e « Presque.. »
s « Tu m'as beaucoup manqué.. »
Comment expliquer se moment là? Comment décrire ce qui se passe à cet instant précis? Comment se pardonner? Comment se comprendre? Comment s'accepter?
La rue est déserte et la lumière tamisée. Ils sont au sol lui contre le mur et elle à genoux devant lui. Le problème c'est qu'elle est trop belle dans ce contexte. Le problème c'est qu'il a trop rie avec elle. Le problème c'est qu'il n'arrive pas à ne pas lui dire ce qu'il pense. Le problème c'est que tout son aitre lui demande de se rapprocher. Au fond le problème c'est ce qu'elle lui fait..
Tous la concernant partait d'un bon sentiment. Cette idée de virée à deux. Cette idée de déguisement. Cette idée d'échappée belle. Elle ne cherchait rien elle n'a à aucun moment voulu provoquer cet instant. Mais le problème c'est que depuis quelque temps chaque instant passé avec lui finit comme ça. Le problème c'est que depuis quelque temps même avec la meilleure volonté dont elle est capable elle n'arrive pas à lui résister lorsqu'ils en sont là. Le problème c'est qu'elle voudrait de ces moments plus souvent. Le problème c'est avoir en permanence quelque chose sous les yeux qui vous tends les bras mais qu'on ne peut pas toucher pour le ramener chez soit..
e « Toi aussi.. »
s « Tu… Tu as fait un test? »
e « Pas encore. Je vais la faire et je ferais le nécéssaire je t'avais demandé de ne pas m'en parler! »
s « C'est quand même normal que je te demande! »
e « Nous puisque de toute façon se ne sera jamais ton problème! »
s « Je serais incapable de te laisser traverser quoi que se soit toute seule. »
e « Pèse tes mots. »
s « J'ai pesé chaque mot. »
Elle se rapprocher pas pour l'embrasser ou n'y même le toucher non. Elle colle son visage au sien pour qu'il comprenne. Elle colle son visage au sien pour qu'il saisisse chaque note chaque intonation de ce qu'elle va dire..
Mais n'empêche que coller son visage au sien lui donne des papillons malgré elle..
e « Tu sais depuis combien de temps nous nous connaissons? »
s « Quatre ans! »
e « Et depuis quatre ans tu as toujours été là des le début. Comme ci pour toi et moi tout était naturel. Nous avons échangés nos numéros, nous sommes devenus très vite amis confidents, mais tu sais quand j'ai eu le plus besoin de toi? Il y a quelques semaines et c'est se moment là que tu as choisi pour me planter! Et tu sais pourquoi? Parce que tu as eu peur de moi! Parce que tu t'es dis je la fuis comme ça elle n'éclaboussera pas ma famille! Je ne veux surtout pas d'histoire elle me manque je pense à elle mais je préfère quand même la garder loin! Que tu ne quittes pas ta famille c'est normal mais que tu me fuis parce que tu crois que je vais gâché ta vie non! Je ne t'ai jamais menacé il n'y a jamais eu de ça entre nous! Donc ne me dit pas que tu seras incapable de me laisser traverser quoi que se soit toute seule tu l'as déjà fait. »
s « Tu sais qu'elle est ton problème! Tu ne vois que ce que tu as envie de voir tu crois toujours avoir raison tu es bornée! »
e « Quoi!? Borné moi c'est la meilleur! »
s « Tu te permets de dire ce qui c'est passé dans ma tête alors que tu sais au fond que ce n'est pas ça. Tu me prends pour qui en fait? Je suis un pauvre con pour toi tu n'as juste pas le courage de me le dire! »
e « Ecoute laisse tomber. Remets tous tu n'as pas l'air d'être entrain de mourir on peut rentrer. »
s « Non! »
e « Très bien reste là. »
s « Oui c'est vrai. J'ai eu peur. J'ai eu peur depuis le premier soir et pourtant je suis revenue. J'ai toujours eu peur qu'un jour tu te dises que le con que je suis ne mérite que ça et que tu mérite la vérité. Alors oui il y a eu ça et il y a eu le reste. Et le reste c'est ce goût dégueulasse de néant tous les jours, l'envie de te voir et la peur de le faire. Le manque la solitude en pleine foule. Je te l'ai dis le reste est dégueulasse. Et tu es bien trop borné pour me croire. Tu as raison je ne suis pas entrain de mourir rentrons. »
C'est ce moment là qu'il a choisie. C'est dans une ruelle sombre qu'il a choisie de le faire. C'est avec leurs costumes et leurs peurs de se faire serrer comme des lapins qu'il a choisie de le faire.
s « O et puis merde! Je crois que je suis amoureux ça te va la? Je crois que je t'aime! Mais le problème c'est que je crois que je t'aime comme si tu étais une partie de moi! T'es contente là? Contente de savoir que je te crève. Heureuse de savoir que je me torture l'esprit en permanence? Heureuse de te dire que ma vie est devenue un enfer parce que tu n'en fait pas partie? »
Il se rapproche pour qu'elle comprenne que tout ceci n'est plus un jeu. Il se rapproche pour qu'elle saisisse. Il se rapproche parce qu'il veut la voir, il se rapproche…
s « Alors Emily heureuse de savoir que je suis malheureux mais je n'ai pas le courage de bouger? Heureuse de savoir que je suis une merde et pas un salaud? »
Elle voulait répondre ah ça oui elle le voulait. Elle voulait elle aussi lui cracher sa haine. Elle voulait elle aussi hurler tout ce qu'elle pouvait. Elle voulait elle aussi lui dire. Mais elle n'a rien dit.
Mais au lieu de ça elle l'a embrassé puis elle a couru. Elle c'est jeté sur lui elle l'a respiré. Elle c'est jeté sur lui et la dévoré. Elle c'est jeté sur lui sans pouvoir le lâché. Elle c'est jeté sur lui et elle est partie. Elle c'est jeté sur lui puisa couru. Elle c'est jeté sur lui et c'est enfui..
