Disclaimer : Harry Potter appartient à J.K Rowling et 90 % de l'histoire et de la ligne de complot appartient à LittleMissXanda
Harry n'eut aucune difficulté à embarquer dans le train, bien qu'il y ait beaucoup de monde sur le quai personne ne lui prêta attention. Et même si il y avait des personnes recherchant 'Harry Potter', ils n'avaient absolument aucune idée de ce à quoi il ressemblait et ça lui allait très bien. Il n'avait aucun désir de divertir le public adorateur.
Ne voulant pas être entouré d'enfants, il se dirigea vers le dernier compartiment du train, ferma la porte et espéra que personne ne le gênerait. Il sortit la malle de sa poche, l'agrandit et se changea directement dans son uniforme. Voyant que le train allait prendre un bon moment pour arriver, il choisit également de sortir un livre. Ayant fait tout ce qu'il avait besoin de faire, il plaça sa malle sur le support au-dessus de son siège, s'assit dans une position confortable et commença à lire son livre.
C'est un bouquin à propos des runes pour les débutants qu'il a acheté mais n'avait pas eu l'opportunité de finir. Il trouva cela plutôt fascinant et pouvait à peine attendre d'avoir ce sujet. Il ne comprenait pas pourquoi ils ne commençaient ça qu'à partir de la troisième année. Bien sûr que c'était un peu difficile, mais c'était comme apprendre une nouvelle langue, le plus tôt vous commenciez et le plus facile ce sera pour votre cerveau de créer les chemins nécessaires pour la parler.
Environ 20 minutes après qu'il soit arrivé, il entendit le sifflement signalant le départ du train et Harry sentit son excitement grandir. Il allait enfin à Poudlard !
Harry avait passé beaucoup de temps à penser à comment il allait se comporter. Il finit par conclure que la meilleure chose à faire était d'attendre et observer. Les livres qu'il a lus indiquaient qu'il était vu comme un genre de héro et qu'il était plutôt célèbre. Cela signifiait qu'il allait avoir du monde qui allait garder leurs yeux sur lui et que chaque petite chose qu'il ferait sera jugée et discutée entre eux. Quelque chose qu'il méprisait mais qu'il ne pouvait pas changer alors il devra simplement être plus prudent, il était sûr qu'il pouvait le faire.
Il découvrit aussi que la plupart de la population possédait un grand nombre de préjugés contre les sorciers venant de familles moldues et ceux qui étaient de sang-mêlé. C'était plutôt stupide en son opinion, pour lui le sang magique était du sang magique il se fichait d'où ils venaient tant qu'ils étaient utiles.
Mais tout ceci contribua à sa décision. Il allait attendre, en apprendre plus sur la société, voir comment ils allaient réagir par rapport à lui et ensuite choisir son chemin. Il était encore jeune, il avait du temps.
Harry appréciait plutôt son voyage en train, un garçon blond avait ouvert la porte de son compartiment, regardé son livre et était directement parti, à part ça il n'y avait que la femme qui distribuait les sucreries qui avait dérangé sa paix ce qui le rendait vraiment heureux.
Malheureusement, sa chance ne pouvait pas durer éternellement et sa paix et son silence furent rudement interrompus. La porte de son compartiment fut violemment ouverte, frappant le mur et une fille avec des cheveux bruns touffus, suivie par un garçon au visage bien rond qui apparaissait au bord des larmes, entra dans son compartiment.
Harry les regarda sans la moindre expression, il était un peu agacé de l'interruption et aussi à propos de la manière par laquelle ils étaient rentrés dans son compartiment.
« As-tu vu un crapaud ? » Lui demanda la fille et Harry remarqua qu'elle possédait de très larges dents de devant, « Neville a perdu le sien, nous essayons de le trouver. »
Harry assumait que Neville était le garçon au visage rond. Qui voudrait un crapaud comme animal domestique ? Mais ça n'avait rien à voir avec lui alors il répondit par un simple « Non. » et retourna promptement à sa lecture. Si ces deux-là était un minimum intelligents, ils réaliseraient qu'il les rejetait et qu'il voudrait être seul.
Cependant, il semblait qu'aucun des deux ne comprenaient ce qu'il impliquait. Oh Seigneur, il espérait que tous les étudiants n'avaient pas leur niveau d'intelligence.
