DISCLAIMER : Hé non, je n'ai pas profité de ces longs mois d'absence pour gagner les droits de Harry Potter, ils appartiennent toujours à J.K.R. Mais un jour, j'y arriverai !

PARDON PARDON PARDON !
Voilà, ça me semble être un bon début. J'avoue que j'ai raté sur ce coup-là... J'ai, pendant quelques temps, comment dire, euh... oublié cette histoire ? Non, c'est faux, j'y pensais, de temps en temps, mais j'étais trop à fond sur les autres que j'ai en cours pour y consacrer du temps. Et puis, entre deux, j'ai commencé la relecture/correction/réécriture partielle/plan-pour-la-suite de mon premier roman, ça m'a quelque peu déconcentrée ^^ Je suis donc désolée désolée désolée !

Cependant, c'est pas pour autant que le prochain chapitre va sortir plus vite : je mets Le chant du phénix en pause, déjà parce que je me lance pour le NaNoWriMo (des fois j'ai des idées, comme ça...), et puis parce que je préfère prendre quelques chapitres d'avance pour avoir une publication moins... espacée.

Pour me faire pardonner, (non il sera pas plus long que les autres) voici un petit résumé concocté par mes soins – parce que, avouons-le, personne ne se souvient du début après autant de temps.

Bla bla pensée bla bla

bla bla pensée bla bla


Résumé des chapitres précédents :

Dans le train, Malfoy demande une faveur à Harry : qu'ils fassent la paix, afin que tout le monde suive leur exemple dans le monde de l'après-guerre. Harry accepte donc, parce que la paix, hé, c'est vachement cool. Une fois à Poudlard, Harry se rend compte qu'il se sent détaché, à cause des événements qui y ont eu lieu. Notamment lorsque le lendemain, pour son premier cours, il laisse son esprit dériver et réfléchit à propos du comportement de Malfoy.


Chapitre 4 : L'origine du phénix

Draco soupira de soulagement quand la sonnerie mit fin au cours de sortilèges. Il connaissait déjà tous ces sorts, à quoi cela servait-il, franchement ?

Au moment où il allait passer la porte, un éclat de rire attira son regard. Weasley se moquait ouvertement de son meilleur ami qui avait, semblait-il, sursauté au son de la cloche et renversé son pot d'encre sur la table. Granger soupirait et d'un sort, nettoyait le bois sali, alors que Potter avait semblé prêt à effacer avec un mouchoir – ce qui n'aurait pas été possible, soit dit en passant –. Il n'eut que le temps de croiser les yeux de Potter avant d'avoir dépassé la porte.

Évidemment, s'il n'avait pas croisé son regard, il n'aurait pas eu l'esprit occupé par ce qu'il s'était passé dans le train durant les quinze minutes que durèrent la pause, n'aurait pas eu l'air absent et personne n'aurait pu penser que quelque chose était différent des précédentes rentrées à Poudlard.

Évidemment.

- Qu'est-ce que tu as, Draco ? murmura Blaise de façon à ce que les autres ne l'entendent pas.

Ils n'allaient plus tarder à rentrer dans la classe de métamorphose, heureusement. Il pouvait éviter la question sans avoir l'air trop suspect. Draco, en tant que figure rusée et intelligente de l'alliance qu'il avait passée avec Potter, avait décidé de ne pas révéler son objectif à ses amis. Potter et lui deviendraient miraculeusement civilisés l'un envers l'autre, les Serpentards imiteraient leur Prince, les Gryffondors imiteraient leur Sauveur, et tout irait bien dans le meilleur des mondes.

Évidemment.

Il n'en revenait toujours pas d'avoir fait alliance avec Potter. Et pourtant il restait loin de tout regret. C'était dur à accomplir, mais c'était un geste nécessaire pour que la vie des Serpentards ne soit pas transformée en enfer. Ils étaient pour la plupart – les plus jeunes, notamment – innocents, n'avaient joué aucun rôle dans la guerre, si ce n'était celui de victime.

