Huitième chapitre, en retard et j'en suis désoler, encore une fois j'ai complètement oublier que nous étions lundi... De plus, j'avais pas vraiment la tête aux écrits aujourd'hui, enfin, c'est passé. Alors, concernant le chapitre, petite révélation choc, retour à Rivebois et un mystère supplémentaire pour notre pauvre Nachael, qui va beaucoup s'en ramasser le pauvre...

Je remercie Adlyne, thom.h, bon gant et Thiram pour vos commentaires, très apprécier!

Adlyne, j'ai encore un peu de mal avec les scènes de combat, j'espère arriver rapidement à les maîtriser vu que cette saga en comptera beaucoup... Je compte sur ta critique toujours juste pour m'aider dans ce projet! Et pour la taille de Daren... J'ai pas poussé la réflexion jusque là, mais tu peux l'interprété à ta manière si tu le désire, c'est au goût du lecteur après tout! Pour la blague... huhu...

Bon gant, en effet, c'est court! o.o Mais apprécier, donc merci! ahah

thom.h au final, Fanfiction avait un bug qui empêchait de lire les commentaires mais également les MP pour tous les auteurs, donc voilà... Sinon merci pour la longue review, je suis contente que tu sois satisfait des quelques capacités de Nachael et Freyja révélé ici... Mais crois-moi, ce n'est rien comparé à plus tard dans l'arc! J'ai une affection assez particulière pour Ulfric, il est peut-être un type imbu de son peuple et assez xénophobe, il reste quand même un homme amoureux de son pays et de ses traditions... Ce qui n'est pas toujours une bonne chose, tu le découvriras par toi-même au fil de mon récit. Je compte bien mettre beaucoup d'énergie sur ce personnage très particulier. Quand au lien entre Alduin et Nachael, héhé... Évidement que les infos sur sa nature sera donner au compte goutte, et pas toujours bien visible! Je te laisse les chasser, avec un peu de chance tu découvriras la vérité avant la chute officiel! Bisou à toi et à la prochaine!

Thiram, merci de ton compliment, je me sens un peu gênée... Ce n'est qu'un prologue à une longue histoire, déjà la qualifier de pépite c'est pas quelque chose que j'attendais maintenant... Merci quand même et à la prochaine!


Saga du Tigre-Dragon

Premier Arc: Préambule

-Chapitre 8-

Une fois à l'intérieur du donjon, la clameur des combats de l'extérieur me semblait assourdie par les murs de pierre. À droite, il y avait une sorte de grillage avec une porte, sans doute fermée à clé, et de l'autre côté une sorte de barrière en bois.

-Et maintenant? Demanda l'impérial, en regardant un peu autour de lui, vaguement nerveux.

-Maintenant, les hommes se tournent, que je puisse enfin enfiler quelque chose de décent! S'écria Freyja en s'emparant du sac sur mon épaule, se dirigeant vers un coin de la pièce.

Je dus avoir l'air assez menaçant pour que tous se tournent, et qu'aucun ne se tourne alors qu'on entendait du bruit de tissu derrière nous. Finalement, Freyja revient vers nous, à nouveau habillée de sa robe de mage, sans le moindre grain de peau de visible, sauf pour ses mains et son visage.

Ce qui était étrangement rassurant à mes yeux.

-Bien, maintenant on fait quoi? Demanda la mage en regardant autour d'elle.

-Déjà, on peut dire qu'il faut partir d'ici avant que ce dragon nous fasse tomber toute la ville sur le crâne, fit Ralof en se dirigeant vers la grille.

Il vérifia la serrure et grimaça.

-C'est verrouillé, et j'imagine que personne n'a de crochets...? Ou alors la clé?

-Je crois que c'est le capitaine qui possède la clé, commenta l'impérial.

-Charmant. Et où est cette femme si délicieuse? Demandais-je avec ironie.

-Sans doute aux côtés du général Tulius à organiser les défenses, me dit l'homme après un regard dans ma direction.

Sympa. Donc la clé est inaccessible. Je regarda alors ma chère amie et lui demandai :

-Tu pourrais faire fondre les barreaux de ce foutu grillage qui nous empêche d'avancer?

-Je ne fais pas confiance à cette magicienne! S'écria la seule sombrage féminine, l'air très furieuse. Nous pouvons défoncer à main nue cette grille! Pas besoin de la sale magie!

-Dit cela à celui qui est encore en vie grâce à la magicienne, répliqua pour la première fois Daren.

