Bonjour ! ^^
Cette histoire approche déjà de sa fin.
Un immense merci à tous ceux qui ont commenté le chapitre précédent : Love the Original Family, Zeugma412, Manon, Rinku13, Lexie49, Noumea, Loulou0999, Alienor la Fantasque, Petite Lucette, elise, Acharn, Newyll, Samyou, Mileminia, Diaenolys, Eladora, Lady Volderine, Margaery30 et Nekozuni. Cette fois, vous venez de battre un record en nombre de reviews ! Vous êtes trop cools ! Je vous adore toujours autant. :')
(La plupart des personnages appartiennent à JK Rowling. La structure de l'intrigue appartient au film "The Proposal".)
Bonne lecture ! :)
Chapitre 8 ― Le mariage
Discrètement, Hermione et Rogue rentrèrent au chalet, et sans retirer leur manteau, se précipitèrent vers leur chambre. Là, en retrouvant leur baguette, ils s'empressèrent de guérir leurs blessures plus ou moins graves et de raccommoder leurs vêtements.
― Il ne s'est rien passé, dit Hermione.
― Strictement rien passé, absolument, approuva Rogue.
Lors du dîner, ils rirent avec les autres comme si de rien n'était et participèrent avec entrain à la discussion sur le mariage. De temps à autre, ils échangèrent de petits sourires complices et se tinrent même la main sous la table.
Ils passèrent ensuite la soirée dans la tranquillité de leur chambre, à contempler le soleil couchant par la fenêtre. Hermione sortait ses devoirs en s'installant sur son lit, quand on cogna soudain à la porte.
― Entrez ! cria-t-elle d'un ton joyeux.
Le père s'avança dans la pièce, la mine grave. En le voyant, Hermione perdit son sourire et échangea un regard inquiet avec Rogue.
― Quoi ? demanda-t-elle. Qu'est-ce qui se passe ?
― Vous allez devoir me suivre, dit sèchement le père. Et je ne veux pas que ta mère apprenne ça, Hermione, c'est clair ?
Hermione se sentit blêmir. Anxieuse, elle se leva et suivit son père avec Rogue dans le salon. La mère était assise dans un fauteuil et confectionnait des guirlandes de fleurs. Elle les salua d'un large sourire en leur montrant ses créations.
― Elles sont belles, n'est-ce pas ?
― Je les amène faire un tour dans la remise, dit le père en continuant son chemin vers le vestibule. Je veux leur montrer l'arche louée pour l'évènement. On ne sera pas sortis longtemps.
― Oh, oui, d'accord ! répondit la mère d'un ton allègre. Vous allez voir, il sera magnifique avec toutes ces guirlandes !
Une fois emmitouflés dans leur manteau, ils se rendirent à la remise située à quelques distances du chalet. La sombre pièce était encombrée de bois de chauffage. Lorsqu'ils s'avancèrent entre les bûches empilées, ils avisèrent contre le mur du fond l'arche de bois, puis ce qui les attendait en dessous...
― Oh, par Merlin..., souffla Hermione qui se pétrifia sur place.
La barbe en pointe, de grandes oreilles effilées dépassant de chaque côté d'un haut bonnet, Boulebin, le gobelin, leur souriait d'un air malin.
― Je vous avais prévenu que j'enquêterais !
― Mais qu'est-ce qu'il fait là ? demanda Rogue, le teint livide.
― Un hibou est venu m'apporter une lettre, expliqua le père. Mr Boulebin tenait à me faire part de ses soupçons concernant vos fiançailles. Il croit que vous mentez.
Hermione se mordit la lèvre pour s'empêcher de pousser un cri désespéré. Tout était fini. La vérité éclatait et voilà maintenant qu'ils s'apprêtaient à en subir les conséquences.
― Ne vous inquiétez pas, rassura Boulebin, malicieux, tandis que Rogue se pinçait l'arête du nez. Avant d'aller vous chercher, Mr Granger a négocié un arrangement en votre faveur. Cette offre, cependant, ne sera valable que pour une vingtaine de secondes sans plus, alors ouvrez grand vos oreilles et écoutez-moi bien.