« Oh, ce livre n'était pas sur la liste des étudiants, n'est-ce pas ? Quand tu auras fini, pourras tu me le prêter ? Mes parents son moldus, tu sais ? Je ne savais rien à propos de la magie. Mais j'ai lu tous mes livres et tous les sorts que j'ai testés ont marché, bien sûr. »
Harry dut se contrôler pour ne pas maudire la fille. Il ne pouvait pas supporter son type. Il y en avait quelques-uns comme elle dans son ancienne école. Ils pouvaient être relativement intelligents mais ils avaient trop de foi dans les livres et les figures d'autorités, ils n'avaient aucune idée originale dans leur esprit. Et ils avaient toujours cette attitude supérieure, comme s'ils étaient les dons de Dieu aux mortels. Et si quelqu'un avait des meilleurs notes qu'eux alors il devait avoir triché puisque c'était impossible d'être meilleur qu'eux. Et cette fille avait le même air et c'était plus que suffisant pour qu'Harry ne veuille rien faire avec elle, en prenant tout en considération, il n'y avait vraiment qu'une seule réponse possible qu'Harry pouvait lui donner.
« Non. »
Il ne le regarda même pas. Harry assumait qu'au moins maintenant la fille allait comprendre le message et partir, voyant qu'il avait fait parfaitement clair qu'il n'avait absolument aucun intérêt en leur compagnie. Apparemment la fille était particulièrement lente. Elle sniffa et parla dans un ton extrêmement arrogant et prétentieux.
« Tu es plutôt impoli, le savais tu ? »
Cette fois ci, Harry leva la tête de son livre, haussa un sourcil mais ne montrant aucune autre émotion, il répondit en monotone.
« Oh ? Je suis impoli ? C'est étrange, tu vois, je considère impoli de foncer dans le compartiment d'un étranger sans frapper à la porte ni demander si tu pouvais rentrer. Je considère aussi impoli de rester dans le compartiment de cet étranger alors que c'est parfaitement clair qu'il n'a absolument aucun souhait de subir ta compagnie. »
La fille rougit et se prépara clairement à piquer un long et inutile caprice quand le garçon qui était avec elle la tira par le bras et en dehors du compartiment.
« Viens Hermione. Il vaut mieux… »
Harry n'entendit pas la fin de la phrase puisque le garçon avait fermé la porte. Harry en relâcha presque un soupir de soulagement. Finalement seul. Seigneur, il espérait que les autres étudiants étaient plus tolérables, et s'ils ne l'étaient pas, Harry n'aura qu'à la rendre plus tolérables, n'est-ce pas ? Un sourire cruel et un sombre rire échappèrent ses lèvres. Cependant il quitta rapidement ses songes et se rappela qu'il a décidé d'attendre et observer. Enseigner à des petits morveux comment ils devraient réagir envers lui n'était malheureusement pas dans la catégorie 'attendre et observer'. Mais pouvait-on vraiment le blâmer en voyant à quel point les étudiants apparaissaient lents ? Etait-ce sa faute s'ils étaient presque en train de le supplier de leur montrer comment agir ? Bien sûr que non, ça ne l'était pas. Néanmoins il a décidé d'attendre et il avait un plutôt bon contrôle. Il allait se garder à son plan à moins que quelque chose de drastique n'arrive.
Approximativement une heure plus tard, il sentit le train freiner et il entendit une voix à travers le train.
« Nous allons arriver à Poudlard dans cinq minutes. Veuillez laisser vos bagages dans le train. Ils seront amenés à l'école séparément. »
Harry sortit sa malle et mit son livre dans la bibliothèque, quand il eut finit il sentit le train s'arrêter complètement et entendit des centaines d'élèves commencer à quitter leurs compartiments. Ne voulant pas être écrasé par des étudiants surexcités, il resta dans son compartiment pour un moment à attendre que la plupart d'entre eux ait quitté le train pour qu'il puisse en sortir lui aussi.
Dès qu'il quitta le train il entendit une voix crier.
« Premières années ! Premières années par ici ! »
Se retournant, Harry vit le plus gros homme qu'il ait jamais vu, on pouvait à peine voir son visage avec toute cette barbe et ces cheveux. Harry pensait qu'il avait un aspect sauvage.
« Allez, suivez-moi – d'autres premières années ? Faites attention ou vous marchez ! Premières années suivez-moi ! »
Harry prêta une très proche attention aux endroits dans lesquels il marchait, le chemin sur lequel ils étaient ne semblait absolument pas sûr. L'homme géant dit quelque chose qu'Harry n'entendit pas mais la seconde suivante Harry entendit les autres premières années relâcher des 'oooohhh' et Harry regarda et ce ne fut qu'avec beaucoup d'effort qu'il évita de faire la même exclamation que ses camarades.
Le chemin s'ouvrait soudainement sur la rive d'un grand lac noir. Perché en haut de la montagne de l'autre côté, avec ses fenêtres qui brillaient dans le ciel étoilé, se trouvait un vaste château avec un grand nombre de tourelles et de tours. C'était à couper le souffle et Harry se sentait à la maison.
