Bonjour ! ^^

J'espère que ce chapitre vous plaira parce que j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire.

Encore une fois, un immense merci à : Eladora, Diaenolys, Newyll, Mileminia, Alienor la Fantasque, Zeugma412, Rinku13, Orpheana, Wessem Assbai, Manon, Acharn, Noumea, Malicia Malfoy et Chloris Hareka. Sérieusement, plus vous êtes nombreux à m'envoyer des reviews, plus je suis touchée. Vous me faites infiniment chaud au cœur. Vous n'avez pas idée combien je vous adore, mes chers lecteurs ! :')

(La plupart des personnages appartiennent à JK Rowling. La structure de l'intrigue appartient au film "The Proposal".)

Bonne lecture ! :)


Chapitre 5 ― La journée de ski

Le grand-père était assis au salon, un casque d'écoute sur les oreilles. Lorsqu'il vit Pattenrond dans les bras d'Hermione, il éteignit son vieux baladeur à cassette, se leva péniblement de son fauteuil et s'empressa de prendre le petit animal à son tour.

― Oh, mais il est tout frissonnant, le pauvre, remarqua-t-il, inquiet. Que s'est-il passé ?

― Severus l'a fait sortir... sans faire exprès, expliqua Hermione en regardant Rogue d'un œil noir. Heureusement que je suis venue le rattraper à temps.

― Je vais lui donner du lait chaud...

― Prêts pour le ski ? claironna au même moment la mère, surgie de la cuisine, un sourire radieux sur les lèvres. Que tout le monde vienne prendre son petit déjeuner, on part tout de suite après !

Rogue blêmit. Avant qu'Hermione ne fasse un pas en avant, il l'attrapa par le bras et lui chuchota à l'oreille :

― Écoutez... Est-ce vraiment nécessaire que je vienne ?

― Absolument ! répondit Hermione dans un murmure. Votre participation fait partie de notre contrat : vous faites du ski !

― Mais je ne sais pas faire de ski !

― Je vous montrerai.

― J'aurai l'air idiot !

― Arrêtez de ronchonner et desserrer votre poigne sur mon bras, vous me faites mal. De plus, on est censé s'aimer passionnément, pas se disputer tout le temps !

À la porte de la cuisine, la mère les observait avec curiosité. Rogue déglutit en croisant son regard, sembla hésiter, puis entoura de ses bras la taille d'Hermione.

― Mais qu'est-ce que... ? s'affola-t-elle en plaquant les paumes sur son torse.

― Enlacez-moi, chuchota-t-il. Vite, votre mère nous regarde...

Il la força à s'écraser contre lui, une main dans sa nuque, et approcha les lèvres tout près de sa joue. Hermione frissonna en sentant son souffle chaud dans son cou.

― C'est d'accord, susurra-t-il. Je vais faire du ski. Mais, de grâce, préservez ma réputation. N'allez pas raconter ensuite cet épisode gênant à vos amis, vous le voulez bien ?

― Oui, bien sûr, répondit Hermione, le nez enfoui dans son pull parfumé de musc. Maintenant, allons manger. Cette position n'est pas très agréable...

.

Une fois repue d'œufs et de bacon, la famille s'affaira dans le salon à enfiler leur équipement de neige. Pendant que Rogue s'évertuait avec plusieurs jurons à chausser ses bottes de ski, le père attira Hermione à l'écart, dans la cuisine.

― Je m'excuse pour la veille, dit-il en soupirant, comme si prononcer ces mots lui froissait un peu l'orgueil. C'est parce que la nouvelle m'a fait un choc. Je n'avais jamais eu vent que tu fréquentais ton professeur de potions.

― De défense contre les forces du Mal, rectifia Hermione. Il a changé de matière depuis deux ans. Mais ce n'est pas grave, je comprends. J'accepte tes excuses. Merci, papa.

Elle sourit timidement, soulagée que la tension soit relâchée entre eux, puis elle esquissa le mouvement de retourner au salon. Mais le père l'en empêcha d'un geste.

― Attends, il y a autre chose...

