Et le regard d'argent brisa la cage de diamant…

Coucou! Et oui, voici la suite!
Bon... Pour le chapitre suivant, il va falloir attendre un petit peu, moins d'un mois, mais une semaine au moins^^ (désolée!)

Reviews:Traff Lamy: Merci^^ J'espère que la fiction te plaira, à vrai dire c'est la première idée de fiction que j'ai eu pour One Piece, et je n'avais pas encore osé l'écrire x) Mais oui, vas-y! Écris! C'est une excellente idée! (et si tu publies je veux savoir stp stp stp!)


Disclamer: Je ne possède évidemment pas OnePiece, par contre l'OC, ou du moins les personnages additionnels qui arrivent sont ma "propriété", je vous prierais de bien vouloir la respecter


Chapitre 1 : La Belle endormie

Bip, Bip… Bip, Bip…Bip, Bip…

« Température, 36 degrés Celsius. Pression sanguine à nouveau dans la moyenne : 11.6. Pouls normal, réaction et réflexes myotatiques excellents. Encéphalogramme impressionnant montrant que le sujet n'est pas dans un état végétatif, loin de là. Groupe sanguin… Indéfinissable. Motif de l'inconscience toujours inconnu. La patiente a retrouvé des signes vitaux tout à fait louables mais demeure plongés dans un sommeil impossible à briser. »

Law relisait une nouvelle fois ses observations de la journée. Il venait de travailler sur sa mystérieuse patiente deux jours de suite, ne s'accordant de répit que pour grignoter un morceau, et encore, il avait fallu que Bepo insiste lourdement, en tant que second du capitaine, pour que celui-ci se restaure un minimum.

Le brun fit glisser son regard de sa feuille d'observations à l'objet de son attention. La température de la miss était ce qui lui donnait le plus de fil à retordre : il lui avait fallu réchauffer le corps à 20 degrés dans un bain d'eau dont il avait progressivement augmenté la température, cependant, la demoiselle ne semblait pas disposée à dépasser les 35,2 degrés Celsius. Law avait ainsi dû user de poches chauffantes durant des heures pour atteindre le 36ème degré, et depuis, impossible d'atteindre le 37ème !

Sachi était également passé le déranger à l'infirmerie, mais au final il avait bien fait. Le chirurgien frissonnait encore au souvenir de ce que lui avait révélé son ami et subordonné :

« Capitaine ?
_ Plus tard, je suis occupé, avait-il grogné.
_ Je le vois bie- avait alors tenté le matelot.
_ Je suis oc-cu-pé Sachi ! Râla Law, irrité.
_ LAW ! Hurla alors le subordonné après avoir envoyé un poing rageur dans le mur métallique le plus proche.

Surpris, le susnommé avait tourné la tête vers celui qui l'avait ainsi appelé par son prénom avec autant de force, et il vit alors l'inquiétude, plus que visible, dans ses yeux.

_ Quoi ? Qu'y a-t-il ?
_ Je me vois enfin accorder ton attention ? Demanda le pirate en fermant précautionneusement la porte de la pièce.
_ Oui.
_ Bien. Ta patiente fait beaucoup jaser, il va falloir faire attention.
_ Normal, il y a de quoi être étonné, admit le capitaine.
_ Non Law, c'est moins agréable que ça… Rétorqua Sachi l'air sombre et une lueur dégoutée dans ses yeux plus que noirs d'inquiétude.
_ Que veux-tu dire ? Interrogea Law, inquiet.
_ Certains la voit comme… Une belle au bois dormant, et ainsi, une source de… soulagement, très pratique.
_ Tu n'es pas sérieux j'espère, gronda l'homme aux cheveux de jais.
_ Je ne serais pas venu te voir et n'aurais pas autant élevé la voix si cela avait été faux Law, fit sombrement Sachi. »

A ces mots, le capitaine des Hearts s'effondra sur sa chaise. Certes la miss inconsciente était une perle de beauté, mais jamais il n'aurait songé à une telle horreur. Il avait beau être un pirate, il n'en était pas un de ce genre, non, loin de là…

