Bonjour à tout le monde!

Je reviens avec la suite et la fin de "A la recherche du bonheur"!

Merci pour les reviews, j'étais tellement contente que j'en ai pleuré xD Du coup, je vous réponds:

Cookiiie: Merci pour ta review, elle m'a beaucoup touchée. Et voici enfin la suite, j'espère qu'elle va te satisfaire!

ellie27: vouiiii, le Aka-Kuro c'est la viiie *_* Ok, je me calme... Sur ce voici la suite, régale toi!

Nakatsu: Il y aura encore plus de moments tout mignons entre ces deux là dans ce chapire... j'espère que tu vas te régaler!

kama-chan59: bien sûr que je ne vais pas en rester là! J'ai déjà plusieurs projets en tête mais je ne sais pas comment ça va se passer. Donc... voici la suite!

Jinka-San: Merci pour ta review, elle m'a émue! En espérant te satisfaire une fois encore!

Rendez vous en bas, bonne lecture~


TROUVER LE BONHEUR

Le réveil sonnait maintenant depuis quelques minutes mais le jeune homme refusait de se lever. Il était bien trop fatigué et confortablement installé dans le grand lit avec son amant. Une minute, son amant ? Il émergea un peu de son sommeil palpant la place à côté de lui : vide. La sonnerie commençait vraiment à l'exaspérer. Il l'éteignit et s'étira : une légère douleur aux hanches, signe d'une nuit animée, le réveilla pour de bon. Il regarda autour de lui.

Il se trouvait dans la spacieuse chambre de son amant avec lequel il avait passé la soirée_et la nuit. De longs rideaux en velours empêchaient la lumière du soleil de l'aveugler. Le regard de l'enseignant s'égara sur le bureau en bois massif situé entre la fenêtre_qui se trouvait à droite du lit_et la porte. Tout un tas de dossiers reposaient dessus. Finalement, il posa ses yeux sur la table de nuit à sa gauche. Là, il trouva un ouvrage traitant d'économie. Un post-it était posé dessus.

« Bonjour Tetsuya,

je suis dans la cuisine, on se retrouve pour le petit déjeuner.

Seijuro. »

L'homme aux cheveux bleus sourit. Voilà un peu plus de quatre mois qu'il avait fini par se mettre en couple avec Akashi après des années à l'aimer en secret. Encore aujourd'hui, il s'étonnait de la tendresse dont faisait preuve l'économiste aux cheveux rougeoyant. L'ancien capitaine de Rakuzan était davantage une personne calme, digne et qui imposait le respect mais lorsqu'il était en compagnie de son amant, il devenait une tout autre personne : câlin, tendre, quémandeur, aimant, possessif le qualifiaient plus qu'autre chose. Parfois, il lui arrivait même d'agir de manière enfantine ce que Kuroko trouvait adorable.

Après s'être rendu présentable, vêtu d'une chemise blanche et un pantalon noir, il descendit au rez-de-chaussée. L'odeur d'omelette emplit ses narines. Il s'avança vers son amant qui faisait la vaisselle dans la cuisine. La table avait déjà été mise. Kuroko posa son front contre l'épaule de celui qui jadis se faisait appeler « empereur » et y prit appui. Akashi mit fin à ses activités mais ne se retourna pas pour autant.

- Bonjour Tetsuya.

- Bonjour Akashi-kun...

- Tetsuya, qu'est-ce que je t'ai dit à propos de ta façon de t'adresser à moi ?

Akashi s'était soudainement retourné et avait pris en coupe le visage de son amant lorsque ce dernier l'avait appelé par son nom et non par son prénom. Son regard perçant fixait les yeux céruléens de son interlocuteur. Les deux hommes se défièrent du regard pendant un moment. Puis Kuroko céda :

- Que j'arrêtais de t'appeler par ton nom...

- C'est bien, le gratifia Akashi en lui offrant un sourire en coin. Et aussi, dorénavant, n'utilise plus de suffixe de politesse avec moi.

- D'accord Aka... Seijuro.

Le professeur fut aussitôt récompensé par un chaste baiser. Alors que l'enseignant pensait pourvoir partir et profiter de ces fameuses omelettes cuisinées par son amant_d'habitude c'était lui qui s'occupait du petit déjeuner_il fut surpris de sentir une main intruse s'insinuer sous sa chemise. Il frissonna : la main de l'héritier des Akashi caressait le bas de son dos, le creux de ses reins. Akashi savait parfaitement qu'il touchait un endroit sensible de ce corps si désirable. Il eut un léger sourire narquois.

- C'est ta punition pour ne pas m'avoir appelé par mon prénom tout à l'heure.

- J'étais à moitié réveillé, se justifia l'ancien joueur fantôme. Aaah.. arrête... s'il te plaît... pas ici ! Gémit-il sentant que l'autre main de l'homme aux yeux rouges s'était aventurée sous sa ceinture essayant d'atteindre l'objet de ses désirs.

- Je n'ai pas l'impression que tu veuilles arrêter cependant... Ronronna l'autre.

- Oï, Kuroko ? Tu es là ? Akashi ? Vous êtes...

L'intrus se sut en arrivant dans cuisine et trouvant des deux amants dans une situation assez intime. Il ne fit aucun commentaire ; il se contenta de soupirer. Kuroko ayant vu l'intrus, se dégagea de son doux bourreau, réajusta ses vêtements en quelques secondes et fit semblant de nettoyer le plan de travail juste derrière lui. Quant à Akashi qui semblait exaspéré, soupira.

- On frappe avant d'entrer Kagami, lui reprocha l'ancien capitaine de Rakuzan.

- J'ai frappé, répliqua aussitôt le roux grognon. Oï, Kuroko ! Qu'est-ce que tu fous ? On t'attend depuis une demi heure. Aomine n'arrête pas de se plaindre, j'en peux plus.

- Pardon Kagami-kun, mais je ne peux pas venir aujourd'hui, répondit interpellé d'une voix désintéressée et plate.

- Tu n'as pas l'air désolé du tout ! Tu ne peux pas nous laisser maintenant alors qu'on affronte les gars de Tokyo la semaine prochaine !

- C'est juste cette fois, je ne peux pas m'entraîner avec vous aujourd'hui.