Suivant les instructions de l'homme, Harry s'assit dans un des bateaux, il fut suivit de deux filles et un garçon. Pour Harry, les deux filles s'asseyaient aussi loin possible de l'autre garçon qu'elles le pouvaient. Il se demandait si ça avait quelque chose à voir avec les conneries qu'il a lu sur la pureté du sang mais voyant que ça n'avait rien à voir avec lui, il l'ignora.
Il remarqua aussi que les deux filles lui lançaient des regards plutôt appuyés et dès qu'il se tournait vers elles, elles regardaient ailleurs avec un rougissement sur les joues. La première des filles et celle qui était la plus insistante sur ses regards était magnifique, même pour Harry qui d'habitude ne lui aurait pas donné un second regard, elle avait les cheveux blonds qui retombaient jusqu'aux épaules, un visage parfaitement proportionné avec des pommettes saillantes et de beaux yeux bleus-gris. La seconde fille était plutôt mignonne mais ne se comparait pas à l'autre, elle avait les cheveux et les yeux bruns et un visage avec encore quelques rondeurs.
Durant tout le reste du trajet, il pouvait sentir les yeux de la fille blonde sur lui et étrangement, Harry appréciait l'attention.
Les quelques moments suivants n'étaient rien de plus que de vagues images pour Harry, il se rappelait traverser le lac et une certaine professeur McGonagall ouvrant les portes et donner un petit discours sur les maisons et la famille, il se rappelait aussi de fantômes qui se sont montrés dans le couloir dans lequel ils attendaient. En revanche, la seule chose dont il se rappelait sans le moindre souci était quand le professeur McGonagall les amena dans la Grande Salle.
Harry n'avait jamais rien vu de plus fascinant. La pièce était éclairée par les milliers et des milliers de bougies qui flottaient dans à mi-hauteur au-dessus de quatre longues tables, ou le reste des étudiants était assis.
La professeur McGonagall guida les premières années jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent en ligne en faisant face aux autre élèves, ensuite elle plaça silencieusement un tabouret à quatre pieds devant les premières années. Sur le tabouret, elle plaça un chapeau de sorcier.
Harry l'observa curieusement, il ne voyait pas vraiment ce qu'ils voulaient qu'ils fassent. En revanche avant qu'il n'est eu le temps de plus y penser, le chapeau se contracta et une déchirure s'ouvrit comme une bouche près du bord et le chapeau commença à chanter.
'Je n'suis pas d'une beauté suprême
Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit
Je veux bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi.
Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides,
Font pâl'figure auprès de moi
Car à Poudlard, quand je décide,
Chacun se soumet à mon choix.
Rien ne m'échapp' rien ne m'arrête
Le Choixpeau a toujours raison
Mettez-moi donc sur votre tête
Pour connaitre votre maison.
Si vous allez à Gryffondor
Vous rejoindrez les courageux,
Les plus hardis et les plus forts
Sont rassemblés en ce haut lieu.
Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas, ce sont des érudits
Qui ont envie de tout connaître.
Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin,
Car ceux-là sont de vrais roublards
Qui parviennent toujours à leurs fins.
Sur ta tête pose-moi un instant
Et n'aie pas peur, reste serein
Tu seras en de bonnes mains
Car je suis un chapeau pensant !'
Dès que le chapeau s'arrêta de chanter, l'intégralité de la salle commença à applaudir. Harry admit que c'était une façon ingénieuse de répartir les élèves mais ça ne l'empêcha pas d'être nerveux. Le chapeau pouvait voir ce qui était dans son esprit ? Il n'aimait pas ça, il n'aimait pas ça du tout. Et si le chapeau révélait ses secrets ? Il y avait des choses qui sont arrivées à l'orphelinat qu'il ne voulait surtout pas voir apparaitre, des choses qu'il a faites qui peuvent ne pas être légales.
Bien sûr ils n'étaient que des moldus, mais ça allait attirer plus d'attention indésirable sur lui. Si le pire arrivait, il pouvait toujours dire que c'était de la magie accidentelle, il n'y avait personne là-bas pour le confirmer ou le nier, pratiquement tout le monde le croirait, il n'était qu'un enfant après tout, il ne pouvait pas possiblement avoir torturé un autre orphelin jusqu'à la folie alors qu'il était enfermé dans ses plus grandes peurs, n'est-ce pas ? Non, bien sûr qu'il ne pouvait pas, il n'était rien de plus qu'un enfant après tout, leur parfait petit sauveur. Les gens étaient pathétiques vraiment, tant que ça maintenait leur illusion de normalité et de paix ils préfèreront croire un mensonge que la vérité, même si la vérité se trouvait devant leur yeux.
Alors qu'Harry était plongé dans ses pensées, il ne s'occupa pas de la répartition sauf pour un nom.
