Septième chapitre avec le début de l'actiooooon ! Allez, tous avec moi, YOUPI ! Héhé... Début de l'aventure, début du jeu, première rencontre avec Alduin, perso super important pour le scénario, première rencontre également avec Ulfric, qui sera également supra importante (À lire avec un accent espagnol svp...) et surtout... Surtout... Freyja qui se montre enfin vraiment utile, ooooooh ! Allez, dites que vous adorez ça, la petite nordique badass avec ses sortilèges de l'enfer glacé et... Okay j'suis un peu surexcité. Mais c'est parce qu'on va enfin vers les chapitres beaucoup plus intéressant, autant à lire qu'à écrire! Et j'ai vraiment kiffé d'écrire les prochains chapitres, surtout... Ohoh, j'vous spoilerai pas, bande de petits coquins... héhé...

Merci à Adlyne pour ton commentaire, toujours plaisant et attendu... Y'a des p'tites fautes qui nous échappes tout le temps, désoler pour ça! Et vi, l'elfe noir apparaît enfin! Mais il reste encore la fiancée et le nouvel ami... Y z'arriverons pas tout de suite, mais quand même, c'est pour bientôt. :)

Je sais qu'il y a quelqu'un d'autre qui a commenter, c'est affiché dans la fiche explicative de mon histoire sur mon profil mais... J'peux pas lire le commentaire! o.o Donc désoler, Thom.h... Ton commentaire à été affiché sur mon hotmail, je l'ai lut, il est indiqué que j'ai huit commentaires sur ma fiction (7 d'Adlyne et 1 de toi) mais il ne s'affiche pas sur Fanfiction... Trop bizarre. Bref, je l'ai quand même lut et je te répond... Ah! L'action commence réellement dans les prochains chapitres, alors reste bien tranquille et patiente encore un petit peu! Tu en a un avant-goût ici, mais ce que c'est faire Nachael... huhu... Ah, j'ai tellement hâte aux prochains chapitres~

Allez, je te laisse là-dessus (Ou je suis vilaine!) bisou à toi et Adlyne et bonne lecture!


Saga du Tigre-Dragon

Premier Arc: Préambule

-Chapitre 7-

Le son des roues du chariot grinçant alors qu'ils étaient utilisés sur une route de pierre, le reniflement des chevaux et le contact doux d'une main tremblante dans mes cheveux furent les première choses que j'entendis et ressentis à mon réveil. Lorsque j'ouvris les yeux, je vis flou. Je les refermai dans un grognement et sentit un mouvement sous moi.

-Nachael, tu es réveillé? Me demanda la voix de Freyja.

-Hum... Que quelqu'un tue l'imbécile qui a décidé d'envoyer une équipe de mineur travailler dans mon crâne...

Je sentis plus que je ne vis le petit sourire de Freyja. Puis, une chaleur commença à descendre dans mon crâne, partant des doux doigts dans mes cheveux. Mais comme je le craignais, aucun changement.

-Comme ça, c'est mieux? Me demande-t-elle doucement.

-... Si j'étais pas terrifié par toi et que je n'aurai pas autant de respect, je t'épouserais à l'instant. Menti-je en ouvrant à nouveau les yeux.

Ah, je comprends mieux l'odeur douce des fleurs sauvages et les mouvements de tout à l'heure... Ma tête repose sur les genoux de Freyja. Je me relevais avec hésitation, passai une main (Attaché à l'autre main, ce qui était assez... Frustrant) sur mon visage et sourit à ce que je pourrais appeler mon amie.

-Merci. Dis-je.

-Pas de quoi. Grâce à toi j'ai pu m'exercer à la plupart de mes sorts aujourd'hui. Illusion, Destruction et maintenant Guérison.

-... T'étais pas alchimiste aux dernières nouvelles? Demandais-je en haussant un sourcil.

-J'ai de nombreux talents. Fit Freyja avec un petit sourire.

Je voulus enchérir, quand je remarquai quelque chose. Elle ne portait plus sa tenue de mage... Mais un simple haut de jute. Sans pantalon, elle avait la quasi totalité de ses jambes et de ses bras à découvert. Elle était également pieds nus.