Cela eut le bénéfice de faire taire la dame. Daren se tourna ensuite vers Freyja et dit avec un calme presque placide :

-Je connais de bons sorts de destruction, dans la branche du feu. En lançant un sort de Glace juste après celui de Feu, les changements brusques de températures pourront sans doute briser cette grille plus facilement que de juste essayer de la faire fondre.

Freyja hocha la tête et l'elfe prépara un premier sort. De son côté, Freyja faisait pareil. Je remarquai alors dans un coin Ralof qui murmurait quelque chose en regardant un cadavre, de Sombrage également. Peut-être avait-il attendu ici que des secours arrivent et avait été prit par ceux qui avaient verrouillés la grille?

Le Jarl Ulfric restait silencieux, regardant partout d'un air calme. Les deux autres Sombrage discutaient à voix basse et l'Impérial semblait vraiment nerveux. Je me dirigeai vers lui.

-Vous savez, on ne vous tuera pas une fois sortit d'ici. Je crois que le Jarl Ulfric vous laissera partir, si vous nous aider bien évidement.

L'impérial me regarda. Je remarquai qu'il avait les mêmes yeux que mon père, ils étaient noirs. Sans doute avons-nous un vague lien de parenté quelque part. La famille Draconis est très étendue après tout, j'ai plusieurs cousins à divers degrés à partir du deuxième.

-Je me nomme Hadvar, simple légionnaire sous les ordres du centurion Artax, se présenta-t-il poliment.

-Nachael, Rougegarde et mercenaire, dis-je simplement.

-Mercenaire? Mais votre père... N'était-il pas devenu marchand après avoir quitté la légion pour vivre avec votre mère? Demanda Hadvar, surpris.

Ce n'était pas surprenant qu'un simple légionnaire comme lui connaisse mon père. Il était une véritable légende parmi la légion. Je vis qu'à quelques mètres de nous, le Jarl Ulfric semblait très intéressé par notre conversation, même s'il ne le montrait pas explicitement.

-Mon père est en effet devenu marchand, avec ma mère. Mais ni ma mère, ni lui ont oublié leur passé de guerriers. Depuis mon plus jeune âge, ils m'ont formé pour que je devienne un maitre stratège et un guerrier du Shehai, en plus d'avoir une base dans la magie, une grande connaissance dans les langues et la culture, bref... Ils ont fait de moi un mercenaire. Et vu les derniers jours... Je les en remercie profondément.

Hadvar ne dit rien et me laissa à mes états d'âmes. J'avais, après tout, perdu mes parents et ne l'avais apprit que de la bouche d'un homme qui n'avait aucune pitié pour ma meilleure amie ou moi, le fils de son ami.

Au bout de quelques minutes, finalement, la grille fut ouverte. Le plafond vibra un peu et une couche de poussière tomba, indiquant qu'il était l'heure de partir, le plus vite possible de préférence.

Nous partîmes donc tous dans les donjons d'Helgen, Ralof et Hadvar ouvrant la voie puisqu'ils connaissaient apparemment très bien ces cachots.

Le périple fut long et laborieux, car dans une réserve nous croisâmes une bande de légionnaire et un capitaine qui visiblement en voulait à Hadvar pour être un "traître" à leur cause. Nous dûmes nous défendre et Hadvar ne demanda qu'une chose : Que personne ne soit tué.

Daren fut le plus efficace en lançant des sorts d'illusions trompant les sens de nos ennemis, pendant que nous pûmes les assommer au passage. À mon grand malheur, nous tombâmes sur un nid de Givrépeires, créatures que je détestais par dessus tout, ainsi qu'un ours. Les ours m'ont maudit quand j'étais petit, ce n'est pas possible... C'est toute une histoire, ces bêtes-là...! Freyja l'affaiblit d'une boule de feu et courut se cacher ensuite derrière moi, les sombrages encore debout l'achevant.

-J'ai un peu peur des ours... Me confia Freyja.

Nous sortîmes tous et attendirent quelques instants. Le dragon passait non loin de nous, très haut dans le ciel. Je le regardais s'éloigner avec un étrange sentiment dans ma poitrine, quelque chose... J'ignorais quoi. Mais c'est comme si une main était entrée dans ma poitrine et écrasait impitoyablement l'intérieur de mon torse.

... Changeons de sujet, ce que je viens de penser me fait vachement peur tout d'un coup.

