Deuxième chapitre! La fiction n'est qu'à ses débuts, mais je suis contente que des gens viennent la lire, j'espère que vous apprécierez tous la suite! Merci à Adlyne encore une fois pour ton commentaire on fera plus attention sur les fautes de temps, c'est un peu notre bête noire je crois ^^' Bisou à toi et merci encore! À la semaine prochaine!
Saga du Tigre-Dragon
Premier Arc : Innledningen
-Chapitre 2-
Je laissai la soupe sur place, l'éloignant un peu du feu tout de même pour qu'elle ne brûle pas et allai jusqu'au chariot.
-Hey... Dis-je le plus doucement possible.
La fille sursauta et tourna son visage vers moi. Ouah... Ses yeux... Elle a des yeux... D'un vert si brillant, si rare... Je crois que j'ai déjà vu des émeraudes de la même couleur, il y a longtemps...
-Je m'appelle Nachael... Dis-je calmement. Je t'ai trouvée prisonnière d'un étang glacé... Mes parents et moi avons préparés du feu et de la soupe, tu veux manger?
Elle fronça des sourcils lorsque je parlai. Mais elle fit un mouvement étrange de sa main, qui brilla bizarrement pendant un cours instant d'une lueur verte pâle et sembla suivre du regard quelque chose, avant de me répondre d'une voix un peu trop froide pour une aussi jolie fille :
-... Pourquoi ferais-je confiance à des Rougegardes?
Son regard était méfiant. C'est vrai que nous avons une réputation d'assassins et de mercenaires sans foi ni loi. Mais je lui dis, toujours avec calme :
-Regarde autour de toi... C'est un chariot de marchandises. Nous sommes de simples marchands. Et mon père n'est pas un Rougegarde, si ça te rassure. Tu dois avoir faim, viens manger! Ta robe est en train de sécher et tes sacoches sont juste à côté de toi.
-Où est ma dague? Demanda-t-elle sèchement.
-Je... Je ne sais pas. C'est ma mère qui s'est occupée de toi. Tu peux venir lui demander.
Elle resta silencieuse, puis finalement hocha la tête. Elle se redressa et je notai qu'elle portait une tunique courte et un pantalon qui appartiennent à mère. Elle prit ses sacoches qu'elle attacha à sa ceinture et s'approcha du bord du chariot. En voyant ses pieds nus, je pris une paire de bottes pour femme, tant pis pour la vente. De toute manière, les bottines qu'elle portait avant étaient très usées et surtout complètement glacées. Elle se chaussa et je l'aidai à sortir du chariot. Je lui tendis une cape chaude, mais elle la refusa. C'est vrai que c'est une Nordique, elle ne doit pas ressentir le froid...
Je vis à ce moment là qu'elle était vraiment... Vraiment plus petite que moi. Au moins de deux têtes, minimum. Mais les Nordiques sont sensés être beaucoup plus grand que ça...! Même les femmes! Mais elle... Elle était minuscule! Avec sa maigreur et les vêtements de mère, qui sont un peu trop grands, elle me fait l'effet d'être une petite fille qui tente de mettre les vêtements de ses parents.
Je la suivi jusqu'au feu, où mère et père l'accueillirent avec un sourire. Elle s'inclina avec une grâce que j'aurais qualifié de noble, si mère ne m'avait pas déjà prouvé qu'elle n'en était pas une et fit :
-Merci pour votre aide. Je n'ai pas l'habitude de tomber dans les étangs de glace, mais la fatigue a été traitresse.
-Ce n'est rien. C'est mon fils qui vous a libérée, dit mon père doucement. Pourrions-nous savoir votre nom? En échange d'un bol de soupe!
-Je m'appelle Freyja, fille de Hjoldir, se présenta la jeune fille. Et ne me vouvoyez pas, c'est un peu embarrassant, je suis plus jeune que vous. Votre fils s'appelle Nachael, à ce qu'il m'a dit et vous?
-Ma femme se prénomme Elone et je suis Lerexus Draconis.
-Draconis... Répéta Freyja.
Elle sembla réfléchir, alors qu'un bol de soupe atterrissait dans ses mains. Puis son visage s'éclaira.
-Vous êtes de cette famille noble Impérial, n'est-ce pas? Demanda-t-elle.
-Je ne suis pas un noble, mais un ancien militaire, rectifia mon père. Ma famille a perdu sa noblesse depuis longtemps. Nous ne sommes plus que de célèbres militaires dans la légion.
-Un militaire...? Répéta Freyja, légèrement perdue.
Père rit un peu et récita, sans la moindre faute :
-Centurion Primus pilus également au commande de la Sextus cohorte, premier guerrier du conseil de guerre et ami proche de celui que l'on appelle aujourd'hui le général Tulius. Également héros de guerre, Centurion des milles batailles, surnommé le Dragon Doré de Guerre par l'empereur Titus Mede II en personne, mais tout cela est exagéré. Je n'ai combattu qu'à une petite centaine de batailles, je n'étais pas toujours centurion et je n'ai rien d'un dragon.