« Donc… Je vais devoir la surveiller, les surveiller, tous ?
_ Je ne sais pas, ils ont changé de sujet à mon approche dans le couloir.
_ Qui sont-ils ? S'enquit le brun.
_ Je ne les ai pas vus, et je n'ai pas eu le temps de reconnaître leur voix…
_ Combien sont-ils ? Insista-t-il.
_ Quatre je pense.
_ D'accord… Je veillerai sur la miss, ouvre l'œil s'il te plait.
_ Evidemment ! Acquiesça le subordonné. Capitaine ? Reprit-il après un silence.
_ Hum ?
_ De quand date ton dernier repas ? Et puis, t'es-tu reposé un peu ?
_ Quelle heure est-il ? Réalisa soudainement Law ?
_ Il est exactement 19 heures et 13 minutes.
_ Oh. Ce n'est pas sérieux, tu as raison : 12 heures sans manger… grommela le chirurgien.
_ Et combien sans dormir ? Insista son ami, le regard lourd de reproches.
_ … 46 heures.
_ Law…
_ Je sais, je sais, le coupa-t-il.
_ Allez viens s'il te plait. »

Le médecin répondit avec un grognement résigné et posa les notes qu'il remplissait depuis des heures. Le duo alla vers la salle commune pour manger un peu, puis Bepo emmena son supérieur dans ses quartiers, ce dernier s'était assoupi juste après avoir achevé son repas.
Nul ne vit les sourires carnassiers du quatuor posté au fond de la salle…

A son réveil, Law se rua, chancelant, vers l'infirmerie. Un mauvais pressentiment le taraudait, et une boule au ventre bien installée l'avait tiré des bras de Morphée, au bout de trois malheureuses heures de sommeil. En arrivant, il dépassa un groupe de quatre hommes qui semblaient se diriger dans la même direction, néanmoins, l'esprit embrumé par le sommeil et la fatigue du chirurgien ne l'aidèrent pas : il n'y prêta pas attention. Ce n'est qu'une fois aux côtés de la demoiselle, saine et sauve, qu'il sut qu'il était incapable de veiller sur elle ainsi. Les bruits de pas s'approchant de la salle où il se trouvait, et réalisant que le seul être censé être éveillé à une telle heure était le matelot de garde, Law comprit que le groupe de pirate mal intentionné arrivait.
Prenant sa patiente dans ses bras, il décida de l'emmener là où nul ne l'embêterait :
« Room, Shambles ! »

Il allongea la miss dans son propre lit et s'étira en silence, attendant que la boule qui lui bloquait l'estomac finisse de disparaître. Soudain, il s'arrêta brusquement en entendant un soupir de contentement venant de son lit : La patiente inconsciente venait de se rouler en boule en enserrant l'épaisse couverture entre ses bras, frottant son visage illuminé d'un sourire tendre contre le tissu.

Choisissant de garder son pantalon sans pour autant conserver son pull, Law prit place près de la demoiselle, à laquelle il peina à soustraire le moindre pan de couverture.
N'y tenant plus, il tenta une demande orale :

« Hey Miss, c'est Ma couverture normalement, tu veux bien m'en laisser un bout raisonnable ? »

Quelques secondes passèrent, et la jeune femme bougea, se mettant encore plus en boule après avoir lâché la dite couverture. Surpris, le capitaine souffla un « merci ». Puis, il disposa le tissu sur eux deux, se rappelant que la température de sa magnifique protégée avait tendance à diminuer pour un rien.
Voyant que la jeune Marine était toujours recroquevillée sur elle-même, il retenta de lui parler :

« Tu devrais t'allonger mieux que ça miss… Il y a un oreiller au-dessus de ta tête. »

Là encore, quelques instants passèrent et le corps endormi s'allongea normalement, posant sa tête sur l'oreiller indiqué. Cependant, la jeune femme se mit également à tirer légèrement sur l'habit rêche et vert de patient dont le Chirurgien de la Mort l'avait affublée pour masquer sa nudité. Comprenant rapidement, le médecin se releva et prit dans son armoire une de ses boxers et un tee-shirt avant de tenter de changer la demoiselle. A sa grande surprise, elle n'eut pas la réaction escomptée du tout : Elle s'écarta du brun et se remit en boule, les muscles tendus et les membres tremblants dès que l'homme effleura sa cuisse en voulant atteindre le tissu.
Devinant alors une réaction de défense face à une agression, il s'éloigna de la mystérieuse et délicieuse jeune femme puis l'appela :

