Hello! Et oui, me revoilà après une longue absence sur cette fiction, vous m'en voyez désolée^^

Je n'ai jamais retrouvé le chapitre et demi écrit sur papier, je ne m'en remets pas vraiment, du coup j'écris de mémoire... xD

Alors, je vais commencer par répondre aux reviews, déjà nombreuses en ce début de fictions, ça me fait hyper plaisir, merci à tous!

Lise De Lune:
Ahah merci beaucoup :) Oui, j'essaie de varier les comportements de l'équipage de Law. Ici je pars du fait que si il vous sa vie à la chute de l'autre emplumé rose, et qu'il ne pensait pas voir à nouveau son équipage, alors sa composition l'indiffère, tant qu'il n'est pas trop gênant pour ses objectifs.
Voilà la suite, tardive, mais la voilà^^

Else1991
Merci, la voici!

kaena33830
Merci, pourvu que tu apprécies autant la suite :)

Toshiro-Hitsugaya222
Merci! :D
Je tiens toujours à ce qu'on puisse visualiser un minimum mes personnages à vrai dire, tu me rassures en disant que la description est raisonnable :)
Non, tu n'es pas la seule, je trouve que cela oblige le personnage à réagir, à faire des choix ou à montrer quelque chose de plus personnel, ou intime...
Et oui, j'aime beaucoup intriguer les gens, et ce personnage est un de ceux que j'ai créé le plus vite en étant des plus complexes... Sa puissance peut étonner, mais plus tard elle sera justifiée, promis :)
Encore merci :)

Les-Fictions-De-Niils:
Merci!
Deux mois pour poster un chapitre, j'ai honte...
Ahah, la Mary Sue, alors, au début ça va avoir l'air très très Mary Sue, là, je ne peux le nier, mais le personnage justifie plus tard sa force ;) (non, je ne spoil pas!)
Merci beaucoup :D

On termine par la meilleure, évidemment:

TRAFF LAMY:
COUCOU TOI! :D
Merci!
Ahah... Arrête je rougis là xD
Je n'aime pas les fic avec des nénettes qui n'ont que des mots et tremblent devant la moindre goutte de sang, même si une version extrémiste pourrait être très drôle à écrire xD
Dernier point: Comme précisé plus haut: j'essaie de varier les comportements de l'équipage de Law. Ici je pars du fait que si il vous sa vie à la chute de l'autre emplumé rose, et qu'il ne pensait pas voir à nouveau son équipage, alors sa composition l'indiffère, tant qu'il n'est pas trop gênant pour ses objectifs.
Néanmoins, je reste persuadée que l'équipage est une bande de joyeux gamins complétement admiratifs envers leur capitaine, c'est juste que là je fais connaître à Law les frasques d'un mauvais choix, ou plutôt, 3 mauvais choix et un choix douteux x)
Quoi que tu fasse si tu as un compte, un blog, quoi que ce soit, trouve un moyen de me passer le lien, Hanako et moi serions ravie de te lire ^^
(ça a été le brevet?)

Merci encore 3

Sur ce, la suite!

Chapitre 2 : Mystères

Law se réveilla, faible et le corps engourdi. Aveuglé tout d'abord, il s'habitua à la luminosité peu à peu. Sa vision se fit ensuite plus net et il reconnut l'infirmerie. Stupéfait, il chercha la raison qui l'avait amené à faire une sieste sur un lit de patient et non dans son lit moelleux avant de se souvenir des évènements de ses derniers jours.

La jeune femme… Les quatre mutins pervers… Lilian… Les tirs… Les tirs ?! Oui, il avait été touché ! Qui l'avait soigné ? Où était la fille ? Une minute… Quand avait-il pu perdre conscience ? Paniqué, le pirate tenta de se relever brusquement mais un éclair blanc de douceur et incroyablement fort le maintint allongé. Le brun stoppa tout mouvement en reconnaissant la personne qui le surplombait, et les deux prunelles océaniques qui le toisaient avec une certaine forme de tendresse : Elle.

« Vous ne devriez pas martyriser vos pauvres muscles ainsi Trafalgar, cela ruinerai mon travail et votre santé, sans parler de la souffrance que cela engendrerait. »

Pas le moindre ordre, pas d'animosité, pas la moindre trace de danger, mais une fermeté ô combien impressionnante. Le capitaine de tenta même pas de lutter.