Il pointa son doigt vers le calendrier. On pouvait voir indiqué à la date du 18 septembre « Otou-san ». L'ancien As de Seirin se renfrogna : il avait complètement oublié que ce jour était spécial pour son meilleur ami ; c'était un jour de deuil. Akashi revint au sujet précédent demandant ce qu'il se passait la semaine prochaine. Il savait que son amant s'entraînait encore au basket le samedi et qu'il affrontait des équipes de street-basket mais ce qu'il ne comprenait pas, c'était l'importance de ce match. C'était un match comme les autres, non ? Le basketteur aux cheveux turquoises, presque blancs s'empressa de répondre à sa question.

- La dernière fois, on a perdu contre eux parce que nous n'étions pas assez de joueurs, alors nous jouons notre revanche.

Bien qu'ils soient seulement quatre à venir régulièrement s'entraîner_Kagami, Kise, Aomine et lui-même_ leurs anciens coéquipiers venaient prêter main forte de temps en temps lors des matchs mais cette fois là, personne n'avait pu se libérer et ils avaient dû jouer à quatre. Akashi, étant très occupé, n'avait jamais pu participer mais pour cette fois-ci, il promit à son amant qu'il se libérerait et joueraient avec eux. Bien qu'il n'aie pas joué de matchs depuis longtemps, il lui arrivait de faire quelques dribbles lorsqu'il trouvait un peu de temps. Et pour cause, il n'avait rien perdu de son talent du temps où il était encore lycéen.

L'homme aux yeux céruléens lui offrit un beau sourire, content de l'attention dont faisait preuve l'ancien « empereur ». Il rappela au roux qu'il les rejoindraient en fin de matinée. Akashi avait prévu d'accompagner son amant pour rendre hommage à l'homme qui aurait été son « beau-père » mais la veille, sa secrétaire lui avait rappelé qu'il avait une réunion urgente. Il avait bien essayé de changer de jour ou d'horaire mais en vain.

Kuroko arriva devant la tombe de son père. Elle semblait à la limite de l'abandon : les mauvaises herbes avaient envahi le territoire et les fleurs avaient fané. Il comprit alors que sa mère n'était pas venue depuis longtemps. Trop longtemps ! Il commença donc à remettre en état cet endroit.

Depuis toujours, il avait adoré son père. Ce dernier occupait aussi bien le rôle du père que de la mère. Il avait toujours soutenu son fils dans tout ce qu'il entreprenait et il avait été là également lors de la période la plus difficile lorsque le jeune avait du mal à affirmer son orientation sexuelle. Le paternel était au courant de la vie sentimentale de son fils ; il savait les sentiments que nourrissait Kuroko depuis le lycée envers son présent amant. Lors de la dernière année du lycée de son fils, Katsuki_le père du bleuté_avait appris qu'il était atteint d'une maladie incurable et mourut une année plus tard.

Quant à la mère de l'ancien joueur fantôme, Tsubaki, Kuroko ne l'avait jamais vraiment appréciée probablement parce qu'elle ne lui avait jamais témoigné d'amour et qu'elle était rarement dans la demeure familiale. Il avait été élevé que par son père qu'il idolâtrait. Son amertume envers sa génitrice ne faisait que s'accentuer au fil du temps : les rares fois où ils se voyait, soit Tsubaki s'enfermait dans sa chambre, ignorant ainsi son fils, soit ils se disputaient sur moult sujets. Son aigreur envers elle s'intensifia d'un cran lorsqu'il apprit qu'elle trompait son mari et ce depuis longtemps apparemment et que lorsque ce dernier décéda quand il était en première année à l'université de Tokyo, elle s'était remariée quelques mois plus tard. Le malaise persistait davantage entre la mère et le fils puisque Tsubaki n'approuvait pas les relations homosexuelles et de ce fait, Kuroko cachait ses vraies couleurs aux yeux de la femme conservatrice.

Une fois les lieux nettoyés, les mauvaises herbes arrachées, de nouvelles fleurs déposées et plantées, Kuroko pria et s'installa ensuite sur le banc en face de la tombe.

- Bonjour otou-san, ça faisait longtemps. Je vois que Okaa-san ne vient plus, constata-t-il en marquant une pause comme s'il s'attendait à une réponse. Tu sais, j'ai de bonnes nouvelles cette année. Je travaille dans une école primaire comme je l'avais toujours rêvé. Être enseignant n'est pas de tout repos mais j'aime mon métier.

Un petit sourire s'afficha sur son visage et finalement des larmes commencèrent à couler, la tristesse ayant repris son droit sur ses sentiments.

- J'aurais aimé que tu sois là aujourd'hui, otou-san. Tu me manques trop... Beaucoup trop... Ah ! Ça ne me ressemble pas d'être si émotif. Mais tu sais ? Je suis heureux aujourd'hui. Je suis parvenu à mes objectifs : tu te souviens de Seijuro ? … enfin d'Akashi-kun ? Après cinq ans, je suis enfin en couple avec lui ! C'est incroyable, n'est-ce-pas ? Il prend bien soin de moi, il remarque toujours tout et il sait tout, comme toujours. Il voit à travers moi comme dans un livre ouvert, c'est un peu effrayant parfois... Il dit que faire 3 heures de trains chaque matin et soir entre Kyoto et Tokyo est déraisonnable alors il m'a proposé de déménager avec lui et de vivre à Tokyo désormais. Nous déménageons dans trois mois. Je dois avouer qu'il a raison et à cause de ça, je rentre très tard la nuit, du coup on ne peut vraiment profiter du...

- Tetsuya ?

Une voix féminine l'avait interrompu dans son monologue. Le surnommé leva la tête et vit sa mère avec son beau-père. Il déglutit : il était certain que sa mère avait tout entendu. Il mordit sa lèvre inférieure et baissa son regard.

- Est-ce vrai ce que je viens d'entendre ? Réponds-moi !

La voix de la femme était sévère et froide. Encore plus effrayante qu'Akashi lorsqu'il avait perdu les pédales (si je puis dire ainsi). Son fils n'osa pas répondre : il resta muet et baissa la tête.

- Réponds, insolent ! Comment oses-tu ignorer ta mère ? Tonna son beau-père.

- Je n'ai pas de mère, elle a trahi mon père et m'a abandonné ! Et vous non plus, je ne vous reconnais pas en tant que mon père !

CLAC !

Il venait de se prendre une gifle monumentale de la part de la part de sa mère.

- Comment oses-tu, sale gosse ingrat? Comment crois-tu en être arrivé là ?

- Pas grâce à toi en tout cas... Tu nous as abandonnés, otou-san et moi.

- Comment ? S'emporta Tsubaki en empoignant une touffe de cheveux de son fils.

