoire de Crabe de feu, ou un truc tordu du genre. La petite aiguille de la montre du métis atteignit son zénith, avant de se relancer pour un tour. Bergen arriverait d'une minute à l'autre, et toujours pas de trace de Harper. Un autre tour de cadran. Encore un autre. Zabini battit nerveusement du pied ; le timing devait être parfait, sinon c'était foutu.
Enfin, Harper poussa la porte de son dortoir et pénétra dans la salle commune un balai sous le bras, sans apercevoir Blaise, tassé dans son fauteuil. Il appuya son balai contre le manteau de la cheminée et Blaise ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel : il n'était pas vraiment un grand fan de Quidditch mais il était à peu près sûr qu'un morceau de bois en équilibre au dessus des flammes, c'était pas franchement une bonne idée. Le Cobra enfila un gant de cuir, serra le poing, le rouvrit, le serra de nouveau, et enfin, enfila l'autre en répétant le même cinéma, puis frappa ses mains l'une contre l'autre, l'air satisfait. Zabini se retint de pester à voix haute contre Bergen qui tardait à faire son apparition ; Harper allait partir d'une minute à l'autre et leur plan tomberait à l'eau. Il fallait faire quelque chose, et vite. Zabini soupira intérieurement et sortit sa baguette magique de sa poche.
« Repulso », murmura-t-il entre ses dents.
Le balai émit un petit tressautement avant de perdre l'équilibre et de se précipiter tout droit dans les flammes crépitantes de la cheminée. Il y eut une seconde de silence, puis, le cri de Harper fusa en même temps que les flammes jaillissaient pour engloutir l'objet de bois et de brindilles qui venait de leur être offert en sacrifice. Le Cobra lâcha une flopée de jurons avant de penser à saisir sa baguette et lancer un sort de lévitation. Un morceau de bois fripé et fumant retomba sur le sol dans un crépitement. Feu le balai ressemblait désormais plus à un cadavre fumant qu'à un bolide de course, et Zabini sourit de satisfaction.
Alors qu'Harper s'attelait à éventer son balai en jurant et en se lamentant, le tableau de la salle commune pivota enfin, pour laisser passer Bergen qui s'avança d'une démarche hésitante. Blaise se tassa un peu plus dans son fauteuil, s'assurant que le première année ne l'apercevait pas de là où il se tenait.
« Euh... Excuse-moi... », bégaya le petit garçon.
Le regard qu'Harper lui jeta le fit pâlir ostensiblement, mais il ne se dégonfla pas.
« Je cherche Higgs... Est-ce que... Est-ce que tu saurais où il est ? »
« Qu'est-ce que tu lui veux, à Higgs ? », aboya Harper en donnant un coup de pied exaspéré à la carcasse de son balai.
Le petit Serpentard recula brusquement, hésitant à décamper au plus vite, mais au grand soulagement de Zabini, il carra les épaules et contourna Harper pour lui faire face. Son visage était empreint de gravité, ses yeux clairs s'enorgueillaient visiblement de l'importance de sa mission.
« J'ai une lettre à lui remettre. »
« Je sais pas où il est, t'as compris ? Dégage. »
« Peut-être que tu pourrais lui donner, quand tu le verras ? »
« Non mais je rêve ! Je suis pas le courrier du cœur, au cas où t'aurais pas remarqué ! Qu'est-ce que j'en ai à foutre, moi, de ses lettres ? »
« C'est de la part de Pansy Parkinson », insista Bergen.
Une lueur d'intérêt et de peur traversa les yeux de Harper dont les épaules s'affaissèrent un peu. Il secoua la tête, se racla la gorge et arracha la lettre des mains du petit garçon, l'air nerveux.
« C'est bon, je m'en occupe. Dégage, maintenant. »
Bergen tourna les talons alors qu'Harper ouvrait la lettre, mais au moment où le petit garçon atteignait le tableau, la voix du Cobra résonna dans son dos.
« Tu te fous de ma gueule ? C'est quoi, ce bordel ? », s'écria-t-il en plaquant la lettre sous les yeux du garçon.
La lettre n'était qu'un long parchemin vierge, sans la moindre inscription, sans rien. Pas une annotation, pas même un trait, juste une feuille blanche qu'Harper secouait avec hargne sous les yeux écarquillés de Bergen.
