Dix-septième chapitre, on s'approche de la fin du premier arc! Encore trois chapitres, puis le bonus et... Il vous faudra patienter environs un mois pour avoir la suite, désoler!

Sinon, sur le chapitre en lui-même, une énorme mise au point. Avec ici mon propre point de vue de l'amour et je demande à tous de ne pas trop juger un certain personnage sur une certaine décision (Ben oui, j'spoile pas moi! Z'avez qu'à lire le chap' pour comprendre, na!) car c'est quelque chose que j'ai décider sur ce personnage depuis sa création, il y a des mois. Sinon un peu de remise en question, une grosse révélation (J'ai hâte de voir combien d'entre vous saurons ce qu'est un /"\Spoil, censuré!/*\ ! huhuhu...

Adlyne, chère Adlyne... Je crois qu'on se complète, parce que j'adore les passages à description! :D Sinon pour l'armure de Nach, personnellement, je la vois comme une armure d'ébonite, point. C'est simplement sa composition, qui fait qu'elle n'est pas entièrement dans ce matériau (Que objectivement parlant, je vois comme le minerais le plus solide du jeu, si on oublie l'armure daedra et les écailles de dragons) mais surtout dans de l'acier, renforcer d'éclat d'ébonite, qui fait qu'elle est beaucoup moins solide que prévu. Nachy doit faire attention..! Quand à Ysolda... C'est Ysolda. J'ai pas vraiment eu de coup de foudre pour cette femme, le NPG du jeu que je préfère est Muiri, la pauvre âme en peine et vengeresse qu'on croise quand on est dans la Confrérie Noire... Mais je ne pouvais décemment pas envoyer Nachael chez les assassins juste pour lui faire rencontrer Muiri. Donc c'est tombé sur Ysolda au final!

Pour toutes tes autres questions, je t'invite à lire ce chapitre pour avoir tes réponses, bisou à toi et bonne lecture.

Idem pour tous les autres, lecteurs anonymes qui refusent de lâcher un coms en partant, même un "cool", "j'aime" ou même "C'est nul"! Tant qu'on me donne son avis sur mes écrits! Bisou à vous quand même.


Saga du Tigre-Dragon

Premier Arc: Préambule

-Chapitre 17-

Ce fut une claque derrière mon crâne qui me ramena sur terre. J'étouffai un juron et tournai la tête vers Daren, qui me regarda avec agacement. Oups?

-T'as fini de baver comme un idiot, histoire qu'on puisse aller prendre une chambre, enfin? Fit-elle avec une lueur légèrement... Dangereuse dans les yeux.

-Hum... C'est bon...

Je risquai un dernier coup d'oeil derrière moi, la femme en bleu était en train de s'éloigner. Dommage, j'aurai voulu lui demander son nom... Ah, mais je suis con! Elle doit sans doute vivre ici, je vais la recroiser, sans aucun doute! Je vais donc à l'auberge avec Daren et Freyja. L'intérieur est spacieux, il y a beaucoup de clients, un large feu ronronne au milieu de la pièce et la barman sert des boissons avec un large sourire. Il y a un barde qui a entamé une chanson populaire et quelques clients chantent le refrain avec lui. Je laisse un sourire de contentement traverser mon visage. Voilà le genre d'ambiance sympathique qu'on apprécie réellement! Manque plus qu'une bagarre générale pour me faire la soirée!

Freyja se dirigea vers le comptoir et réussi tant bien que mal à parler avec l'aubergiste. Elles parlèrent un moment, puis la femme appela une serveuse, (tiens, une Rougegarde...) et celle-ci nous conduit à nos chambres.

-J'ai pris une chambre pour trois, ça nous reviendra moins cher et nous n'aurons qu'à installer un paravent la nuit. Expliqua Freyja alors qu'on découvrait notre nouveau logis temporaire.

-Tu as pu l'avoir pour combien de nuit? Demandais-je en fixant le lit de draps qui allait accueillir les filles durant la nuit.

-Neuf septimes la nuit, plus quatre pour les repas du matin et du soir. Dit Freyja.