Freyja surpris mon regard, et aussitôt me prit le bras, alors que je voulus me lever.

-Non. Ce n'est rien.

-Ces salopards t'ont... Commençais-je lentement.

-Ils... Ils ont tournés leur regard. Fit-elle doucement.

Je ne la crus pas. Ces espèces de pervers ont mit Freyja à nue devant une bande d'hommes, en plein pays du froid, pour ensuite ne lui donner qu'une tunique de jute à peine convenable! S'ils ont également osés faire plus... Ces fils de ragnards, je vais les tuer!

-Je vais leur arracher la tête...! Sifflais-je furieusement, le regard noir de fureur. Ils t'ont touchée...? Ou pire?

-Non! Dit-elle aussitôt. Non... Ils ne m'ont rien fait. Juré. Nachael... Les hommes qui ont été capturé avant nous sont des Sombrages.

Elle changea de sujet, visiblement pour m'occuper à autre chose. Mais j'accepta, pour le moment, ce fait et tourna la tête vers le blond qui était resté silencieux devant nous. Il hocha la tête en guise de salut et je le lui retournai, par politesse.

-Il s'appelle Ralof, et il est natif de Rivebois. M'informa Freyja, tenant toujours solidement mon bras.

-Ah... Nous y étions ce matin. Me rappelais-je.

-Vous avez des nouvelles de Gerdur? C'est la femme qui s'occupe de la scierie... Il s'agit de ma soeur. Demanda Ralof, l'air inquiet.

-J'ai très peu parler avec les habitants du village, mais j'ai aperçue une femme qui vous ressemblait beaucoup. Dis-je.

-Alors elle va bien... Tant mieux. Je préfère qu'elle reste en dehors de tout ça... De la guerre... Quoi que... C'est bientôt fini, de toute façon.

-Que voulez-vous dire par là? Demandais-je.

-Nachael... L'homme à côté de moi... Il s'agit d'Ulfric Sombrage. Me révéla Freyja.

Je haussai les sourcils et regardais l'homme. Il me fixait également. La même fureur que la mienne brûlait dans ses yeux, mais pas pour Freyja. Pour ses hommes, qui allaient mourir bientôt. Je le lus très bien dans ses yeux. Ou alors c'est lui qui me permettait de voir cela... J'ignore lequel des deux, mais dans tous les cas, je sus. J'inclinais la tête et le buste vers lui, en signe de profond respect entre Rougegarde et dit :

-Je regrette de vous voir ici, Jarl Ulfric. Car je crois qu'après cette expérience, vous aurez comptés deux Sombrages supplémentaires dans vos rangs.

Freyja hocha la tête en silence. Ulfric me regarda sans un mot ou un signe. Je n'en attendais pas, de toute manière. Puis je tournai mon regard vers l'elfe.

-Et toi? Quel est ton nom?

-Dans mon pays, on se présente en premier, lorsqu'on veut savoir l'identité de l'autre. Répondit l'elfe dans un ton froid.

Je voulu lui sauter à la gorge, mais le petit corps frissonnant de Freyja se colla à moi. Je me calma donc et me présenta :

-Nachael Draconis, fils d'Elone Bras de Mitril et de Lerexus Draconis.

-Je suis Daren, enfant de Morrowind. Répondit-il.

Maintenant que la situation était un peu plus calme, à entendre que nous n'étions pas au milieu d'une poursuite à cheval ou d'une arrestation injuste, je notais l'apparence de Daren, assez... Ambigüe. Son visage et son corps étaient très fins, au moins autant que Freyja, si ce n'était qu'il était plus grand qu'elle, d'une tête au moins. Il avait les cheveux noirs longs, attachés en queue de cheval sur le haut de son crâne et sa peau était d'un noir bleuté très sombre. Ses yeux rouges me transperçaient presque l'âme, et si je n'avais pas entendu sa voix, assez grave, j'aurai pu jurer que Daren était une femme.