« Je... je sais pas... », balbutia ce dernier.
« Ça t'amuse de faire perdre leur temps aux Septième année, c'est ça ? C'est un pari que tu t'es lancé, pour te prouver que t'avais du cran ? T'as cru que ça ferait marrer tes potes ? », siffla-t-il en se rapprochant dangereusement de Hans qui se ratatinait peu à peu. « Je crois que t'as pas bien compris à qui tu te frottes, mon grand. Ici, c'est le domaine Cobra, pas une garderie pour sales mioches qui se rêvent Gryffondor. »
Le pauvre petit Bergen avait désormais du mal à contenir ses tremblements alors qu'Harper le surplombait de son mètre quatre-vingt-dix, lui collant la lettre vide sous le nez.
« Non, non... Je te promets, je te promets... C'est pas une blague... Il y a une protection... », bredouilla le première année.
Le Cobra recula brusquement, jetant un regard suspicieux au petit garçon qui le dévisageaient avec de grands yeux brillants.
« Qu'est-ce que tu racontes ? »
« C'est... c'est Pansy... Elle a mis une protection sur sa lettre... Je sais pas, peut-être que... Y a que Higgs qui peut la lire... »
Le visage de Harper passa par une dizaine d'expressions différentes avant de se fixer sur un rictus furieux, les sourcils froncés et les joues rougies par la colère. Il était comme ça, Harper. Un rien lui faisait perdre son sang-froid, et conférait à son visage un rouge bouillonnant.
« Dégage », grinça-t-il, et cette fois-ci, le petit garçon prit ses jambes à son cou avant qu'Harper ne puisse le rappeler.
Le Cobra approcha son visage de la lettre froissée par sa main crispée, et détailla des yeux chaque grain de parchemin pendant ce qui sembla durer une éternité, avant d'attraper sa baguette et d'en pointer la lettre.
« Revelio », grogna-t-il.
Une faible lueur s'échappa de la baguette pour envelopper la lettre, mais celle-ci resta désespérément vierge. Zabini étouffa un ricanement ; Harper pouvait bien essayer autant qu'il voulait, ce qu'il tenait dans la main n'était autre qu'un parchemin vide. Même en y mettant tous les efforts du monde, il n'aurait pas réussi à faire apparaître ne serait-ce que la moindre virgule.
« Et merde ! », jura Harper avant de serrer si fort le point que le papier se déchira sous ses doigts. « Bande d'enfoirés », grinça-t-il entre ses dents.
D'un geste nerveux, il se retourna vers la cheminée et y balança la lettre qui s'embrasa dans une gerbe d'étincelles. Il donna un nouveau coup de pied à ce qu'il restait de son balai, avant de se laisser tomber sur un fauteuil, la tête entre les mains.
« Et merde... », répéta-t-il, d'une voix légèrement éraillée.
Ses yeux balayèrent la salle commune et il croisèrent ceux de Zabini qui lui offrit un petit sourire faussement compatissant. Comme s'il venait de recevoir une décharge électrique en pleine tête, le Cobra se releva subitement en envoyant valser le fauteuil sur lequel il était assis, avant de claquer la porte du dortoir.
Zabini l'observa tempêter hors de la pièce avec un sourire satisfait. L'échec et mat approchait.
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Ignorant les plaintes de ses camarades, Zabini se fraya un passage dans les gradins et se planta à côté de Drago qui lui adressa un bref hochement de tête avant de décaler son écharpe de la chaise de droite pour lui faire place nette. Blaise se laisse tomber à côté du blond et lui glissa à l'oreille :
« Opération réussie. Comment ça s'est passé de ton côté ? »
« Higgs m'a tenu la jambe pendant une heure sur les conditions de reproduction des Crabes de feu. Si j'avais pas gardé à l'esprit notre objectif, je crois que je lui aurais cassé la gueule. »
« Bravo, ça ne te ressemble pas de maîtriser tes nerfs, comme ça. Pansy n'aura peut-être pas fait que du mal, finalement. »
« Ouais, bon, on va éviter de lui jeter des fleurs, quand même », grommela Drago en reportant son attention sur le batteur de Poufsouffle qui venait d'exécuter une retournée acrobatique particulièrement périlleuse.