Treize septimes par jour donc... J'ai beau avoir la somme que m'a remis Lucan suite aux aventures dans le Tertre, on ne tiendra pas un mois. Va falloir que je me fasse quelques contrats de mercenariat dans le coin, histoire de renflouer un peu ma caisse personnelle. J'ai beau vouloir intégrer les Compagnons, je ne suis pas non plus totalement naïf. Je sais bien qu'au début je serai payé d'une misère, surtout que je n'ai encore aucune réputation ici et ils ne nous donneraient pas de chambres séparées pour les filles et moi. Il me faudra sans doute rester à l'auberge.

Nous déposâmes nos sacs et Daren alla tester le lit. Vu son visage très satisfait, il doit être confortable. Je vais me contenter du sol pour ma part, visiblement... Je m'assis par terre et appuyai mon dos contre le lit, retirant tranquillement mes gantelets d'armure.

-Bon, maintenant qu'on est posé... Nachael, qu'est-ce que c'était, dehors? T'as eu un arrêt mental? Fit Daren en rampant jusqu'au bord du lit, à mes côtés.

-... Tu penses vraiment que je vais te le dire? Demandais-je en la regardant avec ironie.

-Bah, on est camarade, depuis le temps... Et je sens que tu as besoin de conseils féminins, vu ce qui t'a arrêté... Sourit l'elfette malicieusement.

Je grognai. Putain, j'étais vraiment si peu discret que ça...? Après quelques secondes d'attentes, je fini par dire :

-Je l'ai juste trouvé belle... Pas de quoi en faire un procès.

-Belle, hein? Fit Daren. Le truc, tu vois, c'est qu'il s'agit de la première fois que je t'entend dire qu'une femme est belle.

-On se connaît depuis à peine un mois, comment tu peux en être aussi certaine?!

-Je te ferai remarquer que j'ai participé à tes petites soirées de beuveries avec les autres hommes de Rivebois. Fit avec un petit sourire Daren. Je sais que tu trouves Camilla très courageuse, que Sigrid t'énerve, que moi-même et Freyja sommes de très bonne compagnie, je sais que la chasseresse de tout à l'heure était bien roulée à tes yeux, mais jamais je n'ai entendu l'adjectif "belle".

J'ouvris la bouche pour protester, mais Daren m'interrompit :

-Tu as remarqué quoi en premier chez cette fille? Parce que perso, elle est vraiment quelconque... Une petite nordique rousse au visage sale.

-Il n'est pas sale, son visage, fis-je rapidement. Et elle n'est pas non plus vraiment petite... Ses cheveux me semblaient plus carmin que roux... Et la première chose que j'ai vu, c'est ses yeux... Elle a les yeux bruns, peut-être même noisettes ou marrons... Ils étaient cernés, mais je n'ai pas du tout vu de la fatigue chez elle.

Daren me regarda. Très longtemps. Freyja aussi, assise sur une chaise en face de moi.

-Mec... C'est pas vrai... Monsieur se vante d'être un vrai tombeur de ces dames, pour ensuite avoir un coup de foudre amoureux pour une inconnue!

Et à ces mots, Daren éclata de rire en se roulant sur le lit. Aux mots coup de foudre, je sentis une chaleur monter à mon visage et je protestai en me redressant :

-Mais je n'ai pas eu le coup de foudre...! Et surtout pas amoureux...!

-Ah, pourtant tu ne m'as fait aucune remarque sur ses seins, son visage ou sa bouche! Juste ses yeux, ses cheveux et sa taille!

-Et peut-être que ça m'excite, les yeux et la taille? Grognais-je.

Daren me regarda d'un air qui signifiait clairement «Te fou pas de ma gueule non plus» et je grognai en retour. Hors de question de la laisser affirmer, même une seule seconde, qu'elle me connaît si bien la petite elfe. Elle ne dit plus rien et je profitais du fait d'être debout pour enlever mon armure en entier, sauf les bottes.

-Hey, tu sais que c'est vraiment bizarre que tu te dézappes comme ça alors que tu viens d'avoir un coup de foudre amoureux pour une autre femme? Fit soudainement Daren, me regardant sans aucune pudeur.

-Ce qui est vraiment bizarre, c'est que tu me regardes faire sans honte! Répliquais-je.

Daren ricana, puis voulu sans doute lancer un autre argument, mais elle fronça des sourcils et demanda plutôt :

-Où est la Nordique?

