Salut tout le monde, vous avez vu j'ai posté un autre chapitre sans attendre 50 ans, c'est bien non ? NON ? Dans tous les cas, le voilà, j'espère qu'il vous plaira. Je ne sais pas si le chapitre suivant arrivera aussi vite, j'ai un essai complet à rédiger sur le Général de Gaulle et ça me prend tout mon temps mais je vais quand même essayer de le finir avant mercredi de la semaine d'après.
Merci à tous pour vos reviews et à bientôt !
Disclaimer : Les personnages et le monde appartiennent à J.K Rowling et l'histoire jusqu'au chapitre 22 appartient à LittleMissXanda.
Harry se réveilla avec un mal de nuque, en ne comprenant pas réellement pourquoi avant de se rappeler où il était.
La veille a été le dernier jour d'école avant les vacances de Noël et après avoir dit au revoir à Théo, Tracy et Daphné et étant le seul Serpentard qui restait à Poudlard, il avait décidé de prendre un long bain dans sa malle. Après son bain il avait décidé de rester dans sa malle, alors il avait pris un livre et s'était assis sur un des fauteuils de son salon, où il s'était apparemment endormi et s'était de là que venait son torticolis.
Il se rappelait aussi des longues heures qu'avait passées Daphné à essayer de le convaincre à venir chez elle pour fêter Noël avec sa famille, apparemment elle les avait contactés une semaine auparavant pour leur demander la permission, permission qu'ils lui avaient immédiatement donnée. Malheureusement, même s'il considérait Daphné son amie, il préférait toujours être seul et malgré le fait qu'elle lui a assuré que sa famille s'entendrait bien avec lui, il ne voulait vraiment pas passer autant de temps avec des inconnus.
Les mois précédents étaient passés sans rien de plus excitant que les leçons de vol et Harry était plutôt content avec ça. Il semblait que les élèves de sa Maison avaient appris leur leçon, au moins pour le moment. Il était sûr qu'il devrait renforcer la leçon sur un idiot tôt ou tard. Il espérait que ce sera tard, considérant les circonstances. Après la classe de potion durant laquelle Snape leur avait demandé à lui et à Daphné de rester après le cours l'homme ne lui avait plus parlé et quand il avait demandé à Daphné, elle lui avait dit la même chose, cependant Harry savait que Snape passait la plupart de son temps à l'observer. Il savait que le professeur ne l'aimait pas et il savait que Snape pensait qu'il avait été celui qui avait envoyé Jugson et ses amis à l'infirmerie donc il garda son comportement enfantin la plupart du temps et surtout quand il voyait le professeur dans les environs. À cause de tout ceci, il espérait que personne ne lui causerait de problèmes, ce serait très mauvais pour lui si il dérapait encore plus devant Snape.
Jugson en revanche, Jugson l'a surpris. Au lieu de l'éviter comme la peste et de préparer sa revanche, il a décidé de passer du temps avec lui. Il était à ses côtés pratiquement autant que l'étaient Théo et Tracy.
Au moins deux fois par semaine, il les rejoignait dans la bibliothèque et faisait ses devoirs. En revanche, une fois, il vit ce sur quoi Harry travaillait et remarqua son intérêt dans les runes et lui offrit de l'aider, de voir quelles runes il avait déjà dessinées ou gravées et lui offrit même ses notes de cours afin qu'Harry puisse mieux comprendre le sujet.
Il promit aussi de ramener ses notes en Arithmancie pour Daphné mais lui dit qu'il ne pourrait pas l'aider plus étant donné que ce n'était pas une de ces matières fortes.
Harry et Daphné acceptèrent, curieux de voir ce que voulait Jugson, mais jusque-là il ne fit que ses devoirs, discuta avec Harry sur le sujet des runes et donna ses calculs d'Arithmancie à Daphné. Harry admettait que les conversations avec Jugson étaient intéressantes, les runes étaient l'un des sujets favoris de Jugson donc il savait beaucoup de choses sur elles.
Harry s'étira et alla prendre une douche. Il adorait le château mais il était heureux de finalement passer un peu de temps seul et d'avoir l'opportunité de perdre tous ses masques dans la sécurité de sa malle.
Même s'il le voulait vraiment il savait qu'il ne pouvait pas passer les vacances entières dans sa malle, mais il ne sortait quand même que pour le repas de midi.
Étant donné qu'il n'y avait que très peu d'étudiants qui étaient restés à Poudlard pour les vacances, les professeurs décidèrent qu'ils mangeraient tous ensemble à la même table. C'était soi-disant pour que les quelques élèves qui restaient pouvaient être plus à l'aise les uns avec les autres et passer du temps ensemble, peu importe leur maison.
Pour Harry tout cela ne fit pas différence, les autres élèves restaient loin de lui, la plupart pensait encore qu'il était le prochain seigneur noir, même si, aussi loin qu'ils savaient, il n'avait rien fait de mal depuis son entrée à Poudlard. Il devait réellement se demander s'ils étaient réellement si stupides ou s'ils faisaient semblant de le croire afin de ne pas être vus du côté du maléfique Serpentard. Honnêtement il ne savait pas ce qui était le pire, la stupidité ou le manque de cran. Il avait 11 ans ! Pensaient-ils réellement que durant la nuit il s'asseyait dans sa chambre avec ses trois 'partisans' Daphné, Théo et Tracy et préparait des plans pour la domination du monde ?
Bougonnant à propos de la stupidité humaine il choisit un siège près des professeurs et s'assit à côté du professeur Quirell. Il ne savait pas pourquoi mais le professeur avait une aura qui le calmait, il supposait que c'était la magie de l'homme. Harry avait le sentiment que cet homme utilisait autant de masques que lui.