« Greengrass, Daphné »
Immédiatement, la magnifique fille blonde de tout à l'heure sortit du rang et se dirigea vers le chapeau, il put même la voir lui faire un petit sourire avant d'être couverte par le vieil artéfact. Il ne fallut pas attendre longtemps pour qu'elle soit envoyée dans sa maison.
« Serpentard ! »
Il bloqua le reste de la cérémonie de son esprit et avant qu'il ne prenne le temps de penser à autre chose il entendit le professeur McGonagall appeler.
« Potter, Harry »
La Grande Salle devint presque immédiatement silencieuse, Harry fut incapable de contenir un soupir, il ne supportait pas la célébrité.
Ne montrant aucune émotion et avec des pas assurés et confiants il marcha vers le tabouret. Il n'y avait aucun besoin de montrer à quel point il s'inquiétait à l'idée d'avoir quelque chose regardant dans son esprit, il ne souhaitait pas que quelqu'un suspecte que quelque chose n'allait pas, il ne faudrait pas qu'un professeur fouineur vienne poser des questions auxquelles il ne veut pas répondre.
Durant sa marche, il put quand même croiser une paire d'yeux bleus-gris totalement écarquillés de choc et surprise. Harry dut encore une fois contenir un soupir, lui qui souhaitait se faire une alliée, elle devait être comme le reste.
Pour tous ceux qui regardaient, et en particulier une certaine fille blonde de Serpentard, Harry ressemblait au parfait héritier de sang-pur, il avait une grâce que très peu pouvaient rêver d'atteindre et que la plupart des anciennes familles de sang-purs essayaient d'apprendre à leurs enfants. Plus d'un de ces sang-purs se demandaient si les rumeurs qu'Harry Potter avait vécu avec des moldus étaient en fait des mensonges. Même s'il n'avait que onze ans, ils ne pouvaient pas dénier qu'il posait une image plutôt intimidante. Sa beauté était angélique, mais quand la lumière des bougies brillait sur ses cheveux ils gagnaient une couleur rouge sang, avec son visage sans expression et sa démarche régale lui donnait un aspect cruel. Il apparaissait froid, intouchable et plus d'une personne dans la Grande Salle sentit un frisson lui courir dans le dos.
Pendant ce temps, Harry était assis sur le tabouret et la dernière chose qu'il vit avant que McGonagall ne lui place le chapeau sur la tête était les étudiants commençant à murmurer entre eux et essayant de mieux l'observer.
« Hmm…Qu'avons-nous là ? » Il entendit une voix dans son esprit, Harry assumait que c'était le choixpeau, « Cela fait des années que je n'ai pas vu un esprit comme le tien. Immense pouvoir et talent, intelligence au-dessus de la moyenne. De ce que j'ai vu tu as le courage de combattre pour ce que tu veux. Tu travailles dur pour accomplir tes objectifs. Tu as un esprit brillant et l'amour d'apprendre de nouvelles choses. Je pense honnêtement que tous les fondateurs voudraient t'avoir dans leur maison. Une préférence ? »
Préférence ? Ils pouvaient choisir ? Honnêtement il n'avait pas pensé à ça. Harry supposait que ça n'importait que très peu, il était sûr que peu importe la maison dans laquelle il allait se trouver définira la manière avec laquelle les gens le verront, au moins au début, il pouvait toujours modifier leur perception de sa personne plus tard dans l'année, mais pour le moment il allait attendre et observer, peu importe la maison dans laquelle il se trouverait. Tant qu'il était laissé seul, il serait satisfait avec la technique du 'attendre et observer' et seulement après allait il agir. D'une façon ou d'une autre, les membres de sa maison dans laquelle il allait aller suivront ses règles.
Harry entendit un petit rire dans son esprit.
« Je vois, » Dit le choixpeau, « En prenant en considération ce que j'ai vu, je pense que c'est dans les meilleurs intérêts de tout le monde que tu sois un…Serpentard ! »
Harry entendit la voix du choixpeau crier le 'Serpentard' dans toute la Grande Salle et enleva le chapeau de sa tête. Il se mit presque à rire quand il vit les visages de certains élèves. Ils le regardaient comme si il était la racine du mal. C'est un regard avec lequel il était plutôt familier étant donné que presque tout le monde à l'orphelinat le regardait de la même manière.
Remettant le choixpeau sur le tabouret, Harry se retourna et alla rejoindre la table des Serpentard. Il ne manqua pas le fait que la Grande Salle était complètement silencieuse, même les élèves de Serpentard le regardaient avec curiosité, au moins quelques-uns l'étaient en tout cas, d'autres le regardaient avec dédain et quelque chose de très proche de la haine.
Sauf une. Une paire d'yeux bleus-gris le regardait avec un certain respect et une curiosité bien cachée, le laissant penser que tous les élèves n'étaient pas complètement stupides. Il lui envoya un petit sourire qu'elle retourna.
