Disclaimer : Supernatural ne m'appartient pas, Teen Wolf ne m'appartient pas, et une grosse idée du scénario a été piquée au jeu « Beyond Two Souls » donc Spoiler Alerte sur ce jeu !

SupersBêtas : TheCrasy, Erika Keysie, Voidonce *Pleindecoeursurvosfaces*

Note Général de l'auteuse : Hello ! Petite piqûre de rappel ? Pour ceux qui connaissent le jeu, je prends beaucoup de liberté. Je pense que c'est tout ce que j'avais à dire, tout est écrit et relu/retravaillé, mais je ne sais quand même pas quand je publierais (il faut que ça passe en Bêta la suite). En tout cas, ça ne sera pas deux mois comme pour ce chapitre je vous rassure tout de suite. Quoi d'autre, il y a finalement 6 chapitres, et voilà je vous avez promis un retour autour du 15, je suis là. Enjoy I hope !

[Chapitre 2 ]

Leurs sacs de voyage étaient installés depuis un moment dans leur chambre de motel. Les deux frères Winchester s'étaient changés après la longue route et ils avaient même profité de la salle de bain de deux mètres carrés environ. Seulement Stiles, lui, restait assit sur le couvercle des toilettes. Il n'arrivait pas à se décider à sortir. Cela faisait dix minutes qu'il s'était enfermé, ce qui est long lorsque l'on connaissait la propreté du lieu.

Seulement voilà, son cerveau travaillait beaucoup trop. Stiles savait que la première étape de la chasse serait de passer voir le Shérif de la ville. Shérif qui n'était personne d'autre que son père. Père qu'il n'avait pas vu depuis des années. Ça faisait bien longtemps qu'ils se contentaient de s'appeler pour les fêtes. Et le revoir l'angoissait vraiment.

Je sais S, c'est idiot de stresser comme ça, mais tu as vu comme moi le regard plein d'amertume qu'il avait dès qu'il pensait que je ne le voyais pas. Et merde, il nous a… Il m'a abandonné !

Finalement, ce fut les trois coups frappés à la porte le firent réagir.

— T'es tombé dans le trou ?

Stiles sourit et se décida à sortir, puis une fois devant Dean, qui l'avait pressé, il prit son regard le plus sérieux.

Assbutt.

— Tu ne le feras jamais aussi bien que Cas, désolé Kiddo.

Ce fut en rigolant (non sans s'être lancé encore deux trois insultes) qu'ils montèrent dans l'impala pour enfin prendre la direction du poste de police. Sur le siège arrière, Stiles vit grandir son angoisse au fur et à mesure qu'ils s'approchaient de leur destination et elle arriva à son paroxysme lorsqu'il arriva devant l'hôtesse d'accueil. La femme métisse aux cheveux poivre et sel les salua avant de leur demander en quoi elle pouvait les aider. Stiles fut le premier à réagir, raclant sa gorge étrangement nouée, il lui répondit :

— Bonjour, je suis Stiles, heu Gemin, crut-il bon de préciser, je viens voir mon père, le Shérif Stilinski avec les agents Nick Carter et Kevin Richardson*.

Un coup de pied dans le mollet fit grimacer Stiles mais la policière ne sembla pas le remarquer. Pas plus que le « Tu vas le payer » soufflé par un Nick Carter furieux.

— Gemin !

Au vu du ton, Stiles comprit immédiatement qu'elle le connaissait, mais l'inverse n'était pas vrai et il n'arrivait absolument pas à se souvenir d'elle.

— Tu as bien grandi, la dernière fois que je t'ai vu tu étais tellement petit, tu t'accrochais encore à la jupe de…

La policière dont il ne se souvenait toujours pas le nom s'arrêta en pleine phrase, prenant conscience de ce qu'elle allait dire. L'affaire Claudia Stilinski était quelque chose de tabou ici. Ça l'était en tout cas lorsqu'il rendait visite à son père et il semblait que ce soit toujours le cas.

— Désolée, ton père devrait être dans son bureau, vas-y, je te laisse lui faire la surprise.

Le jeune homme retint son rire amer, pour une surprise ça serait une surprise. Le Shérif Stilinski n'avait pas vu son fils depuis dix ans. Dix longues années qu'ils ne se parlaient plus que par téléphone, et de façon très occasionnelle.