Tout en souhaitant aux professeurs une bonne journée il commença son repas. Ne voulant pas passer plus de temps qu'il n'en avait absolument besoin dans la grande salle, il finit plutôt rapidement et se dirigea directement à la bibliothèque. Maintenant que le château était presque vide il pouvait explorer la bibliothèque autant qu'il le voulait. Il se lamenta sur le fait qu'il ne puisse pas accéder à la réserve, mais il ne pensait pas qu'aucun des professeurs ne lui donnerait d'autorisation signée, peu importe à quel point il était doué il était toujours un élève de première année et ils penseront sans le moindre doute qu'il était bien trop jeune pour être là. Au moins il avait toujours les milliers de livres à sa disposition, quelque chose qu'il ne gâchera pas.
Dans un des coins les plus éloignés de la bibliothèque, Harry trouva une petite table de travail à côté d'une fenêtre avec un fauteuil qui semblait très confortable. C'était assez éloigné des principales parties de la bibliothèque pour donner une illusion d'intimité c'est rapidement devenu l'endroit préféré d'Harry.
Dès les premiers jours Harry établit une routine il passait ses matins et ses soirées dans sa malle, son repas de midi et son dîner dans la grande salle et ses après-midi à la bibliothèque.
C'était l'une de ses après-midi durant laquelle Harry était absorbée dans un livre sur la Défense contre les forces du mal que le professeur Quirell le trouve. Harry était si distrait par son livre qu'il ne remarqua le professeur qu'après que celui-ci l'ait appelé trois fois.
« Harry… »
Harry leva la tête de son livre et regarda dans la direction par laquelle la voix est venue, il fut un peu surpris quand il vit que c'était le professeur Quirell. Sa voix était un peu différente, plus grave, et elle contenait quelque chose qu'il ne pouvait pas identifier, c'était comme le premier jour dans le cours de Défense.
« Professeur, » dit-il, en laissant tomber le livre sur la table et en s'enfonçant dans le coussin du dossier de sa chaise.
« Je t'ai appelé deux fois et tu n'as pas remarqué. » L'informa le professeur en haussant un sourcil montrant qu'il voulait savoir pourquoi Harry ne l'avait pas remarqué.
« Oh, je suis désolé professeur, » dit Harry avec un petit sourire au visage, « j'étais complètement absorbé dans ce livre. »
Quirell sortit sa baguette, fit apparaître un fauteuil similaire à celui d'Harry et s'assit en regardant le livre et Harry avec curiosité.
« 'Formes de Défense Magique t. II', je n'ai jamais pensé que j'allais voir un élève de première année lire ce livre, et encore moins le comprendre. Y a-t-il une raison pour laquelle tu es ici à lire ce livre, au lieu d'être dehors avec les autres élèves à jouer dans la neige ? »
Harry observa le professeur attentivement, il aurait juré avoir vu un éclat rouge dans ses yeux marrons. À part ça Quirell semblait être vraiment intéressé à sa réponse et pour une raison ou une autre Harry ne se sentait pas obligée d'utiliser un de ses masques d'enfants avec lui.
« Je ne suis pas vraiment quelqu'un de social. » Finit-il par répondre sans la moindre émotion dans la voix.
Quirell haussa un sourcil.
« Oh ? Ce n'était pas ce qu'il me semblait, » dit-il sans enlever ses yeux de Harry, « la plupart des professeurs disent que Greengrass est ton autre moitié et de ce que j'ai pu voir Nott et Davis sont pratiquement ton ombre et autant que je sache Jugson passe aussi beaucoup de temps avec toi. »
Harry concentra toute son attention sur son professeur, il savait que Snape avait presque toujours un œil sur lui, mais il ne savait pas que Quirell l'observait lui aussi et il ne savait pas réellement quoi penser de cette information. Il était aussi un peu gêné d'apprendre que les professeurs avaient remarqué la proximité entre lui et Daphné, mais ne comptait pas s'en cacher ni y mettre fin alors il ne dit rien.
« Hmm, je ne savais pas que vous prêtiez autant d'attention à ce que je faisais professeur, » remarqua Harry, ses yeux ne quittant jamais ceux de son professeur et encore une fois il aurait pu jurer avoir vu un peu de rouge se mélanger avec le marron, cependant Harry continua sans donner à son professeur la chance de répondre, « dites-moi professeur, êtes-vous allés à Poudlard ? »
Quirell haussa un sourcil, ne voyant pas réellement le rapport entre cette question et le sujet de la conversation, mais répondit malgré tout.
« Oui. »
« Je vois, » murmura presque Harry, « et dans quelle maison étiez-vous ? »
Quirell ne dit rien pendant quelques secondes mais finalement il donna sa réponse.
« Serpentard. »
Un minuscule sourire apparut sur les lèvres d'Harry, il ne dura qu'un moment et la seconde suivante Harry était à nouveau sans expression.
« Alors vous devez savoir comment les choses marchent à Serpentard ; les hiérarchies, les masques, le pouvoir, les apparences et les alliances. Ce sont les choses fondamentales qui font les règles de la maison Serpentard.
Tracy Davis est une sorcière de sang mêlé, la rendant non seulement vulnérable de par son statut de femme mais en plus par son sang, il est donc normal qu'elle cherche à se réfugier avec quelqu'un de plus puissant magiquement et politiquement.
Daphné Greengrass est une sorcière de sang pur mais elle aussi est une femme, lui donnant le même statut qu'un objet pour la plupart des grandes maisons sorcières, et en plus de ça, en s'alliant publiquement avec Tracy et donc la maison Davis dont le patriarche est célèbre pour s'être marié avec une née–de–moldus, elle s'est attirée le titre de traîtresse à son sang chez les familles les plus radicales. Il est donc normal que, comme Tracy, Daphné opte pour s'aligner avec quelqu'un comme moi.