Mais il retourna son regard sur les autres et Harry se retenu de soupirer, il ne semblait pas que les autres membres de sa maison allaient le laisser tranquille. Apparemment son plan d'observer en premier n'allait pas marcher très longtemps. Au final ça n'avait pas d'importance, il allait s'en occuper quand le temps viendra, ça l'ennuyait un peu cependant, il n'aimait pas quand quelqu'un venait perturber ses plans.
Professeur McGonagall sembla finalement se remettre et appela le prochain étudiant, attirant de nouveau l'attention du reste de la Salle sur le tri, quelque chose qu'il le rendait plutôt reconnaissant.
Le reste du tri des élèves se passa sans problèmes et bientôt le festin débutait. Harry n'avait jamais vu autant de variété de nourriture de toute sa vie. Les élèves autour de lui parlaient entre eux mais n'essayaient jamais d'entamer une conversation avec lui. Non pas qu'Harry s'en formalisait, il n'était pas à Poudlard pour se faire des amis. Cependant durant l'intégralité du repas, il avait le sentiment qu'il était observé pourtant à chaque fois qu'il essayait de repérer son mystérieux 'observateur', personne ne le regardait, c'était extrêmement frustrant. Il avait cependant le sentiment la description de cette personne commence par des cheveux blonds.
Quand le diner fut terminé, le Professeur Dumbledore se leva et s'adressa aux élèves.
« Maintenant que nous avons rassasié notre appétit et étanché notre soif, je voudrais encore dire quelques mots en ce qui concerne le règlement intérieur de l'école. Les première année doivent savoir qu'il est interdit à tous les élèves sans exception de pénétrer dans la forêt qui entoure le collège. Certains de nos élèves les plus anciens feraient bien de s'en souvenir. Dumbledore tourna ses yeux étincelants vers les jumeaux Weasley. Mr Rusard, le concierge, m'a également demandé de vous rappeler qu'il est interdit de faire des tours de magie dans les couloirs entre les cours. La sélection des joueurs de Quidditch se fera au cours de la deuxième semaine. Ceux qui souhaitent faire partie de l'équipe de leur maison devront prendre contact avec Madame Bibine. Enfin, je dois vous avertir que cette année, l'accès au couloir du deuxième étage de l'aile droite est formellement interdit, à moins que vous teniez absolument à mourir dans d'atroces souffrances. » Texte original tiré du livre.
Quelques élèves rirent mais ils ne furent pas nombreux, Harry se demanda ce qui pouvait se trouver dans une école qui donnait aux étudiants une mort douloureuse. Peu importe à quel point il pouvait être curieux, son instinct de survie était bien plus fort et donc il se fit une note mentale de rester le plus loin possible du couloir au troisième étage. Il aimait être en vie, merci beaucoup.
Après avoir chanté une horrible chanson, le Directeur leur souhaita une bonne nuit et les étudiants commencèrent à quitter la Grande Salle. Harry suivit une fille de sa maison qui était en train de rassembler les premières années. Ils allèrent aux donjons et s'arrêtèrent devant un mur de pierre. La fille se tourna vers eux et expliqua.
« Ici se trouve l'entrée de notre Salle Commune. Comme vous pouvez le voir elle ressemble à un simple mur, pourtant dans le coin en haut à droite, si vous regardez bien, vous serez capable de voir une gravure en forme de serpent, et c'est ce qui montre la porte. Pour rentrer vous devez dire le mot de passe, il change tous les premiers du mois. Quand vous vous réveillerez le matin, vous aurez un bout de parchemin sur votre table de nuit, il sera vierge. Pour que le nouveau mot de passe apparaisse, vous n'aurez qu'à placer le bout de votre baguette sur le parchemin et dire le précédent mot de passe, le parchemin s'autodétruira à la fin de la journée. Des questions ? »
Voyant que personne ne dit rien, la fille se retourna vers le mur et dit.
« Belladonna. »
Le mur coulissa sur le côté devant leurs yeux et révéla l'entrée de la salle commune de Serpentard.
Harry se sentit immédiatement à la maison, c'était décoré en noir et en plusieurs tons de vert. Les meubles étaient intégralement en noir et avaient plusieurs reflets en vert et argent. Les murs, le sol et le plafond étaient en pierre mais plusieurs tapis étaient étendus à travers la pièce lui donnant un sentiment de bienvenue. Il y avait deux grandes cheminées de chaque côté de la pièce et un mur était couvert d'étagères à livres. Il y avait plusieurs canapés et fauteuils dans la pièce ainsi que quelques tables de travail et des chaises.
La fille qui les avait guidés jusqu'à la salle commune se tourna pour leur faire face encore une fois, mais cette fois ci il y avait un garçon à ses côtés.