À côté de moi, Freyja frissonnait de plus en plus fort et toussa un peu. Je fis aussitôt de mon mieux pour enlever mon manteau de tissu avec mes deux mains attachés ensembles, n'hésitant pas à déchirer les manches pour ensuite recouvrir mon amie avec. Elle enfila le vêtement du mieux qu'elle pouvait et remonta ses jambes vers sa poitrine, pour ensuite les couvrir également du tissu. Seul le bout de ses pieds, ses doigts et sa tête étaient encore visibles. J'enlevai également mon foulard et l'enroula autour du cou de Freyja. Je la pris ensuite dans mes bras, la soulevant pour la poser contre moi. Elle se colla le plus possible et je lui frottais le dos. Ralof, qui avait tout suivit du regard, fini par me demander :

-Vous... Vous deux, vous êtes mariés?

J'eus un instant l'envie de dire oui, juste pour qu'il arrête de nous regarder ainsi, mais Freyja fut plus rapide que moi :

-Nachael est mon meilleur ami.

Son... Meilleur ami... Ah. C'est drôle, mais j'aime beaucoup l'idée. Énormément en fait. Son ami... Je n'ai que très rarement été l'ami, le simple ami, d'une fille... Ce serait sympa si ça restait comme ça d'ailleurs. Je souris doucement et ramenai son visage contre mon torse.

-Tu as entendu la dame. Dis-je.

Plus rien ne fut dit pendant un long moment. Jusqu'à ce que, encore une fois, un étrange sentiment m'envahisse. Je levais la tête, observant le ciel... Mais il n'y avait que des nuages. Pourtant, quelque chose semblait étrange... Mais bon, c'était sans doute encore ma foutu phobie...

-Nachael, ça va? Tu frissonnes. Me demande doucement Freyja, en levant ses yeux vert vers moi.

-C'est rien. Une vieille peur qui me prend quand ça lui chante.

-Une peur...? Mais de quoi?

-C'est plutôt une sensation de malaise en fait. Quand je regarde le ciel... J'ai toujours l'impression qu'il y manque quelque chose... Une chose essentielle. Mais je n'ai jamais réussi à comprendre ce que c'est. Maman m'a toujours dit que c'était peut-être juste de la peur. La peur d'avoir quelque chose d'aussi grand et mystérieux au dessus de ma tête et pourtant à la vue de tous.

-... J'ai connu des gens qui détestaient entrer dans des grottes... Me répondit Freyja. Pas parce qu'ils avaient peur du noir, ou qu'ils pensaient que la grotte était habitée. Mais juste parce que c'était en dessous de la terre. C'était, à leur yeux, normalement impossible de descendre. C'est peut-être la même chose avec toi. Voir le ciel au dessus de toi, c'est le sentiment que jamais rien ne devrait monter.

Peut-être... Mais je n'ai pas cette sensation. C'est juste... Qu'il manque vraiment quelque chose. Je fouille le ciel du regard, cherchant cette chose manquante et jamais je ne la trouve.

Je sens une certaine mélancolie m'envahir, jusqu'à ce que l'elfe, Daren si je me souviens bien, dise soudainement :

-Derrières les murs de pierre, là-bas... C'est Helgen, n'est-ce pas...?

-Au bout de ce chemin, c'est Sovngarde qui nous attend, l'ami. Déclara Ralof.

Nous restâmes tous silencieux, et c'est en silence que le chariot passa les grandes portes. Ralof paru agacé par la présence d'elfes du Thalmor et je le comprenais. J'entendis un enfant demander ce qui se passait, avec toute l'innocence de son âge. Son père lui répondit d'ailleurs de rentrer à la maison.

Les chariots s'immobilisèrent et ce fut une capitaine qui nous ordonna d'en sortir. Freyja restait soigneusement à côté de moi et lorsque nous descendîmes, elle tirait sur le bas de mon manteau en tissu, dans l'espoir de recouvrir le plus possible ses jambes.

Vu qu'elle venait d'une autre époque, je crois qu'il est très normal qu'elle soit aussi mal à l'aise d'avoir autant de son corps d'exposer. Elle a toujours porté des manches longues, des décolletés sage et sous des robes plus courtes elle mettait un pantalon, mais cette fois...

Nous fûmes alignés devant les impériaux et l'un d'entre eux sortit un long parchemin. Ralof, à côté de moi, râla :

-Décidément, la légion adore ces satanés listes!