Il poussa une seconde expiration.

― Il y a un poste qui se libère au printemps, à la clinique dentaire, comme secrétaire. Je me suis dit que ça serait intéressant que tu y poses ta candidature.

― Mais papa ! s'indigna Hermione, incrédule.

― Quoi ? Tu ne cherchais pas un emploi avant la fin de tes études ?

― Oui, mais un emploi dans mon monde !

― Ton monde, ton monde ! s'emporta le père. Et nous ? Qui sommes-nous ? Ta famille ne fait pas partie de ton monde, c'est ça ? Depuis que tu as reçu cette lettre à tes onze ans, on ne te voit plus qu'à Noël et durant les vacances ! Et c'est sans parler que tu écourtes même tes étés avec nous pour rejoindre vite tes amis sorciers ! Pourquoi toujours nous fuir, Hermione ? Tu n'aimerais pas vivre un peu avec nous, pour une fois ? Dans cette ville ?

― Papa, arrête ça tout de suite, tu me fais de la peine ! Tu sais bien que ma vie est là-bas. Je... je suis une sorcière !

Tu restes avant tout ma fille !

Un silence glacial tomba dans la cuisine. Vexée, Hermione fixa son père à travers le voile de ses larmes, puis s'éloigna en marmonnant :

― Finalement, je n'accepte pas tes excuses...

.

Ils arrivèrent à la montagne. Rogue avait du mal à bouger dans son épaisse combinaison de neige qui, selon lui, empestait la moisissure.

― Ah bon ? railla Hermione. Vous devez alors vous sentir comme dans vos bonnes vieilles fringues de cachots...

― Tais-toi et cesse de me vouvoyer ! Ta famille est autour !

Près des équipements de ski entreposés devant le chalet principal de la station, la mère empoignait ses bâtons à travers ses moufles tandis que le grand-père réajustait sur ses tempes ses cache-oreilles assortis aux couleurs de son habit de neige des années soixante-dix.

Le père était absent. Il avait préféré rester au chalet, prétextant un mal de tête, mais Hermione savait que la véritable raison de sa mauvaise humeur était due à leur dispute dans la cuisine. Elle avait elle-même perdu le sens de la fête. Pourquoi devait-il toujours l'embêter avec ses histoires exagérées de père délaissé par sa fille ?

― Bon, dit Hermione en se penchant aux pieds de Rogue. Maintenant, tenez-vous tranquille pendant que je vous aide à aligner vos bottes sur vos skis.

― Tu me vouvoies encore..., fit remarquer Rogue.

― Le talon doit entrer le premier, continua Hermione en l'ignorant. C'est ça... comme ça... maintenant l'autre pied...

Une fois qu'il fut sur ses skis, Hermione lui donna des bâtons, puis observa d'un air critique la figure courroucée de Rogue sous un bonnet à pompons qu'on lui avait fait porter de force.

― Vous avez mis de la crème solaire ? demanda-t-elle. Parce qu'en montage, le soleil est très fort.

― Tu veux dire qu'il me reste encore quelque part un morceau de peau à découvert ? ironisa-t-il d'une voix étouffée dans son écharpe.

― Il reste encore votre visage !

― Pas après avoir plaqué ces fonds de bécher sur mes yeux !

D'un geste irrité, il descendit ses grosses lunettes de ski devant son regard et planta ses bâtons de chaque côté dans la neige. Il avait raison, hormis son nez crochu, on n'apercevait plus aucune parcelle de sa peau cireuse.

― Bien ! dit-il. Tu te dépêches à mettre également tes skis qu'on finisse cette journée au plus vite ?

Un peu plus tard, glissant habilement sur la neige, Hermione rejoignit sa mère et son grand-père au bout de la file qui patientait pour les télésièges.

― Hé, mais dis donc ! dit la mère, la mine surprise derrière ses lunettes. Severus n'est pas avec toi ?

― Mais oui, il arrive, répondit Hermione, moqueuse, en le désignant au loin d'un doigt ganté.