« Bienvenue à Serpentard. Je suis Alexis Rosier et voici Malcolm Linndon et nous sommes les préfets de cinquième année. Si vous avez des questions, ou des problèmes vous pouvez venir nous parler, si nous ne savons pas comment vous aider nous parlerons aux préfets de l'année au-dessus de nous. Vos dortoirs sont derrière ces portes, » Leur dit Alexis en pointant vers la première porte sur la gauche de la cheminée de droite (confus hein ?), « C'est le dortoir pour les garçons et les filles. Vous avez tous des chambres personnelles et elles seront vos chambres jusqu'à ce que vous quittiez Poudlard à la fin de votre septième année. Vous pouvez les modifier comme vous le souhaiter, même quand vous retournez chez vous pour les vacances d'été les chambres ne changeront pas. Comme je l'ai dit, vous pouvez faire tout ce que vous voulez dans votre chambre, par exemple, les pièces n'ont pas de fenêtres, mais si vous apprenez l'enchantement pour en créer des fausses avec une vue artificielle ou pour montrer la météo dehors, vous êtes libre de l'utiliser dans votre chambre. Personne ne peut rentrer dans votre chambre sans votre permission, excepté les professeurs bien sûr. En revanche si vous voulez ajouter des sorts de protections plus offensifs ou défensifs, vous êtes libres de le faire, vous n'êtes cependant pas autorisés à ajouter des protections qui tuent immédiatement, à part ça, tout passe. Et finalement, je vous veux tous dans la salle commune demain à sept heure trente pour que nous puissions vous accompagner jusqu'à la Grande Salle, nous ferons ça pour les trois prochains jours, afin d'être surs que vous pouvez retrouver le chemin. Votre chambre aura une plaque sur la porte avec votre nom dessus, vous êtes libre de partir. »
Harry fut le premier à la porte qui guidait aux dortoirs le côté droit du couloir avait les chambres des garçons et le gauche avait les filles. Sa porte était la dernière dans le couloir.
La chambre était plutôt spartiate elle avait un grand lit à baldaquin, une étagère, un bureau et une garde-robe. Les murs, le sol et le plafond étaient en pierre donnant à la pièce un aspect plutôt sombre ça n'aidait certainement pas que les meubles étaient en bois sombre. La seule chose qui n'était pas noire ou sombre dans la chambre était les draps et les couvertures. Ils étaient gris clair, et les coussins étaient vert clair. Harry pensait qu'apprendre les sorts pour changer sa chambre était plutôt haut sur sa liste des choses à faire, il devrait passer sept ans ici après tout. Il y avait une porte qui menait à la salle de bain, dedans, il y avait une baignoire avec une douche et la pièce était décorée en argent et vert clair, Harry la trouvait luxuriante comparée à la chambre. Etant bien trop fatigué pour examiner plus en détail la pièce, il se changea en pyjamas et alla au lit, sa dernière pensée avant de s'endormir fut qu'il était finalement à la maison.
Le bureau du Directeur était plein. Tous les professeurs impliqués dans la protection de la Pierre Philosophale étaient présent, signifiant, Flitwick, Chourave, McGonagall, Quirell et Snape, même si Hagrid a aussi contribué à la protection de la pierre il n'était pas présent puisqu'il n'y avait rien à changer dans sa défense.
Cependant, au lieu de discuter la protection de la Pierre, comme l'avait prévu Albus, ils discutaient le tri des élèves, ou plutôt le tri d'un élève particulier, un certain Harry Potter.
Severus était particulièrement vocal à propos du problème. Albus ne savait pas s'il était en déni ou s'il avait vraiment pensé qu'Harry n'irait pas à Serpentard. Ce qu'Albus trouvait plutôt étrange étant donné que Severus a été à l'orphelinat avec lui, sérieusement le garçon criait Serpentard.
« Je ne veux pas croire que le morveux est dans ma maison. Dans ma maison ! »
« Vraiment, je ne pensais pas voir le jour ou un Potter irait à Serpentard. » Acquiesça Minerva, même si elle était bien plus contrôlée que son collègue.
Flitwick acquiesça lui aussi et finit par dire.
« Je suppose que tout le monde pensait qu'il serait un Gryffondor comme ses parents. »
« Je paris que le morveux est aussi arrogant que son père. Il doit penser qu'il que le château est sa propriété juste parce qu'il a un peu de célébrité. » S'exclama Severus.
Albus, voyant que la situation n'allait nulle part, se préparait à intervenir quand ils entendirent un rire venant de l'étagère qui avait le choixpeau dessus. Ceci captura l'attention de tout le monde, même celle de Chourave et Quirell, qui étaient restés silencieux durant la conversation.