Le Jarl Ulfric fut le premier à partir. Ralof le suivit de prêt, ainsi que Daren. Il y eu un instant de la confusion, car un autre prisonnier sembla tenter de s'échapper. Mais il fut tué dans sa tentative, ces archers Impériaux étaient redoutables lorsqu'ils avaient pied à terre!

Puis la capitaine tourna son regard vers moi et Freyja. L'Impérial à côté d'elle fronça des sourcils et dit :

-Attendez... Vous là, le Rougegarde et la femme, approchez!

Je fis quelques pas, Freyja sur mes talons et l'Impérial me demanda notre identité.

-Nachael Draconis. Et voici Freyja, mon amie.

La capitaine leva un sourcil à cette affirmation et demanda, sèchement :

-Les Sombrages recrutent des poupées fragiles maintenant? Ou est-elle là uniquement pour l'amusement des soldats?

Je réprima mon envie de la décapiter sur le champ et lui donnais un sourire glacial :

-Elle est là pour une raison plus noble que la vôtre.

La capitaine sembla s'agacer et un instant je crus qu'elle allait ordonner qu'on m'abatte également d'une flèche, comme pour l'autre prisonnier, mais finalement elle sembla se calmer.

-Et bien puisque c'est le cas, elle sera la première à s'avancer.

Je voulu avancer d'un pas, l'air furieux, mais Freyja m'arrêta en s'emparant du mieux qu'elle pouvait mon bras. Je fixa un long moment la capitaine, mais resta finalement sur place. L'impérial à côté de la capitaine nota nos noms et me dit avec un air vaguement compatissant et désolé :

-Nous nous assurons que vos cadavres soient renvoyés ensembles à Lenclume.

On nous plaça ensuite vers les autres, Freyja restant soigneusement collée à moi, comme toujours. Je la voyais tirer mon petit manteau sur ses jambes et son regard était désespérément tourné vers le sol. Putain, si seulement j'avais mon arme en main... Daren était de l'autre côté de moi et je remarquais qu'en fait il était vraiment petit... À peine quelques centimètres, une demi douzaine maximum, de plus que Freyja en fait. J'aurai pourtant juré qu'il était aussi grand que moi... Bon il avait sans doute un bassin plus long, ce qui lui donnait de la hauteur quand il s'assoyait, voilà quoi...

Je détaillai ensuite le cortège funèbre qui se tenait devant nous. Le général Tulius, évidement, avec devant lui le Jarl Ulfric, la capitaine, quelques soldats, le bourreau, une prêtresse pour les derniers sacrements et...

Mais qu'est-ce que fait une elfe du domaine Aldmeri ici? À demi caché, dans le coin de la cour...? Normalement, je crois que je n'étais pas sensé la voir, mais que voulez-vous. Mes parents m'ont fait consulter une guérisseuse, il y a quelques années, et celle-ci avait établie l'étonnante hypothèse que je sois naturellement immunisé à la magie. Une immunité presque parfaite (La branche de destruction... Pour des raisons évidentes...) qui bien souvent m'aidait ou me créait plus d'emmerdes. Le regard noir de l'elfe vers moi le prouve, j'ai l'impression qu'elle a devinée que je l'ai vue...

-Ulfric Sombrage, certains ici à Helgen vous prennent pour un héro, mais un héro n'utilise pas un pouvoir comme celui de la Voix pour assassiner son roi et usurper son trône, déclara soudainement le Général Tulius.

Le Jarl sembla faire une sorte de grognement dédaigneux, étouffé par le bâillon. Mais tout en lui respirait le calme. Cependant... Au vu de sa position, face à nous tous, se dressant droit devant le général Tulius... Je ne sais pas s'il le fait exprès, mais on dirait presque qu'il cherche à protéger ses hommes de ce type. Avec ce qui lui reste, cet à dire son corps.

-Vous avez commencé cette guerre, plongé Bordeciel dans le chaos... Désormais l'Empire va vous abattre et rétablir la paix.