- Je sais que tu ne m'as jamais aimé de toute façon mais cela ne change rien au fait que tu n'es qu'une traîtresse. Tu trompais otou-san et quelques mois après son décès, tu t'es mariée avec cet homme. Tu as vite tourné la page, Tsubaki.. ou devrais je toujours dire okaa-san.

CLAC !

Il venait de se prendre une autre gifle qui s'était abattue sur son autre joue, les ongles bien soignés de la génitrice avaient fendu sa lèvre. Son beau-père ne réagit même pas lorsqu'il vit un mince filet de sang sur la bouche du jeune homme : il restait en tant que spectateur. Cette guerre entre mère et fils ne le concernait pas.

- Sale insolent ! Cria la femme.

- Pourrais tu changer de disque ? Tu te répètes, provoqua davantage Kuroko. Et pour être honnête, oui, tu as bien entendu : je suis gay et j'aime Akashi-kun. Et sache que non, je ne veux même pas de ton héritage car otou-san m'avait déjà confié ce qu'il voulait avant son décès car il savait que tu ne me donnerais rien, lui avoua-t-il l'air neutre tandis que sa mère affichait un air choqué et de plus en plus irrité.

Pendant ce temps, Akashi assistait à sa soi-disant réunion urgente. Plus les minutes passaient et plus il se disait qu'il aurait dû refuser catégoriquement cette réunion : il s'ennuyait fermement. Il regrettait de ne pas avoir été plus insistant et en tant que président de la compagnie, il était certain qu'il aurait pu faire quelque chose mais les mots de son amant lui étaient revenus en tête : « Tu ne peux pas abuser de ton statut juste pour être davantage avec moi ! » ; alors, il avait juste cédé et rien fait. En y réfléchissant, depuis sa mise en couple avec son « chaton » comme il l'appelait parfois, il était devenu bien faible. Il était tellement fou de son Tetsuya qu'il était capable de se plier en quatre rien que pour le satisfaire. Mais Kuroko ne demandait jamais de choses compliquées et n'était pas le genre de personne à faire des demandes égoïstes.

Alors qu'Akashi était plongé dans ses pensées, une voix le fit revenir à lui.

- Président Akashi, c'est urgent !

Eliween Renoux avait fait une entrée fracassante dans la salle de réunion. Elle était la secrétaire de l'homme à la chevelure rougeoyante.

- Que se passe-t-il Renoux-san ? Demanda le président en se levant. Nous sommes en pleine réunion.

- Je suis désolée monsieur mais il semblerait que votre am.. je veux dire Kuroko-san ait des problèmes !

Dès que le président avait entendu le nom de son amant, il s'était dirigé aussitôt à la sortie de la pièce et s'était rué sur sa secrétaire.

- Explique-toi ! Que s'est-il passé ?

- Il vaut mieux que vous veniez président, lui répondit-elle puis elle ajouta aux personnes présentes pour la réunion : je suis désolée, messieurs, dames, la réunion est suspendue. Nous avons une affaire urgente à régler.

Une fois dans la voiture, Eliween au volant, la jeune femme consentit à expliquer la situation.

- Kagami m'a téléphoné tout à l'heure. Il m'a dit qu'il avait trouvé Kuroko-kun blessé chez vous. Ses blessures semblent superficielles mais dans le doute, j'ai préféré téléphoner à un médecin : comme Midorima-sensei est sur Kyoto cette semaine, je me suis dit que c'était le mieux qualifié pour cela. Il sera là dans une demie heure.

Akashi appréciait fortement sa secrétaire personnelle. C'était une personne compétente et intelligente qui anticipait les situations qui se présentaient à elle. Elle avait toute la confiance d'Akashi et Kuroko. De ce fait, elle était au courant de la relation qu'entretenaient les deux hommes et se réjouissait de les voir heureux. Kuroko et elle se connaissaient bien avant qu'elle ne commence à travailler avec son supérieur : ils s'étaient rencontré à la faculté de Tokyo et s'étaient vite liés d'amitié. Dans la vie de l'enseignant, elle était l'une des femmes les plus importantes de sa vie : elle était comme une sœur pour lui.

Le président pénétra dans sa chambre et découvrit son amant endormi sur le lit et comme l'avait prévenue sa secrétaire, blessé. Aussitôt, il regretta de ne pas l'avoir accompagné. Il bouillonnait de rage contre lui-même et contre les coupables qui avait fait souffrir Kuroko. Il savait quelle mauvaise relation entretenaient mère et fils. Il était au courant de toute sa situation familiale, tous les détails, mais il n'avait jamais pensé que cela en arriverait là. Cependant, il n'avait aucune preuve de la culpabilité de Tsubaki et son mari mais au fond de lui il savait que c'était eux, comme un pressentiment.

Il s'approcha de l'enseignant et de Kagami qui veillait sur son meilleur ami. Le roux ayant enfin remarqué la présence d'Akashi_sans doute trop concentré sur le blessé_leva le regard sur le nouvel arrivant et lui céda la place.

- Comme il mettait du temps pour nous rejoindre sur le terrain, j'ai préféré vérifier que tout allait bien. Je pensais qu'il avait juste oublié mais quand je suis arrivé, je l'ai trouvé évanoui dans le salon, expliqua Kagami.

- Midorima-sensei ne devrait plus tarder, leur annonça Eliween. Il m'a envoyé un message comme quoi il était déjà au bout de la rue. Je vais vous laisser, j'ai encore du travail mais tenez moi au courant s'il vous plaît.

Son supérieur hocha la tête pour lui monter qu'il le ferait. Kagami sortit de la chambre également, comprenant qu'il était de trop. Akashi s'installa à côté de son amant sur le lit. Confortablement allongé, il essayait de se calmer. Il soupira et caressa la joue meurtrie de l'endormi en entendant des voix qui venaient du salon.

- Tetsuya, il est temps de te réveiller. Midorima est là pour t'examiner.

Seul un couinement plaintif lui répondit. Il s'aperçut alors que Kuroko avait ouvert les yeux mais quelque chose n'allait pas. Son expression sur son visage qui d'habitude affichait un petit sourire au réveil était à présent déformé par la peur, voire la terreur. L'homme aux cheveux flamboyants se dit qu'il allait définitivement faire payer les coupables qui avaient mis son compagnon dans cet état. Il voulut l'embrasser pour le rassurer et le calmer un peu mais...

- Non ! Ne me touche pas ! S'exclama le blessé en se cachant sous les couvertures. Ne me touche pas... Je ne suis qu'un monstre... Une erreur de la nature. Je n'aurais pas dû naître !