« Bien » fit-elle en retournant aux côtés de son patient, sans disparaître du champ de vision de ce dernier, à son plus grand soulagement. Néanmoins, un détail le dérangeait : Il ne se souvenait pas de quand il avait perdu connaissance, et surtout, la magnifique et dangereuse jeune femme semblait seule avec lui, en état de faiblesse et sans la moindre supervision d'un quelconque membre de son équipage. Ce n'était pas normal.
Discrètement, il chercha autour de lui de quoi se défendre, un scalpel ou une seringue pleine d'anesthésiant, mais tout ce qui rencontrait son regard était inoffensif, comme par exemple son second qui dormait dans un coin de la pièce, l'air apaisé.

Une minute.

Son second ?! Bepo !
Mais pourquoi dormait-il donc ? Alors que son capitaine était blessé et en compagnie d'une ennemie !

La blanche suivit des yeux le regard de Trafalgar et émit un petit soupir amusé. Surpris, ce dernier reporta son attention sur la mystérieuse miss.

« Il est gentil, ne lui en voulez pas.
_ Vous l'avez drogué ?
_ En aucun cas, en revanche nous avons discuté pendant que je vous recousais.
_ Discuté de quoi ?
_ Pour commencer, de l'attitude et l'ancienneté des quatre matelots qui ont tenté une mutinerie, puis du fait que votre dossier médical n'est pas avec ceux de vos subordonnés.

A ces mots, la miss passa ses doigts fins sur une pochette usée et cornée que Law ne connaissait que trop bien. L'inquiétude s'empara du brun.

_ Comment l'avez-vous trouvé ? Il était sous clé dans le tiroir-
_ Caché sur l'étagère des médicaments, je sais.
_ Comment ?
_ Bepo m'a dit qu'il n'avait jamais vu votre dossier, et je lui ai donc demandé de regarder ailleurs pendant que je cherchais, je dois avouer que la cachette est intelligente, mais… Je sais enquêter Trafalgar, et quand je cherche quelque chose, je le trouve, expliqua-t-elle avec une assurance qui trahissait son expérience.

_ Je n'étais pas sûre des anesthésiants utilisables sur vous, et j'ai bien fait de vérifier à vrai dire, votre saturnisme vous rend intolérant à l'anesthésiant que j'utilise habituellement, heureusement que vous supportez la morphine. »

Elle connait mon secret, se dit alors Law, devenu malgré lui bien pâle. C'est une marine qui connait mon secret, ils vont l'apprendre… Elle a lu mon dossier, elle a lu ma santé, elle a tout lu sur mon corps… Mais comment cela a-t-il pu arriver ?!

Le masque immuable et froid du Chirurgien de la Mort s'était brisé, ses yeux étaient écarquillés de par la réalisation de tout ce qu'impliquait la lecture de son dossier médicale par l'ennemi. De sa bouche entrouverte ne sortait pas un son, ni même un souffle. La panique coulait désormais dans toutes ses veines, un tremblement discret infiltra son corps fragilisé.
Tout à coup, il décida d'agir et tel un animal sauvage, il se releva et sauta du lit où on l'avait couché. Quelque peu maladroitement, il parvint à se réceptionner sur les deux pieds et se rua vers la jeune marine sans même relever la tête. Il se rendit compte très rapidement qu'il allait heurter le meuble blanc auquel s'était appuyé plus tôt la miss, et qu'elle n'était plus là où il l'espérait :

Elle avait disparu de son champ de vision.

Soudain, il trébucha. Entamant une chute qui se promettait douloureuse. Tout alla au ralenti, le sol s'approchant inexorablement de son visage crispé, son hoquet de stupeur, sa surprise et ses bras qui ne seraient pas à temps entre lui et le sol.
Puis, une autre paire de bras, une forme de douceur et de maintien inébranlable, suivit de la fermeté de la douceur moins agréable du matelas sur lequel il venait d'être rallongé.

Elle était de nouveau devant lui.

Cependant, un air contrarié et boudeur déformait ses traits si harmonieux. Pourtant, derrière son air momentané se trouvait son véritable visage, rassurant, qui montrait au pirate qu'elle ne lui en voulait pas tant que ça.