Le père de Théodore Nott est à Azkaban car il n'a pas nié avoir servi le seigneur noir, et même si ce genre de loyauté est louable, sa famille aussi a dû subir les conséquences de ses choix. Ils ont perdu la plupart de leurs possessions, confisquées par le ministère, et tous les amis qu'ils avaient leur ont tourné le dos le lendemain. Après tout, ils avaient dépensé des milliers de galions afin de corrompre les bonnes personnes pour qu'ils puissent rester en dehors de la prison d'Azkaban donc ça n'était simplement pas possible d'être vu avec les personnes qui n'avaient pas nié leur participation avec le seigneur noir.
Naturellement ces personnes apprirent à leurs enfants à faire la même chose, ce qui fit de Théodore Nott un élève qui était automatiquement en bas de la hiérarchie, sans le moindre pouvoir ou influence. Dites-moi professeur, ne pensez-vous pas qu'il soit naturel que Théodore opte pour former une amitié avec quelqu'un qui soit dans des circonstances similaires ? »
Pendant quelques instants aucuns d'entre eux ne parla, ils restèrent simplement comme ça à se regarder dans les yeux, puis Quirell acquiesça.
« Peut-être, cependant ça n'explique pas pourquoi Jugson passe autant de temps avec toi. Ça n'explique pas non plus pourquoi tu accepterais la compagnie de l'enfant d'un mangemort connu et loyal ou celle de deux filles qui ne constituent rien de plus que des problèmes au niveau politique ? »
Harry laissa apparaître un petit sourire sur son visage. Il appréciait la compagnie et c'était si difficile pour lui de simplement apprécier la compagnie quelqu'un, presque sans s'en rendre compte il laissa tous ses masques disparaître, mise à part Daphné il n'avait jamais fait ça avec personne.
« Il n'y a que quelques mois que j'ai découvert que j'étais un sorcier, il y a beaucoup de choses que je ne sais pas qui font partie du savoir commun pour les autres. Théodore, Tracy et Daphné ont été élevés dans le monde sorcier. » Lui dit Harry comme si cela expliquait tout et c'était presque le cas, en tout cas pour Théodore et Tracy, il s'était lié d'amitié avec Daphné simplement parce qu'il la trouvé intéressant et il n'y a pas eu une seule seconde durant laquelle il a regretté sa décision, mais s'il avait lu le professeur correctement alors il comprendrait, sauf pour Daphné mais Harry préférait garder sa relation avec elle plus secrète.
« Même si Nott est le fils d'un mangemort ? » Demanda Quirell en haussant un sourcil.
« Tant qu'ils sont utiles, je me fiche d'où ils viennent et qui ils sont. Quelle importance a le fait que le père est loyal à Voldemort si le fils m'est loyal ? » Harry avait un petit sourire au visage et ses yeux avaient commencé à briller, ce qu'il disait était vrai pour Tracy et Théo mais pas pour Daphné mais il n'allait certainement pas le révéler à ce professeur, peu importe à quel point il s'en sentait proche.
Le professeur Quirell était complètement concentré sur Harry, observant chacun de ses mouvements, chacune de ces expressions, et ses yeux montraient son intérêt quand il entendit la réponse d'Harry.
« Et Jugson ? » Demanda le professeur, en ne cachant pas la curiosité qu'il ressentait. Ce fut plutôt dur pour Quirell de contenir le frisson qui le parcourut quand Harry laissa passer un petit rire. C'était quelque chose qu'il n'aurait jamais pensé entendre de la part d'un garçon de 11 ans. C'était cruel, froid et sombre, cependant c'était aussi tellement séducteur qu'il dut se rappeler qu'il était assis devant un garçon de 11 ans.
«Jugson… et bien Jugson était simplement mal informé. Cette mauvaise information lui faisait croire des choses ridicules, je l'ai simplement corrigé. »
Le sourire d'Harry était extrêmement sadique. Quirell n'avait aucun doute que la situation avait été gérée extrêmement violemment, il se rappelait que quelques élèves de Serpentard avaient fini à l'infirmerie vers le début de l'année. Quirell ignorait juste deux choses ; comment Harry avait combattu six Serpentards plus vieux que lui et gagné, et à propos de quoi était le conflit.
« Oh ?, » Demanda Quirell, il savait que l'enfant ne dirait rien, cependant il lui dirait peut-être la raison pour laquelle Jugson et sa petite bande ont fini aux soins de la guérisseuse de Poudlard, « et quelle information était-ce ? »
Harry rit encore une fois, le même rire qui avait fait trembler Quirell.
«Jugson…Jugson avait l'idée absurde que juste parce qu'il était un sang pur il était meilleur que moi, » le sourire sadique était de retour et cette fois-ci les yeux de Harry brillèrent, leur ressemblance avec le "Avada Kedavra " était indéniable. Avec les rayons du soleil qui brillaient sur ses cheveux, leur donnant un éclat rouge sang, Harry ressemblait à un ange de la mort. Quirell ne pouvait pas le quitter des yeux mêmes s'il le voulait, « je lui ai simplement montré qu'il avait tort. »
Un petit rire passa à travers les lèvres du professeur avant qu'il ne soit capable de l'arrêter, mais il se ressaisit plutôt vite et, sans regarder ailleurs que sur Harry, il répondit.
« Je vois. »
Et il voyait vraiment, il ne savait pas comment un élève de première année avait remporté une confrontation contre six étudiants plus âgés et il ne savait pas non plus ce qu'il avait fait, ni même s'il l'avait fait seul. Mais peu importe que c'était, ça avait défini la hiérarchie de Serpentard, ce qui expliquait le comportement des élèves ces derniers mois.
Même si ce n'était pas tout ce qu'il s'était passé, ce qu'a fait Harry a soumis un suprématiste de sang pur à un garçon de 11 ans et de sang mêlé.
