Seizième chapitre, bonjour à tous! Je n'ai personnellement rien à dire de particulier sur ce chapitre, si ce n'est ceci : Une nouvelle armure, de nouveaux personnages, et une nouvelle relation! Aah... J'ai hâte de lire vos réactions face à la fin de ce chapitre... Vraiment hâte. Bisou à tous!

Pour les détails que tu as lus, je me suis relu et en effet, j'ai un peu exagéré sur les points de suspension et les onomatopée, je m'en excuse sincèrement! J'espère m,être rattrapée dans ce chapitre-ci! Sinon, je compte sur toi pour m'indiquer mes bourdes! Sinon pour Nach, ben, un p'tit peu de fan service pour les demoiselles, ça fait toujours plaisir, na? Et pour les raccords de verbes, j'ai trouver le problème et je me suis empressée de le corriger, j'espère que j'ai trouvée toutes les coquilles de ce genre dans ce chapitre... Bonne lecture à toi et j'attend tes impressions et/ou tes théories sur la fin du chapitre...!

Bonne lecture à tous le monde, on se voit la semaine prochaine!


Saga du Tigre-Dragon

Premier Arc: Préambule

-Chapitre 16 -

Mon arrivé à la forge fut presque en fanfare. Entre moi qui courais pour arriver plus vite, Freyja qui me suivait au même rythme, Daren qui nous avait rejoint entre temps, Camilla qui s'était approchée pour mieux voir... Alvor eut la surprise de voir quatre jeunes entrer dans sa forge alors qu'il n'en avait appelés qu'un seul.

-Heu... Les filles, je ne veux pas être impoli, mais il s'agit quand même de mon armure, non? Fis-je en me tournant vers mes... Amies, je peux le dire je pense.

-Pff, et qu'on rate le petit spectacle? Fit Daren en croisant ses bras.

-Quel spectacle? Ironisais-je. Je vais juste mettre une armure.

-Armure que tu attends depuis des semaines! Sourit Freyja.

-Allez Alvor, montrez-nous votre dernière création! Supplia Camilla, impatiente, comme toujours.

Brave petite. Je me tournai vers le forgeron qui secoua la tête de désappointement, puis il posa un lourd coffre sur une large table de bois. Il ouvrit le coffre et en sortit... Une merveille.

D'abord, commençons par les bottes, hautes jusqu'à mi-mollet, en cuir avec un revêtement en écaille d'acier sombre sur le devant. Il y avait des attaches en bande avec des boucles en cuivre et Freyja sourit en observant les bottes. Je la regardai et elle me dit:

-Enchantements de protection contre le froid. Très bien ficelés, d'ailleurs.

Oh... Des bottes enchantées donc, génial... Alvor posa les bottes sur la table et sortit ensuite des gantelets. Créer dans le même style que les bottes, ils devait couvrir l'avant-bras en entier, également en cuir avec des plaquettes d'acier sur le dessus et le dos de la main. Quelques éclats noirâtres recouvraient le dessus des doigts, mais j'ai l'impression qu'ils étaient plus fins que le reste. De l'acier aussi fin, était-ce vraiment une bonne idée...? Encore une fois il y avait des attaches en bande avec des boucles de cuivre. Je regardai à nouveau Freyja.

-Enchantement de protection contre le froid encore une fois.

Alvor sortit ensuite une ceinture en cuir avec une doublure en plaquettes d'acier disposées comme des écailles (Enchantement contre le froid comme le reste) et puis finalement le plastron...

Par tous les divins...! Je m'approchai pour mieux le voir. Elle devait recouvrer tout mon torse, avec des épaulettes amovibles, qui donc ne me gênerais pas dans un duel à main nue, en cuir avec un par dessus en écaille d'acier assombrit par je cru au premier abord le feu de la forge mais en détaillant de plus près... Oh bordel de...

-De l'ébonite...? Vous en avez utilisé pour mon armure...? Soufflais-je.