-Freyja...? Fis-je, en remarquant moi aussi son absence.

Depuis quand était-elle partie...?


Freyja ne se comprenait plus du tout. Pourquoi avait-elle ce sentiment de haine en elle, maintenant? Non en fait, elle savait pourquoi. Ce qu'elle ne comprenait pas, c'était pourquoi ça se manifestait que maintenant. Pourquoi...

Pourquoi réalisait-elle qu'elle appréciait plus Nachael qu'elle ne l'aurait souhaitée en ce moment précis?

Pourquoi maintenant, alors que le regard de son ami s'était arrêté sur une autre, et s'y était attardé très longuement... Avec une lueur dans ses yeux qui n'était pas un simple intérêt physique... Ou même une certaine amitié... Non. C'était beaucoup plus que ça.

Lorsque Daren avait charrié Nachael sur son soi-disant coup de foudre pour la femme à la robe bleue et en l'entendant décrire ladite femme, Freyja avait senti quelque chose tomber lourdement dans sa poitrine. Ça faisait mal.

Elle était donc sortie discrètement de la chambre et alla par la suite dehors. Le ciel était presque entièrement sombre, il n'y avait plus qu'une fine ligne rose-orangé pour témoigner de la présence du soleil au loin. Elle ajusta sa cape sur ses épaules et partit marcher un peu dans la ville. Les boutiques fermaient et la plupart des habitants se dirigeaient vers l'auberge, sans doute y avait-il une quelconque fête ce soir. Nachael sera content, lui qui adore ces genres d'ambiance... Quoi qu'il préférait les combats, elle en était certaine.

Elle était aussi certaine que la belle inconnue de Nachael serait présente se soir. Freyja le devinait assez bien et en conséquence, décida de ne pas retourner tout de suite à l'auberge. Elle avait besoin d'air.

Elle marcha jusqu'à se retrouver au pied d'un grand arbre mort. Il y avait des bancs au pied de celui-ci et Freyja s'assit sur l'un d'entre eux. L'air était frais, l'hiver approchait visiblement et il n'y avait presque pas de nuages cette nuit pour lui cacher les étoiles. Les constellations étaient les mêmes qu'à son époque.

Son époque... À quoi cela lui servait de traverser les âges, pour ensuite avoir le coeur brisé par son sauveur...? Celui qui l'a libérée de sa cage temporelle? À quoi cela servait...?

Elle médita sur ses questions un long moment, jusqu'à ce qu'un mouvement à sa gauche ne lui fasse tourner la tête. Il s'agissait de Daren, qui vint s'assoir à côté d'elle.

-T'en fait, une tête. Dit l'elfe noire.

-... À être aussi perspicace, on va te prendre pour une voyante. Répliqua Freyja.

-Relax la petite voyageuse temporelle, j'y suis pour rien dans cette histoire!

Freyja sursauta au surnom et regarda craintivement son acolyte magicienne. En scannant le regard de la blonde, Daren sut qu'elle avait visé juste.

-J'avais donc bien deviné. Tu viens du passé, n'est-ce pas?

-... De la deuxième ère. Avoua Freyja en baissant le regard.

Elle n'avait su garder son secret qu'un petit mois, avant qu'on l'éventre. Elle était vraiment nulle... Daren soupira :

-Alors t'es vraiment une vieille... T'inquiète, si j'ai deviné c'est parce que j'ai compris que t'étais une utilisatrice de charmes, et il n'y a qu'un seul ordre de magicien qui utilise les charmes... Tu es une Psijique, n'est-ce pas?

Psijique. Un très ancien ordre de mages, aux pouvoirs incommensurables et qui visiblement, avait traversé les âges avec elle, en tant que légende. Freyja serra les poings mais hocha la tête. Daren sentit son souffle se couper un instant sous le choc de la révélation. La petite copinette de ce crétin de Rougegarde était donc une des membres de cet ordre mythique... On disait qu'ils avaient aujourd'hui disparu, si ça se trouvait Freyja était la dernière représentante de son ordre...

-Comment t'as fait pour voyager dans le temps? Demanda Daren, curieuse.