Un mouvement à sa droite attira l'œil de Zabini et il vit la silhouette emmitouflée d'Hestia s'installer dans les gradins, loin de sa sœur qui lui jeta un regard profondément attristé. L'attention du métis dériva sur Pansy qui avait elle aussi suivi le petit manège des sœurs Carrow en souriant sadiquement. Un rictus victorieux jeta une ombre dangereuse sur son visage et Zabini se sentit obligé de détourner le regard pour se pencher à l'oreille de Malefoy.
« Drago, il se passe un truc bizarre avec les sœurs Carrow. »
« Comment ça ? », demanda-t-il, sans toutefois détourner les yeux du match.
« Je sais pas. J'ai l'impression que... »
Une salve d'applaudissements mêlés de cris et d'encouragements éclata dans les gradins des Poufsouffle et leur compteur passa de soixante à soixante-dix dans un petit cliquetis mécanique alors que les Serdaigle avaient perdu de leur superbe : visages ennuyés, moues offusquées, bras croisés de colère. Visiblement, le fair-play ne s'enseignait pas dans les bouquins dans lesquels ils se plongeaient à longueur de journée.
« T'as l'impression que... quoi ? », reprit Drago, le regard toujours fixé sur Finch-Fletchey
« Je sais pas, je te dis. Il s'est passé un truc bizarre, hier, dans la salle commune. Flora avait la manche relevée et j'ai vu... une espèce de cercle vert autour de son poignet. »
Drago lâcha un instant le batteur du regard pour reporter son attention sur Zabini, un sourcil haussé.
« T'es en train de me prendre la tête parce que t'as vu que Flora avait un bracelet ? Oui, Blaise, les Carrow portent des bijoux, c'est pas un scoop. Mec, t'es pire que Higgs. Au moins, ses babillages à lui ont moyen d'être financièrement rentables. »
« Ah, parce que ça y est, t'envisages vraiment de te lancer dans l'élevage de Crabes, maintenant ? »
« Au point où j'en suis, il y a de grandes chances que je finisse déshérité, alors autant envisager un nouveau plan de carrière. »
« Arrête de coucher avec Granger, je t'en supplie, elle te rend con. »
« Toi tu devrais commencer avec Calypso, en espérant que te fasse l'effet inverse. »
Drago lui envoya un petit sourire froid et scruta de nouveau le terrain, les yeux encore et toujours rivés sur le même joueur. Blaise ne manqua pas de le remarquer et se fendit d'un petit ricanement moqueur.
« Qu'est-ce qui te prend ? Tu t'es entiché de Finch-Fletchey, c'est ça ? Décidément, t'as un faible pour les Nés-Moldus, toi. »
« Très drôle, Blaise, très drôle », maugréa Drago en levant les yeux au ciel.
Un joueur bleu et bronze passa en coup de vent sous leur nez, dans une bourrasque qui arracha les bonnets et défit les écharpes des élèves assis au premier rang, et se rua vers les anneaux. Il évita un cognard, et lança le souaffle à sa camarade quelques secondes avant d'entrer en collision frontale avec l'attaquant ennemi. L'autre Serdaigle slaloma entre deux Poufsouffle, vira brusquement à droite, jeta le souaffle, et lui donna un coup de pied bien placé qui l'envoya droit dans les buts. Une onde d'ovation gronda chez les bleu et bronze qui applaudirent avec vigueur la manœuvre de leur attaquante.
« Y a un truc bizarre », murmura Malefoy en ne lâchant pas des yeux le préfet Poufsouffle.
« De quoi tu parles ? », s'enquit Zabini en suivant son regard.
« De la façon dont il joue. Il laisse les attaquants adverses lui passer sous le nez, j'ai l'impression qu'il cherche un truc. »
« C'est peut-être une nouvelle technique de Quidditch, qu'est-ce j'en sais, moi ? »
« T'en sais rien, justement, c'est bien ça le problème. »
« C'est des Poufsouffles, ils sont débiles. Va pas chercher plus loin. »
« Peut-être... », marmonna le blond. « Bon, et tu voulais en venir où avec ton histoire, ô combien passionnante, sur le bracelet de Flora ? »
« Nulle part. Je trouve ça bizarre, c'est tout. Et c'était pas un bracelet. Je me suis dit que, peut-être, ça te parlerait. »
Mauvaise passe de Michael Corner à son coéquipier, et le souaffle fut intercepté par une Poufsouffle aux cheveux d'un bleu glacé qui fila droit vers les buts, sous les acclamations des supporters jaune et noir.