Son amant fut étonné_pour ne pas dire choqué_par ces propos. Sur le moment, il ne voulait qu'une chose : le rassurer, lui dire qu'il était tout sauf un monstre, lui prouver qu'il l'aimait, que sans lui il ne pourrait plus vivre. Alors, tout doucement, il descendit la couverture qui le recouvrait et souleva tendrement le bleuté pour le prendre dans ses bras. Inconsciemment, Kuroko lui rendit l'étreinte, plaçant des bras dans le dos de son amant et logea sa tête dans le cou de ce dernier qui sentit les larmes de l'enseignant maculer sa gorge. L'économiste n'avait jamais vu Kuroko dans un tel état de faiblesse. Lui-même n'était pas le genre de personne à être très démonstratif tout passait par des petits détails que Kuroko remarquait et cela lui suffisait. Il n'avait jamais été comme Kagami ou Aomine qui collaient 24h sur 24 l'élu de leur cœur et toutes ces choses qu'Akashi qualifiait de superflu et niais. Tant que Kuroko ne lui reprochait rien, il ne changerait pas ses habitudes. Pourtant, tout de suite, il devait être le plus présent possible pour son amant, quitte à faire des « niaiseries ». Sa priorité était de calmer Kuroko. Il resserra donc son étreinte et commença à masser son dos.

- Ça va aller Tetsuya. Calme toi. N'écoute pas cette femme. N'écoute que moi : tu n'es pas un monstre ! Suis-je assez clair ? Tu es un être humain tout à fait normal et tu es mon amant. Cela ne changera jamais, quoiqu'il puisse se produire. Tu es à moi et personne d'autre. Tu as compris ? Réponds-moi !

- Oui, j'ai compris, je suis à toi... Seijuro...

Kuroko s'était légèrement redressé pour regarder dans les yeux d'Akashi pendant que ce dernier lui parlait. La voix rauque, un peu dure qui affirmait une forte possessivité et beaucoup d'amour l'avait calmé en quelques secondes. Il s'était repris en main si vite que cela l'étonnait lui-même. Il n'avait jamais pensé que son « empereur » avait une telle influence sur lui. Son regard céruléen soutenait celui de braise de l'économiste. Comme souvent fasciné par ce regard tellement hypnotisant, il approcha son visage de celui de son compagnon et les lèvres légèrement entr'ouvertes frôla celles d'Akashi. Ce dernier, ayant constaté que le bleuté avait repris ses esprits et qu'il consentait enfin à un baiser, accéda à sa requête. Une de ses mains migra vers les hanches de son homme tandis que l'autre se posa sur sa nuque et finalement happa ces lèvres si désirées. Suite à quelques chastes baisers, il approfondit rapidement le contact, sa langue caressant son homologue. Le baiser sensuel devenait de plus en plus torride. Les deux hommes essayaient de satisfaire la soif qu'ils avaient l'un de l'autre. Cette danse amoureuse de leur bouche continua quelques instants jusqu'à ce qu'Akashi brise cette dynamique et tire son amant vers lui. Il était à présent allongé, Kuroko au dessus de lui, et continuait ses baisers enflammés. Alors que l'homme aux yeux ardents prévoyait d'aller un peu plus loin en passant une de ses mains sous le haut de son amant, on toqua à la porte. Il soupira : il fallait vraiment qu'on le dérange maintenant ? Il répondit tout de même par un « entrez » froid après s'être redressé et remis en ordre un minimum ses vêtements ainsi que ceux de Kuroko assis entre ses genoux.

Midorima entra dans la chambre et fut surpris de voir ses amis enlacés, bien qu'il ne le montra pas. Cela faisait des mois entiers qu'il ne les avait pas vus, travaillant dans une autre ville à l'autre bout du Japon. Cependant, cette semaine, il était venu à Kyoto pour des affaires professionnelles. De ce fait, il ne savait pas que son meilleur ami avait fini par enfin sortir avec l'enseignant. Il ne s'étonna même pas du fait de ne pas avoir été mis au courant : Akashi était une personne très discrète en ce qui concernait sa vie privée, même auprès de son meilleur ami ; alors il ne s'en offensa même pas. Il pensa même que cette attitude lui ressemblait bien. Le médecin était heureux qu'il aie enfin trouvé le bonheur comme lui l'avait trouvé auprès de son ancien coéquipier de Shutoku, Takao Kazunari. Il se contenta d'adresser un maigre sourire aux amoureux puis laissa ses sentiments professionnels prendre le dessus sur ses sentiments personnels.

Akashi fut viré de la chambre, laissant le docteur examiner tranquillement son patient. Une fois sortit de la pièce, il laissa la rage et la colère l'envahir. Les sourcils froncés, une aura dangereuse émanait de lui. Kagami qui était resté dans le salon, se figea. Il pouvait presque voir un œil doré briller dans le regard froid et assassin du nouvel arrivant. C'était la première fois qu'il voyait l'ancien meneur de Rakuzan dans un tel état de colère_et encore le mot était un euphémisme pour qualifier son état. Il s'estima heureux d'être à présent un ami qu'un ennemi qu'il prenait presque en pitié. « ...mi... Kagami... Kagami ! Je te parle !» La voix froide d'Akashi le fit sortir de sa torpeur.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je veux que tu fasses des recherches pour moi. Vois ce que tu peux trouver sur Tsubaki Kuroko et son second mari.

- OK mais...

Le roux s'interrompit en voyant le regard noir du rouge. Il déglutit. Il savait qu'il ne pourrait pas répliquer et que la requête d'Akashi était sur ce moment davantage un ordre qu'une demande amicale. Il ne valait pas la peine de le mettre encore plus en colère_et s'il le faisait, il savait qu'il le regretterait amèrement pendant longtemps_ alors il se contenta acquiescer.

Le silence régnait dans le salon de l'économiste. Akashi s'était installé dans un fauteuil. Il y trônait tel un roi_ou plutôt un empereur_le visage fermé et digne. Les coudes sur les accoudoirs, les doigts entremêlés au niveau de son visage et le menton posé sur le soutien que formaient ses mains, il regardait en face de lui, sur la porte de sa chambre. Son aura était toujours aussi menaçant et froid. Kagami avait l'impression que s'il s'approchait trop près, il allait y laisser sa peau, alors il s'était assis à l'autre bout de la salle de séjour, inquiet pour son meilleur ami. Il se souvenait des quelques mots que ce dernier avait dit dans son sommeil avant l'arrivée d'Akashi. Ces quelques bribes concernaient sa mère. Même s'il n'était pas très intelligent, il était très futé, et son instinct lui disait que cette situation avait été causé par la génitrice de Kuroko. Il savait que sa situation familiale était très compliquée, mais à son grand regret, il ne connaissait pas tous les détails contrairement à l'autre occupant du salon. Il se demandait bien pourquoi Kuroko refusait de lui raconter quoique ce soit de plus. Avait-il peur qu'il le prenne en pitié ? Ou bien il ne voulait pas le mêler à ses problèmes ? Non, pas possible, pensa le roux, je suis son confident alors pourquoi il me dit rien? Il me fait pas confiance ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Bon... calme toi... Il doit bien avoir une raison ! Je suis sûr qu'il m'en parlera quand il sera prêt !