-... Mon ordre a pressenti qu'un grand malheur allait arriver durant la quatrième ère. Ce malheur... J'ignore ce que c'est exactement, mais il est présage de mort et de destruction. On m'a choisie car j'étais l'une des plus puissantes d'entre nous et que je suis la dernière descendante d'une famille de mages d'ombre. Je ne possède évidement pas ces pouvoirs, étant une Psijique, mais je porte en moi le don, que je transmettrai à un de mes enfants ou un de mes apprentis lorsque le moment sera venue.

-Ta mission est donc d'empêcher ce fameux malheur d'arriver et de transmettre ton don des ombres, c'est bien cela? Résuma Daren.

Freyja hocha la tête.

-Nachael n'a donc rien à voir avec tout cela. Comprit l'elfette.

Freyja hocha une nouvelle fois la tête, plus lentement.

-Je... C'est idiot mais... Je crois qu'au fond de moi j'espérais qu'il soit... Enfin...

-Le futur père de ce fameux héritier qu'il te faut?

-Oui... Chuchota Freyja, avant de reprendre, d'une voix plus cassé. Mais franchement, je ne suis pas aveugle. Tu as vu le regard qu'il a eu en voyant cette femme...? Il n'a jamais regardé personne d'autre comme ça, alors qu'il est littéralement entouré de femmes...!

-Tu peux essayer de tenter malgré tout ta chance, tu sais... Tenta de la consoler Daren.

-Non. Non, je... Je dois me concentrer sur ma mission. Ce malheur qui menace notre monde, je dois le découvrir et l'éradiquer. Nachael... Je pressens qu'il aura un rôle à jouer dans tout ça, mais pas celui que j'espérais au premier abord. Un rôle beaucoup plus... Hum... Radical.

Daren comprit que Freyja avait décidé de renier ce qu'elle avait commencé à éprouver pour Nachael, avant que cela n'aille trop loin. En ce moment, elle était sans doute déçue, malheureuse et le coeur brisé, mais ce n'était pas non plus la grande déchirure. Tout comme elle, Freyja connaissait le Rougegarde que depuis un mois à peine... Et tous les poèmes du monde auront beau dire, un mois n'est pas suffisant pour tomber complètement amoureux.

Même Nachael, avec son coup de foudre, n'ira pas bien loin s'il n'entretient pas ce qu'il ressent en ce moment même. Daren le savait très bien. Les liens amoureux... Étaient très durs à prendre, à entretenir et à garder. C'était presque aussi difficile que l'amitié. Daren avait expérimenté les deux.

Personnellement, c'était les liens familiaux qui avaient le plus de mal à rester entier, selon elle. Mais elle, elle était à part. Sa famille n'était pas vraiment un exemple de famille à suivre.

-T'as besoin de cette nuit pour te remettre les idées en place? Fit-elle avec une étrange douceur dans la voix.

Mais putain, elle avait une fille de seize ans (Et un millénaire) au coeur brisé peut-être au bord des larmes sur les bras! Elle ne pouvait décemment pas être comme d'habitude, froide et cassante! C'était un peu elle, l'adulte dans ce bordel! Et largement...

Finalement, les deux filles discutèrent un peu avant de rentrer à l'auberge. À l'intérieur la fête était toujours de mise mais Nachael n'était pas en vue... Freyja le chercha un peu du regard, inquiète, mais Daren lui montra la chambre à l'étage. La jeune mage ne comprit qu'en montant.

Nachael était assis par terre, dos contre le mur, en face de la porte avec une main sur son sabre et... Dormait. Visiblement, il était claqué de sa journée. Le paravent était déjà installé et sur le lit les deux chemises de nuit des filles les attendaient, avec chacune une petite chope de lait chaud.

-... Il n'est peut-être finalement pas amoureux de toi, mais il t'aime. Dit Daren en prenant sa chope de lait chaud pour la boire tranquillement.

Freyja regarda un long moment son ami, qui visiblement les avait toutes les deux attendues et s'apprêtait à sortir les chercher si elles n'avaient pas été présentes à son réveil. Elle s'en voulu d'avoir fui comme une enfant, alors que Nachael ne lui devait rien. Il n'était même pas au courant qu'elle ne le voyait plus comme un ami...!

Puis les paroles de Daren firent leur chemin dans son cerveau.

«Il n'est pas amoureux de toi, mais il t'aime.»