Les armures d'ébonites sont affreusement chères, ou pouvait facilement perdre beaucoup d'argent pour une simple pièce d'armure ou une arme en ébonite... Et le matériel nécessaire à la construction de ladite armure l'était encore plus. En plus d'être littéralement rarissime! Léger, plus solide que le diamant, aussi rare que précieux... J'eus un instant de doute et regardai plus attentivement mes autres pièces d'armure. Par tous les/

-Vous avez mis de l'ébonite dans toutes les pièces de mon armure...?! M'écriais-je finalement en regardant Alvor.

Entre les petites plaquettes fines d'acier, je décelai maintenant les petits éclats d'ébonites, assez étendus pour donner une parfaite protection sans trop être lourde et c'était ce qui donnait cet aspect argenté-sombre à l'armure... Et avec les boucles de cuivres dorées, je ne sais pas si Alvor s'en rend compte, mais cette armure, elle... Elle est aux couleurs de ma famille.

L'ébène du père. L'argenté de la mère. Le doré du premier né.

Père. Mère. C'est comme s'ils étaient représentés par cette armure... Mon pote forgeron ria et posa une main sur mon épaule.

-Tu mérites amplement cette armure, petit. Dit-il. Tes amis ont fait le récit des événements au Tertre et tu as sauvé Hadvar, mon neveu. Et je sais que tu désires devenir un grand mercenaire... Alors voilà ma modeste contribution à ton projet.

J'inspirai profondément en fermant les yeux, combattant pour que mon trouble ne soit pas affiché sur mon visage, et une fois une partie de mon trouble apaisé, je m'exclamai en direction d'Alvor :

-Modeste...?! Bon sang, mais ça va vous ruiner cette armure! Laissez-moi la payer, je ne peux pas la prendre gratuitement, c'est pas possible...!

Alvor secoua la tête et déposa l'armure sur la table.

-Qu'est-ce que tu attends pour l'enfiler, le jeune? Histoire de voir si elle te va! Au passage, le plastron est également avec un double enchantement, résistance au froid et un petit enchantement spécial, cadeau de ton amie la magicienne.

Un cadeau de Freyja...? Je me tournai une nouvelle fois vers elle et vis ses joues rougies de gêne. Elle attrapa son médaillon et le tripota un peu, avant de finalement dire :

-J'ai essayé de faire plus que de l'enchanter contre le froid... Alors j'ai tenté un enchantement de protection niveau maître. J'ai fait quelques essais avant d'arriver à ce résultat final... Pour résumé, ton armure est quasiment indestructible, tant j'ai touché à tous les enchantements de protection possibles pour ensuite les mixer ensembles. Le feu ne le fera jamais fondre... Même les crocs d'un smilodon ne pourraient pas l'entaillée... Elle ne peut pas être bossée ou détruite, peu importe le moyen... Ah, et la rouille ne la touchera jamais. Il n'y a que ton plastron qui est enchanté de cette manière cependant. Expliqua-t-elle. Les seules choses qui pourraient peut-être abîmer ton armure, ce serait ton propre sabre ou les crocs d'un dragon.

Bordel, je suis peut-être nul en maitrise de la magie, mais je ne suis pas non plus un imbécile. Pour enchanter toutes les pièces de mon armure, en plus d'en créer un, Freyja à du y passer ses nuits entières à plancher sur ça. En plus de la traduction de l'espèce de prophétie trouvée au Tertre, les potions qu'elle confectionne régulièrement pour les gens du village, elle n'a pas du beaucoup dormir...

C'est à ce moment précis que je vis son teint plus pâle qu'à l'accoutumée, les cernes bleutés sous ses yeux et son air fatigué, malgré son sourire. Putain, et moi de mon côté, qu'est-ce que je faisais? Je faisais mumuse avec mes muscles devants les femmes mariées du village...

Freyja est vraiment mon amie. Je ne dois jamais, jamais en douter.

-Freyja, ne le prend pas mal, mais je crois que je t'aime! Souriais-je en la prenant dans mes bras en remerciement.

Je sentis son visage brûler et la relâchai donc, étouffant un rire trop bruyant. Bordel, j'ai une armure digne d'un Haut-roi! Digne de Talos lui-même! Et elle est à moi! Ahah! J'suis trop content!