« Miss, je veux juste te mettre des vêtements plus confortables que ce que tu portes en ce moment, calme-toi… Je ne vais pas te faire de mal. »

Comme les fois précédentes, la demoiselle se calma après quelques secondes et se détendit. Doucement et non sans la prévenir, le brun revint près d'elle. Il entreprit de la changer, et pour chaque geste qu'il s'apprêtait à effectuer, il en informait la douce beauté endormie. A chaque fois, cette dernière se laissait faire. Finalement, le pirate parvint à habiller convenablement sa patiente aux cheveux blancs, et put enfin se rallonger près d'elle.

L'étonnement du chirurgien ne put que croitre lorsqu'il essaya de prendre la température de la miss, puisque celle-ci frissonna. Elle s'était bel et bien refroidie. Cependant, ce qui surprit le capitaine fut qu'elle vint rapidement se blottir contre la source de chaleur la plus proche, c'est-à-dire Law.

En effet, sa peau était d'une douceur impressionnante et plus qu'agréable. Ses cheveux neige caressaient la peau bronzée du capitaine, d'ailleurs, la sensation que cela lui procurait était des plus délicieuses. Cela, en harmonie avec la respiration lente et profonde ainsi que les battements du cœur de la miss, bercèrent le pirate tant et si bien qu'il sombra dans un doux sommeil à peine eut-il soufflé la bougie qui éclairait la pièce.

Deux coups sur la porte et des excuses redondantes firent sortir des brumes du sommeil le capitaine des Hearts :

« Capitaine, êtes-vous réveillé ? Demanda la voix derrière la porte.
_ Hmpf ! Oui Bepo, maintenant oui…
_ Je vous ai réveillé capitaine ? Désolé !
_ Ce n'est rien, qu'y a-t-il ? Demanda le capitaine en espérant pouvoir se rendormir sous peu.
_ La patiente a disparu capitaine, l'informa l'ours.

Law remarqua donc enfin la panique de son second. Panique… Se diffusant alors à une vitesse folle en lui. Comme brulé par le contact du drap, il tenta de se lever mais un poids sur son torse l'en empêcha, lui faisant baisser les yeux sur la chaude masse blanche qui se trouvait en partie sur lui : Elle.

_ Bepo ? Appela Law.
_ Capitaine ! Il faut m'aider à la trouver ! Sachi est dans tous ses états aussi !
_ Bepo, je l'ai trouvée, annonça alors le brun.
_ Hein ?! Firent les voix de Penguin, Sachi et Bepo à l'unisson, achevant de réveiller leur capitaine.

Le trio ne put s'empêcher d'ouvrir la porte des quartiers de leur amis et supérieur, découvrant ce dernier encore au lit, accompagné de la merveilleuse demoiselle, toujours endormie.

_ Vous voyez, elle est avec moi.
_ Law… Gronda Sachi avec rage.
_ Je t'arrête tout de suite, il ne s'est strictement rien passé, le coupa immédiatement le susnommé en sentant l'inquiétude de son ami.
_ Mais alors, pourquoi ? Et puis, comment ? Questionna le pirate, rassuré par les propos de son capitaine.
_ J'ai compris que la laisser à l'infirmerie pendant mes heures d'absence était une mauvaise idée, je suis allé la chercher, devançant quatre matelots…
_ Eux… Grincèrent Penguin et Sachi en même temps.
_ Sans doute.
_ Mais… Capitaine, si sa blouse de patiente est par terre… Elle porte quoi votre jolie protégée ? Sourcilla Penguin.
_ Mes vêtements. Je n'allais pas dormir avec cette miss entièrement nue… Expliqua le médecin.
_ C'est sûr que l'avoir dans votre lit et nue ne vous aurait pas aidé à trouver le sommeil, et que vous auriez été très tenté, mais pourquoi pas la blouse ?
_ Elle la gênait ? Demanda Bepo.
_ Elle l'a dit ? Renchérit Penguin.
_ Non, elle a bougé.
_ « Bougé » ?
_ Oui, elle tirait sur sa blouse.
_ C'est mieux que rien… Admit Sachi.
_ De loin, confirma le chirurgien. »