« Qu'y a-t-il de drôle Alistair ? » Demanda Albus en regardant le chapeau curieusement.
« Oh rien, rien du tout, » répondit Alistair, le choixpeau, « Je trouve juste très amusant que Severus est si étonné à propos de la répartition du jeune Potter, après tout il est allé à l'orphelinat avec vous pour l'informer à propos de Poudlard. »
« Orphelinat ? Que voulez-vous dire orphelinat ? » S'exclama Minerva, choquée, et elle n'était pas la seule, les autres professeurs étaient dans des états similaires. Ils avaient tous pensés qu'Harry vivait avec sa famille, avec sa tante et son oncle du côté de sa mère.
Albus sembla prendre de l'âge devant leurs yeux.
« Les Dursleys laissèrent Harry à la plus proche station de police avec son nom et sa date de naissance, rien d'autre. Harry a vécu à l'orphelinat pratiquement l'intégralité de sa vie. »
« Oui, et comme je disais, » Continua Alistair, « Je ne sais pas pourquoi tu es si surpris Severus. J'ai vu la réaction que tu as eue face au jeune Potter. Seulement des années et encore des années d'Occlumancie t'empêchèrent de montrer le choc que tu ressentais. »
« Bien sûr que j'étais choqué, » Cria presque Severus, « En voyant le morveux qui ne le serait pas ? A part ça, je suis certain qu'il est un ignorant et incapable morveux. »
Le Choixpeau soupira et s'il avait une tête, Albus était sûr qu'il serait en train de la secouer.
« Severus, je te recommande de laisser la haine que tu portes pour tout ce qui est Potter mourir. Je ne pense pas que ce Potter tolérera tes attaques et je ne suis pas sûr que tu remporterais une confrontation contre lui, il y a une raison pour laquelle je l'ai mis à Serpentard. »
Severus rougit de colère et Albus, voulant empêcher une autre explosion de son Maitre Potionniste, dirigea la conversation dans une autre direction.
« Alors pourquoi as-tu placé le jeune Harry à Serpentard ? »
Tout le monde prêta attention au Choixpeau, même Snape, ils voulaient tous savoir pourquoi le Sauveur du Monde Sorcier avait fini dans la maison depuis laquelle venait le Seigneur des Ténèbres.
« Tu sais que ne peux révéler les secrets d'un élève Albus, » Répondit le chapeau dans un ton presque plein de regret, « Mais je peux garantir que Serpentard est la meilleure option. »
« Je ne te demande pas de révéler ses secrets Alistair. Mais pourquoi Serpentard était-elle la meilleure option pour Harry ? Et quelles étaient les autres options ? »
« Le jeune Potter aurait pu aller dans chacune des maisons. Je n'ai pas dit que Serpentard était la meilleure option pour lui. Juste que c'était la meilleure option. »
Severus ne pouvait simplement plus se contrôler et demanda.
« Pourquoi l'as-tu placé dans ma maison alors que ce n'était pas la meilleure maison pour lui et qu'il y avait d'autres options. »
Severus savait qu'il était en train de perdre son masque mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Potter lui donnait un sentiment de malaise, il ne voulait pas le garçon dans sa maison, Merlin il ne le voulait pas à Poudlard alors surtout pas dans sa maison.
« Ayant vu de quoi il était capable, Serpentard était la seule maison qui pourrait survivre plus ou moins intacte. S'il était allé à Gryffondor comme tout le monde l'attendait, il aurait été le parfait Sauveur du Monde Sorcier… »
« Alors pourquoi ne l'as-tu pas mis là-bas !? » S'exclama Severus en interrompant le choixpeau magique, apparaissant encore plus agité qu'avant.
« Tu n'écoutes pas Severus ! » Hurla le chapeau, surprenant tout le monde dans le bureau, « Il aurait été le parfait petit Gryffondor, le parfait Sauveur et quand il aurait quitté l'école il aurait eu une armé qui lui obéirait au doigt et à l'œil pour faire tout ce qu'il souhaitait, et considérant le fait qu'il était le parfait Sauveur les gens le suivraient sans une seconde pensée, il pourrait leur dire qu'exterminer tous les moldus était la bonne chose à faire et les gens le croiraient. Et ceux qui ne le croiraient pas seraient sans pouvoir pour faire quoi que ce soit contre lui. Et il pourrait arriver à ça plutôt facilement étant donné que tout le monde le voyait comme étant le Sauveur, le parfait Gryffondor ils lui donneraient le pouvoir avant même qu'il puisse le demander.
