Il a roulé si doucement qu'il ne c'est pas rendu compte du ralentissement qu'il a provoqué. Et si il a roulé si doucement c'est par ce que son regard était brouillé. Si il a roulé si doucement c'est par ce que devant lui viennent de défilées des années de vies communes.

Si il a roulé si doucement c'est parce qu'il c'est remémoré leurs rencontres, leurs premier rendez vous, leurs fou rires, leurs joies, leurs tristesses. Si il a roulé si doucement c'est parce que et c'est bien commun ce qu'il reste à la fin se sont les bons moments.
Le cerveau fonctionne t'il comme ça? Notre cerveau désire t'il nous torturer pour mettre à l'épreuve notre déterminations? Il ne parvient pas à répondre ce qu'il sait c'est qu'en roulant aussi doucement il est tout de même arrivé en bas de chez elle…

Willa le scrutait de peur qu'il ne vienne pas ou peut être de peur qu'il ne lui arrive quelque chose sur la route.

Elle n'a pas osé parlé depuis qu'elle a raccroché, elle n'a même pas osé la regarder. Elle sait que la foudre va lui tomber dessus avant qu'il n'arrive, et le mieux qu'elle a trouvé pour l'instant c'est de se réfugier aussi loin que possible…

e « Il est en bas? »
w « Oui. »
e « Ok. »
w « Bon v'a s'y fait le maintenant. »

Elle se triture l'intérieur de la joue et essaye de toutes ses forces de mettre de l'ordre dans ses idées. Elle le savait se matin elle savait que sa journée paisible n'allait pas se passer. Mais jamais au grand jamais elle n'aurait pu imaginer qu'elle allait faire rentrer chez elle l'objet de son addiction. Et non au grand jamais elle n'aurait pensé que si elle le faisait se serait à cause de son amie…

e « On va jouer au jeu des cinq pourquoi. »
w « Quoi? Euh ok. »
e « Pourquoi Stephen t'a appelé toi? »
w « Parce que Stephen m'a beaucoup parlé et que depuis nous sommes devenus confidents. »
e « Pourquoi Stephen t'as beaucoup parlé? »
w « Parce que je lui ai dis que j'avais remarqué ce qu'il se passait entre vous et que si il avait besoin j'étais là. »
e « Pourquoi tu lui as dis ça? »
w « Parce que je le voyais faible et malheureux et que je.. Je me suis dis qu'en l'aidant je t'aiderais aussi. »
e « Pourquoi as tu pensé que lui avait besoin d'aide plus que moi? »
w « Parce que lui ne savait pas me mentir comme tu l'as fais quand je lui en ai parlé. »
e « Pourquoi crois tu que je n'ai plus de contact avec lui? »
w « Parce que je ne sais pas tu le fuis tu.. Tu l'aimes? »
e « Si je le fuis c'est parce que le côtoyer me fait plus de mal que de bien et la je me retrouve obliger de l'accueillir chez moi parce que tu as pensées que c'était la meilleur solution. Et si tu as pensé ça c'est parce que tu as été là pour lui et pas pour moi, c'est parce que tu t'es dis que je pouvais supporter mais pas lui. Merci Willa de me prendre pour quelqu'un de fort. Et merci de ne m'en avoir jamais parlé. »
w « C'est tout? »
e « Tu viens d'inviter chez moi l'homme que j'aime désespérément avec qui je ne serais jamais. A cause de qui je fume un paquet par jour et pour qui j'ai pleuré plus d'une nuit. Sans parler du fait que tu m'ai mentis alors franchement là tout de suite je ne vois pas ce qu'i rajouter. »
w « Je suis désolé. »
e « J'espère que ça suffira. »

Elles ont les larmes aux yeux et la gorge noué. Elles se regardent intensément se demandant ce que l'avenir leurs réserves. L'une ravagé par l'envie d'hurler et de se venger l'autre par l'envie de pleurer et de se faire pardonner.

Une amitié mise à rude épreuve peut elle en ressortir plus forte? Après tout rien n'est plus pur que l'amitié et rien n'est plus solide dans le temps… L'interphone met fin à leurs dialogue silencieux et c'est naturellement qu'Emily se dirige vers la porte pour ouvrir.

e « Tu vois là alors que je ne veux pas j'ai une boule au ventre et l'envie de lui sauter dans les bras. Et tu vois j'ai aussi envie de le taper jusqu'à ce qu'il me supplie d'arrêter. Comment je fais Willa? »
w « Je crois que tu devrais pardonner. »
e « Le problème Willa c'est qu'en amitié comme en amour je suis très rancunière. »

Il arrive devant la porte qui est entre ouverte. Ses mains sont moites, ses jambes tremblent et son sac de voyage est devenu bien lourd tout à coup. Il est devant la porte et déposé doucement ses doigts dessus n'arrivant pas encore à la pousser. Il est devant la porte et se dit déjà que c'est une mauvaise idée..

