Quand on veut on peut.
Il a fait ce qu'il faisait de mieux ces derniers temps se soir là, il c'est enfui. Il l'a fait sciemment n'ayant n'y l'envie, n'y le courage n'y même la patiente de l'affronter. Il a préparé minutieusement sa sortie pour ne pas la croiser. Mais le destin se soir là s'en est mêler. Et c'est le destin qui c'est permis de tout précipiter…
e « Es tu sérieux? »
Ridicule serait le mot le plus approprié à cet instant précis. Mais voilà le ridicule ne le tueras pas et l'envie de s'en charger elle même continue de la démanger, autant que l'envie de le retenir.
Elle déteste cette sensation étrange d'avoir l'impression que l'histoire se répète. Elle ne supporte plus que chaque confrontation avec lui se termine de la même façon. Elle ne parvient même plus à le regarder sans lui en vouloir. Et c'est se soir là qu'elle a choisie pour rompre le cycle..
s « Emily je… »
Il c'est retourné comme un enfant pris la main dans le sac dont le poids du monde venait de s'abattre sur ses épaules. Il c'est retourné et malgré tout, malgré l'instant, malgré le temps, malgré le contexte il n'a pas pue s'empêcher de la trouver belle..
e « Vient. »
La vie est fait de détails. Et c'est bien souvent un détail qui fait que nous prenons une décision.
La vie est faite de détails et se soir là c'était peut être la dispute de trop, c'était peut être le baiser de trop, ou simplement une lâcheté de trop. Mais c'est se soir là au milieu de tous ces détails qu'elle se remémoraient consciencieusement pour n'en omettre aucun, qu'elle s'inclina devant l'évidence..
Il l'a suivie sans broncher. Il l'a suivie parce que l'envie était là. Il la suivie parce qu'il ne savait plus faire autrement. Il l'a suivie dans cette loge en la regardant fermer la porte. Et puis il l'a suivie car sa lâcheté commençait à l'étouffer..
e « Je vais te dire quelque chose que tu n'oublieras jamais d'accord? Et après ça nous ne serons plus rien toi et moi. Nous ne serons plus amis, nous ne serons plus amant. Tu seras simplement mon collègue que je tacherai d'estimer malgré tout. D'accord? »
s « … »
e « Je vais prendre ça pour un oui. »
Il sentait son coeur et puis le sien. Ses jambes l'abandonnait et la peur de la perdre s'imposait à lui, sur lui, autour de lui, malgré lui. Il sentait sa cage thoracique se rétrécir, il sentait ses tempes tambourinés. Il sentait le précipice l'appeler…
Son corps lui faisait défaut mais son esprit tentait de compenser. Son corps l'abandonnait bien malgré elle. Peut être que son corps avait compris que c'était la dernière fois? Peut être qui lui demandait une dernière dose? Une dernière caresse? Un dernier baiser?
Mais son corps était victime d'une maladie incurable qu'elle avait récemment nommée Stephen. Alors cette fois elle décidas de combattre cette maladie et de l'affronter pour mieux la contrôler..
e « Je t'aime, je ne t'aime pas juste comme les autres peuvent aimer. Je t'aime tellement que tu deviens néfaste, je te veux tout le temps. Je te veux malgré tes dix ans de plus, malgré ta femme, malgré ta fille malgré tous je te veux. Mais le problème c'est que je ne t'aurais jamais et que même si je t'avais je ne sais pas si tu serais prêt pour tout cet amour. Et si le fait de t'aimer autant est néfaste pour moi c'est parce que tu ne m'apportes rien de bon. Tu, tu es comme une maladie et je dois te combattre même si je t'ai dans la peau même si je t'ai dans chaque partie de moi je dois te combattre. Et je..Et même si il n'y auras jamais de nous même si tout ça ne veut rien dire je veux que tu saches que j'aime chaque partie de toi désespérément. Tu as été mon meilleur ami si je suis honnête je crois que malgré moi je ne t'ai jamais vraiment considéré comme un ami. Et je dans cette vie ou dans une autre je t'aimerais jusqu'à la fin. Et je… J'ai toujours pensé tout ce que je t'ai dis. Chaque chose que je t'ai dis. Et c'est parce que je t'aimerais jusqu'à la fin que toi et moi c'est terminé. Ce petit jeu, ces échanges ce je t'aime moi non plus c'est terminé. Et j'espère mon amour j'espère sincèrement te sauver j'espère sincèrement que tout ça resteras derrière toi. Ne te torture plus nous étions deux à commencer et je met fin aux jeux. »
Elle c'est rapproché sans le vouloir vraiment. Il est resté prostré accablé un peu plus sous le poids de chaque mot et de cette vérité. Elle sent son discours la déchiré à mesure qu'elle se libère. Elle sent que chaque mot chaque intonation l'éloigne définitivement de lui. Personne n'a jamais dit que combattre une maladie était chose facile..