Freyja sembla surprise de ce que venait de dire père, mais se concentra ensuite sur son bol de soupe. Elle semblait mal à l'aise... Peut-être à cause de la mention du général Tulius...? Il est le chef de la légion impérial après tout et il est sensé mâter les rebelles nordiques. Mais père se mit soudainement à rire, détendant ainsi l'atmosphère :
-Ah, par les huit, ça faisait longtemps que je n'avais pas débité tout ça! Mais tu sais, jeune Freyja, je ne suis aujourd'hui rien de plus qu'un modeste marchand.
-... Vous n'avez jamais eu envie de reprendre les armes...? Demanda Freyja.
Sa question fit naitre un sourire très tendre sur le visage de mon père, qui tourna ensuite son regard vers mère et moi et je vis son regard protecteur et fier nous envelopper. Je lui sourit en retour. Mon père... Je l'adore pour ça. Pour ce regard fier qu'il prend à chaque fois qu'il me regarde. Pour l'amour que je vois envahir son visage à chaque fois que son regard croise celui de mère. Plus qu'un héro, il est aussi un père et un mari et ça, juste pour ça, j'aimerais également lui ressembler. Être capable de transmettre un sentiment aussi fort à une femme par un simple regard...
Mais bon, je ne suis pas pressé d'être un mari et un père, même si techniquement, j'ai l'âge dans de nombreux pays. C'est juste que... Le sexe libre est si bon! Et les combats, les voyages, les découvertes, tout ça, j'adore trop! J'ai pas trop envie de me poser avec femme et enfant dans une petite maison en ville avec un commerce ou dans une campagne quelconque perdue avec à ma charge une ferme... Non, j'ai pas du tout envie!
-Pendant quelques temps, oui. Dit finalement mon père en reportant un instant son regard vers Freyja, avant de le tourner à nouveau vers nous. Mais c'était avant que mon Elone m'annonce que nous allions avoir un enfant. Nachael et Elone sont tout ce qui m'importe, maintenant.
Je vois mère rougir un peu et entend un "ghabi", ce qui signifie crétin en Yoku. Ah, c'est trop mignon tout ça... Freyja semble se calmer un peu et décroche même un petit sourire. Ma mère se tourne alors vers elle et lui demande :
-Excuse-moi si je suis indiscrète, mais ta famille habite-t-elle proche? Nous te déposerons demain matin avant de reprendre la route.
-... Je suis orpheline. Mes parents sont morts depuis un moment. Répondit-elle doucement.
-Oh, désolé, s'excusa ma mère.
-Ce n'est rien. Je vis seule dans une cabane, non loin d'ici, mais je songe depuis un moment à partir vers la ville. Pourrais-je vous accompagner jusqu'à votre destination? Je ne serai pas un fardeau, c'est promis!
Elle vivait seule dans la forêt depuis la mort de ses parents? Mais une minute... Sa robe ne me semble pas la robe d'une habitante de la forêt... Un regard croisé avec mère me révèle qu'elle aussi ne croyait pas trop l'histoire de Freyja. Mais elle ne fait aucun commentaire et accepte que Freyja fasse route avec nous. Bon, alors je ferai de même je crois...
La soirée se passe sans heurts et nous apprenons que Freyja a un an de moins que moi, qu'elle était proche de l'étang parce qu'elle cherchait un lapin à manger pour le soir et qu'elle sait manier que sa dague, qui est son dernier souvenir de son père. D'ailleurs, ma mère lui redonne son arme en lui disant qu'elle avait préféré ne pas la laisser à côté d'elle durant son sommeil, pour qu'elle ne se blesse pas accidentellement. Freyja ne dit rien à propos du collier, sauf le fait qu'il a toujours appartenu à sa famille et ne dit rien sur la fée. Et je n'en fis aucun sous-entendu non plus.
Mais je sais ce que j'ai vu. Cette petite fée bleutée était bien réelle et elle m'a conduite jusqu'à Freyja. D'ailleurs, si Freyja est tombée dans l'eau un peu avant que je la trouve, comment cela se fait que la glace s'est solidifiée à nouveau au-dessus d'elle aussi rapidement...? Et comment a-t-elle fait pour retenir sa respiration aussi longtemps? Plus j'y pense et plus je crois qu'elle nous cache quelque chose. Mère propose alors que l'on aille tous se coucher pour être en forme demain matin dès les premières lueurs de l'aube. Évidement, c'est à elle de dormir avec Freyja, histoire qu'elles soient entre femmes, pendant que père et moi partagions l'autre tente. Ce sera d'ailleurs nous qui feront la garde cette nuit.
Durant la nuit longue, une patrouille passa sur la route et on nous demanda si nous aurions vu des soldats nordiques appeler Sombrages. Ils sont reconnaissables à leur armure bleutée selon eux. Mon père, qui était alors de garde, répondit par la négative et lorsqu'on demanda combien nous étions, il prétendit qu'il voyageait avec sa femme, son fils et sa belle-fille.