« Je n'aime pas qu'on essaie de gâcher mon travail, Trafalgar. Tenter de se lever était stupide, complètement stupide et presque autodestructeur, vous êtes blessé, combien de fois vais-je devoir vous le rappeler ? Pourquoi avoir tenté de fuir ou de me foncer dessus ? Ce n'est pas parce que j'ai découvert quelques détails sur vous que je vais vous menacer avec, ou en informer mon supérieur, abruti. Vous m'avez sauvé la vie, pourquoi mettrai-je la vôtre en danger ?

Le brun ne répondit pas, les mots de la blanche lui parvenaient si lentement, mais avec une telle puissance, une telle résolution, comme une promesse. Il ne comprenait pas. Il ne pouvait exister une telle franchise et une telle… Oh, bref, nul ne pouvait être à ce point réglo' ! Ah… Peut-être Bepo, en fait…

Pourquoi ? Je ne comprends pas… Je ne comprends pas.

_ Je ne comprends pas.
_ Que ne comprenez-vous pas ?
_ J'ai parlé à voix haute ?
_ Evidemment.
_ Je ne comprends pas pourquoi vous ne me dénoncez pas, il ne devait y avoir aucun survivant de Flevance.
_ Ai-je l'air aussi stupide que les médecins de l'époque qui étaient persuadés qu'on pouvait se contaminer eux-nous ? Me croyez-vous aussi corrompue que Doflamingo ou Teach ?
_ Non, autant qu'un Marine, répondit Law d'une voix tranchante et pleine de ressentiment. »

Il n'avait pas répondu de manière consciente. Il avait perdu le contrôle de ses mots, de ses réactions ? Elle le chamboulait, elle chamboulait tout, de par sa simple présence. Elle passait outre les barrières longuement consolidées que s'était bâties le brun, et remuait des choses qui depuis bien des années avaient cessé de se mouvoir, remontant des profondeurs de l'esprit de Law des choses et d'autres : Les mémoires d'un passé douloureux avaient refait surface sans prévenir, Flevance, Doflamingo, la Marine trucidant les quelques survivant ou personnes encore non-atteinte par la maladie… Tout était ressorti d'un coup, rendant l'homme amer et plus glacial qu'un iceberg. Dérouté et haineux comme il l'avait été autrefois, il ne réalisa que trop tard l'accusation grave qu'il venait de formuler alors qu'il était en position de faiblesse.

Sans prévenir, une secousse venait d'ébranler le sous-marin dans son intégralité, réveillant le Chirurgien de la Mort de sa torpeur et le sortant d'une bulle de souvenirs et de souffrance. Une alarme se mit à hurler dans les couloirs, indiquant qu'un problème grave était survenu, achevant de ramener Trafalgar à la réalité et de comprendre à quel point il pouvait avoir blessé la jeune femme à la chevelure immaculée qui le faisait face, les yeux froids et peinés.

Quand l'alarme atteignit les oreilles de cette dernière, elle écarquilla les yeux, et se recula, perdue, inquiète.

« Je… Oh non ! Fut tout ce qu'elle eut le temps de dire avant que les hurlements de Penguin ne résonnent dans l'infirmerie.
_ Il faut réveiller le capitaine ! On a une voie d'eau intenable ! Ah ! Captain, vous êtes réveillé, s'il vous plait, on doit remonter à la surface, on va tous mourir noyés sinon ! S'exclama le subordonné.
_ On a heurté quelque chose ? Demanda alors Bepo, bien réveillé et près à agir.
_ On a rien au radar, et on n'a pas le temps de penser à ça, on doit remonter, on a besoin d'aide, la salle des machines va bientôt être condamnée si ça continue !
_ A quelle vitesse l'eau s'infiltre-t-elle ? Intervint le brun en se mettant en appui sur ses coudes.
_ A envir-
_ Penguin ! S'égosilla Sachi en arrivant, trempé, devant l'infirmerie. La salle des machines est confinée, j'ai eu le temps de pousser les moteurs un peu pour la remontée, mais on ne peut plus y retourner et ils ne tiendront pas longtemps dans l'eau ! Capitaine, que fait-on ?
_ Capitaine ! Vite !
_ Doucement, il est déjà sonné, gronda Bepo.