« Non, ça me dit rien », répondit finalement Drago après avoir laissé passer l'ovation de la foule. « Mais si, pour une raison obscure, ça t'intéresse vraiment, tu devrais demander à Hermione. Je suis sûre qu'elle doit avoir des dizaines de livres consacrés à l'étude des 'bracelets verts mystérieux dont tout le monde se fout' », railla le blond avec un sourire en coin.
« Regardez-moi ça, Drago Malefoy qui fait un compliment détourné à quelqu'un d'autre que lui-même. Merde, les temps changent... T'es devenu un vrai sentimental... »
« Je trouve ça quand même sacrément ironique que tu joues les oiseaux moqueurs quand il s'agit précisément du domaine dans lequel tu te débrouilles aussi bien qu'un Scroutt à pétard. Et oui, au cas où tu te poserais la question, Higgs m'a aussi donné une petite leçon sur les Scroutt. »
Malefoy appuya ses propos d'un regard méprisant agrémenté d'un vague haussement de sourcils avant de se focaliser de nouveau sur Finch-Fletchey.
« Ça va, ça va, t'énerve pas. C'est un sujet sensible, visiblement », abdiqua Zabini en donnant un coup d'épaule amical à Drago. « Tiens, tiens, regarde qui arrive. »
D'un discret geste du menton, Blaise indiqua la tribune des Gryffondor. Se frayant tant bien que mal un passage en enjambant les pieds de ses camarades, Weasley réussit à se faire une place aux côtés de Seamus, juste à côté de Granger, qu'il prit grand soin d'ignorer. Drago se pencha légèrement pour suivre la scène des yeux, les plissant légèrement, sous ses sourcils froncés.
« Me dis pas qu'en plus d'être devenu sentimental, tu vires jaloux, maintenant ? », se moqua Blaise sans pouvoir retenir un petit ricanement.
« Non. Je le sens vraiment pas, Weasley, ces derniers temps. »
« On a jamais pu se le blairer, de toute façon », éluda le métis d'un haussement d'épaules en se concentrant de nouveau sur le match. « Mais je t'accorde qu'il se tr... »
Il fut interrompu par une exclamation rageuse tout droit sortie de la bouche de Finch-Fletchey. Le reste passa en un éclair et pourtant Zabini eut l'impression de voir la scène se jouer au ralenti sous ses yeux. C'est le visage de Finch-Fletchey qui l'alerta, ses yeux clairs rivés vers les gradins, sa bouche pincée, ses lèvres blanches sous la pression. Sa batte tourna entre ses mains, son balai s'immobilisa. Un coup, deux coups, le bruit se répercuta dans le stade, et les cognards vrombirent d'intensité en fonçant sur les gradins rouge et or. Les yeux de Drago s'écarquillèrent, et le reflet des deux balles assassines s'imprimèrent sur ses rétines, suivant avec une impuissance horrifiée leur trajet. Les cognards s'encastrèrent dans la tribune des lions dans un fracas assourdissant, projetant une vague de débris et de poussière qui engloutit les Gryffondor, les dérobant un instant aux regards des autres maisons qui se fendirent de cris de surprise ou de frayeur, le bras rabattu sur le visage pour se protéger de la vague de poussière qui venait d'ensevelir une partie du stade.