Il y avait deux possibilités, soit Harry lui a fait tellement peur qu'il s'est soumis, soit Harry l'a tellement impressionné qu'il ne s'est simplement plus soucié de son sang.
Il suspectait que ça a été un peu des deux, et il voulait maintenant encore plus apprendre ce qu'il s'est passé. Qu'est-ce que l'enfant en face de lui a fait qui a terrorisé une maison entière ? Ce qu'il a vu de Harry montrait qu'il était le parfait Serpentard, et il ne doutait pas qu'il allait à un moment ou un autre diriger la maison, il ne s'attendait simplement pas à ce que ce soit si tôt.
Il savait que demander ne servira à rien, l'enfant ne lui dira jamais ce qu'il a fait. Peut-être plus tard, quand il ne sera plus son professeur, il lui dirait.
Ils passèrent plusieurs minutes en silence, chacun appréciant la présence confortable de l'autre, jusqu'à ce que Quirell se rappelle de quelque chose que l'enfant a dit, et demande.
« Tout à l'heure tu as dit que le père de Nott est toujours loyal au seigneur noir, et non pas qu'il était. Penses-tu que les mangemorts sont toujours loyaux à un maître qui est mort ? »
Quirell ne pouvait pas réellement décrire la façon avec laquelle Harry le regardait à ce moment-là, c'était en partie méfiance, en partie déception, en partie excitement, et en partie empressement.
« Professeur, vous ne pouvez pas être sérieusement en train de me dire que vous pensez vraiment que Voldemort est mort. Cet homme est un Seigneur des Ténèbres, de ce que j'ai lu il est le plus brillant et terrifiant seigneur noir de ces dernières 500 années, pensez-vous vraiment qu'il laisserait quelque chose aussi simple que la mort l'arrêter ? Et encore moins qu'un bébé d'un an puisse être capable de tuer ? Je ne doute pas pendant une seule seconde qu'il est en vie. »
Quirell du contenir le sourire suffisant qui voulait apparaître sur ses lèvres, le fait qu'Harry ne pense pas qu'il soit mort le rendait plus heureux qu'il l'aurait cru possible, et le fait qu'il pensait qu'il était brillant et terrifiant le rendait étrangement fier, par rapport à ce qu'il a appris de ses mangemorts, il trouvait que cette fierté s'apparentait à celle d'un père qui a rendu son fils fier de lui, et cette pensée le surprit grandement.
« Et cela ne te fait pas peur ? » Demanda-t-il curieusement à Harry, la plupart des gens serait en train de trembler simplement en pensant qu'un seigneur noir qui a essayé de les tuer était en vie, mais Harry était là, ayant l'air de ne se soucier de rien dans le monde.
« Pourquoi est-ce que cela devrait me faire peur ? » S'enquit Harry, et Quirell devait admettre que l'expression confuse sur son visage était plutôt drôle étant donné qu'il ne portait quasiment jamais d'expression.
« Il a essayé de te tuer. » Lui répondit Quirell avec un regard qui visait clairement qu'il pensait qu'Harry était fou, ou au moins en train de le devenir.
« Je sais ça mais dans tous les cas je ne vois aucune raison d'avoir peur de ça maintenant. J'adorerais savoir qui est Voldemort. Je veux dire, ça ne peut pas être son vrai nom, et je n'ai trouvé aucune information sur lui partout où j'ai cherché. Tout le monde dit juste qu'il se battait pour la pureté du sang mais je trouve ça dur à croire. S'il était un sang pur il ne cacherait pas son nom, pas vrai ? Il serait fier que sa lignée fût celle dont les autres avaient peur, qu'ils respectaient et vénéraient, pas vrai ? Et s'il était un sang mêlé ou un né-de-moldus pourquoi se battrait il pour une philosophie qui le considérerait un citoyen de seconde classe ? Ça n'a pas de sens. Vous savez j'adorerais parler avec lui, même s'il veut me tuer pour des raisons que je ne connais pas, j'aimerais toujours être capable de lui parler, pouvez-vous imaginer tout le savoir qu'il a ? »
Harry avait une expression un peu rêveuse sur son visage. Quirell suspectait que s'il savait qu'il parlait avec son 'idole', il serait mortifié.
« Même s'il a tué tes parents ? » Demanda Quirell, voulant connaître le raisonnement de l'enfant.
« C'était la guerre, » répliqua Harry en perdant son expression précédente et en adoptant une bien plus mature, la manière dont cet enfant se comportait le surprenait toujours, « Ils connaissaient les risques, c'était leur choix de combattre. Je ne peux même pas dire que je suis d'accord avec la cause pour laquelle il combattait, considérant que je ne sais pas ce que leur côté voulait. Je ne haïs pas Voldemort pour les avoir tués et je ne le blâme pas pour ça. Je respecte cet homme pour ce qu'il a réussi, et pour le savoir et le pouvoir qu'il a. Mais je ne peux pas dire que je suis d'accord avec lui non plus, étant donné que pour lui aussi je ne sais pas ce qu'il voulait. »
« Même avec tous les meurtres ? Toutes les tortures ? » Demanda Quirell, Harry ne le haïssait pas. Il ne s'attendait certainement pas ça. Lui-même n'avait jamais connu sa mère et il haïssait toujours son père pour les avoir laissés, mais Harry ne le haïssait pas, ne le blâmait même pas. Il ne savait pas réellement ce qu'il ressentait par rapport à ça. Il avait l'habitude d'être haï et craint et pourtant l'enfant devant lui, qui avait des raisons pour ressentir les deux, ne les ressentez justement pas.