Il sortit de ses pensées lorsqu'il entendit une porte s'ouvrir et Akashi se lever. Il ne bougea pas. Il les observa sans intervenir. De sa position, il pouvait voir Midorima et l'économiste de profil. Il remarqua le visage très fermé du médecin.

- Akashi, son état est plus grave que je ne le pensais.

- Que veux-tu dire ? Demanda l'interpellé.

- J'ai trouvé des marques de coups sur tout son corps. Je pense qu'il à dû se faire frapper à plusieurs reprises avec beaucoup de force. Mais le plus grave, c'est qu'il a aussi été amoché avec un objet coupant... Un couteau ou un cutter, je ne sais pas.

- Je vois, fit Akashi avec une voix détaché puis il reprit avec une voix menaçante : je m'assurerai que ces deux là soit enfermés...

- Tu sais qui sont les coupables ? S'étonna le docteur aux yeux émeraudes.

- Je sais toujours tout mais je n'ai pas encore de preuves solides pour le moment.

- Sei... Seijuro...

Kuroko avait élevé sa voix pour faire remarquer sa présence coupant court à la discussion des deux hommes qui se ruèrent dans la chambre avec Kagami : Akashi s'approcha de son amant tandis que le policier et le médecin restaient en retrait, au seuil de la sorte. Ces derniers remarquèrent le changement considérable de l'attitude et de l'humeur de l'homme aux cheveux flamboyants. L'air était léger et apaisant et un sourire sincère ornait son visage. Ils n'en furent que plus étonné que ce changement s'était fait en quelques secondes. C'était comme s'il était devenu une nouvelle personne. Ils virent Akashi caresser doucement les cheveux turquoises, presque blancs argentés et embrasser le front de son amant.

- Qu'y a-t-il Tetsuya ? Tu as besoin de quelque chose ?

- Non... fit ce dernier en secouant légèrement la tête. C'est juste que je... je voulais dormir à côté de toi.

- Très bien, je vais dormir avec toi.

Akashi avait été légèrement étonné par la requête de son amant mais n'en sourit que davantage. Kagami et Midorima comprirent le message : ils devaient partir et laisser le président s'occuper de l'enseignant. Avant de sortir de la chambre, le médecin se retourna et précisa que Kuroko avait besoin de beaucoup de repos et de changer régulièrement ses pansements. Il laissa l'ordonnance sur la table de chevet et quitta la pièce.

Une fois seuls, Akashi s'allongea à côté de son amant et l'attira vers lui. Ce dernier se pelotonna contre lui, tel un véritable félin, et cala sa tête contre le torse de son homme qui tira un peu plus la couverture sur eux. Quelques instants plus tard, les deux amoureux s'étaient endormis.

Deux semaines s'était écoulés après cet incident. Kuroko guérissait vite et avait repris son travail à l'école primaire de Tokyo. La routine était revenue et pourtant, Akashi avait remarqué que son amant avait légèrement changé : il était devenu plus froid. Il refusait tout contact physique au-delà d'une étreinte et même l'embrasser était devenu compliqué. Il ne savait pas ce que Tsubaki avait dit à son fils, à part le traiter de « monstre », pour que ce dernier soit encore sous le choc et refuse une quelconque approche de sa part. Il s'inquiétait et avait décidé de lui en parler.

Ce soir-là, Akashi avait dû renter très tard à cause d'une réception à laquelle entant que président d'une grande multinationale se devait de participer. Il s'y étaient ennuyé fermement, ses pensées dirigées vers son amant ; et pourtant, d'habitude il aimait ces soirées mondaines où il pouvait marquer sa supériorité. Il voulait juste être auprès de Kuroko et lui parler.

Lorsqu'il rentra enfin chez lui, les lumières étaient éteintes. C'était le calme plat. Il ne comprenait pas : le bleuté devait normalement être là, comme tous les samedis soirs. Il regarda l'heure : il était plus d'une heure du matin. Il supposa alors qu'il dormait. Il se rendit dans le salon où il alluma la lumière et y trouva une bouteille de saké avec un verre et une boîte de chocolats alcoolisés sur la table basse. Aussitôt, il eut peur de comprendre, que ses doutes soient vérifiés alors il se rua dans sa chambre étant sûr de trouver son amant dedans.

Il ne s'attendait pas du tout à voir le spectacle qui s'offrait à ses yeux : dans la pénombre, il trouva Kuroko allongé dans le lit « king size » seulement vêtu d'une chemise ouverte et d'un sous-vêtement. La couverture avait été jetée à l'autre bout du lit. L'endormi tenait quelque chose dans ses bras qu'il serrait contre lui, comme une peluche. En s'approchant, l'économiste remarqua qu'en fait c'était l'une de ses chemises que son amant avait dans ses mains. Mais que faisait Kuroko avait un vêtement de son amant contre lui ?! C'était bien ce que se demandait le rouge qui sortit de ses pensées en entendant l'endormi remuer dans le lit. Il le vit grelotter de froid alors il le recouvrit avec la couverture et lui baisa le front avant de se retourner pour quitter la chambre. Cependant, une main le retint par la manche de son costume. Faisant volte-face, il se fit enlacer par son amant qui s'était apparemment réveillé : ce dernier était encore plus séduisant que d'habitude lorsqu'il murmura un « Sei-kun » sensuel dans son oreille. Le récepteur de ce message sembla confus et Kuroko en profita pour le plaquer sur le lit et lui ouvrir la boucle de sa ceinture. Il osa même déboutonner le pantalon et frôler du bout des doigts l'intimité encore protégé dans le sous-vêtement face à lui.

- Sei-kun... laisse-toi faire, fit la voix sensuelle et suave de Kuroko. Ce soir, c'est moi qui offre.

- Tetsuya, tu as bu, arrête, chuchota l'assailli qui avait repris un peu de contenance.