McGonagall se dressa avec rigidité et articula quelque chose que Blaise n'entendit pas mais il vit les autres professeurs s'agiter vivement, en pointant leurs baguettes et en hurlant des ordres à Finch-Fletchey dont le visage demeurait impassible, observant avec froideur le nuage de poussière se dissiper lentement. Un craquement à sa gauche et Malefoy se leva d'un bond - repoussant d'un coup d'épaule Goyle qui s'était levé lui aussi - avant de se précipiter vers le bord de la tribune vert et argent, cramponné à la rambarde pour apercevoir les dégâts. Une légère brise bleutée - très probablement sortie de la baguette tendue de Granger - vint dissiper le nuage de débris alors que ses cheveux semblaient plus ébouriffés que jamais. Elle avait franchement l'air d'une descendante de Trelawney, à l'exception du regard ostensiblement assassin qu'elle jetait à Justin, mais celui-ci ne la voyait pas, les yeux fixés sur Weasley qui regarda par dessus son épaule gauche, puis droite, le visage blanc et la bouche entrouverte en constatant les deux trous béants encadrant sa tête, souvenirs manifeste des cognards. Fletchey releva légèrement le menton, en signe d'avertissement, et avec une lenteur calculée, il se posa sur le sol, lâcha son balai, sa batte, et jeta ses gants au sol en ignorant les interjections de McGonagall, avant de quitter le terrain sans même se retourner.
Un étrange silence s'écrasa sur les gradins, avant que McGonagall ne fasse évacuer le stade dans un brouhaha d'indignation et de murmures choqués. Sans même se retourner, Malefoy dévala les marches de la tribune et disparut du champ de vision de Zabini. Avec un sourire, le métis quitta à son tour le terrain, en devinant sans peine qui Drago était allé rejoindre.
Les choses avaient réellement changé.
« Pour le meilleur », pensa-t-il, sans s'imaginer un instant à quel point il avait tort.
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Un bruit étouffé lui parvenait de la Salle Commune. Il se redressa sur son lit et la lumière de l'aquarium qui bordait sa fenêtre le tira totalement de son sommeil. Un poisson luminescent d'un bleu azur émit un petit gazouillement qui se termina en une colonne de bulles et fureta pour se planquer dans un bosquet d'algues. Blaise s'étira en tendant l'oreille, le bruit confus s'étirait comme une lamentation murmurée. C'était peut-être ça, le chant des sirènes que certains prétendaient entendre. Mais non, ça semblait vraiment venir de la Salle Commune. De mauvaise grâce, il enfila un jean, les vieilles baskets qui traînaient au pied de son lit et tâtonna dans l'obscurité pour trouver une vieille chemise froissée qu'il enfila avec un grognement. D'un œil, il avisa le lit de Nott, tiré à quatre épingles, intact depuis des semaines, et l'idée de se retrouver nez-à-nez avec Théodore, planqué dans la Salle Commune, lui traversa brièvement l'esprit mais il chassa cette pensée d'un vague geste de la tête et s'avança discrètement en longeant le couloir qui le menait à la Salle Commune. En se rapprochant, il réalisa avec effroi que le bruit qu'il entendait n'était autre que des sanglots. Il se pencha à l'angle du couloir en priant intérieurement pour que ses prédictions concernant le retour de Nott ne se soient pas réalisées. Il avait toujours bien aimé Nott, à la façon d'un grand frère un peu tyrannique sur les bords qui s'amuse à taquiner ('torturer' ?) son cadet, mais il n'était définitivement pas prêt à gérer le pleurnichard dépressif qu'il était devenu.
En contrejour, la silhouette découpée par la lueur des lanternes, Calypso se tenait assise face aux fenêtres couvertes de buée. On aurait presque pu la croire immobile, si ce n'est qu'à chaque sanglot, ses longues boucles brunes tressautaient dans son dos, volant les éclats des bougies. Il resta bouche-bée, bras ballants, et yeux écarquillés avant de s'asséner une monumentale gifle mentale et de se précipitée à son chevet. D'un geste tendre, presque hésitant, il lui caressa l'épaule. Elle releva le visage, et des yeux rougis par les larmes dévisagèrent le métis avec stupeur. La stupeur se changea bien vite en tristesse ; ses sourcils se cambrèrent et des larmes s'amoncelèrent au bord de ses paupières comme des petits bijoux lumineux. De longues trainées noires de mascara sillonnaient son visage, de ses yeux au bas de ses joues, attachant à ses prunelles noires un air tristement maladif. Et pourtant, elle restait belle ; pâle petit soleil. Son chagrin lui conférait une beauté fragile et émouvante, et Zabini ressentait le besoin pressant de la serrer contre lui et de la rassurer.
« Calypso ? Qu'est-ce qu'il se passe ? », murmura-t-il en effleurant sa joue.