Les amis du capitaine l'informèrent ensuite qu'une île était également en vue et qu'il avait dormi environ 12 heures, ce qui ne surprit nulle âme dans la pièce.
Law retourna à l'infirmerie et réinjecta une dose de nutriments à sa magnifique protégée, puis, la prenant dans ses bras, il se dirigea vers la salle commune dans le but de se restaurer avec son équipage. A son arrivée dans la pièce, toutes les conversations se stoppèrent et les regards l'accrochèrent immédiatement.
« Bonjour » dit-il simplement en allant déposer la demoiselle entre les pattes de Bepo avant de s'asseoir. Sachi et Penguin s'amusaient et riaient de l'air surpris de l'ours polaire lorsque le merveilleux visage de la jeune femme s'illumina d'un sourire une fois contre la fourrure duveteuse et immaculée. Peu de temps après cela, les discussions reprirent leur cours, bien que plus basses.

Soudain, la plainte d'une chaise brisée retentit dans la salle commune, rendant à nouveau les hommes silencieux. Quatre masses se mouvèrent alors, partant du fond de la pièce pour s'approcher de Law et de ses compères qui jusqu'à présent s'amusait tranquillement.

« Elle était où cette nuit ? Demanda le leader du groupe levé.
_ Avec moi, répondit le chirurgien sans le cacher, devinant sans mal de qui il parlait ainsi que ce qu'il lui voulait.
_ Et elle est bonne ? Continua l'homme en esquissant un geste vers l'objet de son intérêt.
_ Ne te méprends pas, Lilian, j'ai juste veillé à sa température corporelle, il ne s'est strictement rien passé, rétorqua froidement le capitaine tandis que Sachi et Penguin s'était placés entre la miss et le dénommé, et que Bepo la serrait d'avantage contre lui.
_ Pff ! Même pas les couilles de dire que vous la voulez pour vous tout seul ! Lâche.
_ Ton comportement est complètement irrespectueux, je suis ton capitaine et je ne tolère pas les viols et autres abus sexuels ! Gronda Law en se levant, les yeux lançant des éclairs.
_ C'est un trou à combler qui ne saura jamais à quoi elle a servi, on est quatre à avoir la trique depuis qu'on l'a vue sur le pont, alors capitaine ou non…
_ Elle n'est pas- commença le médecin.
_ Retire immédiatement ce que tu viens de dire, menaça sombrement Bepo, coupant son capitaine dans un grondement bestial. Retire le, tout. De. Suite. Répéta le Mink, enserrant la demoiselle dans ses puissantes pattes, son aura animale et dangereuse appuyant le ton assuré et colérique qu'il venait d'employer, contrastant avec sa gentillesse habituelle.

A ces mots, l'un des quatre hommes recula d'un pas, suppliant son capitaine des yeux d'arrêter le leader du quatuor. Il sentait que les choses allaient trop loin. Il était extrêmement rare que le second de l'équipage fasse autant ressortir son côté animal et se dresse contre quelqu'un, mais cela n'augurait jamais rien de bon.

_ Donne-la moi au lieu de grogner, sous espèce ! Ordonna Lilian, tremblant, en sortant un pistolet pour le pointer sur son capitaine.
_ Non. Lilian, tu as dépassé les bornes, tu-

Law fut à nouveau coupé, mais cette fois-ci par la détonation de l'arme qui était pointée sur lui, ainsi que par la douleur fulgurante qui apparut instantanément dans son flan.

_ AH ?! Uh… ! Enflure ! Tu vas-

Une nouvelle détonation retentit dans la pièce. Mince, le brun avait laissé son Nodachi dans la chambre ! Qu'avait-il pour se défendre ?
Le sang s'échappant de son ventre et désormais de son épaule salissait son tee-shirt, répandant une désagréable sensation de froide et d'humidité sur son passage, Trafalgar sentait déjà l'engourdissement se saisir de son corps, en plus de la douleur croissante.
Là ! Un couteau ! Remarqua-t-il.