Il marqua une pause, le temps d'observer l'expression effondrée du couple, puis reprit d'un ton menaçant :
― Soit vous avouez immédiatement que ce mariage n'est qu'une pure comédie, soit vous allez directement à Azkaban. Dévoilez la vérité et je vous laisserai tranquille. Et Mr Rogue renoncera à sa fortune.
― Avouez ! encouragea le père. Hermione, vas-y, dis-lui que tout ça n'était que de la foutaise depuis le début !
Mais Hermione serra les lèvres et hocha la tête de gauche à droite.
― Hermione, ne sois pas idiote ! gronda le père, furieux. Avoue tes bêtises !
― Non...
― Avoue !
― D'accord ! s'écria-t-elle en faisant tressaillir Rogue à côté d'elle. Vous voulez que j'avoue ? Très bien ! Je vais avouer !
Elle s'approcha alors de Boulebin et le toisa de toute sa hauteur.
― Severus a été mon professeur depuis sept ans, articula-t-elle d'une voix tremblante. On a commencé à se fréquenter au début de ma dernière année à Poudlard, puis nous sommes tombés amoureux. Voilà, c'est tout. On se revoit au mariage !
Boulebin devint écarlate, tout comme le père qui s'exclama furieusement :
― Hermione !
Mais Hermione avait déjà empoigné le bras de Rogue et l'entraînait dehors d'un pas ferme dans la neige.
.
― Je n'en reviens pas ! répétait Rogue d'une voix étouffée, les mains sur la tête. Je n'en reviens pas ! Je n'en reviens pas !
De retour dans leur chambre, il ne cessait de tourner en rond au pied du lit, devant Pattenrond, assis sur une chaise, qui l'observait d'un air étourdi.
― Tout va bien aller, rassura Hermione, adossée contre le mur près de la fenêtre, les bras croisés. Cet horrible gobelin ne nous aura pas !
― Tu es sûre de ce que tu fais ? demanda Rogue.
― Absolument ! On va se marier, que ça lui plaise ou non ! Et tu auras ta fortune !
Rogue la fixa dans les yeux. Ses traits se crispaient d'une vive anxiété. Hermione expira alors en se frottant le visage.
― Bon, d'accord..., admit-elle d'une voix rauque. Non, je ne suis pas sûre... Je ne suis plus sûre de rien. En fait, je... j'improvise...
― Alors, on va arrêter ça ! déclara Rogue en se laissant tomber sur la chaise que Pattenrond quitta avec empressement. C'est ridicule, ça va trop loin...
― Mais non, on ne va pas abandonner maintenant !
― Si, ça vaudrait mieux. Merci, Hermione, pour tout ce que tu as fait pour moi, mais maintenant, je crois que...
― Tu aurais fait la même chose pour moi ! interrompit-elle d'un ton catégorique.
Un silence tomba entre eux. La mâchoire de Rogue s'était décrochée. Il ne disait plus rien, comme médusé. Hermione sentit son cœur battre à toute allure. À présent, une étrange envie naissait en elle, sans qu'elle en comprenne l'identité.
La porte s'ouvrit à la volée et le grand-père entra en exécutant quelques pas de gigue.
― Le mariage est demain ! rappela-t-il avec bonheur. Ce sera un grand jour ! Alors, mettez-vous vite au lit, les amoureux, il est déjà très tard ! Après, vous aurez toute la vie pour veiller ensemble !
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Cette nuit-là, Hermione dormit très mal. Couchée sous les couvertures en patchworks, Pattenrond blotti dans ses bras, elle ne cessait de se réveiller en sursaut suite à des cauchemars sur le mariage. Chaque fois, elle devait se faire violence pour ne pas aller rejoindre Rogue dans son lit au pied du sien. Au lieu, elle serrait son chat contre elle et s'efforçait de retrouver le sommeil.
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Le lendemain, toute la famille fut en effervescence. La mère courrait partout dans le chalet pour ramasser ses gâteaux cuisinés à l'avance, les guirlandes de fleurs et tout le reste de la décoration. Le père s'occupa de monter l'arche de bois au sommet de la montagne et le grand-père kidnappa Rogue au moment où ce dernier s'y attendait le moins pour le presser à enfiler son costume de mariage.