De son côté, la marine regardait le dit capitaine, perdu dans ses songes, visiblement pas encore remis des derniers évènements et encore moins de la situation actuelle. Comme pour l'aider, elle prit le chapeau tacheté de ce dernier et l'en coiffa.
Tout à coup, comme si un déclic s'était produit, il s'anima.

_ Sachi, tu surveille les jauges de pression de la salle des machines ainsi que celle des moteurs.
_ Ok !
_ Penguin, peut-on envoyer l'eau dans nos canalisations de sorte à réduire la pression ?
_ Il y en a trop, non ! Rétorqua le concerné.
_ Peut-on boucher cette foutue brèche ?
_ La pression et la faille sont trop grande captain, c'est impossible ! Continua Penguin.
_ 'chier ! Jura le brun.
_ On peut, intervins la blanche. On le doit, sinon on coule. Bepo, occupe-toi de lui, fit-elle en désignant Law. Penguin c'est ça ? Emmène-moi à cette salle, on va faire tenir les moteurs jusqu'à ce qu'on crève la surface de cette mer. »

Sous les yeux ébahis du Chirurgien de la Mort, ses trois subordonnés hochèrent la tête et se mirent en action. La demoiselle et l'éternel sortirent de la pièce tandis que l'ours polaire sortait d'un tiroir trois seringue contenant un étrange mélange bleu violacé n'inspirant pas le moins du monde l'actuel patient.

Pendant ce temps, le duo de mécanicien et la marine courraient vers la salle des machines, déjà confinée. Une fois arrivés, Sachi éleva la voix :

« On est devant, mais là-dedans c'est déjà presque entièrement dans l'eau, vous comptez faire quoi, euh…
_ Blue, je m'appelle Blue, et je vais repousser l'eau, tout simplement.
_ Repousser l'eau ? S'étonna l'homme.
_ Ouvrez les portes renforcées, et agissez vite, on est très profond et je ne tiendrai sans doute pas beaucoup plus longtemps que ce qu'il nous faut pour être hors de danger…
_ J'ouvre et cours ordonner la remontée, puis revient pour suppléer les moteurs, compris ! »

Il prit une grande inspiration, puis enclencha le mécanisme de déverrouillage des portes, aussitôt, un torrent d'eau jaillit de l'interstice, avec une pression inquiétante. Immédiatement, la jeune femme renforça sa posture et se campa sur ses appuis, avant de tendre la main vers le liquide, rassemblant ses forces, et de l'arrêter. Elle releva la tête, les yeux brillant d'une lueur azurée anormale, et maintint l'eau pendant que l'ouverture grandissait, amenant toujours plus de matière à contrôler. Quand le passage fut suffisant pour une personne de la stature de Bepo, Sachi bloqua les portes et jeta une œillade entendue à la miss avant de partir en courant vers la salle de contrôle du Sub Nautilus.

Penguin quant à lui s'engouffra dès qu'il put dans la zone sèche créée par la blanche, lui libérant le passage pour qu'ainsi elle avance dans la pièce. Lentement mais surement, cette dernière vit l'eau qui la remplissait réduire, ressortant par la même brèche que celle par laquelle elle s'était engouffrée dans le monstre de métal.
Rapidement, les moteurs qui menaçaient de rendre l'âme en explosant furent inspectés, nettoyés et remis en marche, relançant de plus belle la course du sous-marin vers la surface, au plus grand soulagement des êtres présents dans le navire, bien que la plupart ignorent comment cela se faisait. Personne à part le duo de mécaniciens n'avait pu assister à la démonstration de pouvoir que faisait la marine, et seul Penguin en avait assez vu pour témoigner des capacités de la jeune femme.

Justement, plus le temps passait, plus le corps de la jeune femme semblait puiser dans une source de puissance étrangère à tous, rendant sa peau si blanche qu'elle paraissait devenir fantomatique, et de sous les habits du capitaine qu'elle portait s'échappait une lueur bleutée étonnante, accentuant grandement l'aspect irréel de la vision qu'elle offrait à ce moment-là. En effet, plus elle avançait en repoussant le flot marin, plus elle renforçait sa prise sur l'eau en question et son contrôle des courants créés par la brèche dans le bardage du sous-marin.
Enfin, elle arriva devant la faille et se posta dans une position de blocage, stabilisant l'intensité et la force avec laquelle elle utilisait son pouvoir afin de limiter les secousses que ses mouvements ainsi que ceux de l'eau créaient. La stabilisation du monstre de métal fit soupirer de soulagement Penguin, ainsi que Sachi qui venait de revenir pour aider son compagnon à maintenir les moteurs afin de conserver une vitesse plus élevée que d'ordinaire sans pour autant endommager la machinerie.