Oui, ça avait du sens. Nachael l'appréciait, l'aimait, ou l'admirait pour ses talents de magicienne, qu'en savait-elle... Mais il n'était pas amoureux d'elle. Peut-être la voyait-il comme une amie chère, ou une petite soeur à protéger... En tout cas, Daren devait avoir raison. Il l'aimait. Elle s'efforcerait de l'aimer de la même manière alors.

C'était peut-être encore plus précieux pour lui de cette manière... Elle s'accroupit devant Nachael et le regarda un moment. Il dormait profondément. Il était vraiment craquant comme garçon... Non, jeune homme. Il avait dix-sept ans après tout. Il était, selon les lois de son pays, un homme. Freyja sourit doucement et posa très délicatement ses lèvres sur celle de son ami. Juste une petite faiblesse, pour ne pas avoir de regrets après. Elle se recula après le petit baiser de quelques secondes et chuchota :

-Je ferai de mon mieux pour être ta meilleure amie, maintenant. Alors pardonne-moi ma petite faiblesse.

Freyja se redressa ensuite et alla rejoindre Daren derrière le paravent.

Elle ne vit pas Nachael ouvrit les yeux et sourire doucement, et ne l'entendit pas répondre en un murmure :

-T'es toute pardonnée, idiote.


Arg, le sol n'est décidément pas un lit des plus confortable! Je veux un lit de plumes et de draps de soie, avec les plus belles filles du continent pour me réchauffer le corps! Je me redresse en grimaçant et fit craquer mon dos en m'étirant. C'est l'Oblivion dans mon dos, tant il me fait souffrir.

Le souvenir du baiser voler de Freyja me revient dans un flash et je restais un instant pensif. Freyja était restée quelques heures hier soir dehors, Daren avait été la retrouver et elle m'avait interdit de venir les retrouver. Et franchement, maintenant je comprends un peu mieux pourquoi.

Si je suis honnête avec moi-même, je peux comprendre pourquoi Freyja m'a embrassé dans mon "sommeil" hier soir. Mais je suis soulagé qu'elle a décidé de rester mon amie plutôt que d'essayer de devenir ma compagne.

Freyja est jolie, intelligente, drôle, elle sait se battre et sait pour mes parents. Je sais que je peux me fier sur elle et qu'elle se fie sur moi. Je connais son secret et elle connait ma souffrance personnelle. Mais franchement...

Je ne me vois pas finir mes jours avec elle. En fait, je ne veux pas finir mes jours avec une mage... Ou une guerrière, ou une voleuse, une assassine, une mercenaire ou autre chose. Je suis un peu vieux jeux de ce côté-là... Je rêve plus d'une femme qui tiendrait la maison pendant que je voyagerais partout dans le pays.

C'est peut-être macho comme façon de pensée, mais c'est ce que je pense préférer comme style de vie de famille. Vivre sur la route avec sa famille n'est pas quelque chose qu'on peut vraiment apprécier, au final. Personnellement, me battre au côté de ma femme contre des bandits, ça me donnerait tellement la trouille... J'aurai tout le temps peur pour elle, même si elle se révèlerait être la femme la plus forte du monde.

Et puis merde, j'ai dix-sept ans! J'ai encore le temps avant de penser à me marier! Okay, à Lenclume j'aurai déjà une femme et un bébé de quelques mois, mais merde quoi! J'y peux rien si j'ai été élevé à la fois comme Rougegarde et comme Impérial, où ils n'ont des enfants qu'après leur 25 ans ou presque!

Je profitais du fait que les filles étaient encore couchées pour me changer rapidement et enfiler mes bottes et ma ceinture de mon armure, laissant le reste de mon armure dans la chambre. Je glissai mon sabre à ma ceinture et me couvris de mon nouveau manteau-poncho en laine serrée noir, histoire de pas trop avoir froid dehors. Je remis mon bandeau, c'est agréable de ne pas avoir les cheveux dans les yeux au final.

Je descendis ensuite l'escalier vers le premier étage et salua l'aubergiste, Hulda.

-Vous avez réussi à vous lever malgré tout ce que vous avez ingurgité hier soir, Nachael? Me demanda Hulda, surprise.