Un moment plus tard, ce fut au tour d'Hermione de se faire enlever. Comme emportée par une trombe, elle se retrouva dans la chambre de ses parents, où une équipe de professionnelles s'affairèrent à l'habiller de la somptueuse robe blanche garnie de fourrure soyeuse, de la décorer d'accessoires en argent, de la maquiller et de la coiffer de mèches bouclées dégringolant d'un éblouissant diadème serti de diamants.
― Oh, Hermione, chérie, tu es magnifique ! s'extasia la mère, les yeux pleins d'eau.
Puis ce fut la montée vers le sommet de la piste de ski. Tous les invités s'y étaient rendus d'avance. Avec son grand-père à qui on lui avait confié le rôle de l'accompagner, Hermione emprunta le télésiège, les doigts crispés sur un bouquet de fleurs en satin, et durant tout le voyage, un stress immense s'accumula au niveau de sa poitrine, exacerbé par une culpabilité dévorante.
Mais malgré tout, elle s'efforça de garder tout courage pour lui, pour Severus...
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Une musique émouvante s'éleva au sommet de la montagne. Les invités enveloppés de chauds manteaux se levèrent dans un même mouvement et accueillirent d'un sourire ému l'arrivée de la mariée.
Accrochée au bras de son grand-père, Hermione s'avança lentement sur le long tapis rouge déroulé sur la neige, tout en s'évertuant à calmer les battements affolés de son cœur. Elle croisa le regard larmoyant de sa mère et l'air tendu de son père. Krum était également présent, la mine un peu renfrognée, ainsi que Boulebin, déguisé en Moldu de petite taille, qui lui jetait des regards menaçants.
Hermione détourna la tête et se concentra sur sa destination. Au pied de l'arche entortillée de guirlandes de fleurs, Rogue l'attendait. Finalement, le costume d'antan du grand-père lui allait comme un gant. Hermione se surprit même à le trouver beau sous son chapeau haut de forme.
Le grand-père alla prendre sa place dans l'assemblée et elle s'arrêta enfin devant Rogue. Les yeux plongés dans les siens, il était visiblement saisi d'angoisse profonde. Hermione lui adressa un sourire pour le rassurer, auquel il répondit en déglutissant, puis l'atmosphère autour d'eux s'emplit de chaleur. Tout à coup, en ce jour spécial, Hermione se sentit heureuse d'être avec lui, son futur époux.
Le célébrant leur fit signe de s'approcher, se racla la gorge en ouvrant son livre, puis commença solennellement :
― Nous voici donc rassemblés ici, aujourd'hui, en cette belle journée d'hiver, pour célébrer l'un des plus beaux moments de la vie, cet amour merveilleux que partagent Severus et Hermione, en présence de leur famille et de leurs amis, ces mêmes personnes qui ont appris à Severus et Hermione à s'aimer. Il est donc tout à fait naturel que cette famille et ces amis soient tous...
Mais Rogue l'interrompit d'un geste du doigt.
― Oui ? demanda le célébrant, surpris. Avez-vous une question ?
― Non, pas une question..., dit Rogue, le regard absent. Juste quelque chose... à dire...
― Non, Severus ! chuchota aussitôt Hermione, paniquée.
― Est-ce que ça peut attendre à la fin ? demanda le célébrant.
Rogue fit non de la tête, et au grand désespoir d'Hermione, il se retourna devant l'assemblée parcourue de murmures intrigués.
― Je vous remercie d'être venus en si grand nombre, commença-t-il d'un ton presque machinal. Je suis désolé, mais il faut que je vous fasse une... confession, si je peux dire... au sujet de ce mariage...
― Severus, s'il te plaît ! souffla Hermione du coin des lèvres, crispée de malaise. Qu'est-ce que tu fais ?
Mais Rogue ne l'écouta pas.