-Bien, je crois qu'on s'en est bien sortit, sourit Ralof. Ma soeur tient la scierie de Rivebois, je suis certaine qu'elle acceptera de nous fournir du matériel avant de reprendre la route pour Vendaume.

Hadvar restait silencieux, Daren restant à ses côtés. Finalement, Ulfric accepta l'arrêt à Rivebois et ouvrit la marche avec Ralof. Les deux autres sombrages les suivaient de près, Freyja et moi fermions la marche. Hadvar et Daren étaient devant nous et discutaient à voix basse. Nous marchons ainsi durant un moment, jusqu'à ce que l'Impérial pointe quelque chose sur la montagne devant nous. Je levai la tête et vis au loin des ruines immenses, sans doute un vieux temple.

-Ce sont les ruines du Tertre des Chutes Tourmentées, expliqua Hadvar. Je n'ai jamais su pourquoi mon oncle vivait dans son ombre, quand j'étais petit, ces ruines me filaient des cauchemars affreux.

Je senti la main de Freyja se poser sur la mienne. Elle fixe le tertre, avec une grande surprise. Vu qu'elle vient du passé, peut-être en sait-elle plus sur ces ruines. Je serrais sa main très doucement et elle me chuchota, à mi-voix :

-Ce n'était pas ainsi qu'ils étaient nommés, avant... Les gens ont oubliés.

C'est les conséquences du temps, je crois bien. Les gens oublient, répètent leurs erreurs, et ceux immortels se moquent des autres. C'est triste, en un sens. Mais n'étant pas historien, je ne dois pas vraiment tout saisir de l'effet du temps sur l'histoire.

Nous commençâmes à descendre, et je vis alors à un croisement de la route trois menhirs avec quelque chose de graver dessus, ainsi qu'un trou au sommet de la pierre.

-Voici les pierres gardiennes. Trois des treize anciennes pierres qui parsèment le visage de Bordeciel, présenta Ralof, sans doute à moi, Daren et Hadvar, qui ne sont pas Nordique.

Des pierres gardiennes? C'est plutôt bizarre en fait, comme surnom. En quoi une pierre peut garder quelque chose? Je veux dire, on n'a qu'à le démolir ou le contourner pour éviter ce "gardien", non...? Décidément, je ne peux pas vraiment comprendre la logique des Nordiques.

Le jarl Ulfric passa sans s'arrêter, et les deux sombrages encore anonyme le suivirent sans faire d'histoire. Ralof eut un temps d'arrêt et Daren regarda avec intérêt les pierres. Freyja se détacha alors de moi et s'avança sans crainte dans l'espèce de cercle que formaient les menhirs.

Elle posa sa main sur la pierre du milieu et celui-ci sembla s'illuminer de l'intérieur. La lumière fit apparaître une sorte de constellation sur la pierre, une boule de lumière bleutée dans le cercle et enfin... Un rayon de lumière s'élança vers le ciel, transperçant les nuages. Une partie de cette lumière se déposa alors sur la poitrine de Freyja, qui recula avec un petit sourire.

-Mage, hein? Je ne vous jugerai pas, fit Ralof, d'un air ennuyé.

Ah. La constellation sur la pierre était en effet celle du mage, je la reconnaissais. Freyja revint vers moi, et m'expliqua gentiment en voyant mon air un peu perdu :

-Les pierres gardiennes possèdent un pouvoir mystérieux. J'ai choisi la pierre du mage, ainsi que sa bénédiction. Celle-ci me permettra d'être plus efficace dans la magie, pour mes potions, j'apprendrai plus facilement mes sorts et ma magie se verra accrue.

-Oh! Et tu sais pour les deux autres? Demandais-je.

Il me semblait soudainement que ces pierres avaient plus d'importance que les autres cailloux. Daren semblait également intéressé. Brave gars.

-La pierre à gauche semble être celle du voleur. Si je me souviens bien, sa bénédiction aide les voleurs à la discrétion, les actions de furtivité sont plus accessible et facile à exécuter, le pas devient plus léger, l'arc est également une compétence qui peut être améliorée plus facilement. Ceux sous le signe du voleur sont également un peu plus charismatiques, sans pour autant égaler les Brétons, évidement.

Daren sembla satisfait des paroles de Freyja. Il s'approcha de la pierre décrite et posa sa main dessus. Encore une fois, la pierre s'illumina et le même schéma se fit, à la différence que la constellation qui apparue sur la pierre fut celle du voleur et non celle du mage.