Le nouvel arrivant avait surpris son ami en parvenant dans son champ de vision de par le temps fou qu'il avait mis et les multiples égratignures qu'il avait, ne serait-ce qu'au visage. Lorsque Penguin avait interrogé le blessé, celui-ci avait grogné en se plaignant des secousses intenables rendant le moindre déplacement dans le navire impossible, faisant rire son compère et sourire la blanche qui s'excusait des turbulences.

En parlant de la miss, cette dernière avait renforcé sa position et commençait à sentir que le drain de puissance était trop important pour le temps que mettait le sous-marin à refaire surface, impliquant ainsi qu'elle ne tiendrait pas assez longtemps si l'on n'accélérait pas la cadence des machines.

A ces mots, le duo de mécanicien augmenta la puissance des moteurs à leur limite avant que l'effort ne rende instables ces derniers ou ne les endommage.

La situation, bien que meilleure, demeurait critique. Cependant, Sachi ne pouvait pas rester ainsi, à s'inquiéter pour sa survie dans ces conditions : cela le privait de ses moyens lorsqu'il était presque impuissant et à la merci les capacités d'une seule personne, qui de plus, était supposée leur arracher la tête à tous de par le fait qu'elle était une marine. Non, vraiment, il ne supportait pas le fait d'être comme une dinde la veille de Noël ou Thanksgiving, ou tel une souris coincée dans une cage avec en face d'elle un prédateur sanguinaire. C'est pourquoi il tentait de penser à tous ce qu'il pouvait. Par exemple, il songeait au fait qu'il avait appris par pur hasard que la miss était une marine, qu'il ne connaissait ni son grade, ni son nom de famille, et n'avait jamais entendu parler d'elle malgré le goût des Heart Pirates pour l'information et la connaissance, ou bien elle avait un nom de code ou quelque chose du genre pour préserver son identité aux yeux du monde. Il pensait aussi au reste de l'équipage, et à son capitaine, blessé et alité, avec Bepo qui devait s'occuper de lui…

Comment ça, s'occuper de lui ? Qu'avait donc voulu dire la jeune femme dans son ordre au second du capitaine ? Etrange…

« Dites, Blue-san, qu'as-tu, euh… qu'avez-vous demandé à Bepo à propos du capitaine tout à l'heure ? Demanda-t-il alors.
_ Le tutoiement me va, tant que ce n'est pas en public, indiqua la jeune femme. Pour ce qui est des instructions que j'ai laissé à ce cher Mink, je lui ai montré une technique de soin qui m'est propre et lui ai laissé de quoi effectuer le soin.
_ Pourquoi ne pas l'avoir vous-même quand il dormait, dès le début ?
_ Parce que la souffrance engendrée est… grande, et que les anesthésiants ne suffisent pas à cacher les douleurs. Il se serait réveillé avec le visage d'une ennemie en train de le faire souffrir, je préfère que ce soit quelqu'un de confiance qui lui fasse ça, ce n'est pas quelque chose d'agréable ou que je recommande…
_ Alors pourquoi ?
_ Parce qu'il ne peut se permettre de rester alité, il ne le supporte pas bien de base, ça se voit, et que m'avoir à bord représente une certaine menace. Il veille sur vous tous après tout.
_ Oh… Il va souffrir ? S'inquiéta Sachi.
_ Oui, je suis désolée d'avance pour lui…
_ Il va t'en vouloir, Blue-chan, lui fit remarquer Penguin.
_ Il se vengera plus tard, je suis un bon jouet à scalpel, ça devrait le calmer.
_ Que veux-tu dire ?
_ Je cicatrise extrêmement bien, il ne laissera pas de marque.
_ Et tu nous dis ça comme ça ? Ça ne t'inquiète pas plus que ça ? Et puis comment tu peux envisager un truc pareil ?! S'écria Penguin, choqué.
_ Ça ne m'inquiète plus, j'ai grandis dans la marine, recevoir des coups c'est habituel… Et puis votre capitaine tient plutôt bien sa réputation.
_ Tu es dans la marine depuis longtemps ? Réagit Sachi.
_ Sans doute trop, je ne m'étendrai pas d'avantage sur le sujet, répondit froidement la jeune femme.
_ Le capitaine va vouloir savoir… L'avertit Penguin.
_ Qu'il essaie de me tirer les vers du nez, je doute qu'il obtienne plus que ce que je suis prête à révéler sur moi, soupira Blue.
_ Tu penses que Bepo a fini de s'occuper de lui ? Demanda alors Penguin.
_ Non, mais presque, je suppose. »