- Sei-kun... je t'aime.

- Dors, tu as besoin de repos. Si tu m'écoutes, à ton réveil, je te laisse faire ce que tu veux.

Kuroko obéit à la seconde, à la surprise de son amant. Ce dernier, encore un peu secoué, soupira. Bien que la proposition était attirante avec un amant séducteur et complètement excitant, pour ne pas dire bandant, il était hors de question qu'il fasse quoique ce soit alors que le bleuté était ivre, même si l'envie de lui sauter dessus et le faire sien une fois de plus ne lui manquait pas.

Pour se calmer, l'ancien joueur de Rakuzan se rendit dans le salon et y mit de l'ordre avant de s'installer sur le canapé, une tasse de thé à la main et il alluma la télévision. Impossible de se concentrer sur le film ! L'attitude de son amant l'inquiétait : il n'était pas le genre d'homme à boire jusqu'à l'ivresse. Et il y avait encore quelques jours, il refusait encore le contact physique, alors qu'était-il arrivé à l'ancien joueur de Seirin pour qu'il le chauffe de cette manière ? Cela ne lui ressemblait pas ! Il continua à philosopher quelques instants avant de s'endormir.

Kuroko se réveilla, assoiffé. Un mal de tête l'assaillait et il avait froid. Il comprit vite pourquoi : il était seulement vêtu d'une chemise grande ouverte et d'un sous-vêtement et dans ses mains, une chemise de son amant. De légères rougeurs apparurent sur ses joues : qu'avait-il fait ? Avait-il commis un acte qu'il aurait à regretter ? Il ne s'en souvenait pas. Ce qui l'étonna, c'était qu'Akashi n'était pas avec lui. Il pensa qu'il n'était pas rentré alors sans changer de tenue, il sortit de la chambre pour se rendre dans la cuisine. Pour cela, il devait d'abord passer par le salon où il trouva son homme endormi sur le canapé. Il essaya alors de le réveiller pour que l'endormi puisse se reposer tranquillement dans le lit mais sans succès. Kuroko éteignit la télévision, allongea tant bien que mal son amant dans une position plus confortable qu'à moitié assis. Après l'avoir recouvert, il embrassa ses lèvres.

- Je suis désolé pour mon comportement ses derniers temps. Dès ton réveil, je promets de me reprendre.

- Tetsuya, ne t'inquiète pas. Quoiqu'il se produise, je serai toujours de ton côté.

- Seijuro ?

Plus aucune réponse. Akashi avait-il entendu Kuroko ou bien avait-il simplement parlé dans son sommeil ? L'enseignant ne savait pas mais dans tous les cas, ces paroles lui firent plaisir. Il sourit puis alla se recoucher après avoir étanché sa soif.

Le premier à se réveiller fut Akashi qui, dès qu'il ouvrit les yeux, rejoignit son homme dans la chambre pour voir s'il allait mieux. Il le trouva encore endormi, enroulé dans les couvertures. Il s'installa à ses côtés. Il caressa doucement la joue visible puis sa main migra vers ses cheveux.

- Ça fait du bien, ne t'arrête pas.

Kuroko venait de se réveiller et adressa un petit sourire à Akashi qui fit de même. Le bleuté s'approcha davantage de son amant, se collant à lui. Il savait qu'il fallait qu'il parle sérieusement avec lui, qu'il s'explique. Alors après quelques minutes à mettre ses idées en place, il se décala et s'assit. Akashi comprit que le moment de mettre les choses au clair était venu. Il fit de même et attendit que l'enseignant commence.

- Comme tu dois t'en douter, j'ai rencontré ma mère au cimetière. Nous nous sommes disputés. Nous ne sommes jamais entendus de toute façon. Ça a toujours été la même chose.

Il passa sa main sur son avant bras droit où une blessure n'avait pas encore cicatrisé jusqu'au bout. Il expliqua alors comment cette entrevue c'était produit et Kuroko confirma les soupçons d'Akashi : Kuroko avait bien été battu par sa mère qui l'avait aussi bien blessé physiquement que moralement en l'insultant de tous les noms imaginables, homophobes et blessantes qui avaient traumatisé le bleuté. Ce dernier, choqué, avait commencé à avoir une mauvaise image de lui-même et donc refusait tout contact intime avec son homme. Toutefois, suite à tout cela, il ne voulait pas porter plainte malgré la colère et la contestation de son amant.

- Tetsuya, elle a transgressé la loi, tu peux et tu dois porter plainte.

- Ce n'est pas la peine. Ce jour-là, j'ai coupé tous les liens qui me liaient à elle. Je ne veux plus jamais la revoir.

- Es-tu sûr de cela ? Est-ce vraiment ce que tu souhaites ?

- Oui, affirma Kuroko, ma vie et mon bonheur sont ici, avec toi. Je n'ai besoin de rien d'autre que de t'avoir à mes côtés.

- Si c'est vraiment ce que tu désires, je n'insiste pas. Cependant, il y a encore quelque chose que je ne comprends pas. Que t'es-t-il arrivé hier ?

- Hier ? Je ne me souviens de rien... Ai-je fait quelque chose que je n'aurais pas dû ?

Et bien, je t'ai trouvé ivre en arrivant et tu m'as même séduit avec cette même tenue.

Kuroko se regarda : il était toujours à moitié nu. Il rougit embarrassé. Akashi pouffa de rire.

- Je t'avoue que c'était très tentant mais je ne voulais pas le faire alors que tu n'étais pas toi-même.

- Je suis désolé pour mon comportement. Je ne me souviens rien... À moins que... murmura Kuroko qui semblait réfléchir et déclara quelques minutes plus tard : Si.. C'est ça.. Plus tôt dans la journée, j'avais vu Kagami-kun et Eliween-san. À vrai dire, ils m'ont remonté les bretelles pour mon comportement.

- Ils ont fait cela ? S'étonna l'ancien « empereur ».

- Oui, puis nous avons un peu bu et lorsqu'ils sont partis, j'ai continué à boire seul : le saké était si bon que je ne me suis pas rendu compte que... c'est encore flou dans ma tête, je suis désolé, expliqua le bleuté qui avait remonté ses genoux contre son torse et posé sa tête dessus.

- Je vois, cela explique tout.

- Je me sens tellement honteux et embarrassé que je ne sais plus où me mettre ou quoi dire, avoua l'enseignant après quelques minutes de silence.

- Tu n'as qu'à te mettre là...