Je me précipitai vers les pièces d'armure en bénissant le fait que je ne portais aujourd'hui qu'une chemise lacé et un pantalon de toile. Alvor m'aida à enfiler mon armure, m'expliquant comment attacher solidement les boucles pour que tout tienne. Les bottes étaient légères comme tout, les gantelets encore plus et le reste... Quand j'enfilai la pièce principale de mon armure, je ne pus étouffer un sentiment de fierté venir me prendre par les tripes. L'armure était légère, près du corps et me donnait un sentiment de protection et de sécurité que je n'avais plus ressenti depuis la mort de mes parents. Aucune pièce de mon armure ne semblait vouloir déranger mes mouvements, pas même quand je m'étirai et m'accroupis. Elle suivait chaque mouvement de mes muscles comme une armure de cuir et pourtant, quand je demandai à Alvor de me donner un coup pour tester sa solidité...

Je n'eu pas du tout mal lorsque le forgeron se donna à coeur joie de me donner un violent coup de marteau de guerre dans le ventre. Je dus reculer à cause de la pression exercer, mais l'armure n'eut même pas une égratignure. Trop... Génial! L'armure n'avait pas de casque, mais je me contentai de nouer un bandeau sur mon front pour retenir les quelques mèches de cheveux qui tombaient régulièrement sur mon front.

-Alvor, je vous en supplie, acceptez au moins un peu d'argent en échange de cette merveille...! Dis-je en le regardant.

-Faites plutôt de la publicité pour mon travail, ça m'aidera à faire des affaires. Répliqua Alvor.

-... Si un jour vous avez besoin d'une lame, pour n'importe quoi, ce serait un honneur pour moi de vous aider. Finis-je par dire.

L'homme blond me regarda un long moment, avant d'hocher la tête en acceptant mon offre. Nous échangeâmes une poignée de main solide, puis Alvor me jeta hors de sa forge, arguant qu'il avait du travail.

Je sortis dans la rue en m'amusant à ouvrir et fermer le poing, couvert de mon gantelet. Les plaquettes ne faisaient pas le moindre bruit et ne gênaient pas du tout mon mouvement, aussi dérisoire soit-il. Alvor est un génie. Il vient d'énormément monter dans mon estime et mon respect ce mec!

-Bon, maintenant que Nachael à son nouveau jouet, il nous reste quoi dans nos préparations? Grogna Daren en regardant Freyja.

-Hey! M'écriais-je.

-J'ai quelques dernières potions à concocter et un copiage de la plaque en pierre qu'on a trouvé dans le Tertre. Ce truc est cependant trop lourd pour qu'on l'emporte avec nous... Répondit mon amie en m'ignorant totalement.

Je me sens seul... Vraiment. Pourquoi Faendal n'est pas là, histoire de venir me soutenir en tant que mec face à ces femmes...? Je suis en infériorité numérique là, c'est dangereux pour ma pomme!

-On pourrait le laisser à Camilla, elle en prendrait soin. Suggéra Daren.

Faendal compte également pour du beurre périmé apparemment. Au final, sa présence n'aurait peut-être rien changé...

-Vous pouvez compter sur moi. Sourit justement l'Impériale.

-Excellent, ça fait un truc de moins à penser. À part ça, il nous reste à faire nos sacs, manger un morceau, sceller nos chevaux et on pourra partir. Lista Freyja.

-Je peux en placer une? Fis-je piteusement.

Les filles me regardèrent. Un long moment. Puis dirent toutes les trois d'un même ton de voix avec le même foutu sourire malicieux qui leur va à toutes les trois vraiment bien :

-Non.

Arg. C'est cruel. Si c'est comme ça, je boude! Même si c'est un comportement de gamin d'agir ainsi! Tiens, je vais aller voir ma jument, elle au moins me comprend!

Je suis réduit à aller parler à un cheval pour être un tant sois peu respecter là... Je suis descendu un peu bas dans la chaîne alimentaire, je trouve... Cruel destin d'avoir mit sur ma route trois femmes complètement sadiques et avec une capacité de se défendre qui est tout bonnement injuste!