Pendant de temps, dans l'infirmerie Bepo était en train de s'occuper de Trafalgar…

« Bepo, qu'est-ce que tu fais ? Interrogea le chirurgien de la mort tandis que son second préparait une perfusion d'anesthésiant.
_ Désolé par avance capitaine, elle m'a dit que ça ferait mal donc qu'il valait mieux vous administrer un calmant.
_ Mais pourquoi ? Je ne comprends pas, que fais-tu ?!
_ C'est un cicatrisant qu'elle m'a donné, et je lui fais confiance, elle dégage une aura honnête, expliqua l'ours polaire en installant enfin l'intraveineuse d'anesthésiant.
_ Quand bien même, Bepo ! Qu'est-ce que ça contient ?!
_ Des plantes et son sang, désolé, je n'en sais pas d'avantage.
_ Bepo, non, n'approche pas ce truc de moi, fit Law en éloignant son bras de l'aiguille de la première seringue bleue.
_ Capitaine, il faut me faire confiance, ça va aller…
_ Bepo, non, ne fais pas ça… »

L'ours bloqua le bras de son supérieure et lui administra le contenu de la seringue. Pendant quelques secondes, rien ne se produisit. Prudent, tous ses sens en éveil, Law attendait le moindre signe de changement. Le regard perçant de son second sur lui n'augurait rien de bon sur les effets du produit inconnu, mais en y réfléchissant bien, si son ours favori lui injectait un produit ainsi, c'est qu'il pouvait avoir confiance, non ?
Tout à coup, un éclair de douleur traversa son corps, lui arrachant un hurlement de douleur significatif. La souffrance qui éprouvait son corps était si intense qu'il ne pouvait retenir ses mouvements, cherchant une quelconque prise comme si cela pouvait lui permettre de moins souffrir, mais rien n'y faisait, rien n'apaisait ses peines. Il ne remarqua pas les pattes velue et immaculé de son second l'attachant au lit de patient sur lequel il se trouvait, il ne le réalisa qu'une fois que ces mouvements furent totalement entravés.

« Bepo, arr-arrête ! Arrête ça ! Ça fait mal, stop ! Cria-t-il à l'intention de Bepo.
_ Désolé capitaine, supportez le encore un peu, je dois vous injecter le deuxième seringue, on n'a pas besoin de la troisième, elle l'a préparé en cas de besoin plus tard, tenez bon.
_ Non, Bepo, une c'est déjà trop, arrête…
_ Désolé capitaine, s'excusa le Mink en préparant l'injection sous les yeux horrifiés du chirurgien paniqué.
_ Be-Bepo, je… Je t'en supplie, ne fais pas ça, couina presque l'homme.
_ C'est presque fini Law, je vais juste augmenter la dose de calmant, ça va aller Law, d'accord ? Ça ne durera pas longtemps après ça, juste quelques minutes. Plus vite j'utiliserai cette seringue, plus vite vous serez sur pieds et plus vite la douleur ne sera plus qu'un souvenir désagréable.
_ Non, Bepo, non… Pas ça… Haleta le médecin.
_ Désolé, murmura le second de l'équipage en plantant l'aiguille dans la veine saillante du bras du brun. »

La douleur s'intensifia immédiatement, faisant hurler de plus belle le pauvre humain. L'homme ne pouvait que vider ses poumons et à peine les remplir, chaque muscle de son corps s'était contracté à la limite du possible tant la douleur était importante. La vision du brun s'altéra, déformant le monde dans une dimension horrifiante, et les traits du pirate se muèrent en une grimace de souffrance atroce. Prévenu des effets du produits, le Mink n'était pas inquiet, néanmoins il restait désolé et se sentait coupable d'infliger cela à son ami, son capitaine. Il avait beau en avoir parlé pendant plus d'une heure avec la jeune femme, et savoir que le produit ne pouvait qu'aider le brun, il demeurait mal à l'aise devant tant de souffrance, d'autant plus qu'il s'agissait de la personne dont il était la plus proche en ce monde.