s « Tu… Pourquoi ne pas m'avoir dit tout ça avant? »
e « Qu'est ce que ça aurait changé? »
s « Tout! »
e « Tu sais à ta place je me serais battu corps et âme mais si tu ne l'as pas fait c'est que ce que je ressens pour toi n'est pas comparable à ce que tu ressens à mon égard. Je t'aime trop pour gâcher ta vie tu ne m'aimes pas assez pour renoncer à la tienne tout est dit. Et ce n'est pas le fait de savoir que je t'aime qui te donneras l'amour nécéssaire pour quitter celle avec qui tu es. Je te l'ai dit tout se résume à ça. Je t'aime trop pour partir mais je ne t'aime pas assez pour rester. Je crois que cette phrase résume bien ce que tu me fais depuis le début. »
s « Non! »
e « Je vais ouvrir cette porte et tu ne vas pas me retenir de peur que quelqu'un nous voit. Au revoir. »
s « Attends! »
e « Ne fait pas ça.. »
s « Je t'aime! »
e « Je le sais.. Mais pas assez.. »
s « Ca n'a rien à voir! »
Elle c'est enfui sans se retourner. Elle a couru sans vraiment le vouloir. Elle c'est précipité dans le premier taxi oubliant même qu'elle était célèbre. Et c'est ainsi que se soir là elle a reconnu être malade et vouloir se soigner. L'enjeux était trop important et la dépassait, elle ne pouvait plus se permettre de rester malade…
Il est rester prostré la un moment réalisant ce qu'elle venait de dire accablé devant sa lâcheté abasourdie devant une telle déclaration. Il ne sait pas comment il est sorti de cet état léthargique est ce qu'il a bougé avant que Willa arrive ou est ce que c'est elle qui l'a fait bouger?
w « Je te cherchais partout on va se le prendre se café? Qu'est ce qui se passe? »
s « Il faut que je te parle. »
w « Je sais. »
Un mois jour pour jour. Un mois que le ciel et les ténèbres se sont abattu sur lui. Un mois qu'il tente d'endiguer se cycle. Un mois qu'il cherche à sortir la tête de l'eau. Un mois qu'il s'évertue minutieusement à redécouvrir chaque aspect de sa vie pour tenter désespérément de l'aimer d'autant plus. Un mois qu'il est présent. Un mois qu'il fait semblant. Un mois qu'il ne vit que pour elles…
Mais un mois qu'il est agressif. Un mois qu'il a bien du mal à contrôler son mal aitre. Un mois qu'il est distant. Un mois qu'il fait de son mieux mais qu'il voit bien que ce n'est toujours pas assez..
On est samedi aujourd'hui et d'ordinaire se sont les week ends qu'il préfère. D'ordinaire il les attendait s'impatientant malgré tout de retrouver sa fille. Mais sa nuit a été courte et Cassandra insiste pour suivre une thérapie de couple..
c « Ecoute. Pourquoi tu te braques comme ça? »
s « Parce que nous sommes heureux! »
c « Bien sûr! Nous sommes heureux sur la toile pour nos amis, pour nos familles, pour Mavi mais la tu nous voit heureux? »
s « Ecoute je ne crois pas que se soit la solution. Nous sommes partie en vacances en famille en week end tous les deux qu'est ce que tu veux de plus? »
c « Toi. Arrête tu sais très bien que j'ai raison s'il te plais ne fait pas ça ne nie pas l'évidence. Nous avons besoin d'aide! »
s « Non! »
c « Ok. Maintenant tu vas me regarder et tu vas me dire que tu ne m'a jamais trompé que tu n'en a jamais eu envie et que si nous n'avions pas Mavy tu serais toujours là. Ne me mens pas. »
C'était une perspicace et aimante. Et lorsqu'il fermait les yeux il parvenait à se souvenir pourquoi il était tomber amoureux d'elle. Mais malgré lui avec le temps il n'arrivait plus à se dire que c'était toujours le cas. Alors bien sûr il y avait l'estime qu'il avait pour elle. Bien sûr il y avait les habitudes, l'attachement et la tendresse. Bien sûr qu'elle était la dernière personne à qui il voulait faire du mal. Bien sûr qu'il pouvait aisément tout faire pour elle. Bien sûr mais c'est cela être amoureux?