Il songea avec tristesse que les première année répartis à Poudlard lors de la Répartition avaient tous semblé un minimum soulagé sauf ceux répartis à Serpentard. La maison était mal vue, et les enfants ne voulaient pas décevoir leurs parents en atterrissant dans la « mauvaise maison », ou la « maison des mauvais », dépendant de la virulence desdits parents. Si cela avait encore été nécessaire, cela l'aurait conforté dans son idée de demander de l'aide à Potter.

Draco voulait faire tout ce qui était en son pouvoir pour que les Serpentards soient de nouveau fiers de porter leur blason.

Et tant pis si pour cela il devait avoir l'aide de Potter.


- Mr Malfoy, si ce que je dis ne vous intéresse pas, pourquoi ne pas m'en informer ?

Draco releva vivement la tête à l'entente de son nom. Foutu Potter. C'était sa faute s'il était aussi préoccupé ! C'était sa faute s'il réfléchissait ! C'était sa faute s'il ne prêtait aucune attention au cours !

Oui, il avait bien conscience d'être de mauvaise foi.

- Désolé, professeur, s'excusa proprement Draco.

Il sentit distinctement les yeux s'arrondir et le fixer. Il retint une grimace. Les Malfoy n'étaient pas aussi contrits. Mais s'il voulait que le professeur le laisse tranquille avec ses pensées, il ne devait pas faire de vagues.

Cela fonctionna. Le nouveau professeur de métamorphose plissa un peu les yeux, avant de se désintéresser de lui et de retourner à son cours. Aaah, les Gryffondors...

Penser aux Gryffondors le ramena très vite à son problème du moment : Potter. L'intervention du prof aurait pu le couper de ses pensées et en chasser Potter, mais elle n'avait fait que l'y enfoncer plus profondément.

Évidemment.


- Avada Kedavra !

- Expelliarmus !

Draco plissa les yeux comme les deux éclairs se heurtaient au milieu de la salle. Les flammes dorées étaient aveuglantes. Il sentait son cœur battre à toute vitesse. C'était le moment de vérité. Potter ou le Seigneur des Ténèbres ? Les deux avaient survécu à la Mort au moins une fois. Qui l'emporterait ? Quelqu'un l'emporterait-il seulement ?

Sa vision se réhabitua à la lumière ambiante, et il vit. Quelqu'un l'avait emporté. Le Seigneur des Ténèbres était étendu par terre, mort.

C'était fini.

L'information mit plusieurs secondes avant d'atteindre son cerveau. Au moment où il comprit, une immense clameur éclata dans la salle en ruines. Très vite, Potter disparut sous les embrassades et les vivats. Draco resta immobile, incapable d'y croire.

C'était fini.

Son regard s'égara sur le corps sans vie du feu Seigneur des Ténèbres. Il frissonna et sentit une main effleurer son bras. Il tourna la tête et vit sa mère. Elle lui sourit doucement et il ne put s'empêcher de sourire à son tour, heureux de voir ses lèvres s'étirer à nouveau. Il reconnut le bras de son père se poser sur ses épaules. Il sourit plus largement.

C'était fini.

Dans un élan trop Poufsouffle pour qu'il l'avoue un jour, il tira sur les bras de ses parents et les rapprocha de lui. Bientôt, il se retrouva dans cette étreinte chaude qui lui disait que tout allait bien, qu'il était en sécurité, que ça n'avait été qu'un cauchemar, qu'il pouvait se rendormir. Il enfouit son visage dans l'épaule qui s'offrait à lui. Il inspira profondément pour sentir l'odeur familière, celle de sa famille. Lentement, il se détendit.

C'était fini.

Qu'est-ce que c'est bruyant, ici. Au bout d'un moment, il leva les yeux. Il vit les amis de Potter se glisser hors de la salle, et vu la distance qui les séparait, Potter était avec eux. Distraitement, il se demanda où ils se rendaient, puis décida qu'il s'en fichait. Il s'était beaucoup trop préoccupé des affaires de Potter, par le passé. Ça ne lui avait apporté que des ennuis, tous plus gros les uns que les autres.

C'était fini.

La pensée de sa baguette apparut inopinément dans son esprit et il se mordit la joue. Il allait devoir la lui réclamer. La baguette qu'on lui avait donné après les événements au manoir ne lui convenait pas. Il sentit sa mère le serrer plus fort contre elle. Il chassa ses sombres pensées et l'enlaça en retour.