Soudainement, tout s'arrêta. Les plaies fraichement recousues et hématomes se résorbèrent en une petite minute sous les yeux satisfaits de l'ours. Law rouvrit les yeux qu'il avait inconsciemment clos pour échapper à sa vision distordue, et une lueur quitta ses prunelles argentées, une lueur bleutée. Constatant les effets prévus, le second des Heart Pirates défit les entraves de son capitaine à toute vitesse et l'aida à se relever, lui présentant le seul miroir de la pièce afin qu'il puisse constater lui-même l'étendu de la guérison express tandis qu'il lui retirait la perfusion de morphine. Calmé mais encore quelque peu secoué, Law s'inspecta sous toutes les coutures, surpris de la régénération cellulaire et de la disparition de la douleur d'un coup. Exercer ses talents de médecins l'avait toujours aidé à se calmer, et aujourd'hui n'était pas une exception. Il jeta une œillade à demi convaincue à son ami, qui le gratifia d'une embrassade puissante, tout à fait digne de l'ours qu'il était. Le contact suffit à rassurer le brun, qui se laissa aller dans l'étreinte velue, avant de se reprendre et de regarder froidement son second :

« Bepo, tu aurais dû me prévenir… Gronda-t-il gentiment.
_ Je suis terriblement désolé Law, si ça peut te rassurer, la substance quitte le corps sous huit heures, par voie urinaire.
_ Plus de miel pour la semaine, comme ça la prochaine fois tu ne me feras pas un pareil coup bas. Et si tu savais des choses sur le produit, tu aurais dû m'en informer…
_ Désolé capitaine…
_ Bon, on n'a pas encore coulé, changea-t-il de sujet, comme pour fuir le précédent. Je me demande comme ils s'en sortent, proposa le Chirurgien de la Mort.
_ Les turbulences se sont arrêtées il y a peu, comme si l'eau s'est arrêtée de s'infiltrer dans le navire…
_ Pourvu que notre duo de mécaniciens ne soit pas en mauvaise posture… »

Les deux amis prirent donc le chemin jusque dans la salle des machines, et arrivèrent face à un spectacle inoubliable : La jeune marine était en train de repousser l'eau, un genou à terre et haletante, tandis que Sachi et Penguin couraient d'un moteur à l'autre pour maintenir les pauvres machines or de la surchauffe malgré l'effort considérable qu'il leur était demandé de fournir. Lorsque les deux subordonnés aperçurent leur capitaine, ils se ruèrent sur lui pour s'assurer de son état et lui faire un rapport de l'état des machines. Cependant, pendant qu'il faisait état de la situation, une explosion survint près d'eux, les projetant tous les quatre contre les portes de la salle. Ils entendirent à peine Blue les appeler pour les ramener à eux. Un grincement sonore et dangereux aida le capitaine à finir de reprendre ses esprits à et réaliser l'état de la machinerie : Le moteur qui avait explosé avait déplacé une machine similaire derrière lui, tordant sa base et mettant en péril le bon fonctionnement du système de pression. Le tout menaçait donc d'exploser sous peu, si le corps métallique n'était pas redressé sous peu.

Law secoua alors ses trois subordonnés et se rua sur le moteur en question pour le redresser. Malheureusement, à eux quatre, il leur était impossible de redresser la colonne de métal, d'autant plus que l'objet était presque brulant, limitant grandement les contacts possibles.