« Ça ne me gêne pas réellement, pour être tout à fait honnête, » répondit Harry et il y avait ce sourire encore, tellement sadique qu'il ne pensait pas que c'était possible pour un enfant, « je pense que Voldemort a toujours été plutôt clément. » Ajouta-t-il, et Quirell dut se retenir pour ne pas rester bouche bée. Lui était clément !? C'était comme dire que les Basiliques étaient de petits serpents tout mignons, ou que les Détraqueurs étaient des êtres auxquels on avait envie de faire des câlins, ou que des dragons ne feraient pas de mal à une mouche, ce qui voulait dire que ça sonnait faux dans tous les sens possibles, peu importe de quel point on le regardait. Il suspectait que son incrédulité se montra sur son visage, et il ne pouvait pas être blâmé si c'était le cas, considérant ce qu'il avait juste entendu, car Harry ajouta, « peu importe qui ils étaient Voldemort les autorisait à chaque fois à mourir. Il y a des choses bien pires que mourir, je ne pense pas que je serais si clément. »
Et Quirell le croyait, même si la mort était quelque chose dont il avait toujours eu peur, il n'avait aucun problème à croire que le démon devant lui, parce que c'était la seule chose qu'il pouvait être, pouvait faire croire à n'importe qui que la mort était un cadeau. Que la mort était un sursis. Harry avait un regard tellement connaisseur dans ses yeux qu'il devait réellement se demander si l'enfant devant lui n'avait pas déjà tué, n'avait pas déjà torturé quelqu'un à tel point qu'ils le suppliaient de mourir, et il ne leur fit pas de quartier. Ce qui était étrange, c'était qu'il n'avait aucune difficulté à croire qu'il l'avait déjà fait et une partie de lui-même, la partie de lui-même qui était tout aussi sadique, tout aussi tordue, voulait rire de plaisir, le petit sauveur de la Lumière était exactement comme lui. Il ne fut pas capable d'arrêter complètement le rire froid et sombre qui lui échappa et il vit Harry lui sourire, ce n'était pas le sourire sadique qu'il avait juste avant, c'était un sourire chaleureux et cela le faisait paraître incroyablement innocent, Quirell savait que l'enfant serait bien plus dangereux que n'importe quelle personne qu'il ait jamais connu, après tout il n'y avait rien de plus terrifiant qu'un monstre qui ressemblait à un ange.
Tous deux restèrent silencieux pour un moment, perdus dans leurs pensées respectives. Quirell ne savait pas réellement combien de temps ils restèrent comme ça, quand il se rappela de quelque chose d'autre qu'Harry avait dit et qui l'avait intéressé.
« Tu as dit que ça ne fait que quelques mois que tu as découvert que tu étais un sorcier ? Que penses-tu du monde magique ? Est-ce que tu t'es bien adapté ? »
Harry se concentra de nouveau sur lui, et il était sûr que s'il était quelqu'un d'autre il aurait détourné le regard, il ne pensait pas que beaucoup de monde serait capable de regarder longtemps dans ces yeux.
Mais il ne détourna pas le regard donc il fut capable de voir plusieurs émotions défiler à travers ces yeux, Harry sembla arriver à une conclusion et répondit.
« J'ai grandi dans un orphelinat. Un orphelinat uniquement pour garçons qui arrivait difficilement à avoir suffisamment d'argent pour nous nourrir. Je n'ai jamais pensé, même pour une seconde, que la magie était réelle. Naturellement je savais que j'étais différent d'eux, » Harry ne essaya même pas de caché son dégoût quand il prononça le mot 'eux', faisant Quirell le regarder avec curiosité, Harry remarqua et élabora, «Ils ne perdaient jamais une opportunité de me dire à quel point j'étais un monstre, ne manquèrent jamais de me rappeler à quel point j'étais inférieur à eux, que je ne valais rien. Ils ont appris la même chose que Jugson. »
Quirell sentit un petit sourire apparaître sur ses lèvres, cet enfant était vraiment comme lui quand il était plus jeune, même s'il ne pensait pas qu'il était si assoiffé de sang à son âge, il n'était pas non plus capable d'apparaître si angéliquement innocent. Il avait une beauté plus ténébreuse quand il était plus jeune, et plus il vieillissait plus cette beauté ténébreuse grandissait.
« Je pense que je m'adapte plutôt bien, » continua Harry, « Les cours sont plutôt simples. Mais il y a plusieurs choses qui m'embrouillent. »
Quirell eu du mal à cacher la surprise qu'il ressentait, pour quelqu'un comme Harry, avouer quelque chose qui pourrait être une faiblesse demandait un certain niveau de confiance. Une part de lui-même ne pouvait s'empêcher de se sentir fier que le jeune prodige ait cette confiance en lui.
« Qu'est-ce qui t'embrouilles ? » Demanda-t-il en voulant sincèrement connaître la réponse, peut-être serait-il capable de l'aider à mieux comprendre les choses. Il se rappelait comment c'était quand lui-même avait été introduit pour la première fois dans le monde sorcier. Quirell dut encore une fois cacher son choc quand cette pensée entra dans son esprit ; il ne pouvait se rappeler la dernière fois où il a voulu aider quelqu'un. Réellement aider quelqu'un et ne rien demander en échange. Maintenant qu'il y pensait vraiment il ne pouvait pas non plus se rappeler la dernière fois où il a voulu parler avec quelqu'un et s'était intéressé à la conversation, même si ce n'était pas quelque chose qui le surprenait vraiment. Il était devenu plutôt difficile d'avoir une conversation intéressante ou stimulante avec quelqu'un quand la moitié des personnes avec qui il parlait étaient à genoux devant lui à trembler peur, et l'autre moitié pleuraient, le suppliaient de les épargner ou l'appelaient un monstre.
« Et bien, votre sujet pour commencer. »
La voix mélodique d'Harry le sortit de ses pensées et il lui fallut un instant ou deux afin d'enregistrer ce qu'Harry a dit.