Sur ces mots, Akashi poussa Kuroko sur le lit et se pencha au-dessus de lui, le dominant. Un sourire moqueur puis pervers s'afficha sur son visage. Cette fois-ci son amant ne lui échapperait pas ! Il avança un de ses genoux jusqu'à toucher cet endroit si intime et sensible de son homme. Le bleuté rougit un peu au contact et gémit doucement.

- Tu ne sais pas à quel point j'ai dû me retenir pour ne pas te sauter dessus pendant ces deux dernières semaines. Tu vas devoir te rattraper. Tu comprends, n'est-ce-pas ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles, murmura Kuroko joueur qui avait très bien compris ce qu'insinuait son amant.

- Tetsuya, tu sais très bien qu'il n'est pas prudent de jouer avec moi, prévint le possesseur de l'emperor eye. Tu vas voir ce que cela fait de me forcer à m'abstenir à te toucher si longtemps.

Pendant ce temps là, Kagami se dirigeait vers la maison de l'homme aux cheveux rouges pour lui apporter les derniers documents qu'il avait réussi à trouver sur la mère de son meilleur ami et son beau-père. Fier d'avoir pu accéder à des informations très confidentielles grâce à son métier et sa place dans la police, il marchait d'un pas décidé. Cette fois, il pourrait vraiment se vanter auprès du commanditaire de ces documents. Il ria intérieurement en s'imaginant ce qu'il dirait à l'amant de son confident. En chemin, il croisa Eliween Renoux, la secrétaire personnelle d'Akashi qui, apparemment, se rendait elle aussi chez l'homme au regard de braise. Ils s'échangèrent les formalités puis après un moment de silence la jeune femme supposa qu'elle y était peut-être allée trop fort la veille lorsqu'elle avait réprimandé son ami sur son attitude. Le policier lui confia qu'il aurait dû être plus présent auprès de ce dernier ces derniers temps mais qu'il avait fait le bon choix de lui parler si sérieusement qu'il lui avait finalement tout avoué. Les deux compères continuaient leur chemin dans la bonne humeur, dans l'espoir de trouver Kuroko finalement redevenu fidèle à lui-même. C'est avec cet espoir qu'ils arrivèrent enfin. Ce fut la jeune femme qui toqua : personne se répondit. Le roux supposa qu'il dormaient mais la secrétaire lui affirma avec certitude que son supérieur n'était pas le genre d'homme à faire la grasse matinée. Elle suggéra de sonner. Alors qu'elle allait s'exécuter, elle entendit un léger gémissement. Elle recula et regarda l'homme avec elle qui souriait. Il avait bel et bien entendu lui aussi. Tous les deux comprirent qu'il ne valait pas mieux déranger les deux amants, alors Kagami glissa simplement l'enveloppe qui contenait les documents dans la boîte aux lettres et tourna les talons avant de partir avec la secrétaire.

Les deux amants ne se doutaient même pas de ce qui venait de ce produire juste devant la maison, trop occupés à s'embrasser ; où plutôt, Kuroko trop occupé à offrir de délicieuses caresses à son homme qui s'était retrouvé les poignets liés aux barrières du grand lit, le bleuté assis sur lui.

- Tetsuya, détache-moi !

- Seijuro, je te l'ai dit : aujourd'hui c'est moi qui offre donc interdit de me toucher.

- Et moi, je t'ai dit que c'était d'accord mais détache-moi. C'est vraiment trop...

- Gênant ? Tu sais maintenant ce que ça fait d'être à ma place alors, lui répondit malicieusement Kuroko.

Ils argumentèrent encore quelques instants puis sachant que cette conversation ne les mènerait nul part, Kuroko choisit de suivre son instinct. Alors qu'Akashi allait encore répliquer, il plaqua ses lèvres contre les siennes. Ce baiser chaste devint vite langoureux et sensuel. Les deux hommes continuèrent de s'embrasser longtemps, leurs langues se mêlant, se caressant, se battant pour la domination. Finalement ce fut le bleuté qui capitula à cause du manque d'air. Il se recula un peu pour reprendre son souffle, un mince filet de salive le liant encore à son amant qui lui offrit un sourire satisfait. Il avait gagné la bataille mais pas encore la guerre. Pourtant cette victoire ne saurait tarder non plus.

L'enseignant se rapprocha de son homme pour l'embrasser dans le cou. Il y déposa plusieurs baisers papillons. Lui qui se demandait pourquoi Akashi aimait tant l'embrasser à cet endroit, il eut enfin sa réponse : la peau était si tendre et marquait si facilement qu'il se ferait un plaisir de l'embrasser là jusqu'à ce qu'il soit rassasié. C'est alors qu'une idée lui vint en tête : il se réjouissait de pouvoir marquer cette peau pâle comme le faisait si souvent Akashi. Il continua alors ses baisers et s'amusa même à mordiller la peau de temps en temps. La réaction de l'assailli ne se fit pas attendre : un frisson de plaisir parcourut tout son corps pour finir par ce loger dans son bas ventre. Pourtant, aucun son ne sortit de sa bouche et Kuroko était déçu. Il voulait l'entendre gémir de plaisir comme lui le faisait lorsque le puissant héritier lui faisait subir mille et une tortures toutes aussi délicieuses qu'excitantes les unes que les autres. Au départ, il pensa qu'il s'y était mal pris et regrettait d'avoir pris l'initiative mais, très vite, il remarqua qu'Akashi se mordait la lèvre inférieure pour empêcher tout son sortir de sa bouche. Kuroko se lança alors le défi de trouver l'endroit le plus sensible de son corps et ainsi lui faire sortir ne serait-ce qu'un soupir de plaisir. Il commença alors à embrasser tous les endroits découverts en commençant par happer les lèvres de son homme qui s'empressa d'y répondre ; puis le bleuté s'attaqua encore une fois à sa gorge tout en déboutonnant la chemise d'Akashi. Au fur et à mesure que les boutons étaient détachés, l'enseignant caressait chaque nouvelle parcelle de peau qui s'offrait sous ses doigts. En même temps, après avoir délaissé la bouche, il remonta le long de la mâchoire de l'ancien capitaine de Teiko et vint titiller son oreille. Il la lécha, la mordilla, lui fit subir mille et une douceurs :

- Tetsu...Aaah.. Ne...