Ce fut donc avec un nœud à l'estomac que le jeune Stiles Stilinski se dirigea vers le bureau de son père comme s'il y était allez la veille. Le poste lui semblait beaucoup plus petit maintenant. C'était une sensation assez étrange de revoir cet endroit après tout ce temps. Certains policiers regardaient cet étrange trio, mais la plupart vaquaient à leurs occupations. Et aucun des policers ne commenta lorsque les trois hommes restèrent planté devant la porte du shérif.

Voyant que Stiles n'allait pas frapper, Sam posa une main qui se voulait encourageante sur son épaule.

— Tu n'es pas obligé Kiddo.

Le jeune homme sourit comme à chaque fois à son surnom, mais il ne bougea aucunement. Pourtant des coups raisonnèrent contre le bois surprenant les trois hommes. Avant qu'ils réalisent que ce n'était que S qui s'impatientait. Ce qui se confirma avec le chuchotement de Stiles.

— Tu ne pouvais pas attendre une minute S ?

Une voix à l'intérieur du bureau les invita à rentrer, faisant grimacer Stiles. Même sa voix lui semblait inconnue. Poussant un soupir le jeune homme poussa la porte et…

L'homme face à lui était grand, brun, les muscles mis en valeur par son uniforme ajusté, une barbe de quelques jours qui lui mangeait délicieusement le visage et il semblait avoir tout juste trente ans. Stiles voulait bien croire que la chirurgie faisait des miracles tel que l'homme face à lui, mais malgré ses dix années, il était presque certain que ce n'était pas son père. De plus seule mère nature avait put faire un homme avec des sourcils aussi expressifs. Ils avaient changé de position au moins cinq fois depuis qu'ils étaient entrés. D'ailleurs, Stiles trouvait cela étrangement fascinant. À tel point qu'il s'était légèrement perdu dans la contemplation de cet apollon et lorsque Dean se racla la gorge, il sursauta.

Dean n'aimait pas du tout le regard que posait ce policier sur son petit frère et sortir son flingue pour lui faire détourner les yeux le démangeait étrangement. Il n'y avait pas à dire, la tête de ce type ne lui revenait pas. Une chance pour l'inconnu, il fut sauvé par Sam.

— Nous venons voir le Shérif Stilinski, la personne à l'accueil nous a dit de venir ici.

Le brun hocha la tête en silence à celui qui le dépassait d'au moins deux têtes et il se retourna vers le plus jeune des trois arrivants.

— Je suis l'officier Hale. Le Shérif est allé chercher un café, il ne devrait pas tarder. Genim c'est un plaisir de t'avoir rencontré, j'ai beaucoup entendu parler de toi.

Le susnommé ouvrit la bouche, choqué par les paroles du flic. Son père parlait-il si souvent de lui à ses collègues ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien leur dire ? « Mon fils est fou, il a un ami imaginaire, j'ai dû l'envoyer chez un 'spécialiste' parce qu'il a tué sa mère. », super sujet de conversation, Stiles n'en doutait pas. Perdu dans ses pensées amères, il ne vit qu'au dernier moment que l'officier passait la porte sans attendre de réponse de sa part. Bien sûr, ce n'était pas du genre de Stiles de ne rien dire, alors il sortit la seule chose qui lui sembla importante à cet instant.

— C'est Stiles, juste Stiles maintenant.

— Bien « juste Stiles », moi c'est « juste Derek ».

Dean ouvrit la bouche bêtement. Il n'avait pas rêvé le ton charmeur du brun ? Ce mec draguait carrément son petit frère ! Alors qu'il posait la main sur la crosse de son flingue, le policier avait passé l'embrasure de la porte et le Shérif avait pris sa place. Le nez plongé dans un dossier, un café dans sa main libre, il marmonna un merci à celui qui lui tenait la porte sans même un regard.

À peine le voyait-il enfin que Stiles réalisa quelque chose : il semblait inchangé. Cette réalisation le surprit réellement, il s'attendait à retrouver un étranger mais là se tenait bien son père. Il remarqua que tout de même le temps l'avait marqué. Son uniforme avait l'air un peu trop petit aussi. Sans cela, il restait le même.

Au bout d'un moment le Shérif dû sentir qu'il n'était pas seul, car il finit par lever les yeux de son dossier. Voir les trois hommes face à lui ne le fit pas réagir pour autant. Comme si son cerveau ne comprenait pas, ou n'arrivait pas à analyser.

