Mes yeux papillonnèrent pendant une ou deux minutes avant de s'ouvrirent pour de bon. Je reconnaissais alors l'infirmier que Carlisle m'avait présentait plus tôt. Paul je crois...
Bon retour jeune demoiselle.
M... Merci. Soufflais je.
Comment vous sentez vous ?
Fatiguée.
Paul rigola.
Quoi ?
Vous êtes dans le coma depuis quatre semaines. C'est drôle d'être fatiguée après cela.
Quatre semaines ?
Eh oui... Le chirurgien qui vous a opérer a fait une erreur ce qui a causer votre arrêt. Résultat vous avez été ré-opérer et nous avons continuer les soins pour les blessures causées par l'accident dans l'ambulance.
D'accord. Où sont les Cullen ?
Le docteur Cullen travail, je vais l'appeler. Son épouse est dans le couloir avec ses enfants et votre père. Vous voulez que je les appelles ?
Je veux bien, oui. S'il vous plaît.
Paul me sourit, et passa une main dans ses cheveux bruns foncés en batailles avant de sortir dans le couloir pour aller chercher Esmée et les autres.
Esmée entra, suivit par tout les Cullen, Carlisle y comprit. Charlie me salua prit de mes nouvelles rapidement avant de partir en quatrième vitesse pour aller travailler.
Comment te sens tu Bella ? Demanda Carlisle.
J'ai connu mieux... Je suis fatiguée.
Les cauchemars n'aident pas à se reposer. Dit Jasper en s'avançant.
De quoi parles tu ?
Nous avons comme... un lien. J'ai pu, par moment, vivre ton cauchemar.
Qu'a tu vus ?
Des choses que j'aurai aimer ne pas voir. Des choses que j'aurai aimer que tu ne vives pas.
Brenda et Brittany... Mes sœurs, sont mortes. Toutes les deux... Et, je dois vivre avec ça. Brittany s'est « offerte » à ces monstres.
Bella, Brenda et Brittany ne sont pas réelles. Elles n'étaient qu'un rêve. Chuchota Edward.
Elles étaient réelles. Dis je en haussant le ton. Je n'ai pas rêver.
Le principal c'est que tu guérisse. Dit Esmée en s'approchant et en posant une main sur le bras d'Edward.
Un coup fut donner à la porte.
Pouvons nous entrer ? Demanda une voix féminine.
Bien sur.
Une jeune femme aux cheveux bouclés entra suivie par Paul et Gabriel.
Bella, c'est Charlaine, Paul et Gabriel. Tu ne les a pas beaucoup vu, mais maintenant, tu les verra chaque jours. M'annonça Carlisle, tout sourire.
Bonjour.
Bonjour Bella.
Je retrouvais dans la voix de Charlaine, des tas de points communs avec Alice. La même exubérance, la même joie de vivre, la même excitation.
Gabriel avait l'air plus poser. Il était très souriant, comme les personnes dans les pubs pour le dentifrice. Il avait de très beaux cheveux noirs.
Paul lui était aussi souriant que Gabriel, mais avait l'air moins timide, et plus amical.
J'essayais de sourire d'un sourire convainquant pourtant je n'y arrivais pas. Je n'arrivais pas à croire que j'avais perdu autant. J'avais perdu mes deux sœurs. Je n'entendrai jamais plus leurs voix, je ne croiserai jamais plus leur regard, jamais. Tout ce que je peux faire pour elle, est de prié pour qu'elles soient en paix, et heureuse. Je n'arriverai même pas à pleurer, j'ai trop mal. Les larmes ne coulent plus, elles ne me soulages pas. J'ai l'impression que tout est faux, tout a était inventé. J'ai tellement mal, qu'il m'est presque impossible d'admettre qu'elles sont parties sans moi. Je souffre affreusement, je souffre tellement que je n'arrive plus à ressentir mon amour pour Edward. Je ne ressens plus rien qui n'a pas de rapport avec Brenda et Brittany.
Je fermais les yeux et revoyais nos moments à trois chez les Volturi. Les moments heureux, nos câlins entre sœurs la nuit, nos rires mélangés, nos pleurs. Et soudain m'apparais leurs morts. Alors je crie, je crie aussi fort que j'aurai voulu le faire quand je les ai vu mourir, mais que je n'ai pas pu le faire. Aussi fort que j'en ai besoin. Je crie tellement que je ne peux plus respirer, je rouvre les yeux, Edward me regarde. Il est triste. Paul, Gabriel et Charlaine me tiennent, je me débats.
Elles sont mortes ! Elles sont parties ! Sans moi ! Pourquoi elles ont fait ça ? Hein ! Pourquoi ?
Esmée s'approche, et me prends la main.
Pourquoi me prive t-on d'elles ? Elles ne méritent pas ça !
Calme toi Bella.
Jasper... Elles sont mortes.
Je sais.
J'ai mal Jasper. J'ai mal...
Je le sens Bella. Mais tout cette histoire n'était qu'un rêve.
Ce n'était pas qu'un rêve. Vociférais je.
Si Bella.
Puisque je dis que non. M'époumonais je en me débattant pour qu'on cesse de me tenir.
Bella calme toi. Me demanda Edward, en s'approchant d'Esmée.
Je vais lui donner un sédatif. Annonça Gabriel.
Je me sentis partir lentement, vers mon pire cauchemar.
Sortez tous s'il vous plaît. Demanda Paul.
Je reste. Susurra Jasper.
Bien. Acquiesça Charlaine.
Ça va aller Bella.
