Adrien poussa un soupir devant son immense penderie. Devant lui s'étalait un nombre presque indécent de chemises, costumes et pantalons en tous genres, dont la quasi-totalité n'étaient ni plus ni moins que des cadeaux liés à son statut de fils d'un grand nom de la mode. Le jeune homme n'avait jamais été à l'aise de se voir ainsi offrir plus de vêtements qu'il n'aurait probablement l'occasion d'en porter, mais il n'avait jamais osé les refuser de peur de peiner inutilement la personne en face, ne sachant dire si ces présents étaient dus à une envie de s'attirer les bonnes grâces paternelles ou à une sincère affection.
Quoi qu'il en soit, il lui restait encore une quarantaine de minutes environ pour se préparer, et le moment était donc mal choisi pour rêvasser. Adrien parcouru méthodiquement l'impressionnante masse de vêtements et arrêta son choix sur un pantalon foncé et une chemise grise, le tout accompagné d'une élégante veste.
Il s'habilla rapidement et attrapa les invitations qui trainaient négligemment sur son bureau, les faisant tourner entre ses doigts.
Ce soir avait lieu l'inauguration d'une exposition sur la mode à travers les âges, et il avait prévu d'y emmener Marinette. C'était une soirée privée, où l'entrée n'était possible que sur invitation uniquement. Adrien n'avait même pas eu besoin de faire jouer ses relations, son nom lui ayant permis de recevoir les précieux sésames des semaines auparavant sans même les avoir demandés. Il n'avait pas eu particulièrement l'intention de s'en servir, mais ça, c'était avant de faire la connaissance de Marinette.
Adrien ne put s'empêcher de sourire au souvenir de la réaction de la jeune femme lorsqu'il lui avait proposé de participer à l'évènement. Il avait la certitude que l'offre lui ferait plaisir, mais il n'avait pas réalisé à quel point.
Ses immenses yeux bleus s'étaient tout d'abord arrondis de surprise, tandis que sa bouche aux contours si délicats s'était arrondie en un « Oh » incrédule. Puis son visage s'était littéralement illuminé, son regard étincelant de joie et ses lèvres s'incurvant en cet éblouissant sourire qui lui donnait instantanément envie de l'embrasser. Ce qu'il ne s'était bien entendu pas privé de faire.
A présent, Adrien regardait nerveusement sa montre, piaffant d'impatience à l'idée de retrouver la jeune femme. Ils ne sortaient ensembles que depuis quelques jours seulement, mais il l'avait déjà clairement dans la peau. Pas une journée ne s'était passée sans qu'ils ne se voient ou ne se parlent au moins au téléphone.
N'y tenant plus, Adrien rappela le taxi qu'il avait réservé pour lui demander de passer plus tôt.
Tant pis, il serait en avance à son rendez-vous.
Adrien arriva effectivement bien avant l'heure prévue. Il laissa sa veste au vestiaire, puis ressorti pour se balader dans les rues voisines, heureux de tromper son attente en se dégourdissant les jambes plutôt que d'être resté chez lui à tourner en rond comme un lion en cage. Il marcha ainsi pendant plusieurs minutes, avant que le vibreur de son téléphone le tire brusquement de ses pensées.
Marinette venait d'arriver.
Adrien se hâta de regagner le musée où avait lieu l'exposition. Lorsqu'il pénétra dans le hall où s'effectuait l'accueil des invités, son regard fut immédiatement happé par la jeune femme qui se tenait debout devant lui, un éblouissant sourire aux lèvres. Marinette avait relevé ses cheveux en un élégant chignon et portait une splendide robe dont le rouge profond était magnifiquement assorti au pourpre qui colorait ses joues, et dont la coupe rehaussait superbement ses courbes tout en restant parfaitement élégante.
Le jeune homme la rejoignit d'un pas rapide, posant ses mains sur sa taille lorsqu'il arriva enfin à son niveau. Marinette passa ses bras fins autour de son cou et leva la tête vers lui, ses yeux d'un incroyable bleu azur l'ensorcelant instantanément.
« Bonsoir », murmura-t-elle d'une voix légèrement plus rauque d'ordinaire, alors qu'elle était si proche de lui qu'il pouvait sentir son souffle chaud caresser ses lèvres.
« Bonsoir », répliqua-t-il sur le même ton, avant de se pencher vers elle pour l'embrasser délicatement.
Il déplaça légèrement ses mains dans le dos de Marinette, et à sa grande surprise ses doigts ne rencontrèrent pas l'étoffe soyeuse de sa robe, mais sa non moins douce peau. Ses yeux s'écarquillèrent, et il fit effectuer une gracieuse pirouette à sa partenaire qui s'exécuta dans un léger éclat de rire.
La gorge soudainement sèche, Adrien fut pris d'une irrépressible envie de déglutir.
Une robe avec un dos nu.
Marinette portait une robe dos nu, qui ne dissimulait pas un seul centimètre de peau entre ses omoplates et sa chute de reins. Très, très fascinante chute de reins.
Le jeune homme avala péniblement sa salive, tout en ayant la nette impression que la température de la moindre parcelle de son corps avait brusquement augmentée de plusieurs degrés à cette séduisante vision. Adrien savait que cette soirée au musée allait probablement être intéressante, mais il n'aurait pas deviné à quel point.
Il était à la fois délicieusement surpris et absolument ravi d'avoir sous-estimé l'effet que le charme de ravissante compagne pouvait avoir sur lui.
Encore un chapitre écrit ce midi, mais que j'ai pas eu le temps de poster après l'avoir fini cette fois.
Par contre du coup j'ai pu avancer sur la suite ce soir, elle arrive ce soir ou demain vu que j'ai quasiment fini la 2ème partie de ce chapitre :)