Il a de l'espoir, le général Tulius. Vu la loyauté quasiment aveugle de presque tout le pays envers cet homme, pour ce que j'en sais, l'annonce de la mort du Jarl Ulfric ne fera qu'enflammer les passions... Tous voudront venger sa mort... Oh merde...

Et la légion sera d'autant plus efficace, face à cette débandade. Une armée composite, disciplinée et sans pitié, face à une armée désorganisée, qui a perdu son leader et n'aspire qu'à la vengeance... Ce sera un massacre pur et simple du côté nordique. Ce n'est quand même pas ce qu'espère récolter Tulius? Non, il ne doit pas être aussi débile. Il est presque l'égal de mon père en ce qui concerne la stratégie.

L'ami de mon père ne peut sérieusement pas penser à tout régler maintenant... Sans massacres... À moins qu'il n'ait une carte dans sa manche, quelque chose qui l'assurait la victoire à tous les coups... Alors que je pense à cela, un étrange cri, que je n'avais jamais entendu, trancha l'air.

Je levai la tête, comme quasiment tous le monde et sentit un étrange sentiment s'installer en moi. Qu'est-ce que... De la... Nostalgie...? Mais pourquoi...? Je suis persuadé de ne jamais avoir entendu ce son de ma vie alors pourquoi j'avais cette impression au fond de mes tripes que j'avais déjà entendu ça...?

-Qu'est-ce que c'était que ça? Demanda un soldat.

-Ce n'est rien. Continuez. Déclara la capitaine, de sa voix toujours froide et tranchante. Accordez-leur leurs derniers rites.

La prêtresse commença ses prières mais moi, je ne quittais pas l'immensité bleu des yeux, le fouillant du regard. Freyja remarqua cela et me demanda à voix basse pour ne pas déranger la prêtresse :

-Nachael... Il n'y a rien...

Mais je ne l'écoutais pas... Je n'entendais plus sa voix. J'étais totalement concentré sur le ciel. Sur cet... Appel. Cette Voix. Ce Cri.

Je sentis une odeur de sang, mais ne l'associa pas au Sombrage qui venait de se faire décapiter, après avoir interrompu la prêtresse. Je ne prêtais plus attention à rien autour de moi.

À nouveau. Je L'entendis. Et cette fois, je Lui répondis.

-Ici... Je suis ici... Viens...

Je voulu m'avancer, mais on me retins, encore une fois. Ce fut cependant la bonne cette fois, je repris mes esprits et regarda à nouveau devant moi. Le cadavre décapité du Sombrage roulait légèrement dans ma direction et la capitaine me fixait d'un air glacial. Elle demanda donc :

-Et maintenant le Rougegarde. Au billot!

On me força à avancer, je remarquais alors que le sang du cadavre tranchait énormément sur le gris de la pierre. J'entendais les supplications de Freyja, ses appels que je fasse quelque chose, mais... J'étais calme. Parfaitement calme.

On me poussa pour me mettre à genou. Ma joue fut appuyée contre la pierre froide et poisseuse d'un sang encore chaud. Je ne réagis nullement à la sensation désagréable. Mon regard était tourné vers le bourreau, que je vis préparer sa hache.

Et je Le vis. Même si Il était différent des mes souvenirs, Il restait égal à Lui-même.

Magnifique, gracieux, immense et surtout exultant de puissance, Il se posa soudainement sur le sommet de la tour sous les cris de surprise et de terreur de tous. Un sourire vint étirer mes lèvres et alors que le bourreau leva haut sa hache pour l'abattre sur moi et mettre fin à ma vie, Il Cria.

L'onde de Son Cri déstabilisa le bourreau et il manqua de peu de me trancher la tête. Je me redressai légèrement, le regard toujours plonger dans Le sien, détaillant son visage de dragon aussi noir que l'ébène. Alors que Ses yeux brillèrent d'une lueur rouge de folie pourtant maîtrisé. Le ciel autour de Lui était maintenant rempli de nuages noirs et le ciel semblait avoir prit une teinte rougeâtre, semblable à celui du sang. Il Cria à nouveau, sur le bourreau pour l'achever, puis s'envola, me laissant un étrange sentiment de nostalgie en moi. Je Le connaissais. Je savais qui Il était. Je L'avais déjà... vu. Je Lui avais déjà... parlé. Son nom... Son nom... A...