-Vous volez donc? Soupira Hadvar.

Les préjugés vont bas, dans ce pays. Quoi que… Je peux les comprendre. Je n'ai aucun talent en magie et la vie d'un voleur manque de... Combat direct. Mais Freyja me sourit.

-Je crois que tu préféreras la troisième pierre. Il s'agit de celle du guerrier.

Je souris, en effet, j'aimais soudainement beaucoup cette pierre! J'allais poser ma main dessus sans hésitation, pendant que Freyja m'expliquait :

-La pierre du guerrier est la plus utilisée des Nordiques. Mais c'est aussi l'une des plus simple. Ta force et ta vitesse de combats sont facilement plus augmentées, et ton endurance également. Le forgeage est désormais à ta portée et dans une certaine mesure, l'enchantement, mais je préfère garder cette branche pour moi. Tu es plus efficace avec des armures lourdes, mais ça... Je crois bien que ce n'est pas trop ton style, n'est-ce pas?

Je lui souris. Et lorsque le petit rayon lumineux se déposa contre moi, je frissonnais.

Mais soudainement, quelque chose se bloqua. Freyja perdit son sourire et je grimaçais de douleur. Mais ni mon amie ni l'elfe n'avait semblé avoir mal, lorsqu'ils ont reçu le rayon, alors pourquoi...?

Puis soudainement, la catastrophe. Ce fut comme si quelque chose explosait à l'intérieur de moi. Je faillis tomber par terre mais m'aidai d'une main sur la pierre pour éviter la chute. La douleur, ce poison brûlant, coulait dans mes veines et semblait s'être transformé en lave. Je serrais des dents et cru un instant que j'allais vomir. Mais rien.

En voyant les sombrages s'éloigner, je ravalai mes plaintes et me redressai du mieux que je pouvais, faisant comme si de rien était. Freyja me fixait soupçonneusement, mais ne dit rien. Je sentis également le regard rougeoyant de l'elfe dans mon dos. Je notais à peine les mots que me lancèrent Ralof et Hadvar, qui n'avaient eux visiblement rien remarqué et je ne fis qu'hocher la tête, sans vraiment parler.

Si j'ouvre la bouche, je vais vomir. J'en suis certain. Pourquoi la "bénédiction" de cette pierre me fait autant souffrir? Serais-ce parce que je ne suis pas nordique? Non, cette hypothèse est stupide, vu que Daren, qui est un elfe noir, a pu prendre sa bénédiction sans aucune difficulté. Le problème vient donc soit de moi, soit de la pierre en elle-même. Sans doute. Je demanderai à Freyja lorsque nous serons seuls à seuls.

Nous marchâmes un long moment, à peine nous fûmes ralentis par une attaque de loups que Ralof et Hadvar nous en débarrassèrent sans aucune hésitation. Je vis Freyja ramasser quelques plantes sur son chemin, et Daren qui m'observait toujours.

Quel ne fut pas la surprise générale lorsque, arrivés aux portes de Rivebois, nous vîmes ma jument et le cheval de l'elfe nous attendre! Ma belle est trop intelligente, j'ai bien fait de la garder auprès de moi... Et la monture de l'elfe n'est pas un âne bâté non plus!

Ils ont tous les deux obéis à l'ordre que j'ai lancé lorsque nous avons du les laisser derrière nous, alors que les Impériaux nous emmenaient. "Restez à distance et attendez nous au village" était à peu près ce que je leur ai lancés. Qui a dit que les chevaux étaient des animaux stupides?

Daren sourit pour la première fois alors, mais sembla remarquer quelque chose qui le lui fit perdre. Ralof partit alors du côté de la scierie pour rencontrer sa soeur, suivit d'Ulfric et des deux Sombrages et Hadvar nous invita à venir chez son oncle, qui était le forgeron du village.

-Hadvar! S'écria justement le bonhomme en nous voyant arriver.

-Mon oncle, ces personnes m'ont sauvé la vie aujourd'hui, pouvons-nous leur faire une place chez vous, le temps qu'ils se reposent un peu? Demanda poliment l'Impérial.

-Bien sûr. Je reconnais le Rougegarde et sa copine, Orgnar a dit du bien de vous, fit le forgeron en nous regardant, Freyja et moi.