J'arrivais dans un endroit flou. Je ne reconnaissais pas la pièce. Soudain, la porte grise s'ouvra et une personne qui m'était jusqu'ici inconnue entra.
Avant que tu ne dises quoi que ce soit, je tiens à dire que c'est Aro qui t'a installé ici. Je ne sais rien de toi. Personnellement, je suis Mona. Une nouvelle invitée des Volturi, et un vampire aussi âgé que la plupart des habitants de ce domaine. Raconta t-elle. Je viens pour t'amener un seau d'eau et une éponge pour que tu te laves. Ensuite tu devra rejoindre la salle principale où une autre jeune femme nettoie. Tu as dix minutes, pas une de plus...
Bella, je m'appelle Bella.
Bella. Pesta t-elle.
Elle sortit en claquant la porte, et dix minutes plus tard, revint, pour me conduire jusqu'à la fameuse salle principale, où je retrouvais Michaela, frottant le sol de ses mains abîmées, et sèches. Je m'agenouillais à ses côtés, et entamais la conversation.
Salut.
Salut. Répondit elle. Écoutes, je n'ai pas eu le temps de te le dire avant. Mais je voulais te dire que je suis vraiment désolée pour Brenda et Brittany. Elles ne le méritaient pas.
Oui. Elles ne le méritaient pas.
Comment était ta vie dehors, avant... ça ?
Je devais épouser un homme. Je devais être heureuse. Mais...
Je suis désolée pour ça aussi.
Pas besoin.
Nous nous échangeâmes un regard compatissant, et nous nous remîmes au travail.
Je travaillais encore, aux côtés de Michaela et d'une autre esclave, quand je fis tomber l'éponge dans le seau, ce qui éclaboussa le mur proche du seau.
Bella, Bella, Bella... Serais tu bête ? Ou aurais tu envie de m'agacer une fois de plus ? Rouspéta Esmée.
Je peux me chargeais de la punir ? Demanda Rosalie.
Fais toi plaisir, Rose. Accepta Jane, en tapant dans la main de Rosalie.
C'est la que m'apparut Jasper. Il me regardait avec un air inquiet. Rosalie m'attrapa en passant à travers Jasper qui partit en fumée, et me traînant dans une pièce au sous sol.
Elle m'attacha et sortit le fouet. Elle eut un rire démoniaque, avant de donner le premier coup de fouet. Je hurlais quand soudain, je n'étais plus attacher dans une pièce mal éclairée, mais en train de hurler dans une chambre d'hôpital, contre Jasper.
C'est fini Bella...
Tu étais là.
Oui, je suis venu. Je suis toujours avec toi.
Je me calmais doucement tandis qu'Edward -qui était entrer après avoir entendu mes cris- m'embrassais sans cesse le front.
Les jours et les nuits passaient et chaque nuits, j'étais esclave des Volturi. Paul, Gabriel et moi nous entendions à merveille.
Il y a peu j'ai enfin compris, pour que tout cela s'arrête il faut que je fuis. Ou que je meurs. Cette nuit j'en parlerais à Michaela. Mon amie esclave.
Bonne nuit, Jasper.
Bon courage, Bella. Je suis là.
Moi aussi, je te quitte pas. Ajouta Edward.
Je fermais mes yeux et au bout de quelques minutes, je retournais dans mon pire cauchemar. J'étais dans la pièce qui me servait de chambre, et que je devais, à présent, partagée avec Michaela.
Michaela, j'ai un plan.
Lequel ?
Fuir. Il faut que l'on fuit. Toutes les deux...
Écoutes, j'y ai penser. Et, j'ai un plan moi aussi. Je vais faire diversion. Quand ils ne feront plus attention à toi, fuis ! Aussi vite que tu le peux. Ok ?
Quoi ? Non, je ne te laisse pas ici.
Je ne te laisse pas le choix. Fais le. Pour moi. Pour Brenda. Et pour Brittany. Fais le, Bella !
Quelques heures plus tard, Emmett et Démétri vinrent nous chercher. Nous étions proches de l'entrée secondaire, ce qui m'arrangeais. Pendant que l'on ne nous regardait pas, Michaela me serra dans ses bras, et se souffla à l'oreille de vivre une vie belle et extraordinaire pour elle. Elle se leva et courra vers Marcus et Caius. Je ne pu voir la suite, puisque je sortis par l'entrée secondaire.
Je courais, aussi vite que possible quand je tombais nez à nez avec l'ennemi.
Bella... Les Volturi te savent ici ?
Non.
Écoutes, tu peux partir. Je ne dirai rien.
J'hésitais.
Tu me fais trop penser à ma petite sœur, quand elle était en vie. Alors pars.
Merci Mona.
De rien. Me sourit elle.
Elle partit vers l'entrée par laquelle j'étais passée, et d'où s'échappait les cris stridents de Michaela. Je marquais une hésitation tout de même. Pouvais je faire confiance à Mona ? Mais ces hésitations furent stoppées par l'apparition de Jasper. Il me souffla de partir, ce que je fis. Je réussis à quitter Voltera, et à rejoindre une longue route. J'y marchais depuis plusieurs heures quand une voiture s'arrêta à côté de moi. Un homme ouvra le fenêtre.
Où allez vous ?
Chez moi.
Montez je vous dépose.
Je me réveillais, alors, heureuse, et soulagée.
J'ai fuis. Je suis libre.
C'est génial Bella. Susurra Jasper.
Michaela s'est sacrifiée. Elle m'a demander d'être heureuse.
Tout le monde te le demande Bella.
Je sais.