-Nachael! Réveille-toi, enfin! Il faut qu'on s'enfuit! Hurla Freyja en me relevant du mieux qu'elle pouvait.

Cela coupa complètement l'espèce de transe dans laquelle j'étais. Je la regarda et vit le désastre quasiment apocalyptique autour de nous et les chariots renverser plus loin. Le ciel rougeoyant couvert de nuages noirs, les pierres volantes et enflammées un peu partout et Ses Cris...

Danger. Tout est dangereux... Freyja... Freyja est en danger! Je dois la protéger! Mais réveille-toi, imbécile de Nachael!

-Allons chercher tes affaires et mon sabre avant. Dis-je.

-T'es revenu parmi les vivants? Me lança-t-elle alors qu'on se dépêchait de fouiller les sacs des deux chariots.

-Désoler... Je sais pas trop ce qui s'est passé.

-On en parlera quand on sera sortit de cet enfer! Fit-elle.

Je trouve enfin, en ouvrant un sac, la robe de mage de Freyja. Je prend le temps de vérifier si ses sacoches sont également là (Elles le sont) et je prend le sac avec empressement. Je le glisse sur mon épaule et vois Freyja tirer un sabre coincé dans un fourreau bien familier. Mon sabre. Je lui prend la main et la tire à ma suite, courant à toute vitesse jusqu'à la tour non loin. Un cadavre brûlant tombe juste à côté de moi, mais je l'ignore. J'entends Freyja hoqueter mais je la tiens fermement.

Pas le temps pour les larmes. J'ai promis de la protéger. J'ignore pourquoi j'ai eu cette longue absence, mais merde, maintenant tout me retombe sur le visage avec force!

Nous sommes à Helgen, il y a un dragon qui attaque et j'ai passé proche de me laisser mourir sans même essayer de me débattre! Je suis un idiot pur et simple! Qu'on me colle un poing dans la figure pour avoir été aussi con!

La porte de bois lourde est fermée derrière nous et je remarque à l'intérieur les Sombrages, dont deux sont blessés presque mortellement, Daren, le fameux Ralof et le Jarl Ulfric.

Freyja se détache de moi et trottine vite jusqu'aux blessés. L'un d'eux meurt sous ses yeux, elle tourne donc son attention vers l'autre et commence à lancer une série de sorts que je n'avais jamais vu auparavant. De la lueur rosée pâle, très douce, s'échappe de ses doigts et se dépose en une sorte de poussière sur les plaies ensanglantées du pauvre hère. Derrière moi, Ralof et le Jarl se parlent. Je profite d'une épée de fer abandonner par terre pour détacher mes liens et ceux de Freyja, avant de me tourner vers les deux hommes blonds de la salle.

-Les légendes n'incendient pas des villages entiers! Fit furieusement Ulfric, lorsque Ralof semblait s'effondrer de terreur.

-Il faut déjà qu'on sorte d'ici. Dis-je. Par où on peut évacuer Helgen sans que les Impériaux ne nous sautent dessus comme des sauvages?

-Les donjons. Dit immédiatement Ralof. Je connais ces passages comme si je les avais fait. Ils sont cependant à l'autre bout d'Helgen.

-Déjà, sortons d'ici. Ordonne Ulfric. On se retrouve tous là-bas, nous y attendrons une dizaine de minutes puis nous partirons.

Je hoche la tête. Le Jarl devait sans doute surtout s'adresser à moi. Je me tourne vers Freyja, qui relève également la tête. Daren part le premier avec Ralof sur ses talons, montant les marches de la tour avec empressement.

-Ne me demande pas de laisser ces Sombrages ici. Me dit-elle avec une certaine pointe de défi dans la voix.

-Je n'oserai jamais. Dis-je simplement.

Le Sombrage en question est en fait une femme. Ses plaies sont refermées et Freyja, ainsi qu'un camarade Sombrage aux cheveux bruns, les couvres de bandes de tissus.