― Mon père était un homme méchant et avare, poursuivit-il. Durant toute sa vie, dans le grand secret, il a accumulé son argent dans son compte bancaire sans jamais partager une pièce avec sa famille. Il avait aussi des idées excentriques. À la fin de ses jours, il m'a légué dans son testament toute sa fortune, qui se mesure à un montant exorbitant, mais à la condition seulement que je me marie à l'intérieur d'un nombre précis d'années. Et comme on ne m'a informé qu'à la dernière minute du montant exact, avant que le compte ne doive fermer, j'ai forcé cette jeune étudiante à m'épouser.
Des exclamations choquées fusèrent de la foule. Hermione eut l'impression de se liquéfier sur place.
― Severus..., gémit-elle. Arrête...
― Hermione a toujours eu cette vigueur exceptionnelle au travail. Elle doit tenir ça de vous. Pendant toutes ces années passées avec elle, je l'ai vu se dévouer dans ses cours plus que n'importe quel élève et s'appliquer à recevoir les meilleures notes possible. J'étais donc certain qu'en la menaçant de l'expulser de l'école, elle ferait tout ce que je lui demanderais. Alors je ne lui ai pas laissé le choix. Je l'ai contrainte à mentir à chacun de vous...
Le cœur compressé, Hermione vit le visage de son grand-père s'affaisser de désillusion. Sa mère, à côté de lui, plissait les yeux sans rien comprendre et, plus loin, Boulebin hochait la tête d'un air victorieux.
― J'étais certain d'en rester indifférent, continua Rogue d'une voix tremblante. Mais je me trompais. En vérité, il est loin d'être aussi facile de détruire la vie des autres quand on... quand on s'aperçoit que... qu'on les adore...
Son visage se tordit d'émotions, mais il ne pleura pas.
― Vous êtes une famille merveilleuse, déclara-t-il. Je ne veux pas que toutes ces conneries vous séparent. Tout est de ma faute.
― Severus... ? couina Hermione, les mains si serrées sur le bouquet que ses doigts devenaient douloureux.
Rogue se tourna vers elle, la détailla d'un regard plus intense que jamais sous son chapeau haut de forme, puis articula :
― Ce n'était qu'un simple contrat, Hermione. Et vous l'avez respecté à la lettre. Mais maintenant, il est annulé...
Et il s'éloigna à grandes enjambées dans l'allée, dans le tumulte qui éclata chez les invités.
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Hermione avait l'impression d'entendre le brouhaha de la foule comme si elle était sous l'eau. Tout semblait tourner au ralenti autour d'elle. Elle se sentait vidée. Son bouquet de fleurs tomba silencieusement à ses pieds.
― Hermione ! s'écria sa mère, ébranlée. Mais comment as-tu pu nous faire ça ?
― Ce n'était que des mensonges ? demanda le grand-père dont les yeux brillaient de tristesse. Vraiment ? Hermione, pourquoi nous avoir menti ?
― Je... je suis désolée..., répondit Hermione d'une voix blanche. Sincèrement, je...
Les rouages de son cerveau se remirent brusquement en place. Elle devait retrouver Severus et lui parler.
― Je vous expliquerai plus tard !
Aussitôt, dans sa robe encombrante, elle s'élança dans la foule et s'y fraya un chemin en ignorant les questions qu'on lui lança sur son passage. Elle arriva aux télésièges, les bottes s'enfonçant dans la neige, et regarda le long du câble en mouvement. Severus n'y figurait pas. Il y avait déjà longtemps qu'il était redescendu.
Durant toute la descente, les doigts crispés sur la barre de sécurité, elle pensa à ce qu'elle voulait lui dire, mais les mots ne lui venaient pas en tête. Tout était trop confus. Elle ne comprenait pas même ce qu'elle ressentait exactement. Un seul désir l'envahissait en ce moment et c'était de le revoir, tout simplement.
Arrivée au pied de la montagne, elle s'engagea à la course sur le chemin de neige tassée, son épaisse robe voltigeant derrière elle. Au bout de quelques laborieuses minutes, le souffle saccadé, elle parvint au chalet et entra en trombe.
― Severus ? appela-t-elle dans le salon silencieux. Severus, tu es là ?
Elle se rua dans la chambre, manquant de trébucher contre Pattenrond venu l'accueillir. Ce qu'elle vit sur le couvre-lit en patchworks lui noua la gorge.