C'est vrai que ce serait difficile de prétendre que Freyja fait partie de la famille. Dire qu'elle est ma femme est plus facile, mais en même temps, c'est un poil étrange d'y penser. Je la connais depuis hier et je lui ai un peu sauvée la vie... Mais néanmoins, elle conserve une part de mystère autour d'elle... Il faut que je parle avec elle, sans que père ou mère soient présents. Je veux savoir à propos de la fée, de ce qu'elle nous cache et de la glace. Même son nom est peut-être faux, pour ce que j'en sais!
Le lendemain matin, nous remballâmes le tout avec une efficacité qui trahissait notre habitude. Freyja, comme promis, ne nous ralentissait pas. Elle s'occupa des tâches les moins compliquées, comme éteindre le feu, laver les couverts dans la neige et replier sa robe pour la mettre dans le chariot. Il nous restait du bois de chauffage, nous décidâmes de le conserver pour la nuit prochaine, si nous ne croisions pas de village.
Sinon, cela fera toujours quelque chose de plus à vendre. Je grimpais sur mon cheval, mes parents dans le chariot, et avant que Freyja monte sur celui-ci également, je lui proposai de monter avec moi.
Elle me fixa un instant, mais accepta. Elle devait se douter que je voulais lui poser des questions et grimpa donc sur la selle, dans mon dos. Elle m'enlaça par la taille et je commençai à faire avancer ma jument plus vite. Mes parents ne dirent rien et nous nous éloignâmes, après bien évidement les recommandations habituelles. C'est dans ces moments-là que je suis heureux que nous ne soyons qu'en famille et pas au milieu d'un convoi entier de marchands.
Pas de questions indiscrètes, que de la confiance familiale. Je m'éloignai du chariot, tout en restant à vu, et demanda à Freyja :
-Tu t'appelles vraiment Freyja?
-C'est mon vrai prénom, répondit-elle. C'est pour ça que tu voulais me parler?
-Non, c'était juste un avant goût. Tu n'es pas tombée hier matin dans cet étang, sinon la glace ne se serait pas reformée entièrement au-dessus de toi.
Freyja garda le silence. J'avais visé juste?
-Et puis... Je t'ai trouvée grâce à une fée.
-Une fée? Ria faussement Freyja. Tu crois encore à des contes pour enfant, toi?
-Je dis la vérité, contrairement à certains! Répliquai-je.
Un autre silence. Puis, Freyja soupira et posa son front contre mon dos.
-Rah... C'est bon, j'avoue... C'est moi qui a créée la fée. Qui n'était pas une fée en fait, c'était juste un sort d'illusion de niveau intermédiaire.
... Elle aurait créé la fée? Mais je ne peux pas voir les illusions... Elle me cache encore quelque chose. Mais bon, je crois que c'est un peu normal, vu que nous sommes de parfaits étrangers. Mais quand même, si elle prétend avoir créer cette fée, alors que je sais pertinemment qu'elle ment, c'est qu'encore une fois elle ne me croit pas! Je déteste qu'on me prenne pour un crétin. Je fais cependant mine de la croire et change un peu de sujet.
-Comment t'as réussi à lancer un sort de sous la glace?
-Je suis... Hum... Une très puissante magicienne. Crois-moi, tu ne comprendrais pas le véritable terme qui me désigne.
Je gardais le silence sur ça. Tous ces trucs de magie, j'y comprend rien de toute manière. Je demandai encore une fois :
-Et la glace?
-... Un sort qui m'a eue par surprise... Fit-elle. Je suis prisonnière depuis... Ah, je ne sais même pas depuis combien de temps en fait...
-Nous sommes de 15 Vifazur de l'an 201. L'informais-je.
Cela ferait des jours, des semaines, des mois qu'elle est sous cette glace...? Puis soudainement la poigne de ses mains fines sur la taille se raffermit et d'une voix tremblante, Freyja me demanda :
-L'an 201...?
Freyja a une once de peur dans la voix. J'immobilisai ma jument et me tournai vers elle. Elle était pâle, et tremblait un peu, les yeux fixant le vide. Visiblement, l'annonce de la date est un véritable choc...
J'eus soudainement une mauvaise impression sur le fameux secret de Freyja. Et en effet...
-... J'ai... Reculé dans le temps...? Fit-elle à mi-voix, le corps tremblant s'accrochant à moi désespérément. Dis-moi... Nous sommes bien... Durant la deuxième ère...?
Chapitre un peu court, mais nécessaire pour la suite de l'histoire. Je rappelle que cette fiction n'est que le prologue de toute la saga, donc il y aura beaucoup de chapitre technique, avec beaucoup de dialogue et l'intrigue sera un peu longue à s'installer, mais ça ne dura encore que quelques chapitres, promis! Merci de laisser un commentaire en sortant, ça fait vivre mes écrits!
Prochain chapitre : 18 Avril 2016