« Mon sujet ? » Demanda-t-il un peu confus, c'était quelque chose d'autre qu'il ne semblait pas être capable d'éviter, avec Harry il ne ressentait pas le besoin de cacher ce qu'il ressentait, avec lui il ne semblait pas avoir besoin d'utiliser des masques, « de ce que j'ai pu voir tu ne sembles pas avoir de difficultés dans mon sujet, c'est plutôt l'inverse en fait. »
« Et je n'en ai pas. Mais ce n'est pas le sujet en lui-même qui me gêne. Durant mon premier cours je vous ai demandé ce qu'étaient les Arts Noirs et les réponses étaient loin d'être satisfaisantes, et même si la notion ridicule que les Arts Noirs sont illégaux parce qu'ils peuvent être utilisés pour blesser les gens est vrai, tout ça me laisse simplement encore plus embrouillé. Où est la logique en interdisant quelque chose juste parce que ça peut être utilisé pour blesser quelqu'un ? C'est complètement ridicule. Je peux penser à au moins quatre différente façons de tuer quelqu'un avec une plume et ils n'interdisent pas les plumes pour autant, pas vrai ? »
Quand Harry finit il était un peu essoufflé, ses joues avaient un peu rougies et ses yeux brillaient, c'était clair pour tout le monde que c'était quelque chose qui le frustrait et Quirell comprenait. Il se rappelait avoir des doutes similaires, il était juste un peu plus âgé quand il a commencé à se poser ce genre de questions.
« Oh, tu n'as trouvé que quatre façons de tuer quelqu'un avec une plume ? » Demanda-t-il curieusement, comme s'il demandait s'il faisait froid ou chaud dehors, cependant l'humeur dans ses yeux était impossible à nier.
Apparemment Harry fut capable de le voir puisqu'un sourire espiègle apparu sur son visage et il répondit.
« Eh bien, sans trop y penser je me rappelais juste les façons les plus basiques, vous savez ? Par exemple, poignarder quelqu'un à travers l'oreille, ou à travers un œil, à travers le nez et la bouche marchent aussi. »
«Hmm, très bien, mais tu en as oublié un autre qui est aussi plutôt basique, les poignarder dans le cou. »
« Vous avez raison professeur, je n'avais pas pensé à celui-là. Vous savez quoi, nous devrions prévenir le Ministère. Je suis sûr que si nous les informons ils rendront les plumes illégales en un rien de temps. Pour ma part je dormirai mieux la nuit en sachant qu'il y a moins de maléfiques artefacts noirs comme ceci dans le monde. »
Cinq secondes, il fallut cinq secondes pour qu'Harry perde son calme et commence à rire. Quirell ne fut pas non plus capable de contenir son amusement pour bien longtemps et pouffa, cela fait si longtemps qu'il n'avait pas été réellement amusé par quelque chose qui ne contenait pas torture.
Tout le deux se recomposèrent après quelques moments, cependant leur amusement était toujours visible dans leurs yeux. Quirell, après avoir vu qu'Harry s'était calmé, se concentra à nouveau sur leur conversation.
« Quand j'étais plus jeune j'ai posé les mêmes questions, » lui dit Quirell avec un ton sérieux, « les Arts Noirs sont une branche très dangereuse de la magie, c'est la raison pour laquelle le ministère les interdits. Certains sorciers sont plus inclinés vers les Arts Noirs, faisant d'eux des Sorciers Noirs. Mais ça ne veut pas dire qu'ils sont maléfiques. Leur magie est simplement plus compatible avec cette branche de la magie. Il est vrai que certains de ces sortilèges demandent plus de pouvoir et plus d'émotion, mais ça ne va pas plus loin que ça. Le fait que les sorts demandent des émotions pour qu'ils fonctionnent proprement est une autre raison pour laquelle le ministère les interdits, leur argument était que si le sorcier qui utilisait les sorts voulait causer cet effet alors il ne pouvait être que maléfique. Il disait que les sortilèges de la Lumière n'avaient pas besoin de ça, les rendant plus sûrs à utiliser. »
Quirell vit Harry incliner sa tête sur la droite et une expression confuse croisa son visage. Cette confusion ne resta que pour quelques instants et quelque chose comme de la réalisation apparut dans ses yeux.
Il fut un peu surpris quand il vit Harry chercher dans son sac à dos et en sortir une plume qu'il plaça au milieu de la table. L'instant suivant il avait sa baguette en main, Quirell eu beaucoup de mal à empêcher ses yeux de s'écarquiller quand il vit la baguette de près, et il la pointa sur la plume. Murmurant un sort, la plume se transforma en une boîte à bijoux, elle était dans des couleurs noires et argentées, avec des serpents vert 'Avada Kedavra' gravés sur le couvercle et ses initiales, dans le même ton de vert, au milieu de ce couvercle.
Quirell ne le montra pas mais il était impressionné, c'était une métamorphose parfaite. Quelque chose qu'il ne pensait pas qu'un élève de première année serait capable de faire avant la fin de l'année, et encore moins avec autant de détails, les serpents étaient magnifiques, et avec une couleur si parfaite. Même s'il appréciait voir ce qu'Harry était capable de faire il ne comprenait pas ce qu'il avait à l'esprit en le faisant.
« Ceci, » dit Harry en pointant la boîte à bijoux, et en gardant sa baguette sur la table, « était une plume. Maintenant ça ne l'est plus parce que je voulais que ce soit quelque chose d'autre. »
Et Harry ne dit rien d'autre, il continua simplement de le regarder. Il fallut presque 10 secondes à Quirell pour réagir, ce qui en son opinion était tout à fait normal, après tout un garçon de onze ans venait juste de briser en mille morceaux la logique du ministère avec un sort de première année et en moins d'une minute. Et la meilleure chose à propos de tout ça était qu'il avait complètement raison, ce n'était pas que les Arts Noirs qui demandaient des émotions et la volonté des sorciers, toutes les formes de magie le faisaient. Toutes les magies étaient basées sur la volonté et les émotions, c'était une règle fondamentale, une règle qui n'était pas enseignée à l'école mais une règle néanmoins.