Mon amie sourit et nous pûmes entrer dans la large maison. Nous nous assîmes tous à table et une femme avec un visage agréable, qui se présenta comme étant Sigrid, la femme d'Alvor, le forgeron. Le couple avait également une petite fille, Dorthe, très mignonne, à l'image de sa mère. Je me retins cependant de faire la remarque, Alvor me semblait assez belliqueux pour un Nordique et surtout, il est plus large que moi.

Le feu dans l'âtre chauffait la pièce mais je ne pus l'apprécier correctement à cause de la lave qui semblait avoir remplacée mon sang, cependant le repas était délicieux. Mais le simple fait de m'assoir me semblait être une épreuve complètement sadique et difficile pour moi, tant j'avais mal partout. Et pourtant, je n'avais aucunes blessures! Freyja mangea plus que moi et prit une partie de mon assiette mais aucun des occupants de la maison n'y fit un commentaire. Sans doute avaient-ils entendu parler de l'appétit d'ogre de mon amie. Daren mangea également beaucoup de viande, sans doute était-il carnivore ce gars... Je ne sais presque rien en fait des Dunmers, ils sont si... Mystérieux à mes yeux.

Hadvar raconta notre périple à travers Helgen, mais je remarquai, à travers la douleur persistante, qu'il ne mentionna pas une fois les Sombrages. Aucun d'entre nous ne le fit, de toute manière.

En espérant que Ralof et sa soeur réussissent à les cacher convenablement...

Le repas fut finalement conclu par Alvor, qui se tourna vers moi :

-Vos amis et vous êtes les bienvenus chez nous, autant de temps que vous le voulez. Venez également me rejoindre à la forge demain, je vous ferai une armure. Hors de question que vous partez sans une protection.

Je hochais la tête en remerciement. Puis Freyja bailla et sembla presque s'évanouir de fatigue contre mon épaule.

-Je vais l'allonger. Où pouvons-nous dormir? Demandais-je poliment.

-Il y a une chambre inutilisée, avec des lits en bas. Prenez tout le repos qu'il vous faut, me dit Sigrid en indiquant les escaliers plus loin.

-Merci.

Je pris Freyja dans mes bras et la soulevai sans aucun effort, puis quittai la table. Daren me suivit en silence alors que la petite Dorthe nous souhaitait bonne nuit. Je descendis prudemment et vit au fond de la salle une porte. Daren me l'ouvrit et en effet, il s'agissait d'une chambre, avec deux lits doubles. Je déposa délicatement Freyja sur l'un d'entre eux et trébuchai en me redressant. Même tête me tournait. Je vais vomir...

-Bon. Maintenant que nous sommes seuls, Daren, peux-tu fermer la porte s'il te plaît? Et retire l'illusion sur Nachael... D'ailleurs, c'est étrange qu'ils s'épuisent aussi facilement... Fit soudainement la voix de Freyja.

Je la regardai se redresser sur le lit tandis que Daren ferma et verrouilla la porte. Freyja agita un peu la main et une brume d'un indigo pâle alla se poser sur le bois pour ensuite s'étendre sur tout le mur.

-Personne ne nous entendra ici, sourit Freyja.

Daren déposa alors des sacs que je n'avais jusque là même pas vus sur une commode qu'il rapprocha ensuite. Freyja se leva et me fit asseoir d'autorité sur le lit.

-La réaction de la pierre à ton touché n'était pas normale. Daren, j'imagine que c'est toi qui avait lancé l'illusion qui a masqué sa douleur aux autres?

L'elfe sourit mystérieusement. Mais de quelles illusions, ils parlaient? Mon amie commença à sortir bien des choses des sacs sur la commode pendant que Daren alla plus loin, sans doute pour se changer vu la saleté incrustée dans ses vêtements.

Puis je remarquais une chose.

La taille fine de l'elfe. Plus fine que fine. Ses bras minces. Ses hanches arquées. Ses épaules étroites. Et ses... Oh par tous les bordels de Tamriel!

-Tu es une fille?! M'écriais-je en regardant Daren, plus précisément les petits seins de Daren, qui étaient maintenant à l'air libre.

L'elfe me jeta un regard agacé. Et une petite tape sur mon crâne de la part de Freyja me résolu à regarder ailleurs.

Daren était une femme... Je ne l'avais même pas remarqué... Bon, oui j'avoue, j'avais vu qu'il... Enfin, qu'elle était plus petite et mince qu'un mâle, mais à croire que c'était une femme, avec une voix aussi grave et des manières si... Masculines, je m'étais dit qu'il... Qu'elle était juste plus petite que la moyenne!