Bien sûr, ce moment de silence gênant fut mal interprété par Stiles qui sentait revenir son angoisse au grand galop et il se mit à se balancer sur ses pieds en lançant un « Hey Pa'. » timide.

Personne ne sut si ce fut la voix ou autre chose qui fit réagir le shérif, mais celui-ci lâcha tout à coup café et dossier pour foncer vers son fils. Le jeune homme eut un mouvement de recul mais avant qu'il n'ait le temps d'aller plus loin le Shérif l'attrapa par les épaules pour le serrer dans une étreinte comme il ne lui en avait plus donné depuis la mort de Claudia.

— Genim, tu es revenu. Je…

Le shérif semblait vouloir dire quelque chose, mais il se tut, profitant que son fils ne le repousse pas. John savait que si son fils évitait les visites depuis tant d'années c'était entièrement sa faute. Il avait été si aveugle de la détresse de son fils. Bien sûr il était bien trop tard quand il l'avait réalisé. À ce moment-là, leurs seuls échanges étaient des coups de téléphones qui ressemblaient à une simple formalité pour savoir si l'autre était toujours en vie. De toute façon, il savait qu'il ne pouvait pas en vouloir à son fils qu'il avait purement et simplement abandonné à des quasi inconnus.

Aujourd'hui il était revenu. Et à cet instant, il ne le repoussait pas. Alors même si c'était juste pour cacher des larmes, il allait rester silencieux et profiter de cet instant encore un peu.

Bien sûr il n'était pas dupe, il avait gardé assez de relation avec Sam et Dean pour savoir que Stiles avait commencé à chasser avec eux. Et il en savait bien assez pour se douter que c'était ce qui les avait amenés ici, cela ne faisait même aucun doute. Cependant, il fit comme s'il ne s'en doutait pas pour leur demander – après que son fils l'eut lâché pour faire un pas en arrière :

— Alors les garçons, qu'est-ce qui vous amènent ici ?

— L'explosion de l'usine, répondit immédiatement Dean avant que Stiles ne continue.

— On voulait d'abord te demander ce que tu savais sur le sujet.

Le Shérif ne dit rien quant au fait qu'il ne venait le voir vraiment que pour ça et réfléchit rapidement avant de leur répondre.

— Ce soir c'était notre soirée « Match et Pizza » avec l'officier Hale, vous n'avez qu'à venir et on discutera de tout ça, la situation ne changera pas d'ici ce soir je vous le promets.

— On pourra parler librement, même avec votre officier ? questionna Dean.

— En fait, il est certainement plus à même de parler de ce qui se passe que moi. Ne vous inquiétez pas pour ça.

Après confirmation, Sam et Dean se tournèrent vers Stiles pour lui laisser la décision finale et celui-ci finit par hocher la tête. Cette première retrouvaille s'était plutôt bien passée alors pourquoi ne pas continuer sur cette lancée ?

Non S c'est pas juste pour revoir l'officier. Arrête de raconter n'importe-quoi.

Malgré sa réponse silencieuse à S, Stiles se tourna vers son père pour lui demander :

— On va pas traîner, tu dois avoir du travail, tu veux que je prévienne l'officier Hale pour ce soir ?

— Oh, pas besoin. Il doit déjà être au courant. Et les garçons, rajouta-t-il en se tournant vers les deux hommes qui encadrait son fils, pas d'armes chez moi s'il vous plaît.

[…]

Il y a des moments de gêne que personne ne devrait vivre dans une vie. Ce moment était un de ceux-là. Le salon de la maison du shérif était affreusement silencieux.

Stiles regardait la pièce en essayant de trouver quelque chose de différent, mais à chaque fois son regard tombait sur la même chose. La photo de lui avec sa mère. Photographie qui avait été enlevée de sur ce même meuble à sa mort.

Claudia avait de belles boucles châtains qui retombaient sur ses épaules et un sourire immense traversait son visage pendant qu'elle essayait de garder son fils de trois ans immobile sur ses genoux. Voir cette image d'eux ici, où parler d'elle avait été banni durant toutes ses années donnait à Stiles envie de hurler ou de pleurer. Très certainement les deux.

Ce fut finalement Sam qui tenta de briser le silence.

— Alors, Derek, ça fait longtemps que vous êtes au courant du surnaturel ?

Stiles détourna son attention de la photo et il put voir un sourire mi-triste mi-amusé sur le visage du policier.