Si je l'avais envoyé à Poufsouffle, la plupart des gens l'auraient sous-estimé, personne ne considère vraiment les Poufsouffles comme des menaces et il aurait pu utiliser ce fait à son avantage jusqu'à la fin. Il aurait disparu dans le décor, travaillé depuis les ombres. En sept années il aurait eu plus qu'assez de temps pour faire les Poufsouffles loyaux à lui. Imaginez une armée de gens si loyaux qui si il leur disait de ne pas bouger pendant qu'il leur lançait un 'Avada Kedavra', ils le feraient sans y penser à deux fois. Et jamais personne ne le suspectera étant donné que, supposément, les Poufsouffles ne sont pas dangereux.
Et Serdaigle n'aurait pas été bien mieux, leur soif de savoir les auraient fait extrêmement faciles à manipuler.
Serpentard est la meilleure maison pour nous. A Serpentard il aurait beaucoup plus de difficultés pour gagner la confiance des autres maisons et même de ceux dans sa maison, avec tous les préjudices contre les non-sang-purs. En revanche s'il y arrive à Serpentard, je n'ai absolument aucun doute qu'il sera magnifique. » Conclu gravement Alistair, essayant de leur montrer à quel point la situation était sérieuse. Il ne pouvait peut être pas leur dire ce qu'il a vu dans l'esprit de Potter mais il pouvait essayer de les prévenir. C'était vrai que le garçon avait le caractère qui le rendait capable d'aller dans toutes les maisons, mais ce n'était pas la raison pour laquelle il se serait si bien adapté. La raison pour laquelle il serait si bien adapter et s'adaptera si bien dans chacune d'entre elles était parce qu'il était un maitre manipulateur et un caméléon. Il pouvait et allait utiliser toutes les situations qui servaient ses intérêts, et s'adapter à chaque situation. Cela fait des années déjà qu'il le fait, dans l'orphelinat dans lequel il vivait, à l'école à laquelle il est allé et le choixpeau magique savait qu'il ferait la même chose à Poudlard.
Le choixpeau savait qu'il a fait un pari très risqué. La vérité était que même si Serpentard était la meilleure maison pour eux, c'était aussi la maison parfaite pour le garçon. Serpentard l'aiderait à perfectionner ses talents, le rendrait formidable. Mais seulement si le garçon pouvait faire face aux façons par lesquelles marchait Serpentard et seulement s'il utilisait tout le potentiel qu'il possédait, mais s'il le faisait, Alistair était certain que le monde deviendrait son terrain de jeu et les gens y vivant deviendraient ses marionnettes. Il ne savait simplement pas ce que ça signifiait pour le monde sorcier, cela sera-t-il sa chute ou son salut ?
Il supposait que c'était la part de Salazar en lui qui pouvait à peine attendre de voir ce que le garçon allait réussir et la partie de lui qui était pure Godric qui essayait d'avertir ceux qui étaient dans le bureau à propos du danger que le garçon pouvait représenter. Il espérait que ce serait suffisant. Mais il a existé pour un millénaire et il savait comment la plupart des humains pensait. Il espérait juste que cette fois ci, ils lui donneraient tort. Cependant il ne fut prouvé juste et si il pouvait il se serait effondrer sur son étagère quand il entendit ce que dit Pomona.
« Il n'a que onze ans. Peut-être que… »
Et il blâmait la partie de lui qui était Helga pour la réponse qu'il donna.
« Je ne dis pas que ce sont ses plans. Je dis juste qu'il a les capacités de le faire. Mais ça ne signifie rien, Albus a la capacité de jeter le sort de la mort mais ça ne signifie pas qu'il le fait. Juste parce que quelqu'un a les capacités de faire quelque chose ne veut pas dire qu'il va le faire. Tu as raison Pomona, pour le moment il n'est qu'un garçon de onze ans qui veut apprendre la magie. »
Presque tous les professeurs se relaxèrent visiblement quand le choixpeau dit ça, il avait raison bien sûr, juste parce quelqu'un a la capacité de faire quelque chose ne veut pas dire qu'il va le faire.
Albus et Severus, en revanche, échangèrent un regard, ils allaient garder un œil sur Potter. La rencontre à l'orphelinat était encore fraiche dans leur esprit et contrairement aux autres professeurs ils ont vu la vrai peur dans les yeux de Mrs. Brown. Ils n'étaient pas surs qu'ils voulaient savoir quel type de garçon de onze ans était capable d'évoquer un tel regard dans les yeux de quelqu'un.
Personne ne remarqua le regard sur le visage du professeur Quirell, montrant à quel point il était intrigué par ce qu'il a entendu à propos du Garçon-Qui-A-Survécu, le supposé Sauveur du Monde Magique.
Albus ramena de nouveau l'attention sur la Pierre Philosophale, la raison pour laquelle ils étaient là et les mots parlés par le choixpeau magique furent bientôt oubliés par ceux dans le bureau, sauf pour trois. Chacun d'entre eux se demandant ce que cette année allait révéler à propos du jeune Serpentard.