Cramponné sur ses bâtons, Rogue s'évertuait à se déplacer sur ses skis en remuant laborieusement les jambes, mais en vain. On aurait dit qu'il pataugeait dans du beurre. Il faisait plus de surplace qu'il avançait. Une dizaine de minutes plus tard, lorsqu'il arriva enfin à la hauteur des autres, soufflant comme un bœuf, tous éclatèrent de rire.

― C'est la première fois, n'est-ce pas ? constata le grand-père en lui donnant une tape dans le dos.

― Ne t'inquiète pas, ajouta la mère, hilare. Hermione te sera un bon professeur. Elle te donnera de bons conseils pour apprendre vite.

― C'est ça, approuva Hermione, tandis que Rogue la fusillait du regard derrière ses verres épais. Échangeons les rôles, pourquoi pas ? Je serai ton professeur et toi mon élève. Alors, regarde bien, Roguinouchet... Quand tu veux avancer, tu n'as qu'à transférer ton poids d'un pied à l'autre, comme ça... C'est comme patiner, en fait, tu vois ?

Rogue l'attrapa par l'écharpe et l'attira tout près de lui.

Je ne sais pas plus faire du patin que du ski ! lui cria-t-il au visage.

― Le prochain télésiège est à nous ! annonça joyeusement la mère. On se retrouve au sommet !

Rogue relâcha Hermione et regarda la mère et le grand-père s'asseoir en même temps sur le siège en mouvement, avant de s'élever dans les airs en suivant le câble qui menait jusqu'au sommet de la montagne.

― Avance vite jusqu'à la ligne et regarde derrière toi pendant que tu vas t'asseoir, conseilla Hermione en l'entraînant devant avec elle.

Rogue vacilla sur ses skis, manqua de tomber à la ligne et poussa un cri lorsque le siège le ramassa par derrière. Il tomba assis près d'Hermione qui éclata de rire en descendant la barre de sécurité devant eux.

― Le professeur Rogue qui hurle de terreur, dit-elle en hochant la tête. C'est à graver à jamais dans la mémoire, ça !

― Cessez de vous foutre de ma gueule ! haleta Rogue, les mains crispées sur la barre. J'aurais dû amener ma baguette ! Mais dans quoi est-ce que je me suis embarqué, nom de dieu ?

― Ta baguette ne t'aurait pas servi à grand-chose, répliqua Hermione. Et c'est toi qui me vouvoies, là. Attention, ma famille n'est pas loin devant...

― Je veux redescendre ! Je refuse d'aller là-haut !

― Du calme, Roguinouchet...

Vous allez arrêter tout de suite de m'appeler comme ça sinon je fais un malheur !

Il brandit le poing vers elle comme pour la frapper et perdit alors l'un de ses bâtons, qui tomba de haut sous eux en tourbillonnant.

― Severus ! s'exclama Hermione. Mais qu'est-ce que tu as fait ?

― C'est de votre faute ! Vous n'arrêtez pas de m'énerver !

― Hum... là, c'est grave. Maintenant, tu risques de mourir dans la montagne...

― Comment ça ? s'affola Rogue en s'agitant sur le siège. Comment ça ?

Hermione éclata de rire.

― Mais non, je fais des blagues. Ce n'est pas grave. De toute façon, les bâtons ne sont jamais très utiles pour les débutants.

Je vais vous réduire en pâture à Hippogriffe, sale... !

― Hé ! protesta Hermione en le repoussant. Attention, ma mère et mon grand-père se retournent !

Severus se rassit précipitamment sur son côté de siège et leur répondit d'un geste de la main.

― Tout va bien ! leur cria-t-il d'un ton affecté. J'ai seulement perdu un bâton !

― Bon, écoutez-moi bien, Severus, avant d'arriver, reprit Hermione d'un ton plus sérieux. La première chose à apprendre, c'est de freiner. Et pour ça, vous devez former une pointe de tarte avec vos skis, vous voyez ? Comme ça...

Elle positionna ses skis en flèche dans le vide sous elle et Rogue l'imita avec nervosité.