— Plus ou moins depuis que je suis né.

— Tu vois Sammy, tu as eu de la chance toi.

— Mmph…, fut sa seule réponse dudit Sammy.

Le géant assis dans le canapé n'osa pas demander comment cela se faisait qu'il ait toujours été au courant. S'il avait appris une chose durant toutes ses années, c'est que l'on était rarement confronté au surnaturel de façon agréable.

De son côté, Derek ne pouvait s'empêcher de s'interroger. Bien que le Shérif lui ait beaucoup parlé de son fils, il ne lui avait jamais dit qu'il l'avait laissé entre les mains de chasseurs. Et il ne faisait aucun doute que les deux hommes qui encadraient le jeune Stilinski en étaient. Enfin peut-être étaient-ils des chasseurs qui ne tiraient pas sur tout ce qui bougeait. En tout cas Derek l'espérait.

« Ding dong »

Sauvé par le gong S.

Et effectivement la gêne se dissipa quelque peu grâce à la nourriture que le shérif rapporta sur la table du salon. Encore plus lorsque Dean commença à manger. Le chasseur devait avoir un don, mais comment ressentir une quelconque gêne lorsqu'un homme d'une trentaine d'année mangeait de la pizza comme si sa vie en dépendait ?

Derek regardait l'homme avec un dégoût à peine caché pendant que le frère de Dean le regardait avec dépits, se demandant ce qu'il pouvait faire de lui. De leurs côtés, les deux Stilinski l'observaient, amusés de son attitude d'ogre.

Au bout d'un moment le mangeur finit par lever les yeux de sa pizza pour les regarder à son tour.

— Quo' qu'ch qu'i' y a ?

Stiles fit un « euurk » dégoûté d'avoir vu l'intérieur de sa bouche alors que Dean avalait prestement, écœurant par la même Derek qui assistait au spectacle.

— Bah alors mon gars, tu n'as jamais vu un mec avaler ?

— Dean !

— Quoi Kiddo ? questionna Dean avec un sourire innocent.

Le plus jeune ne rajouta rien et ils finirent par se mettre tous à manger tout en évitant de faire attention à Dean.

[…]

Lorsque tout le monde eut fini de manger leur part de pizza, ils se décidèrent à parler sérieusement. Enfin, c'était l'idée générale puisque Dean avait annoncé « et si on parlait de choses sérieuses ». De toute évidence, Stiles n'était pas sur la même longueur d'onde. Car au lieu de lancer le sujet de la chasse qui les avait tout de même fait venir, il posa une question qui glaça les os du Shérif.

— Pourquoi cette photo ? Je pensais que la voir te dégoûtait. Comme si tu voyais l'assassin et la victime sur la même photo.

Stiles qui s'était levé en parlant se trouvait maintenant à côté de l'étagère où reposait la photo de lui et sa mère dans son cadre couleur sable. L'attrapant d'une main hésitante, il regardait l'image avec mélancolie et colère. Objectivement il savait qu'il n'avait pas tué sa mère, mais il ne l'avait pas sauvée non plus. Concentrant son énergie à ignorer S, il n'entendit pas son père se rapprocher et il sursauta tout en se dégageant habilement lorsque sa main se posa sur son épaule.

— J'étais aveuglé par ma colère. Claudia était tout pour moi.

— Et moi j'étais ton fils. Tu m'as abandonné.

— Je n'ai aucune excuse pour mon comportement avec toi, mais pour ce qui est de te laisser avec les Winchester, je ne peux pas le regretter. Grâce à eux tu peux te défendre.

— Mais j'ai perdu ma mère et mon père cette nuit-là.

Un silence de plomb tomba sur la pièce, un silence tel que l'on se demandait si tous ici présent ne se retenaient pas de respirer. Au bout d'une longue minute de silence, Stiles posa la photo à sa place avant d'annoncer aux autres qu'il avait besoin d'air. Les quatre hommes dans la pièce se regardèrent en silence avant que Dean ne craque.

— Eh bien… quelle soirée.

— Je vais aller voir si ça va dehors, annonça Derek.

Et personne ne songea à le contredire.

[…]

Nick Carter et Kevin Richardson* Come on google it ! Allez un effort ! Deux membres d'un boys bands ! Oui allez… Les backstreet boys ! Écoutez I Want It That Way ! MDR désolé cette chanson me tue x')