Quirell secoua la tête et regarda Harry dans les yeux.
« Je sais, » murmura-t-il, sans retirer ses yeux de ceux de l'Harry, «Il n'y a pas de Bien ni de Mal, il n'y a que le Pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour le rechercher. »
Quirell savait qu'il prenait un risque inutile, si Dumbledore entendait il comprendrait immédiatement qui il était, mais c'était un risque qu'il voulait prendre. Il était certain qu'Harry comprendrait, il savait qu'Harry était un de ceux qui seraient capables de réellement comprendre.
Alors il ne quitta pas Harry des yeux et il le vit sourire, ses yeux montraient sa compréhension et il acquiesça.
« Apparemment les Faibles ont été au pouvoir pendant bien trop longtemps si c'est une raison valide pour interdire les Arts Noirs. »
Quirell sourit. Harry comprenait. Pour des raisons qu'il ne pouvait toujours pas expliquer, le fait qu'Harry comprenne le remplissait d'une sorte de fierté paternelle qu'il n'avait jamais ressentie auparavant.
Il savait au moment même où il a vu Harry pour la première fois, quand il fut appelé pour être réparti, que cet enfant n'était pas le Gryffondor auquel le monde magique s'attendait, alors il a décidé attendre, d'observer l'enfant, au lieu d'attaquer. Il a été plutôt satisfait de ce qu'il a vu, et l'idée de recruter cet enfant lui est passée par l'esprit plusieurs fois. Mais maintenant, maintenant qu'il lui avait parlé il ne pensait pas que c'était une si bonne idée. Ce Harry Potter ne se soumettra jamais, ne s'inclinera jamais et ne suivra jamais. Il y a quelques mois cette pensée l'aurait enragé, mais maintenant elle le remplissait d'impatience, il ne pouvait pas attendre de voir à quoi ressemblerait Harry dans quelques années.
Quirell ouvrit sa bouche pour continuer la conversation avec Harry quand tous deux entendirent des bruits de pas arriver dans leur direction, et quelques secondes plus tard Snape apparut dans leur coin de la bibliothèque, Quirell dut s'empêcher de lui lancer un maléfice.
« Que faites-vous ici Potter ? » Gronda pratiquement Snape et Quirell ne fut pas aussi surpris qu'il aurait dû l'être quand il ressentit le besoin de lancer un doloris à Snape pour parler Harry comme ça.
« J'étais en train de lire professeur. » Quirell entendu Harry répondre mais sa voix était différente, elle était plus innocente, plus enfantine et quand il regarda Harry il en resta presque bouche bée, pendant quelques instants il avait oublié qu'Harry n'avait que 11 ans et maintenant il ressemblait vraiment à l'enfant qu'il était supposé être.
Il sentit son respect pour Harry grandir, son masque était pratiquement parfait. Cela lui faisait se demander pendant combien de temps Harry a utilisé des masques pour les avoir perfectionnés autant à seulement 11 ans. S'il ne savait pas la vérité il aurait pu dire qu'il avait été entraîné par une très ancienne famille de sang pur.
« Ce livre n'est pas pour les élèves de première année. » Commenta Snape, le doute était clair dans sa voix, Quirell vit un éclair d'irritation apparaître dans les yeux d'Harry pour une seconde avant qu'un sourire innocent apparaisse sur son visage.
Pendant quelques instants Quirell voulut voir Harry en colère, il était certain que ce serait magnifique et il serait prêt à parier que la plupart de ses partisans se recroquevilleraient de peur devant lui.
« Je sais professeur, j'ai entendu quelques élèves plus âgés parler d'un sort qui était dans ce livre et étant donné que j'ai déjà fini tous mes devoirs et que je n'avais rien à faire, j'ai décidé de le rechercher. Malheureusement ce livre est plutôt avancé pour moi et je ne comprenais pas certaines parties, mais le professeur Quirell est venu chercher le même livre et étant donné qu'il n'y avait qu'une seule copie disponible pour le moment, il a offert de m'aider avec les choses que je ne comprenais pas. »
Quirell applaudit presque, il était un excellent acteur. Avec une explication plutôt simple et possible, il avait effacé toute suspicion qui aurait pu apparaître parce qu'ils étaient ensemble.
« Est-ce vrai ? » Demanda Severus en sifflant à travers ses dents serrées et Quirell décida de contribuer à la conversation, il était facile de voir que Snape n'était pas content de la réponse d'Harry, il était clair que Snape voulait causer des problèmes Harry, quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout.
« O-o-oui Se-se-Severus. Je-je j'expli-pliquais à Mr. P-p-Potter la d-d-différence entre pl-pl-plusieurs b-b-boucliers. »
« Je vois. » Répliqua Severus avec mépris, « le directeur m'a envoyé pour vous dire que l'heure de la réunion a été changée à maintenant. » En les regardant tous les deux avec dédain, Snape se retourna et partit de leur coin.
Quand Quirell regarda à nouveau Harry l'air enfantin avait disparu mais il avait toujours un sourire au visage. Sans rien dire, Harry se leva de son fauteuil, rangea le livre dans son sac, et sa baguette dans sa manche et commença à se diriger vers les portes de la bibliothèque. Avant qu'il ne soit trop loin il dit.
« Merci professeur. »
« Pour quoi ? » Demanda Quirell un peu confus, il ne pensait pas qu'Harry le remerciait pour avoir acquiescé avec l'histoire qu'il a dit à Snape.
« Pour m'avoir donné l'opportunité d'être moi-même. » Ce n'était pas la réponse à laquelle il s'attendait, et avant qu'il ait temps d'y penser il avait déjà répondu.