Bon, on met une pause sur mon moment mélodramatique et je reprends mes esprits. Je fis un grand sourire lumineux à mes amies et leur dit :

-Alors ça ne vous dérangerait pas de vous occuper des derniers préparatifs, vu que je n'ai rien à dire! On se retrouve plus tard!

Et je filai sous les cris de colère de Daren, visiblement pas contente d'avoir à sa charge la consigne de faire les sacs de tout le monde! Moi aussi je peux être une plaie quand je veux, héhé! J'arrivai dans la minuscule écurie derrière l'auberge, où ma jument et l'étalon noir de Daren nous attendaient. Leurs selles étaient posées à côté, je commençai donc tout de suite à les préparer en les brossant et en leur donnant un peu d'eau et de nourriture.

Cela me prit une petite demi heure pour sceller les deux chevaux, puis j'entrai dans l'auberge. Camilla aidait Freyja à préparer et étiqueter les derniers flacons de potions, nos sacs à moi, Daren et Freyja posés à côté d'elles.

-Je vais les attacher aux selles et je t'attends devant, Freyja. Dis-je en prenant les sacs.

-Daren est partie mettre la plaque en pierre chez Faendal, elle nous retrouve à l'entrée du village. Me dit simplement Freyja, avant de se tourner vers Camilla. Je peux te laisser le nettoyage de la table d'alchimie?

-Oui bien sur. Accepta Camilla.

Je sortis à ces mots. Ça sonnait maintenant incroyablement... Vrai. Nous allons partir de Rivebois. Et cette fois pour de vrai. Après la petite mission que nous avait donné Gerdur, je compte bien aller faire un tour chez les Compagnons. De ce que j'en sais, ils acceptent des contrats de mercenariat de toutes les châtelleries, pourvu que ça en vaut la peine du côté de la récompense.

Je ne suis pas particulièrement avare, mais j'aimerais avoir une bourse un peu plus lourde, la prochaine fois que Freyja aura très faim. Par chance, grâce à la récompense de la griffe d'or de Lucan, j'ai pu tout régler.

Les deux chevaux sont rapidement amenés devant l'auberge. Daren vient nous rejoindre et Camilla profite de notre départ pour sortir et nous saluer. Elle me promet ensuite à mi-voix de réussir à convaincre son frère et de vite nous rattraper. Brave petite.

Petite qui est quand même plus vieille que moi... Merde, j'avais oublié ce détail!

Après quelques au revoir de tout le village, moins Faendal car il n'avait pas le droit de se déplacer de son lit pour encore un bon moment, nous prîmes enfin la route.

Daren chevauchait son étalon noir et conversait avec Freyja, qui était assise derrière moi comme lors de notre première rencontre et discutions. Les deux femmes échangeaient leurs connaissances sur la magie et le monde, entrecoupé parfois de petites insultes qui me faisaient songer à un duel entre coq, version humanoïde féminin.

La route était longue, très longue, nous suivions la rivière qui traversait Rivebois, séparant la scierie de tout le reste, tandis que la route serpentait à ses côtés. Un loup tenta de nous attaquer à un moment, mais une flèche de Daren le fit rapidement taire. Finalement, peut-être que Faendal à de quoi craindre son honneur d'archer avec Daren... J'adorerais voir un concours d'arc entre eux! Faendal à la masse écrasante vs Daren aux milles mystères! J'ai pas pu clairement déterminer tout ça dans le Tertre.

Il me sembla que cela faisait quelques heures que nous chevauchions lors que finalement j'entendis une légère exclamation de surprise de la part de Freyja. Un coup d'oeil vers elle m'indiqua qu'elle était fascinée par un point lointain...

Je suivis son regard et en restais moi aussi sans voix. Blancherive, avec ses hauts murs et sa forteresse en haut d'une colline, venait d'apparaitre devant nous. Une impressionnante ville entourée de fermes, de terres agricoles et... Cet immense bâtiment là, ce ne serait pas Jorrvaskr?