Freyja me força à enlever mes vêtements et je me retrouvais en pagne devant les deux femmes, avec un peu de rouge aux joues. Mais merde, je ne suis plus un puceau pourtant! Alors pourquoi je réagissais comme ça en étant presque à poil devant ces deux très belles femmes? Je devrais jubiler, au contraire, par tous les Daedras!

-Intéressant, fit Daren en se rapprochant.

Elle ne portait plus qu'une tunique courte et était pieds nus. Bien loin de la tenue très couverte de Freyja...! Je remarquai alors que Daren avait relâché ses cheveux, ils étaient très longs, au moins autant que ceux de Freyja. Ils avaient l'air doux.

Daren me fit un petit sourire complice mais secoua la tête.

-Désoler mon mignon, mais je préfère les hommes plus vieux et plus matures, fit-elle avec un air malicieux.

Merde. Bon... Au moins je peux me rincer l'oeil. Daren était très belle. Freyja aussi! Je crois d'ailleurs que mon amie blonde à de plus gros seins que Daren... En fait, je suis vraiment un putain de chanceux, presque à poil avec deux magnifiques femmes à mes petits soins!

Si seulement la douleur pouvait partir... Ce serait parfait...

-Nachael, reste concentré! Fit furieusement Freyja en claquant des doigts devant mes yeux.

Je sursautai et lui obéis. Toujours suivre les ordres d'une mage! Même si c'est notre amie, c'est dangereux quand c'est contrarié ces bêtes-là.

-Je disais donc, reprit-elle, que la bénédiction de la pierre t'a rejeté. Hors, cela n'arrive que lorsque l'on a déjà une bénédiction d'une autre pierre. Cependant, je ne ressens pas l'énergie d'une pierre en toi.

-Je n'ai pas souvenir d'avoir approché un menhir avant aujourd'hui, dis-je.

Daren pencha la tête sur le côté. Elle semblait intriguée à propos de quelque chose, visiblement sur Freyja puisqu'elle la regardait. Oh... A-t-elle devinée pour son âge?! Ah merde! C'est un secret après tout et Daren, on ne la connait pas...! D'ailleurs, pourquoi Freyja ne l'avait pas encore assommée avec un sort de sommeil ou un truc du genre?

-Ton charme de traduction est très précis, fit l'elfe noire.

Freyja la regarda.

-C'est un problème pour toi?

-Non. Mais je connais les utilisateurs de charmes. Tu devrais être plus prudente, quand tu les utilises, si tu ne veux pas qu'on te découvre aussi facilement.

Si un regard pouvait tuer, Daren serait déjà un tas de cendre par terre. Freyja semble à la fois en colère et indignée.

-Ne me sous-estime pas, Dunmer, siffla-t-elle.

-J'attend de voir, Nordique, répliqua Daren avec un petit sourire.

Ouh là, là... J'ai l'impression d'être dans une cage entre deux smilodons sur le point de se battre pour un morceau de viande... L'atmosphère est soudainement électrique et j'ai un peu peur pour ma peau là...

Hey, je suis un guerrier, d'accord, mais merde! Ce sont deux mages! Des mages, c'est dangereux quand c'est fâché! Particulièrement des femmes! Vous avez jamais entendu parler de la reine-louve Potéma?!

Enfin, je crois qu'elles m'ont un peu oublié avec tout ça... Je dis presque timidement :

-Je vais mourir?

Les deux filles me lancèrent un regard hautain, exaspérés et presque... De pitié. Hé! Ce n'est pas gentil ça!

-Bah quoi, je m'inquiète par tous les Divins! M'écriais-je.

-On ne meurt pas d'un rejet d'une bénédiction, me dit Daren avec exaspération.

-Ce serait stupide de penser le contraire, fit Freyja avec un air ennuyé.

-Hé! Sois gentil avec ton meilleur ami! Protestai-je.

-C'est ça. En attendant, je veux te prendre un peu de sang pour voir si c'est en lien avec ton ADN... J'espère qu'à Blancherive il y a une bibliothèque ou au moins un laboratoire d'alchimie pour faire mes recherches, soupira Freyja.

-J'ai jamais visité Blancherive, alors je l'ignore, fit Daren en haussant les épaules.

Freyja me trancha une veine pour récolter mon sang dans un flacon, pour ensuite lancer quelques sorts de guérison. Mais évidement... La plaie ne se referma pas.