« Blue, aide-nous ! S'exclama Penguin.
_ Non, elle ne doit pas perdre son contrôle sur l'eau, contra Bepo en redoublant d'effort. »

La situation ne s'arrangeait pas, et les forces réunies des garçons parvenaient à peine à ébranler la lourde structure. A côté d'eux, la jauge de pression grimpait en flèche, leur indiquant le temps était compté. Soudain, une paire de bras musclés vint s'ajouter, aidant le groupe à redresser très légèrement le moteur endommagé : Jockan, le mutin à qui il semblait rester une once de respect, avait bravé l'ordre de Law pour l'aider dans la salle des machines.
Néanmoins, son aide précieuse ne permit au groupe que de gagner du temps, la jauge indiquait certes que la montée en pression s'était ralentie, mais elle se poursuivait tout de même. C'est en comprenant cela que Law leva un regard inquiet vers la marine qui déjà s'épuisait, avant de jurer contre de fait qu'une nouvelle fois, le fait de ne pas avoir Kikoku, sur lui, lui portait préjudice.
Alors, la blanche demanda à Trafalgar une faveur : prendre soin d'elle le temps de son inconscience. Bien qu'il n'eut pas compris la demande, le brun hocha la tête, signe qu'il acceptait tout ce qui allait survenir dans les prochaines minutes. Alors, Blue se releva, prit une profonde inspiration avant de prononcer des paroles inaudibles. De son cœur s'échappa à ce moment-là une lueur pure, qui prit forme humaine, une forme indistincte ternissant immédiatement, tel un être d'ombre. La créature invoquée parut en quelque sorte familière au Chirurgien de la Mort, sans qu'il ne sache pourquoi, et non sans l'intriguer. Elle courut vers le groupe et les aida à redresser le moteur malmené, faisant redescendre la pression accumulée d'un coup en faisant preuve d'une force impressionnante. Puis, il retourna auprès de la jeune femme qui l'avait appelé en ce bas monde. Une masse noire que Law devina être un bras vint caresser la joue de la miss. A son contact, le membre redevint lumineux et distinct, l'effet se propageant jusque sur les épaules de l'imposant personnage. C'est alors que Trafalgar écarquilla les yeux, redécouvrant un manteau de plus sombres qu'il n'avait pas vu depuis bien des années.

C'est impossible…

Et avant même qu'il n'ait le temps d'esquisser le moindre mouvement, l'être disparu, s'engouffrant dans la faille de métal, transformant sans un bruit le liquide en solide, tandis que la jeune femme à la chevelure d'asphalte s'effondrait au sol, inerte.

Quelques minutes plus tard, le Sub Nautilus crevait comme prévu la surface, Bepo se ruait au dehors afin de profiter de l'air frais qui lui avait cruellement manqué tandis que Sachi déployait son ingénieux système de flotteur afin de sortir de l'eau la zone endommagée du sous-marin et que Penguin s'attelait à la fonte de la glace qui avait solidement obstrué la brèche. Pendant ce temps, le Chirurgien de la Mort s'était téléporté dans l'infirmerie avec dans ses bras la jeune femme dont il venait d'apprendre le nom, afin de constater à quel point cette dernière avaient dépassé les limites de son pouvoir et de son corps.

A son grand soulagement, elle n'était que refroidie et déshydratée, son pouls avait un rythme légèrement plus lent que la normale, mais cela ne l'inquiétait pas plus que cela. Finalement, il décida de recoucher la miss dans son propre lit et d'aller s'assurer de l'état de ses subordonnés. Plus tard, il rejoignit la jeune femme et se coucha à ses côtés, considérant que la journée s'était avérée bien assez mouvementée pour qu'il s'accorde un petit somme.

BONUS!

" LAW! Fit un duo de hurlements féminins ô combien terrifiants.
_ TRAFFY! Retentit un second cri.
_ PANDA CREEPY! S'écria une troisième personne.
_ Encore ces casse pieds... Soupira le brun en mettant de côté son livre.
_ LAW! Je vais t'écarteler! Gronda Mylana en entrant en trombe dans la chambre du pirate.
_ Traffy! T'as encore brulé tout notre stock de pain! Couina Luffy, sur les talons de la blanche.
_ WATER! Viens par là! Fulminait Hanako, les yeux noirs comme l'encre du désespoir.
_ PANDA STUPIDE! S'écria Expery, la prochaine fois que tu me tatoue dans mon sommeil je de fais avaler du bambou pour seule nourriture pendant un mois entier!
_ LAW/WATER! C'est qui celle-là!? Demandèrent la blanche et la brune en se désignant mutuellement.
_ Oh merde..."