Rogue était déjà parti, laissant derrière lui son costume, son chapeau haut de forme et la montre à gousset en or du grand-père. Sa valise avait disparu également.
― Non ! gémit-elle.
Elle s'approcha du lit, passa la main sur le chapeau, puis aperçut une lettre dont elle se saisit immédiatement.
Hermione,
Je suis désolé pour la note injuste collée à votre devoir. La vérité est que je ne m'en suis jamais remis de cette fois où, à douze ans à peine, vous aviez résolu l'énigme que j'avais mise en place dans le but d'empêcher quiconque d'approcher la pierre Philosophale. Votre intelligence supérieure à la normale m'a toujours agacé. Non seulement vous performez de façon phénoménale dans les cours, mais également dans tout ce que vous entreprenez. D'ailleurs, McGonagall ne cesse de me le rappeler. Sale fierté de Gryffondor !
Je vous souhaite bonne chance dans votre carrière au Ministère, Hermione. Je sais que vous mènerez une vie exceptionnelle.
On se revoit en cours.
Severus.
Hermione resta sans voix, à relire la lettre plusieurs fois sans parvenir à assimiler vraiment les mots. Une étrange colère l'empêchait de réfléchir. Ses émotions tourbillonnaient dans sa poitrine comme une tornade.
― Ça alorrrs ! C'était vrrraiment... délirrrant !
Hermione se retourna. Viktor Krum se tenait dans le cadre de porte, balançant les bras d'un air un peu mal à l'aise, mais visiblement soulagé.
― On va parrrler de ça pendant longtemps, je crrrois.
Hermione serra les mâchoires et s'efforça de maîtriser la fureur qui jaillissait maintenant en elle, comme la lave d'un volcan.
― Pas trrrop ébrrranlée ? demanda Krum. Ça va ? Tu vas t'en rrremettrrre ?
― La ferme ! explosa-t-elle en le faisant sursauter. Non, ça ne va pas ! Ça ne va pas du tout !
D'un geste rageur, elle déchira la lettre en plusieurs morceaux qu'elle jeta sur le lit.
― Cet homme n'est qu'un sale tyran impitoyable qui m'a toujours horripilée ! D'abord, il y a cette histoire de fortune exorbitante ! Je comprends ça, d'accord, d'où mon consentement à ce mariage bidon ! Mais là, il fiche le camp, en me laissant cette lettre, parce qu'il n'a même pas le cran ni la décence de me le dire en face !
― Heu..., fit Krum, embarrassé.
― Depuis sept ans... sept ans ! que j'étudie avec ce... ce bourreau des cachots, jamais il ne m'a félicitée dans mes efforts, jamais ! Et là, il me laisse ça ?
Brutalement, elle balaya les déchirures de la lettre de sur le lit et les piétina par terre sous ses bottes enneigées.
― Il se fiche complètement de moi, le salaud !
― Herrr-mio-neû... ?
― Mais il s'en moque éperdument ! Parce qu'on avait un accord !
― Herrr-mio-neû !
― Je sais ! s'écria-t-elle en se détournant, une main sur la tempe. Excuse-moi, Viktor, je suis... je suis complètement à bout, je... je ne comprends plus... Cet homme me rend folle !
― C'est plutôt flagrrrant...
Le silence retomba dans la chambre. Pattenrond s'avança vers sa maîtresse en émettant un faible miaulement, mais Hermione ne lui porta pas d'attention. Elle était trop énervée.
― Et... alorrrs... ? reprit Krum d'un ton hésitant.
― Et alors quoi ? s'agaça Hermione.
― Eh bah... tu le laisses parrrtirrr comme ça... ?
Une brusque averse de larmes lui monta aux yeux. Elle étouffa un sanglot, les doigts pressés contre sa bouche.
― Non..., gémit-elle en secouant la tête. Non, non, non... Je ne sais pas ce qui m'arrive... mais je ne peux pas le laisser partir comme ça... C'est idiot, mais je ne peux pas...
Et elle s'élança vers la porte en bousculant Krum sur son passage.
Merci d'avoir lu !
On se retrouve la semaine prochaine pour le dernier chapitre !
Gros bisous ! :)