« Tu es le bienvenu, je te remercie pour la même chose. »
Le sourire qu'Harry lui donna aurait fait pêcher des anges, Quirell en était sûr. L'instant suivant Harry avait quitté la bibliothèque.
Il regarda la table et vit la boîte à bijoux, sans savoir pourquoi il la mit dans sa poche et quitta la bibliothèque avec un soupir, il était temps de faire face aux idiots qu'ils devaient tolérer quotidiennement pour avoir ce qu'il voulait, au moins Harry lui avait fourni une après-midi de conversation intelligente, c'était quelque chose qu'il avait manqué depuis plus d'une décennie.
Harry se réveilla le matin Noël de la même manière qu'il se réveilla tous les autres matins. Pour lui Noël n'avait aucune importance, c'était un jour comme les autres à l'orphelinat. C'est pourquoi quand il quitta sa malle et qu'il vit cinq paquets enveloppés dans du papier cadeau et une enveloppe sur son bureau il lui fallut quelques instants pour réaliser qu'ils étaient des cadeaux Noël. Des cadeaux Noël pour lui.
N'importe quel autre enfant aurait déchiré le papier afin de voir au plus vite les cadeaux, Harry en revanche les posa sur son lit et les ouvrit soigneusement. Ils étaient les premiers cadeaux qu'il ait jamais reçus et il voulait apprécier le moment, afin de s'en rappeler.
Il commença par l'enveloppe, elle venait de Daphné. Avant qu'elle ne parte chez elle pour les vacances, ils s'étaient promis l'un l'autre de ne pas s'envoyer de cadeaux étant donné qu'Harry ne pourrait pas lui en envoyer un. À la place ils ont décidés de s'envoyer des lettres afin de pouvoir continuer à discuter et de maintenir leur intimité. Il avait envoyé la sienne la veille. Quand il ouvrit l'enveloppe et lut la lettre, il ne put s'empêcher de sourire, elle lui disait en gros à quel point il lui manquait, et à quel point elle voulait qu'il soit là avec elle tout en lui souhaitant un joyeux Noël. Il se fit une note mentale de lui raconter l'intégralité de la conversation avec Quirell.
Il passe ensuite aux cadeaux, le premier venait Tracy et c'était un livre détaillant la politique du monde magique. Il se promit de la remercier chaleureusement quand il la reverrait.
Le second venait de Théo, c'était un livre sur les traditions du monde magique qui complétait très bien celui de Tracy. Harry apprécia beaucoup, c'était quelque chose qu'il n'avait pas trouvé à la bibliothèque et il se rappelait que ces trois 'amis' avaient dut le supporter pendant près de deux heures pendant qu'il fulminait sur ce fait. Il laissa échapper un petit rire, au moins parmi les trois il savait que Théo écoutait ce qu'il disait.
Le troisième venait de Jugson, un livre plutôt rare sur les runes et un autre sur les endroits historiques où les runes ont été utilisées.
Le quatrième n'avait pas de nom, il n'y avait qu'un petit mot qui disait que ce cadeau avait appartenu à son père. Au début Harry ne savait pas ce que c'était, mais quand il vit son corps disparaître il avait une bonne idée de ce que ça pouvait être. Il ne savait pas quoi ressentir en sachant que ça avait appartenu à son père. Il n'a jamais connu l'homme, donc il ne pouvait pas dire qu'il l'aimait ou qu'il lui manquait, ce serait un mensonge. Cependant il était reconnaissant de l'avoir, pas parce que c'était extrêmement utile, même si c'était un grand plus, mais parce que c'était quelque chose qui le connectait plus avec ses racines, là d'où il venait, et c'était quelque chose dont il était fier, après tout, c'était une partie de qui il était.
Le cinquième et dernier cadeau était une collection de dix livres. Ils n'avaient pas de nom sur leur couverture, seulement des chiffres gravés sur leur dos, de I à X.
Harry sortit le premier et l'ouvrit, sur la première page se trouvait une petite note qui disait.
'Cher Harry,
Quand j'étais plus jeune ces livres m'ont aidé à obtenir beaucoup de réponses à mes questions.
J'espère qu'ils te seront aussi utiles qu'ils me l'ont été.
T.E.J. '
Sur la page suivante se trouvait les mots 'Art Noirs'
Harry passa presque cinq minutes à observer les livres. Il ne savait pas qui était T.E.J., la seule personne à qui il ait parlé de quoi que ce soit associé aux Arts Noirs était Quirell, et il ne pensait pas que l'homme en avait parlé à qui que ce soit. Sauf si Quirell lui a envoyé les livres en utilisant un pseudonyme. Il ne savait pas, et s'il était honnête il s'en fichait complètement, peu importe qui cette personne était, elle lui a donné des réponses à ses questions et il était reconnaissant.
Harry rangea ces livres dans l'étagère qui se trouvait dans sa chambre à l'intérieur de sa malle, il ne fallait surtout pas que quelqu'un les voit, la seule personne à qui il allait en parler était Daphné et personne d'autre. Après avoir tout rangé Harry se dirigea vers la grande salle avec un sourire au visage. Harry savait que ça avait été le meilleur Noël qu'il ait jamais eu.
Même s'il aurait préféré qu'une certaine blonde aux yeux bleus soit là avec lui pour en profiter.
Je voulais juste éclaircir quelques points, le couple sera définitivement Harry/Daphné mais même s'ils sont proches maintenant, ça n'arrivera pas avant un bon moment. Je ne sais pas réellement écrire de la romance donc même si le couple jouera une importante partie dans l'histoire, il n'en fera pas la partie principale.
Je compte faire un Harry très puissant simplement parce qu'un personnage faible de m'intéresse pas. Je compte aussi suivre au mieux l'histoire originale avant de continuer et de finir avec ce que je vais inventer.
Voili voulou, à la prochaine et n'oubliez pas de laisser des reviews !