Willa se lève voyant la porte bouger. Elle se lève et lui prends son sac pour le poser. Elle se lève et n'ose pas lui dire d'aller s'assoir. Elle se lève et regarde Emily cherchant son approbation..

e « Ne reste pas là vient t'assoir . »

Elle l'a à peine regarder. Elle sent son parfum d'ou elle est. Son coeur s'accélère elle se lève par réflexe. Elle l'a à peine regarder mais ne peut s'empêcher de ressentir une sensation d'apaisement .

Elle l'a à peine regarder mais il est là. Et peut être que c'est sa rémission, peut être qu'elle n'a pas encore pleinement conscience du mal qu'elle se fait peut être que la chute sera terrible. Mais il est là et elle est bien..

Il l'a regarde du coin de l'oeil. Il l'a regarde et tente de contrôler ses yeux humides, sa gorge nouées et l'envie irrépressible de s'effondrer. Il l'a regarde s'agiter, il l'a regarde déambuler. Il l'a regarde il est là chez elle et il l'a regarde c'est sûrement ce qu'il a vu de mieux aujourd'hui..

w « Qu'est ce qui c'est passé. »
s « Willa laisse moi juste tu n'aurais pas… »
e « Tiens du whisky je ne t'ai pas mit de glaçon. »

Elle s'assoit par terre face à lui à côté de Willa. Elle s'assoit par terre et demande à Willa de ramener la bouteille de rosé et leurs verres..

w « Ok. Dit nous ce qu'il c'est passé. »

Il regarde Emily cherchant quelque chose de la haine? L'envie de ne pas le voir? De la peur? Du dégout? Sa propre image peut être? Mais il ne voit rien de tout ça. Tout ce qu'il voit c'est de la douceur et de la compassion. Tout ce qu'il perçoit c'est ce qu'il ne mérite pas..

s « Ca.. Ca fait un mois que j'essaye de tout faire pour que ça marche. Et je me suis beaucoup demandé comment on a pu en arriver et pourquoi? Mais je crois que le problème c'est que ça fait un moment qu'on ne s'aime plus j'en sais rien. Qu'est ce que tu veux que je te dise? Elle m'a parlé de suivre une thérapie ce matin je n'ai pas voulu ensuite elle m'a dit que nous ne pouvions plus continuer. Je ne sais pas j'ai pris mes affaires en lui disant que samedi prochain je reviendrais et je resterais seul avec Mavy pendant une semaine. »
e « Tu nous dit la vérité? »

Elle les surprends en lui parlant. Elle le surprend en visant juste. Elle se surprend et se maudit..

s « Les filles je n'ai pas envie de vous… »
e « Tu es chez moi parce que tu viens de quitter ton foyer avec un sac de voyage et les yeux rouges alors je crois qu'on mérite au moins la vérité. »
s « Je n'arrivais plus à la toucher même en essayant. J'étais là sans être là. Et avec le temps elle c'est éloigné jusqu'au point de non retour. Je n'arrivais plus à être heureux grâce à elle. Tout à l'heure elle m'a demandé si je pouvais lui affirmer ne jamais l'avoir trompé et n'en avoir jamais eu envie, je lui ai dis que je ne pouvais pas elle m'a dit que elle non plus. Qu'est ce que vous voulez que je vous dises de plus? J'ai trente cinq ans je vais devenir père divorcé et je ne sais même pas si un jour je veux savoir que ce que la mère de m'a fille n'a pas osé m'avouer. Mais je suis soulagé de me dire que j'ai fini de jouer la comédie et que j'ai dit la vérité à cette femme que je respecte énormément. Et si je continue de parler je vais pleurer ça vous va comme vérité? »

w « Vient là. »
s « Non Willa sérieusement… »

Elle le regarde s'effondrer. Elle regarde cet homme imposant fière et virile s'effondrer dans les bras d'une petite chose toute frêle. Elle les observent, elle désoeuvrée et lui anéanti.