Elle avait prit son courage à deux mains se samedi de juin. Elle avait prit donc courage à deux mains, malgré la peur, malgré ce goût amer dans sa bouche, malgré l'angoisse, malgré son souffle court. Elle avait prit son courage à deux mains parce qu'elle sentait depuis des mois que cette situation la consumait et qu'une mère consumer n'est pas une bonne mère. Elle avait prit son courage à deux mains parce qu'ils méritaient mieux tous les trois. Et puis elle avait prit son courage à deux mains parce que…
Son coeur battait à tout rompre et le gouffre dans lequel il était depuis un mois devenait tout d'un coup beaucoup plus profond. Son coeur battait à tout rompre et c'est portant se samedi de juin à un mois jour pour jour qu'il choisit d'être honnête envers sa femme tant chéri tant aimée et tant respectée…
s « Je ne peux pas te dire ça. »
c « Moi non plus. »
Peut on toujours tomber plus bas? Peut on se sentir plus démuni? Plus désœuvré? Plus anéanti? Peut on réellement atteindre les bats fonds de notre âme pour y errer tel un aitre perdu? Comment avait elle pu? Comment avait il pu? Comment en était il arriver là?
s « Je crois que je devrais partir pendant une semaine te laisser avec Mavy et samedi prochain on inversera on verra ce qu'il se passera après. »
c « Oui. Soit partie avant qu'elle ne se réveille. »
Tout était dit à demi mot, chacun n'osant pas en demander plus et ne voulant pas en demander plus. Peut être est ce le choc? Peut est ce l'âge ou la maturité? Peut être est ce le respect qu'il y a entres eux? Peut être que pour se samedi de juin il n'y avait plus rien à ajouter?
Il prit son sac, regardant une dernière fois la mère de sa fille celle qu'il a tant aimé, celle qu'il a choyé, adoré, idolâtré. Il l'a regarde une dernière fois et se demande comment ils ont pu en arriver là..
Son courage l'avait délaissé et elle se laissa allé à ses larmes se samedi de juin. Même si le poids qui l'accablait depuis de mois venait de s'envoler, il laissa place à la tristesse et la nostalgie.
Elle ne savait pas comment ils allaient s'en sortir mais elle savait qu'ils avaient fait le bon choix. Elle savait qu'elle n'avait pas besoin de plus d'explication et lui non plus. Elle s'avait qu'ils étaient assez lucide pour se retenir et se dire que pour les deux prochaines semaines c'est mieux ainsi. Elle le regarderas s'en aller et se demanda comment ils ont pu en arriver là..
Sa semaine a été éreintante et elle se délecte du plaisir de se retrouver seul chez elle se samedi de juin. Elle laisse son sac tomber par terre et s'affale littéralement sur son canapé. Cela fait un mois jour pour jour. Un mois qu'elle se soigne, un mois qu'elle a reconnu être malade, un mois qu'elle est en rémission.
Elle a beaucoup réfléchi et avec toute la lucidité dont elle est capable elle sait aujourd'hui que Stephen n'était pas une maladie mais une addiction et comme tout bon drogué ou alcoolique les trente jours passé on se doit de les fêter et de ne pas oublier de reconnaitre que l'on est toujours malade.
Elle a tout fait durant un mois pour oublier qu'elle était dépendante de lui. Elle est sortie autant que son corps le lui permettait. Elle est partie en voyage. Elle a apprit à cuisiner. Elle a dormi chez ses amis ne voulant pas se retrouver seule.
Elle a tenté de dresser sa chienne à la perfection. Elle a veiller chaque jour que Dieu fait à ne pas remplacer son addiction par une autre. Mais aujourd'hui cela fait un moi et elle se doit en bonne élève qu'elle est de célébrer ça à sa manière.
Et la manière qui lui paraît la plus juste est de rester chez elle seule ampli de la candeur de son appartement appréciant les progrès qu'elle a fait. Mais la vie allait encore la mettre à l'épreuve et éprouvé sa determination face à son addiction..
Son téléphone sonna et lorsqu'elle vue que Willa l'appelait elle se demanda si elle avait oublié qu'elle devait la voir comme cela lui arrivait souvent ces derniers temps…
e « Allo? Ca va? Tu m'attends et je ne suis pas venue c'est ça? »
w « Non! Mais quoi? Non mais je sais que tu rentrais chez toi aujourd'hui je suis à Vancouver je voulais passer le week end avec toi! »
e « Tu fais chier! »
w « J'arrive! »
Elle n'a jamais mentis à Willa depuis qu'elles se connaissent, à part par rapport à Stephen. Et passé des week end avec elle était devenue pour Emily une habitude. Le tournage les isolants quelque peu elle se retrouvait parfois plus seules qu'à l'accoutumé.