Cette ville est indéniablement magnifique, ainsi positionnée au centre des plaines, cela force une certaine humilité. Bon, personnellement je préfère une belle ville blanche et doré Rougegarde au milieu du désert et bordée de palmier avec un soleil étouffant au dessus de soi, mais bon. Je ne risque pas de trouver un désert ici... Ou alors ce sera un désert de glace.

Ce que je n'apprécie que moyennement.

Descendre la rivière jusqu'à la route principal nous prîmes, malgré le fait qu'on aille enfin aperçue Blancherive, au moins une bonne heure. Une fois arrivé sur ladite route, ils ne nous restaient plus qu'à remonter jusqu'aux portes de Blancherive. Nous passâmes devant une hydromellerie, mais Daren refusa qu'on s'y arrête.

-Pourquoi ça? Demandais-je.

-L'établissement à une mauvaise réputation. Problème d'hygiène, boissons de mauvaises qualités, mauvaises rencontres... Mieux vaut l'auberge de la Jument Pavoisée, c'est meilleur marché et plus fiable. Nous expliqua Daren.

Nous la suivîmes sans aucune protestation, moi étant un étranger du pays et Freyja une quasi inconnue ici, vu sa venue du passé. Dans ce sens, c'est une chance que Daren soit avec nous finalement... Plus qu'une alliée, elle est notre guide dans ce pays!

Puis un bruit sourd fit trembler la terre. J'observai rapidement autour de moi, mais rien en vue... Qu'est-ce qui se passe, par tous les... OH PUTAIN DE MERDE!

Un géant cours dans notre direction, poursuivit par des guerriers en armure...! Soit je suis fou, (Ce qui est très probable) soit on est dans une grosse merde de mammouth jusqu'au cou!

Je descendis prestement de ma jument et attrapai mon sabre. Le géant a arrêté sa course et donne un coup de pied à un des guerriers, qui vole sur quelques mètres et se ramasse par terre plus loin. Je crois avoir entendu un crac, merde...

-Freyja, va voir le mec qui pratique le vol plané, s'il n'aurait pas besoin de soin! Daren, c'est quand tu veux les flèches mortelles! M'écriais-je aussitôt.

C'est pas mon genre de me mêler d'un combat qui ne me regarde pas, mais on risque nous aussi notre peau dans cette connerie! Un autre combattant vola dans ma direction, mais je réussi à le rattraper... Ah non, à la rattraper. Une gamine de mon âge portant une armure semi légère et une épée de fer me jeta un drôle de regard et s'éloigna de moi.

-Vous avez besoin d'aide pour calmer ce gros tas? Fis-je en fixant le géant déchaîné.

-Les Compagnons n'ont pas besoin de l'aide de gueux! S'écria la fille.

Charmante... Attendez, les Compagnons?! Je n'eus pas le temps de préciser mes pensées qu'un cri féminin s'éleva :

-RIA, ATTENTION!

Le géant abattit sa massue dans un coup puissant vers moi et la dénommée Ria, nous évitâmes chacun le coup en sautant sur le côté. Le visage démesuré se tourna vers la petite, qui pâlissait à vue d'oeil alors qu'elle levait son arme dans l'intention manifeste de se défendre un minimum. Deux flèches se plantèrent dans le dos du géant, attirant son attention vers une femme, visiblement une chasseresse... Bien roulé la dame... Putain la paire de...

La terre trembla à nouveau proche de moi, me ramenant dans le présent et loin du paradis visuel et je me précipitai vers le géant. Au même moment, un éclat noir apparu à mes côtés et c'est d'un même mouvement synchronisé que Daren et moi tranchèrent les jambes du géant. Moi avec mon sabre, elle avec sa dague d'acier. Le géant trébucha, grogna, fit jouer sa massue mais ne toucha plus personne. Puis il s'effondra et vive comme l'éclair, la chasseresse bondit sur le dos du géant et lui trancha la nuque et le coeur avec son épée.

-Nachael, arrête de la mâter, ça fait gamin pré pubère. Me souffla Daren.

-Hum... Mais tu dois avouer qu'elle a de ses arguments...! Souriais-je en rangeant ma lame après l'avoir essuyé.