Et elle ne peut s'empêcher malgré elle de souffrir. Non elle ne peut s'empêcher de ressentir se pincement, se serrage de gorge, ses larmes aux yeux qui lui montent. Et elle lutte pour ne pas craquer mon Dieu si vous saviez comme elle lutte si il existe en cet instant il serait fière d'elle..

e « Tu.. Tu peux rester ici aussi longtemps que tu voudras… »

Il relève la tête pour la regarder. Il relève la tête le regard triste et les yeux bouffis. Il relève la tête et lui tends le bras pour l'inviter à venir elle aussi…

Ils sont là assis par terre en plein milieu de son salon. Ils sont là assis par terre. Elle vient de se lover contre lui, il lui embrasse le front et ne peut s'empêcher de ressentir quelque chose qu'il ne pourrait expliquer. Ils sont là assis par terre..

s « Merci.. »
w « Ecoute pour l'instant fait le au jour le jour. »
e « On avait rien de prévu de toute façon. Une autarcie aujourd'hui ça vous va? »
w « Très bien! »
s « Merci les filles. »

Elle ne c'est jamais rendu compte de l'ampleur de la situation. Et c'est là par terre entre Willa et Stephen qu'elle prends conscience de la gravité de celle ci. Bien sur elle le savait. Bien sur elle savait qu'il était marié. Bien sur elle savait qu'il avait une famille. Bien qu'elle savait tout ça. Bien sur qu'elle a déjà côtoyer plus d'une personne séparé ou même divorcé bien sûr. Elle en a même été le témoin.

Mais elle n'avait jamais vu de quel façon un aitre réagis à l'instant T. Elle n'avait jamais vu un homme aussi abattu par un tel échec. Et c'est seulement maintenant qu'elle s'en veut de son manque de maturité, de lucidité, de compassion..

Alors oui ce n'est pas le moment de penser à elle mais malgré elle, elle en ressent le besoin…

e « Pardonne moi.. »

Elle a relevé la tête pour le regarder en essayant de toutes ses forces de lui montrer sa sincérité.

s « Je n'ai rien à te pardonner.. »

La journée c'est écoulé lentement. Il en a sentie chaque seconde. Il a ressentis au plus profond de son âme le poids de chaque seconde de cette journée.

La situation est étrange elle le laisse perplexe. Il est là dans son appartement et aussi étrange que cela puisse paraître il ne voudrait être nul part ailleurs.

Il sait que la situation est folle. Il sait que ce qu'il attends est bien pire qu'aujourd'hui. Il sait que pour l'instant rien n'est réel puisque personne ne le sait. Mais il sait aussi qu'il ne sera pas seul et cet idée le réconforte.

Il n'espère rien et il est persuadé qu'il n'as pas encore conscience du mal que tout cela va lui faire mais ils sont dans cet appartement pour aujourd'hui demain sera un autre jour…

w « Bon ok. Allez je me dévoue tu as quelque chose dans ton frigo? Je veux dire à part des bouteilles! »
e « Très drôle! Non mais je cuisine mais je viens d'arriver! Allez! »
w « Attendez là. »
s « On commande sinon ne t'embête pas! »
e « Attends elle est fière de nous montrer qu'elle cuisine admire là! »

Il l'a regarde bien malgré lui. Il l'admire bien malgré lui. Il s'émerveille devant sa jeunesse et sa spontanéité. Il se laisse distraire par leurs rires et leurs naïveté. Ont elles seulement conscience qu'il est sur le point de tout perdre?

Elle ne sait pas vraiment comment réagir mais se laisse emporter par Willa qui mêne se drôle de trio. Elle le regarde sans trop s'attarder et se demande malgré elle à quoi il pense, ce qui se dit, si il a peur? Et malgré la situation, malgré cette drôle de journée, elle ne peut s'empêcher de s'attarder…

e « C'était délicieux bravo je ne savais même pas que j'avais tout ça dans mon frigo! »
w « Je suis beaucoup trop douée pour que tu comprennes je comprends! »
e « Et sinon la modestie tu connais? »
w « J'en ai vaguement entendu parler! »

La nuit tombe et les esprits se posent. La nuit tombe et ils ne restent d'eux que leurs corps leurs verres et pour certaines leurs mégots de cigarettes. La nuit tombe et chacun prends tout à coup la pleine mesure de la situation..

w « Tu as passé une bonne journée malgré tout? »
s « Très bonne beaucoup mieux que ce que j'espérais… »
e « Avec tous les journalistes si demain tu veux sortir on essayeras de s'organiser.. »
s « Je ne sais pas si j'ai envie d'être demain. »