Elle le regarda longuement, ouvrit la bouche mais la referma aussitôt, plongeant sa tête dans ses mains. Son corps étaient secoué de brusques spasmes tandis qu'elle essayait de contenir ses sanglots. Elle releva de nouveau le visage, des larmes torrentielles dévalaient ses joues et venaient s'écraser sur un morceau de papier qu'elle serrait furieusement entre ses mains.
« C'est... C'est ma mère », articula-t-elle douloureusement.
Il s'assit à côté d'elle ; elle dégageait une odeur enivrante de miel, sucrée et envoûtante. Il caressa avec tendresse ses cheveux, faisant courir ses doigts entre ses boucles brunes. Seule les lampes vertes éclairaient son visage d'une pâle lueur.
« Ils... ils ont saisi la maison... Le Ministère, ils ont... Ma maison... », balbutia-t-elle en soulevant faiblement la lettre qu'elle tenait dans les mains.
« Je suis désolée », murmura Blaise.
« Tu sais, j'ai jamais connu mon père. Ma mère dit qu'il est mort en voyage mais moi je sais... je sais qu'il est mort pour le Seigneur des Ténèbres... Il ne me reste plus rien de mon père, plus rien à part mon nom et ma maison. Et maintenant... »
Elle se tut brutalement, froissant la lettre dans son poing crispé.
« Et maintenant, ils veulent m'enlever ma mère ? Elle m'a écrit, elle m'a dit qu'elle allait être jugée... jugée pour complicité... Mais nous, nous on n'a rien fait... Tu me crois, hein, tu me crois ? »
Elle releva des yeux implorants vers lui, et un sourire plein d'espoir vint faiblement raviver son visage. Il prit son visage entre ses mains et de ses pouces, il caressa doucement les joues de Calypso, effaçant au passage ses marques de mascaras. Il se pencha lentement et déposa un baiser sur son front.
« Bien sûr que je te crois, Calypso. Je te croirai toujours. »
Il sentit son corps se détendre et elle se laissa aller contre lui, déversant tout son chagrin contre son torse.
« Je suis là », lui glissa-t-il à l'oreille. « Je suis là, et je serai toujours là pour toi, Calypso. »
Elle lâcha un petit rire dénué de joie et se pressa un peu plus contre lui. Les deux bras de Blaise se déployèrent autour d'elle et l'entourèrent avec douceur.
« On trouvera une solution, je te le promets. Je serai toujours là, Calypso. Je te protégerai. »
Alors que Calypso lui rendait son étreinte en pleurant de plus belle, il sentit la puissance solennelle de ce serment gronder en lui : il était désormais investi de la mission capitale de veiller sur Calypso Rosier. Il n'était plus un mec quelconque, perdu au milieu de la foule, il n'était plus seulement Blaise Zabini, il était devenu bien plus que ça, depuis que trônait sur ses épaules, la protection de la belle Calypso.
Il la berça tendrement, lui murmurant des paroles rassurantes à l'oreille, il resta là de longues heures, et devina plus qu'il ne vit, le soleil teinter de rose le ciel de Poudlard. Lorsqu'elle s'endormit, épuisée d'avoir trop pleuré, il la souleva et la déposa dans son lit en ignorant le regard inquisiteur de Daphné que le bruit avait réveillé.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? », insista la blonde dans un murmure.
« Quoi qu'il se passe, j'en fais mon affaire », trancha abruptement Zabini en rabattant la couverture sur une Calypso profondément endormie.
Il imagina sans peine la moue agacée de Daphné mais choisit de l'ignorer en toute connaissance de cause. En refermant la porte derrière lui, il se répéta son serment avec le même plaisir absurde qu'il avait ressenti à ses dix ans, la bouche pleine de babillages sur l'amour et les oiseaux d'été. Pour la deuxième fois de sa vie, il trouva dans une phrase, un hymne solennel, une promesse étrange. Comme si soudain, les mots revêtaient un pouvoir particulier, comme s'il venait de passer un pacte secret avec le reste de la terre. Il protégerait Calypso, quoi qu'il en coûte. Et il ne reculerait devant rien.
Rien.
Hello lecteurs chéris !
Pardon, pardon, pardon pour mon retard !