_ Room ! Fit-il en se saisissant de l'arme blanche avant d'être dépassé par une crinière asphalte.

Surpris, il arrêta son geste et ne put qu'être témoin de la scène qui survint alors devant lui.

_ Il semble qu'en dépit de votre engagement envers lui, vous ayez blessé votre capitaine, et ce, volontairement. Quel manque d'honneur… Commença une voix féminine avant qu'un craquement sinistre ne retentisse, appartenant à un bras tout juste brisé.
_ Ahh ! Hurla Lilian.
_ … Et bien que j'en ignore encore la raison, je ne peux vous laisser faire comme bon vous semble...

Un avant-bras brisé. Un hurlement de désespoir. Un frisson parcourant la pièce.

Le pirate ne parvenait pas à se défendre, son agresseur était bien trop rapide, comment était-ce possible, elle dormait il n'y avait pas plus de quelques minutes!

_ Ah Ahhhhh !
_ … Car il m'apparait clairement que Trafalgar m'a grandement aidée, continua la jeune femme, d'une voix douce et cristalline alors qu'elle démettait, sans sourciller, les deux épaules du leader du petit groupe, sous les yeux écarquillés de tous.
_ Sale petite… ! LAW ! On aurait pu la ravir avant son réveil, enfoiré ! Pourquoi l'avoir protégé de nous ?! Hurla l'homme le plus proche du subordonné blessé et désormais inconscient.
_ Oh… C'était donc ça, comprit la demoiselle en se retournant vers le second mutin. Qui le souhaitait ? Vous quatre ? Demanda-t-elle en désignant du regard les quatre hommes qui s'étaient opposés à leur capitaine.
_ Oh, t'inquiète pas ma belle, ça ne restera pas qu'un souhai- ARRRG !
_ Cela le demeurera, répliqua la miss en brisant la clavicule gauche, trois des côtes ainsi que la mâchoire inférieure de celui qui venait de parler, faisant résonner de sinistres craquements avec aisance. D'autres volontaires ? Proposa la marine d'une voix neutre.
_ Rhhhaaa ! Hurla la troisième brute en se ruant sur elle.
_ Visiblement oui… Soupira-t-elle en faisant se rencontrer violement le front du forcené avec le sol. Et toi ? S'enquit-t-elle en s'adressant au dernier mutin.
_ Je… Je vais me contenter de me faire renvoyer de l'équipage. Lever la main sur le capitaine c'est trop pour moi, même si z'êtes foutrement bandante mamzelle !
_ Hum. Je laisse le maître à bord en décider, je pense que j'en ai assez fait comme ça, dit-elle simplement.
_ Merci, intervint le désigné. Je prends le relais, miss. Sachi, Penguin, mettez moi ce fumier sur la table d'expérimentation, solidement attaché et sans calmants. Les gars, les deux autres dans la chambre froide, pieds et poings liés. Et le dernier… Toi, Jockan… Trafalgar se souvint du regard suppliant au début de la confrontation, et comprit que l'homme ne faisait que suivre Lilian. Toi, je te laisse remballer tes affaires, mais que je ne revois pas, ne serait-ce qu'une seule fois, d'ici notre prochain débarquement sur une île habitée, trancha-t-il.
_ Oui capitaine ! Acquiescèrent les membres de l'équipage avant de se mettre en action.
_ Capitaine, vous deviez aller vous soigner, souffla discrètement Bepo à l'intention de ce dernier avant de s'excuser.
_ Tu as raison, accepta le chirurgien, veille sur la miss, ajouta-t-il.
_ Trafalgar, puis-je vous accompagner ? Demanda la susnommée en s'approchant de lui.
_ Et pourquoi donc ? S'étonna l'homme en s'appuyant discrètement sur sa chaise tout en serrant les dents, la douleur devenant éreintante.
_ Il sera plus aisé de vous soigner et vous pourrez garder l'œil sur moi, offrit la demoiselle sans rater la perte d'équilibre légère du chirurgien.
_ Tu t'y connais en soin miss ?
_ Plus que je n'y parais, affirma-t-elle.
_ Dans ce cas suis moi… »