― Après, le truc pour ne pas descendre trop vite, c'est d'effectuer des S le long de la piste. Je vais vous montrer une fois arrivés au sommet.

― J'ai chaud...

Le télésiège poursuivit son trajet jusqu'en haut, puis enfin, Hermione remonta la barre de sécurité.

― Maintenant, redressez vos skis et laissez-vous glisser en avant, conseilla-t-elle. N'essayez pas de vous relever de votre siège, il va vous pousser tout seul en avant.

Mais Rogue tressaillit au contact du sol sous ses skis et s'effondra dans la neige en bas du télésiège. Le téléphérique s'arrêta aussitôt.

― Désolée, s'excusa Hermione à l'homme dans la cabine de contrôle. C'est sa première fois.

Elle s'empressa d'aider Rogue à se relever tant bien que mal sur ses skis, puis l'entraîna vers le sommet de la pente la plus facile. La mère et le grand-père s'engageaient déjà sur la piste d'expert, juste à côté, en jetant au passage des regards amusés à Rogue.

― Bonne chance !

― Merci, maman ! répondit Hermione, avant de se tourner vers Rogue. Bon ! Maintenant, regardez-moi faire et vous m'imiterez ensuite.

― Est-ce que je peux mourir d'abord ? demanda Rogue, le nez blême sous ses grosses lunettes. Je préférerais mourir là plutôt que de le faire en bas de la montagne, en morceaux. Ce serait moins humiliant comme ça. J'aurais vraiment dû amener ma baguette...

― Mais non, arrêtez, dit Hermione en s'efforçant de ne pas rire. Ce sera très facile. Plus facile encore que de vaincre un Mage Noir, vous allez voir. Bon, j'y vais.

Parmi les enfants joyeux sur la piste en compagnie de leurs parents, Hermione glissa en zigzaguant, le vent froid lui caressant les joues, puis s'arrêta plus bas, à plusieurs distances de Rogue.

― Vous avez vu ? lui cria-t-elle. Pour tourner, je transfère simplement mon poids sur le ski extérieur. À vous, maintenant. Laissez tomber votre bâton inutile et venez me rejoindre. Et n'oubliez pas d'effectuer la pointe de tarte pour freiner en cas de survitesse !

Rogue demeura longtemps au sommet de la pente, sans bouger, comme pétrifié de terreur. Enfin, il jeta son unique bâton plus loin, se pencha en avant, sembla réciter une prière à Merlin, puis remua maladroitement les pieds pour avancer.

― Non, pas tout droit, en diagonale ! intervint Hermione en écarquillant les yeux.

Mais il était trop tard. Rogue dévala la pente en ligne droite, aussi rapidement qu'une étoile filante, et poussa un long hurlement tandis que les skieurs s'écartaient de son chemin de justesse. Il tomba alors en bas de ses skis, brutalement, dans une explosion de neige, et continua sa descente dans une roulade spectaculaire, jusqu'à s'arrêter dans une position assez singulière, les fesses par-dessus la tête.

― Ah non, Severus..., souffla Hermione en pouffant d'un fou rire.

Elle glissa vers lui, ramassant ses skis en chemin, ainsi que ses gants, et s'arrêta au-dessus de lui sans cesser de rire.

― La pointe de tarte, Severus ! Vous avez oublié la pointe de tarte !

Vous savez où je vais vous la coller votre pointe de tarte ? explosa Rogue en essayant de se relever, en vain, sur ses lourdes bottes.

― Mais Severus... Aaaargh !

D'un geste, il lui attrapa la cheville et la fit basculer à côté de lui sur la pente. Hermione voulut se relever à la hâte, mais une balle de neige s'écrasa dans sa figure.

― Mais qu'est-ce qui vous prend ? s'exclama-t-elle en enlevant ses lunettes.

― Laissez-moi vous martyriser à mon tour !

― Mais vous êtes fou !