-Je préfère les hommes. Me répondit simplement Daren en faisant de même.

-Vous là. Dit soudainement la bombe/ Hum/ la chasseresse en s'approchant. Bien jouer. Ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter d'avoir affronter un géant et l'avoir vaincu aussi facilement.

-J'imagine que vous l'avez beaucoup affaiblie avant notre arrivé. Répondit Daren, regardant autour d'elle. Y'avais pas un homme avec vous...?

-Farkas est tombé plus loin, nous signala la petite Ria.

-Ah, c'est le mec qui pratiquait l'art subtil et gracieux du vol plané! Me souvenais-je. C'est bon, Freyja va le réparer en moins de deux!

La chasseresse me jeta un drôle de regard à mes mots, mais vu qu'elle me semble être une nordique, j'imagine qu'elle n'aimera pas beaucoup Freyja... J'allai vers mon amie, qui était en train d'aider un homme à se redresser.

-Vous allez bien Farkas? Demanda Ria en se précipitant vers l'homme.

-Mouais... La mage m'a recollé les os en deux minutes... Grogna le gars en s'appuyant sur la fille.

Elle sembla chanceler un moment, mais resta droite. L'autre femme ne fit aucun commentaire sur Freyja, mais me dit :

-Je crois que vous ferez un bon frère d'arme.

Je lui souris.

-Je comptais justement entrer chez les Compagnons.

Elle me rendit mon sourire en coin.

-Allez voir Kodlak à Jorrvaskr, si vous voulez entrer dans notre petite famille. Ce vieillard à un don pour juger les gens.

-J'y veillerai. Dis-je simplement.

-Vous aussi êtes la bienvenue. Rajouta la chasseresse avant de s'éloigner, suivit par Farkas toujours soutenu par Ria.

Évidement, aucun mot ou regard ne fut envoyer à Freyja, qui ne dit rien elle non plus. Nos deux chevaux s'approchèrent alors et ma jument souffla dans mes cheveux tandis que je lui caressai le cou.

-Franchement, ils manquent énormément de politesse ces gens. Grogna Freyja. Nachael, tu ne vas pas sérieusement... Les rejoindre?

-Tu sais, je préfère ne pas juger des gens sur leur croyance envers la magie, même si je dois avouer qu'ils étaient en effet d'une politesse égalant un orque en mode Berserker. Répondis-je.

Freyja regrimpa sur ma jument et Daren monta sur son étalon. Je décidai de rester à terre, l'adrénaline du petit combat n'a pas encore totalement disparu, je vais être infernal si je ne marche pas un peu...

Mère aurait adoré cette chasseresse cependant. J'arrive à sourire en pensant un peu à elle, même si j'ai toujours une douleur au coeur en songeant qu'elle n'était plus à mes côtés. Père aurait reprit l'homme, Farkas, et l'aurait sommée d'être plus poli avec Freyja, d'être plus gentleman...

Quelque chose du genre. Par contre, je me demande à quoi ressemble ce Kodlak...? Si cette femme me l'a recommandé pour entrer dans les Compagnons, c'est qu'il doit être en quelque sorte leur chef, pas vrai? Ça doit être un grand guerrier... Un vieillard, d'après la chasseresse, qui a un don pour juger les gens... Un homme, guerrier et sage... C'est rare de nos jours de trouver pareil personnage. Je me sentirais vraiment honoré de pouvoir lui parler...

Nous arrivâmes finalement aux portes de Blancherive. Il y avait l'écurie, où nos chevaux furent déposés avec la promesse du maitre d'écurie de bien s'occuper de nos bêtes. Je pris sur mes épaules nos quelques sacs, Daren fit de même sans se plaindre et Freyja mena la marche cette fois.

Il y avait un convois à côté de la herse, un convois de Khajiits visiblement. Les chats humanoïdes nous saluèrent poliment et Freyja échangea quelques mots avec le chef de la caravane. Mais vu que nos sac étaient lourds et chargés, elle coupa très vite court à sa discutions. Nous passâmes la herse, les contrôles de garde et le pont-levis, avant d'être arrêtés aux portes de la ville.