Et bien malgré elles, leurs âges et leurs caractères similaires les avaient beaucoup rapproché. Willa n'avait toujours rient dit à Emily et Emily savait pertinemment qu'elle lui cachait quelque chose mais n'y l'une n'y l'autre ne voulait tout gâcher…
Elle entendit sonner bien plus rapidement qu'elle ne le pensait. Elle se leva en faisant faussement la moue et laissa la porte ouverte sans même prendre la peine de l'accueillir, elles se connaissaient assez pour ça.
En attendant que Willa monte Emily se demande pourquoi elles n'avaient jamais médiatisé outre mesure leur amitié? Peut être parce qu'elles n'en avaient pas besoin? Peut être parce que leur amitié était si réel qu'elle n'avait pas besoin comme avec Katy de montrer qu'elles s'apprécient?
w « Super l'accueil! »
e « Tais toi et ferme la porte! »
w « T'en veux une? »
e « Non j'en ai!»
Pour être honnête elle avait peut être très légèrement compensé avec la cigarette rien de bien grave. Pour être honnête peut être que si mais entre ça Stephen ou l'alcool il a fallu choisir…
w « Ah alors on se fait un week end farniente? »
e « On fait ce que tu veux! Mais d'abord on se repose se matin! »
w « Ok! Tu aurais pas un truc à boire? »
e « Oh sers toi et prends un cendrier! »
w « C'est vrai à quoi bon l'hospitalité! »
Willa s'installa leur servant un verre chacune mettant le cendrier entre elles. Elle se cala délicatement et elles appréciaient ensemble les joies d'une vie simple. Se retrouver un samedi matin entres amies bercées par quelques rayons de soleil un bon verre à la main..
e « Je crois que ton téléphone vibre! »
w « Ah bon c'est pas le tiens? »
e « Je suis sur sonnerie. »
Emily se redressa pour donner son portable à Willa ce dernier se trouvant plus près d'elle. Lorsqu'elle vit la personne qui l'appelait milles questions lui traversèrent la tête. Pourquoi l'appelait il elle? Pourquoi un samedi matin? Comment n'avait elle pu rien lui dire? Avait il aussi eu une relation avec elle?
Et c'es bien malgré elle que son ventre se noua, que ses mains devinrent moites. Que son teint devint pale et qu'elle ne pue s'empêcher d'avoir envie de vomir victime de son stress naissant.
Mettez un aitre face à son addiction et dîtes lui que celle ci appartient à quelqu'un d'autre vous comprendrez..
Lorsque Willa vit que c'était Stephen elle regarda Emily intensément en lui disant avant de décrocher ce n'est pas du tout ce que tu crois…
w « Allo ca va? »
s « Pas vraiment. Je suis désolé je sais qu'on est samedi mais je suis dans ma voiture et… »
w « Dans ta voiture attends je comprends pas? »
s « Je suis parti. Et je ne sais pas ou aller, je ne veux pas aller à l'hôtel quelqu'un va me voir.. »
w « Tu es quoi? Tu plaisantes? Mais tu es ou là? »
s « Je suis devant chez moi. »
Willa regarda Emily puis son téléphone. Elle l'observa se décomposé et reprendre des couleurs à mesure qu'elle comprit qu'il ne passait rien entre elle et Stephen. Elle la vit se lever puis rallumer une cigarette. Elle l'observa attentivement et fit la seule chose qu'elle pensait possible à se moment là..
w « Attends Stephen ne bouge pas. »
Elle coupa le micro de son téléphone se leva et ralluma également une cigarette..
w « Il est parti de chez lui il ne veut pas aller à l'hôtel. Qu'est ce que je lui dis? »
e « Willa… »
w « Je sais mais c'était ton ami à la base et c'est quelqu'un qui vient de quitter sa femme ou je ne.. »
e « Ok. Mais je ne suis pas sur qu'il dise oui. »
Elle inspira une bouffé remit le micro et fit ce qu'Emily redoutait le plus. Elle allait la mettre face à son addiction. Elle allait lui tendre à chaque seconde de ce week end lui demandant d'y résister. En lui demandant de l'affectionner et de réconforter cette addiction qui elle continu de la pourrir… Qui pourrait faire ça?
w « Stephen écoute je suis chez Emily je viens de voir avec elle c'est à côté de chez toi on t'attends. »
s « Quoi tu es sûr de toi là? »
w « Je n'ai rien trouvé de mieux. »
s « Willa je ne sais pas si… »
Emily s'empara du téléphone..
e « Je ne te le dirais pas deux fois ramène ton cul. »
s « Ok. »
Voilà ce qu'il se passe lorsque l'on est confronté à son addiction. On la hait de nous consumer autant…