Rogue ramassa une seconde balle de neige, mais au moment où il s'apprêta à la lui lancer, Hermione se décrocha de ses skis et le poussa d'un pied pour le faire retomber à la renverse. Elle s'empressa ensuite de se relever en empoignant de la neige à son tour. Elle lui arracha les lunettes d'une main et lui colla sa boule glacée en plein sur le nez. Grognant de fureur, Rogue s'essuya les yeux et chargea de nouveau.

Ils se lancèrent ainsi des boules de neige durant un moment, puis Hermione, après avoir avalé de force une bouchée de flocons, se rua sur lui en poussant un cri de guerre. Cramponnés l'un à l'autre, ils déboulèrent plus bas le long de la côte et atterrirent alors l'un sur l'autre, Rogue par-dessus elle.

L'atmosphère changea subitement autour d'eux, comme empreinte de petites étincelles. Yeux dans les yeux, ils se fixèrent, la respiration haletante, la buée de leurs souffles se mêlant. Rogue regarda les lèvres d'Hermione, puis se releva immédiatement.

― Continuons la descente, déclara-t-il d'un ton soudain troublé. Vous pouvez toujours remonter chercher mes skis, mais moi je descends à pied. J'ai assez skié pour le reste de mes jours !

.

À l'intérieur du bar, Hermione se fraya un chemin dans la foule bruyante, deux tasses de chocolat chaud dans les mains. Elle retrouva Rogue, assis tout seul à une table dans un coin, caressant distraitement entre ses doigts son bonnet à pompons, les cheveux échevelés comme on ne l'avait jamais vu. Hermione posa les tasses devant lui, puis s'installa sur la chaise d'en face, sans qu'il lève une seule fois les yeux.

― Ça va ? demanda-t-elle.

Il lui jeta un regard blasé sans répondre. Hermione n'insista pas et sirota tranquillement son chocolat chaud. Dehors, sa mère et son grand-père skiaient encore.

― C'est quoi, ça ? demanda Rogue, d'une voix à peine perceptible dans le tumulte.

― C'est du chocolat chaud, répondit Hermione en poussant la deuxième tasse vers lui. Goûtez, vous allez voir, c'est réconfortant.

― Je n'aime pas les boissons sucrées de Moldus.

― Alorrrs, je peux le prendrrre, moi, si ça ne vous dérrrange pas ? retentit soudain une voix à l'accent bulgare.

Hermione et Rogue se retournèrent sur leur chaise. Viktor Krum venait de s'arrêter à leur table, souriant sous son bonnet aux couleurs de la Bulgarie.

― Hé ! fit Hermione avec une fausse joie. Viktor ! Tu es encore ici ?

― Je voulais prrrofiter encore de la montagne avant de rrretourrrner chez moi, expliqua-t-il. Je peux ?

Sous la mine irritée de Rogue, Hermione fit signe que oui et Krum se laissa tomber sur la chaise entre les deux. Il allongea la main vers la deuxième tasse, mais Rogue l'empoigna avant lui et l'apporta à ses lèvres, le regard défiant. Krum se tourna alors vers Hermione et lui effleura la joue d'un doigt froid.

― Le rrrouge aux joues te va bien, Herrr-mio-neû !

― Merci, répondit-elle en se sentant devenir entièrement écarlate.

― C'est dommage que notre rrrelation n'a pas durrré plus longtemps. Je t'aimais énorrrmément, Herrr-mio-neû. Mais le destin, naturrrellement, gouverrrne bien nos vies comme il le veut.

Puis il se pencha vers Rogue.

― Vous êtes chanceux, prrrofesseurrr. Herrr-mio-neû est une fille merrrveilleuse !

Rogue demeura silencieux, impassible derrière sa tasse fumante.

Krum émit un petit rire nostalgique, frotta l'épaule d'Hermione, lui plaqua sur la joue un chaste baiser, puis se leva et s'en retourna.

Hermione le regarda un moment se perdre dans la foule dans le bar, le malaise contractant légèrement son ventre. Lorsqu'elle ramena les yeux sur Rogue, celui-ci la fixait à présent avec une étrange intensité, avant de détourner précipitamment le regard.


J'espère que ce chapitre vous a plu. :) J'attends vos commentaires avec impatience !