-L'alcool ne me fait jamais trop longtemps effet. Souriais-je.

-Je vois cela... Puis-je faire quelque chose pour vous?

-Des renseignements... Est-ce que vous savez s'il y aurait des primes de mercenariat qui n'intéresseraient pas les Compagnons et que je pourrais prendre?

-Hum... Réfléchit-elle. Je crois qu'il y a quelques contrats que les gardes me laissent pour les voyageurs dans mes vieux livres, mais il faudrait que j'aille vérifier, cela fait un moment que je les ai, vous voyez? La plupart des gens se fient aux Compagnons pour ce genre de chose.

-Bon, alors je vais vous laisser chercher... Dis-je, avant de me souvenir d'un truc. Ah, est-ce que le Jarl reçoit aujourd'hui? J'ai un message à lui faire parvenir de Rivebois, vous comprenez?

-Pour ça, il accepte de rencontrer le peuple durant les premières heures après l'ouverture du marché, généralement avant le repas du midi. Dans l'après-midi c'est plus difficile de le voir, puisqu'il doit gérer tout son domaine et avec la guerre civile qui menace le pays, il a beaucoup à faire... Sans parler de ces rumeurs de dragons...

-Je vois. Je vais y aller maintenant alors, pour ne pas trop retenir le Jarl. Souriais-je. Si mes deux amies descendent et me demande, dites-leur bien que je suis à Fort-Dragon et pas perdu dans un Tertre avec un archer! Elles comprendront.

Hulda me regarda, un peu stupéfaite de mon message, mais accepta. Je sortis ensuite.

Le matin était plutôt frais et le marché avait déjà commencé. L'air sentait plutôt bon, je descendis et resserrai un peu mon manteau sur moi. Putain qu'il fait froid tôt dans ce pays... On est juste en début de Soufflegivre, par tous les divins!

Un rapide tour du regard de la place m'indique que ma belle inconnue n'est pas présente. Dommage... J'aimerais vraiment savoir son prénom... Autant Freyja côté romantique m'indiffère, autant ma jolie inconnue m'intrigue beaucoup. J'ai envie d'en savoir plus sur elle... Et ce n'est pas parce que Daren m'a lancé hier soir à la figure que j'ai eu un coup de foudre amoureux! Faut pas déconner non plus!

Depuis quand on tombe amoureux à dix-sept ans de toute manière?

En grimpant les escaliers en direction de Fort-Dragon, je remarque que le quartier plus haut est plus... Noble disons-nous que celui du marché. Les maisons sont plus grandes, ils ont des petits jardins et même un petit enclos à vache...?! Puis je croise un couple de Rougegarde en dispute. Respectant les traditions de mon peuple d'origine, j'ignore et n'écoute pas les reproches que la femme donne à son mari, par respect pour celui-ci.

Il y a un autel de Talos plus loin, le culte n'était-il pas interdit...? Devant celui-ci, il y a un adorateur qui hurle aux passants des messages de Talos, soi-disant qu'il était son prophète... Il n'y a pas grand monde qui l'écoute, je crois bien, il doit faire parti du décors.

Ce qui m'intrigue davantage, c'est la petite fillette en robe verte recroquevillée sur un banc à côté de la statue de l'idole. Elle tremble, le visage enfouit entre ses bras et semble complètement gelée...

Je voulu faire un pas dans sa direction, mais soudainement deux paires de mains m'attrapèrent les bras et me tirèrent vers l'escalier menant à la demeure du Jarl. Daren et Freyja ont apprises à se lever plus tôt on dirait bien...

-Toi, on t'a dit de nous attendre la prochaine fois! Grogna Daren dans ma direction.

-Mais...! Je vais juste voir le Jarl! Protestais-je, alors que la silhouette de la petite disparue derrière un pli du mur de pierre.

-Oui, en prenant tout ton temps et en prenant la direction de Jorrvaskr, bien évidement, c'est un raccourci connu de tous! Ironisa Freyja.

Arg. Elles sont cruelles. Nous montâmes donc jusqu'aux grandes portes de Fort-Dragon, et j'entrai le premier sans frapper, étant donner la petite urgence que faisait les filles pour entrer. Y'a pas que moi qui a froid, au final, ah!


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Prochain chapitre : 9 Août 2016