Au dessus de nous, une partie d'un mur de pierre éclate et j'entends à nouveau la Voix du Dragon hurler quelque chose à propos d'un Feu. Je frissonne, secoue ma tête et résiste à l'envie d'encore une fois appeler le Dragon vers moi. Il ne faut pas. Freyja est en danger. Il faut que je la protège, je l'ai promis. À elle, à père, à mère... À moi-même. Alors fait pas le con, Nachael!

-Elle ne pourra pas utiliser ses jambes maintenant. Prévient Freyja, l'air inquiète.

-Je la transporterai. Fit le Sombrage aux cheveux bruns, l'air déterminé.

Je l'aide à hisser sa camarade dans son dos et attache le fourreau de mon sabre à ma ceinture. La porte de bois est en ce moment violemment frappée. Freyja se place derrière moi, le Sombrage à mes côtés et...

-Jarl Ulfric, vous devriez suivre Ralof! Dis-je au Nordique.

Mais il m'ignora, prit une épée qui gisait abandonnée par terre et se plaça en position de combat. Mon respect pour cet homme s'accru soudainement. Freyja chuchota quelques mots dans mon dos et je sentis une vague fraîcheur s'élever. Ah tiens...

-Freyja, s'il te plait, vise bien. Dis-je simplement.

La porte est alors défoncée et je m'élance le premier, tirant mon sabre, vers les impériaux mécontents que les prisonniers se soient échappés. Connards. Mon sabre chante, le sang gicle et à mes côtés, le Jarl Ulfric fait autant de dégât. Je vois vaguement une colonne de gel s'abattre sur un Impérial à ma droite. Il n'y avait que quelques Impériaux, alors tout fini rapidement. Je sors le premier et vois au loin le Dragon noir se poser pour visiblement enflammer vif un archer légionnaire. Je range mon sabre après l'avoir secouer brièvement pour en enlever le sang, et fait signe aux autres derrières moi de me suivre.

Il y a un passage, droit devant nous, qui mène directement aux donjons. L'ennui c'est que le passage est complètement bloqué par les flammes et de lourdes pierres et qu'il y a nombre d'Impériaux derrière. Je regarde ma chère amie et dit :

-Fait-nous un passage, s'il te plait. Mon Jarl, je ne veux pas vous donnez d'ordre mais votre arme risque de devenir traître si vous passez avec lui dans cet enfer.

Le Jarl ne me reprend pas sur mon ton et ordonne à ses deux autres hommes d'également laisser derrière eux leurs armes de métal. Mon fourreau est spécial, enchanté pour résister aux flammes et puis avec son enchantement du froid, ma propre lame ne risque rien. Freyja a les deux mains chargées de magie et entourées de vapeur glaciale et attend mon signal. Ulfric le lui donne et mon amie lui obéis sans hésiter.

Une seconde plus tard, un véritable torrent de gel s'abat sur le mur de flammes, écartant celles-ci pour nous permettre un passage en force. Les impériaux sont si surpris de l'autre côté qu'ils ne tentent même pas de nous arrêter.

Je fonce, avec le Jarl, vers eux. C'est à mains nues que nous les assommons, les deux Sombrage et Freyja nous suivant de très près. Je remarque alors Ralof abattant un impérial avec une hache et commencer à courir vers le donjon. Au même moment, Daren apparaît plus loin, suivi d'un Impérial qui pour une fois n'a pas l'air belliqueux, lui et Ralof se disputent un peu. Mais moi, le Jarl, Freyja et les deux Sombrages arrivent également.

-Y'a pas le temps de discuter, les gars, où vous voulez servir de nouveau casse-croûte pour légende vivante? Fis-je avec ironie.

Les deux me jettent à peine un regard et nous partons tous vers le donjon. Oui, tous, même l'impérial, après une hésitation, nous suivis.

C'est donc à huit que nous pénétrons dans le donjons. Un impérial, cinq nordiques, un elfe noir et un rougegarde. La joie!


Cette dernière ligne ressemble furieusement à un début de blague... "C'est un impérial, un elfe, un rougegarde et cinq nordiques qui entre dans un donjon..."

Merci de laisser un commentaire en sortant, ça fait vivre mes écrits!

Prochain chapitre : 23 Mai 2016