Willa ne les avaient jamais vu d'aussi près. Non elle les avaient toujours observer de loin, elle était toujours arriver après leurs échanges quelqu'il soit. Mais aujourd'hui et se soir elle comprends. Oui elle comprends ce lien ténu qui les lient malgré eux. Elle comprend qu'Emily lui en veut et elle s'en veut elle même d'avoir osé lui mettre l'homme qu'elle aime sous son nez. Mais Willa se félicite intérieurement cela arrive rarement mais aujourd'hui elle a fait une bonne action…

w « Vous allez me tuer mais je suis fatigué je dors avec toi? »
e « Bien sûr tu ne vas pas dormir par terre! Quoi que…? »
w « Arrête et Stephen? »
e « Je vais lui sortir des draps je vais l'installer là. »
w « Tu ne m'en veux pas si je vais me coucher? Vous pouvez rester. »
s « Non je ne t'en veux pas merci beaucoup.. »

Elle se penche pour l'enlacer et essaye de tout son aitre de lui donner tout le courage dont il a besoin. Elle se penche et s'en son ami fébrile et peu sur de lui. Elle se penche et ne peut s'empêcher d'avoir la gorge serrer devant la situation…

w « Tu vas y arriver tu le sais n'est ce pas? »
s « … »
w « Quoi qu'il se passe tu y arriveras fait moi confiance.. »
s « Merci… »
w « Bonne nuit ! »
e « Je vais arriver. »

Ils la regardent s'éloigner. Ils la regardent s'éloigner en finissant leurs rêves. Ils l'a regardent s'éloigner et se font face..

e « Elle a raison tu le sais? »
s « Je… Je ne sais plus grand chose.. »
e « Vient. »
s « Ou tu veux aller? »
e « Sur le toit. »
s « D'accord. »

Il est perdu. Il est perdu dans sa vie, perdu sans sa tête, perdu ici il est perdu. Mais même perdu il la suit sans hésiter. Même perdu elle reste celle avec qui il aime être perdu…

Elle ne sait pas poser la question. Non elle ne c'est pas demander si cela se faisait ou non. Elle ne sait même pas demander si il en avait envie. La seule chose qu'elle c'est demander c'est si il allait faire froid sur se toit..

e « Regarde. »

La ville s'étend sous ses pieds. Et cette ville le laisse dubitatif. Il l'a regarde calme et paisible et se dit qu'elle lui ressemble en cet instant. Demain matin à la première heure l'agitation la réveillera même si elle n'en a pas envie. Demain matin à la première heure la ville devra se réveiller comme lui..

s « C'est magnifique. »
e « C'est mon endroit préféré. »
s « Tu crois que pour se soir sa peut devenir le miens? »
e « Je crois oui… »
s « Emily je voulais te dire je suis désolé d'être là… »
e « Ne le soit pas. »
s « Si parce que tu n'étais pas obligé et je dois sûrement être la dernière personne que tu as envie de voir. »
e « Pour se soir je te prête cet endroit et pour se soir je n'ai pas envie d'être ailleurs qu'ici avec toi. »

Il c'est tourné pour la regarder. Il sait qu'aujourd'hui est un jour spéciale. Il sait que les prochaines semaines seront des semaines spéciales. Mais il sait aussi ce qu'elle lui fait…

s « Merci. »
e « Je ne sais pas si ça se dit mais je voulais te dire bravo… »
s « Pourquoi? »
e « Parce que tout à l'heure tu as dis que tu te sentais soulagé de ne plus jouer la comédie et sans parler de te remettre avec quelqu'un. Tu.. Tu as fais ça pour toi bravo.. »
s « Tu sais ce qui se passe dans ma tête est beaucoup trop je ne sais pas compliqué… »
e « Je t'ai manqué? »
s « Quoi? »
e « Pardon ce n'est pas le moment je.. Je vais te sortir des draps je te laisse la porte ouverte.. »

Elle se précipite vers la porte de secours il n'arrive pas à la retenir mais il n'arrive pas à la laisser partir comme ça…

Elle se maudit elle ne voulait pas. Ah ça non elle ne voulait pas lui dire ça. Tout ce qu'elle voulait c'était partagé son endroit. Tout ce qu'elle voulait c'était panser ses blessures. Elle ne voulait pas dire ça…

s « Emily! »
e « Quoi? »
s « Tu m'as tellement manqué que je n'arrivais plus à être là. A être vraiment là tu vois… »
e « Je t'ai assimilé à une addiction que j'essaye de combattre aujourd'hui c'était… »
s « Les trente jours je sais.. »

Elle le regarde et sourit c'est bien lui. Elle le regarde… Il l'a regarde et sourit. Elle est là…