Après tout, c'était fini.


Il ne put retenir un rictus. Oui, il l'avait récupérée, sa baguette. Potter n'avait pas dû la vouloir, évidemment. Il lui avait rendu le plus tôt possible.


Draco s'arrêta, son regard glissant sur le lac scintillant. Il n'avait pas réussi à dormir, avec tous ces vivats qui résonnaient dans le château.

Il aimait ce moment de la journée, où ce n'était ni totalement la nuit, ni totalement le jour. Le soleil dépassait à peine l'horizon, et quelques reflets d'or accrochaient toujours aux vaguelettes du lac. L'astre solaire n'était pas encore complètement purgé de sa sanglante teinte matinale, n'exhibant sa beauté qu'aux élus qui ne dormaient pas encore. Les rayons du soleil levant faisaient flamboyer les arbres de la Forêt Interdite, qui semblait bien moins menaçante que d'habitude, si l'on oubliait les événements qui s'y étaient produits la veille. D'ailleurs, cela faisait maintenant vingt-quatre heures exactement que Potter avait vaincu le Seigneur des Ténèbres. Il se demanda encore une fois si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Sûrement une bonne, mais avec cette marque sur son bras... Quel avenir pouvait l'attendre ?

Quel petit imbécile il avait été. Dire qu'il en avait été fier... Il était bien loin, ce temps-là. Ha ! Il était si honoré, à l'époque, si heureux ! Si stupide...

- Malfoy.

Il se retourna et s'aperçut que Potter était derrière lui. C'est lui qui a parlé aussi froidement ? Je ne suis pas si méprisable... si ?

- Je te rends ça.

Sur ces mots, Potter sortit sa baguette et la pointa devant lui. Draco fit un pas en arrière, avant de reconnaître la baguette. C'était la sienne. Sa baguette d'aubépine, possédant un crin de licorne en son cœur, 25 cm, relativement souple. Draco retint durement le soupir de soulagement qui faillit lui échapper. Il ne s'abaisserait pas à ça devant Potter !

Se drapant dans sa dignité, il garda le visage froid qui le caractérisait autrefois, et leva la main pour récupérer sa baguette. Et alors qu'il refermait sa main dessus, il se rendit compte de la situation.

Potter le regardait sans ciller, droit, la baguette tendue entre eux.

Étrange, comme maintenant qu'il avait vaincu Voldemort, il se conduisait plus décemment qu'il ne l'avait jamais fait par le passé.

Sans doute était-ce là ce que l'on attendait du "Sauveur".


Draco fit tourner la baguette d'aubépine entre ses doigts. Depuis le jour où il lui avait rendu, il avait toujours senti quelque chose de différent. C'était la baguette qui avait vaincu le Seigneur des Ténèbres, après tout.

En cela, elle était définitivement liée au camp de la lumière. Au "Bien". Et, il devait se l'avouer, à Potter. Grâce à Ollivander, il savait qu'une baguette magique s'adapte à son nouveau propriétaire, apprend de lui. Et sa baguette avait incontestablement appris de Potter. Elle ne lui avait pas posé de problème, bien au contraire, mais il ressentait ce changement. L'ombre de Potter flottait toujours sur sa baguette. C'étais diffus, bien sûr, mais il le percevait quand même.

Et contrairement à tout ce qu'il aurait pu penser, cette présence n'était pas insupportable. Elle était même presque ... – presque – agréable. Jamais il n'aurait cru penser de Potter qu'il soit agréable. Et bien que ce ne soit qu'une impression laissée sur sa baguette, il en était venu à songer qu'il aimerait bien le connaître. Et je tuerai quiconque l'insinuera.

Car si la baguette apprend de son maître, l'inverse se produit aussi. Draco s'était fait influencé par une baguette magique ! La sienne en plus de ça ! L'idée même était stupide... et pourtant. Le voilà donc, à prôner la paix avec les Sang-d... les nés-moldus, la paix entre les maisons, la paix pour leur futur. Si ça ce n'était pas tourner Poufsouffle...

Draco soupira.

Et le chant millénaire ne le poussa que plus encore dans ses pensées.