Bingo! Kuroko avait enfin trouvé le point sensible de son amour qui n'avait pu retenir plus longtemps sa voix. S'il n'était pas attaché, Akashi aurait tout fait pour empêcher cela. Mais à présent, il était dans une situation de faiblesse. Il détestait cela mais puisque son amant en était la cause, il ne s'en plaignait pas ; c'était même agréable de recevoir pour une fois les services de ce dernier. L'homme aux yeux rouges essayait tant bien que mal de retenir ses soupirs de plaisir mais Kuroko s'acharnait sur ce point si sensible de son corps. Il était tellement concentré sur le fait de ne pas faire sortir sa voix qu'il ne se rendit même pas compte qu'il était à présent nu, Kuroko toujours à califourchon sur lui.

- Qu'est-ce que.. Tetsuya ?

Akashi était au bord de la jouissance pure sans même se faire toucher. Si seulement il avait les mains libérés ! Il aurait jeté son amant sur le lit et lui aurait fait l'amour durant des heures entières sans se fatiguer. Pourquoi était-il si excité ? Tout si simplement parce que le petit fantôme_ou plutôt l'ancien joueur fantôme de Teiko_avait décidé de lui faire un show à en faire baver même les hommes hétéros. Il se léchait les lèvres avec provocation tout en enlevant sa propre chemise avec sensualité. Il prenait tout son temps ; lentement, il caressait ses boutons de chair.

L'homme au regard de braise dévorait des yeux son amant qui lui offrait un spectacle tellement aguicheur qu'il restait sans voix, il l'observait juste se toucher, caresser sa peau laiteuse et ses mains s'égarant ensuite plus bas jusqu'à atteindre la partie la plus convoitée par Akashi. Puis le bleuté vint s'emparer une fois de plus de ses lèvres ; pourtant, il ne s'y attarda pas. Akashi devenait impatient, l'enseignant penché sur lui le savait, il le sentait. Il savait à travers son regard qu'il lui demandait de le détacher mais il n'en fit rien. Il voulait tout faire pour cette fois-ci :

- Seijuro, profite pour cette fois. Pour m'excuser de toutes les fois où je t'ai rejeté... Laisse moi faire.

Sur ces mots, sans prévenir, il s'empala lui-même sur la virilité de son amant qui avait laissé un hoquet de surprise sortir de sa bouche. La sensation était telle que les deux hommes ne purent cacher leur bien-être. Dans la pièce où seuls les rares soupirs des amants brisaient le silence, retentissait à présent des voix, des gémissement, les cris de plaisirs. Une voix rauque, une autre plus gémissante. Ils n'arrivaient plus à cacher le plaisir ressenti tellement il était immense.

Alors que Kuroko bougeait ses hanches de plus en plus vite, accentuant ses vas-et-viens, il sentit des mains bouillantes le tenir par la taille : Akashi avait_par on ne sait quel miracle_réussi à se détacher tout seul. Enfin libre, il encouragea le bleuté à aller encore plus vite, sa virilité touchant cet endroit si sensible en Kuroko. Ce dernier poussa un gémissement d'extase.

- Sei... Seijuro ! Encore...

L'héritier des Akashi ne se fit pas prier plus longtemps : sans se retirer, il poussa Kuroko sur le lit et imposa un rythme lent, histoire de le frustrer un peu par vengeance pour l'avoir attaché. Il profita du moment pour prendre possession des lèvres du bleuté. Il les frôla d'abord puis les mordilla. La réaction ne se fit pas attendre : Kuroko entr'ouvrit la bouche laissant sa langue rencontrer son homologue. Pendant le baiser, les mains d'Akashi ne restaient pas inactives, elles titillaient les boutons roses à sa portée, les massant, les pinçant parfois. L'enseignant gémissait de plaisir. Il n'en pouvait plus ! Il voulait plus et plus vite.

- Sei... Plus vite... S'il te plaît... Aaaah !

- Supplie-moi alors.

- Je t'en supplie Sei...juro... va plus vite !

Satisfait, l'homme à la chevelure rouge accéda à la requête le sourire taquin aux lèvres et augmenta aussitôt le rythme. Plus vite il allait, plus il butait contre la prostate de son amant qui gémissait de plaisir sous lui.

- Seijuro... Sei... Sei... encore plus... Je veux !

- Tetsuya...

Akashi mit les jambes de son compagnon sur ses épaules, facilitant ainsi les choses. Il augmenta encore le rythme pour combler la gourmandise du bleuté ; et bientôt, ils jouirent en même temps, chacun criant le nom de l'autre.

Ce jour-là, ils firent l'amour plusieurs fois, jusqu'à l'épuisement total.

Un an plus tard, Tokyo.

La cloche de l'école sonna. Il était 17 heures. Une horde d'enfant remplit vite la cour. Kuroko aux grilles de l'école primaire saluait les enfants. L'un d'eux s'approcha.

- Kuroko-sensei...

- Oui, Arai-kun ?

- Tata Eliween te transmet le bonjour !

- Merci pour le message et dis lui merci pour les cadeaux.

- Oui ! Fit joyeusement l'enfant. Et Kuroko-sensei, quand je serai grand, je me marierai avec toi !

Kuroko rit intérieurement de l'insouciance et l'innocence de l'enfant et sourit. Ce dernier rejoignit au pas de course son père qui l'attendait.

Non loin de là, Akashi avait assisté à la scène. Une fois tous les enfants sortis, il s'approcha de l'enseignant et l'embrassa furtivement. Jaloux ? Sûrement pas !

- Seijuro est jaloux, s'amusa ce dernier.

- Non, je ne le suis pas. Pourquoi le devrai-je puisque je suis ton mari à présent.

Le bleuté ria doucement. Oui, l'inexpressif ancien joueur fantôme riait ! Depuis qu'il avait appris que sa mère avait finalement était jugée pour ses méfaits_il avait appris qu'elle escroquait le patron de l'entreprise où elle travaillait_et jetée en prison pour tromperie, détournement de fonds et pour blessure physique sur un citoyen_son fils en l'occurrence_Kuroko et Akashi étaient partis aux États-Unis où ils s'étaient mariés. Après cet événement, l'enseignant avait radicalement changé. Le bonheur l'avait transformé à tout jamais.

Il regarda l'anneau que portait son amant, devenu récemment son mari et jeta un coup d'œil au sien. C'était les mêmes. La seule chose qui les différenciaient était les lettres gravés à l'intérieur : Un « T » pour Akashi et un « S » pour lui. Il sourit. Oui... Il avait définitivement fait le bon choix. Il était le plus heureux des hommes sur cette terre.

« Otou-san, je suis marié. Je suis heureux ! Regarde nous et prends soin de nous de l'au-delà. »

FIN


Alors? Vos avis?

Je posterai le chapitre spécial la semaine prochaine. D'ici là, bisous!

Mikki