-Halte! La ville est fermée! Seul les affaires officielles sont autorisées! S'écria un garde, visiblement nerveux vu qu'il me regardait souvent.

Mon armure doit lui foutre la trouille. Ou alors c'est ma couleur de peau, les Rougegardes sont peu légions ici... Ou alors c'est ma carrure qui n'aide pas. Dans tous les cas, je lui fais un petit sourire et réplique :

-Nous sommes ici pour porter un message au Jarl Balgruf le Grand, de la part de Gerdur de Rivebois. C'est au sujet de la menace des dragons.

-Oh... Dans ce cas entrez. Sembla se raisonner le garde pour ensuite retourner à son poste.

La protection de cette ville laisse légèrement à désirer... Mais bon, qui serait assez stupide pour attaquer la ville qui accueille en son sein le siège des Compagnons, guerriers réputés à travers toute la province...? Excepté des crétins ou des suicidaires, j'entends.

Nous entrâmes donc dans la ville, et immédiatement je remarquai l'impressionnante forge à notre droite.

-Tu prévois déjà tes arrières. Ricana Daren en me voyant faire.

-Et toi, j'imagine que tu vas préférer le magasin d'archerie juste en face? Répliquais-je en lui désignant la haute bâtisse à notre gauche.

-Personnellement, je préfère chercher l'auberge, si ça ne vous ennuie pas trop. Dit Freyja en ouvrant la marche. On ne va pas aller porter le message au Jarl encombré comme des mules!

-À vos ordres, chef! Dis-je joyeusement.

Nous avançâmes, alors que j'entendis une conversation entre un homme vêtu comme un impérial et la forgeronne. Visiblement, le type passait une commande pour les armées impériales. J'eus envie un instant d'empêcher la commande, mais un regard de Freyja m'arrêta. Pas le moment de se faire remarquer dans une ville visiblement à l'occupation Impériale.

Finalement, nous trouvâmes l'auberge, au bout de l'avenue principale, dans le petit marché. Des boutiques et des stands entouraient un puits et à gauche des escaliers montaient vers un quartier plus en hauteur. Visiblement malgré l'heure de plus en plus tardive, les marchands avaient encore de quoi vendre... Soudainement, je captai une conversation dans mon dos :

-Les pommes vertes que vous m'avez vendues l'autre jour étaient délicieuses, Carlotta.

-N'est-ce pas? J'économise toujours un peu pour pouvoir m'en offrir quelques unes lorsque les marchands me les importent du sud.

Le reste de la conversation se perdit un peu. Je tournai la tête et captai un regard doux que je n'avais jamais vu auparavant. Des yeux bruns un peu cernés, un visage légèrement poussiéreux, des cheveux coupés courts de la même teinte que le soleil se couchant au loin, un petit nez légèrement rougis, quelques petites tâches de rousseurs sur des joues également rougies par le froid, des lèvres un peu gercées mais également... Attirantes.

Une tête et demi de moins que moi je crois, portant une robe bleu fendue en dessous de ses genoux, un corset en cuir usé, une dague de fer à sa taille et un panier à son bras, contenant visiblement quelques fleurs et des aliments. Elle était de profil à moi, me laissant la chance, sans doute sans le savoir, de profiter de ses courbes tout à fait appétissantes. Certes pas plus ample que la chasseuse dehors où que Freyja, en fait elle était assez petite mais... Elle était juste...

Magnifique. Juste magnifique. Je ne me rendis même pas compte que Freyja semblait me parler. J'étais complètement fasciné par elle... Cette femme, complètement... Tous les mots de la terre ne me semblent suffisant à la décrire.

À un tel point que j'oubliai complètement le corps attrayant de la chasseresse, l'attachement que j'avais pour Daren et Freyja et compris brusquement pourquoi Faendal avait ce visage un peu stupide quand Camilla était en sa présence.

Parce qu'on ne peut pas faire autrement que de regarder cette personne qui nous fascine tellement, sans savoir pourquoi...


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Prochain chapitre : 2 Août 2016