-Je ne suis pas très douée avec l'école de guérison, soupira Freyja.

Daren ne dit rien, mais elle sourit légèrement. Mais de toute manière, je n'ai jamais vu de Dunmer guérisseur... De ce que je sais, ils sont trop... Portés vers la branche Destruction, vu leur talent inné sur la manipulation du feu. On banda ma plaie normalement et Freyja étiqueta le flacon de mon nom, fouilla un moment à l'intérieur de son sac puis me tendit une petite fiole.

-Bois ça. C'est un calmant, tu pourras dormir tranquillement comme ça.

-Et pour la douleur? Tu ne peux pas faire quelque chose pour ça? Demandais-je, presque désespéré à l'idée de subir cette foutue douleur 24h/24.

-Où as-tu mal? Demanda Daren en s'approchant.

Une lueur doré dansait entre ses doigts. Ah, j'ai rien dit alors... Une Dunmer guérisseuse ça existe. Je lui décrivit l'espèce de chaleur douloureuse qui me traversait les veines, particulièrement dans la poitrine et le dos. Elle passa ses mains lumineuse aux endroits indiqués, avant de finalement le faire sur tout mon corps.

Daren semblait perplexe.

-Es-tu certain d'avoir mal? Je ne détecte rien...

-Bordel, je peux quand même pas l'imaginer cette douleur! M'écriais-je.

-Parfois cela arrive. Expliqua-t-elle. J'ai déjà vu un cas comme ça durant mes années d'apprentissage. Le professeur à appeler ce phénomène des douleurs fantômes... Elles sont causées par la peur de la vraie douleur, ainsi que le souvenir d'anciennes blessures.

-Heu... Je n'ai jamais eu peur d'avoir mal... Quant aux blessures, je sais plus... Dis-je.

Daren soupira et éteignit ses mains. Freyja lui jeta un oeil et lui demanda, l'air méfiante :

-Tu as fait l'école de guérison?

-Les quatre premières années. Mais on m'a renvoyée au début de la cinquième. J'ai fait l'erreur de m'intéresser à la combinaison des écoles de conjuration et de guérison.

Freyja eut un mouvement de recul, l'air pâle. Daren soupira et passa sa main dans ses cheveux.

-Je ne parle pas de nécromancie, Nordique. Je sais particulièrement que tout ça est vraiment mauvais, autant pour ma propre vie que pour les vivants. Na, mais je cherchais un moyen d'améliorer les capacités humaines et elfiques en se basant sur les invocations de l'école de conjuration. Et à partir de là, trouver de nouveaux remèdes et sorts et améliorer ceux déjà connus. Si on regarde la base de toutes les écoles de magies, elles ont toutes des points communs. Certains sont encore en conjectures, d'autre carrément que des axiomes, mais au moins j'ai pu établir quelques théorèmes et assertions.

-Attend, tu parles des grandes théories d'Alaric le fou? Demanda Freyja, qui visiblement comprenait ce que disait Daren. Celui qui disait que la magie ne devait pas être divisée en différentes écoles, mais unifiée en une force surpuissante?

-Oui. Je sais que les mages ont, depuis son époque, démontré que la magie n'était pas toujours de la même influence ni de la même force... Mais Alaric n'avait pas tort sur certaines théories. J'ai fait mes propres expérimentations, et pour le moment, elles donnent raison à Alaric.

-Incroyable... Souffla mon amie. Je dois dire que je n'ai pas vraiment... Suivit l'évolution de la magie...

Normal que Freyja dise cela, elle a dormi un millénaire ou presque! En tout cas, je comprenais rien du tout. Autant de ce que les deux filles disaient depuis un moment, que de leur nouvelle complicité, alors que j'ai clairement senti de l'hostilité entre eux au début! Mais bon... Du jargon mage, moi le guerrier, je décroche. Je regardais la fiole et la but sans hésitation. Je m'endormis avant même que ma tête ne touche l'oreiller. Dingue, c'est la première fois de ma vie qu'une potion soit aussi efficace pour moi!


Et voici la chute : "Les nordiques dégagèrent le chemin et quatre se barrèrent ensuite, l'Impérial invita le reste chez lui et le Rougegarde fut dénudé par l'elfe noire et la nordique... Pauvre de lui!"

Merci de laisser un commentaire en sortant, ça fait vivre mes écrits!

Prochain chapitre : 30 Mai 2016 (Promis!)