Je suis vraiment en train de courir partout en ce moment (mariages, exams, maintes aller-retours France-Angleterre, etc, etc.) , et même si le chapitre était quasiment écrit, je voulais prendre le soin de le vérifier à tête reposée... Bref, je sais, je suis impardonnable... Surtout que bon, j'avoue, ce chapitre est un peu plus calme, même si c'est vraiment un chapitre important (mais je peux pas encore vous dire pourquoi, haha ! Je suis une grosse sadique. Non, en vrai, parfois j'ai trop envie de tout vous balancer parce que j'ai trop hâââte de voir votre réaction concernant certains évènements à venir. Hum, hum. Je m'arrête là avant de faire une énorme gaffe).
En tout cas, merci pour votre enthousiasme débordant ! Dès que j'ai une petite baisse de niveau, je pense toujours à vous, et je me dis "allez, ma grande, tu te remets au boulot !" donc ça, c'est à vous que je le dois. Aussi, si y a un truc que vous ne comprenez pas et/ou que vous aimeriez que j'approfondisse, n'hésitez pas à me le dire ! Parce que bon, moi, j'ai toujours le nez plongé dans l'histoire et du coup, parfois j'ai l'impression que des trucs sont hyper clairs alors qu'en fait, ben... pas du tout, c'est même carrément incompréhensibles. (c'est l'histoire de ma vie, ça !)
D'ailleurs, je voulais aussi vous dire que je sais exactement comment finira cette histoire, et ce, depuis que j'ai apposé le premier mot sur ma feuille blanche (ça fait très solennel, dit comme ça). Donc, ne vous inquiétez pas, je sais où je vais, et même si parfois, vous avez l'impression que ça part dans tous les sens, c'est (à peu près) calculé. (Vous sentez, le degré d'auto persuasion, dans ma voix ?)
Pour finir, un IMMENSE MERCI. A vous tous, mes chers chers chers lecteurs. A ceux qui me rajoutent en Favoris ou en alerte et à tous les autres. Merci de votre fidélité, de vos encouragements, de vos petits mots adorables. Merci à mes revieweuses de la première heure, qui sont toujours là, fidèles au poste, et merci aux lecteurs qui se rajoutent en cours ! Je vous salue depuis le 33ème chapitre ! N'hésitez pas à passer me faire un petit coucou virtuel !
Voilà, je me sentais d'humeur sentimentale ce soir, héhé. A très bientôt pour le prochain chapitre !
Guest : Ah, je vois qu'on a une adepte de plus de la haine-anti-Daphné ! Sache que tu n'es pas la (le ?) seul(e), on pourra bientôt former un club, héhéhé. Si elle finit ou pas à Sainte-Mangouste, ça... suspense, suspense ! Je ne peux rien te dire ! En tout cas, merci d'avoir pris le temps de laisser une petite review !
Nesta : Déjà... Mon Dieu, ton pseudo, j'adore ! Magnifique !
Hum, hum. Revenons au sujet principal...
Merci, merci, merci, pour tous ces compliments. Vraiment, c'est une douche de bonheur (matéphore très chelou au passage, mais bon). Je suis contente que tu aimes bien la psychologie des personnages, parce que je serai le genre de fille à faire douze pages sur un perso hyper secondaires dont tout le monde se fout... mais bon, pas de panique, je calme mes pulsions ! Je sais que les lecteurs ont besoin d'action, aussi, et heureusement !
Aaaah, ma petite Calypso-chérie ! Je suis contente qu'elle te plaise parce que j'ai un petit faible pour elle, moi aussi. C'est la caution douceur de cette histoire, et c'est pas de trop !
Clairement, l'histoire n'est pas encore terminée et comme tu le dis, ils sont dans un sacré pétrin ! Mais bon, il faut rester optimistes dans la vie !
Je ne te jugerai jamais pour ne pas laisser de reviews, j'ai un passe de non-reviewage assez conséquent, mais maintenant, je me soigne. Et du coup, je te remercie d'autant plus d'avoir fait l'effort de laisser un message, c'est vraiment vraiment vraiment adorable ! Encore merci et puis, j'espère te recroiser un de ces quatre !
(Ah, aussi ! je poste toutes les deux/trois semaines. Je suis un escargot sur pattes !)
