Bonjour bonjour ! Me revoilà de nouveau ! (Je trouve que pour des drabbles, deux par semaine tant que j'en ai sous le coude, c'est une cadence plutôt raisonnable)

Donc me revoilà avec du fluff sur les deux chiots, avec un peu de drama cette fois, mais j'avoue que je n'en suis pas aussi satisfaite que les autres... les mises en couple aussi courtes, c'est pas ce que j'ai l'habitude de faire vu que j'aime écrire des milliers de mot sur le développement d'une relation du coup j'ai l'impression d'avoir raté celle-ci ! A vous de me dire ce que vous en pensez en tout cas !

Bonne lecture à tous :D !


Cauchemar

Remus se réveilla en sursaut, trempé de sueur, la gorge nouée et les yeux humides. Encore ce cauchemar. Le même depuis presque toujours, qui le hantait depuis qu'il avait quatre ans.

Se débattant pendant d'horribles secondes dans ses draps qui lui collaient à la peau et qui lui donnaient l'impression de l'étouffer, le jeune homme finit par se retrouver debout. Au milieu du Dortoir silencieux, tout tremblant, il s'avança d'un pas mécanique vers le lit à gauche du sien.

Puis, il s'arrêta, croisant ses bras autour de sa poitrine.

Il avait si froid… il se sentait si mal… était-ce un crime de vouloir à ce point sentir la chaleur si douce et rassurante de son meilleur ami ?

Un pas de plus. Comment pouvait-il faire si froid dans ce château ? Comment faire un simple pas pouvait s'avérer si difficile ?

Le loup-garou finit par se retrouver juste devant le lit de Sirius. Le baldaquin n'était pas fermé et il pouvait voir la silhouette sombre du corps endormi de l'adolescent qu'il aimait plus ou moins en secret depuis des années.

Quelques secondes passèrent tandis que Remus ne savait que faire, entre l'envie pressante de se glisser dans la couette de Sirius, être proche de lui, se sentir rassuré… ou bien ne pas le déranger et céder à sa crainte de la réaction qu'il pourrait avoir et retourner dans son propre lit.

Alors qu'il allait abandonner et faire demi-tour, un froissement le fit se figer.

Sirius, sans se lever, avait soulevé un pan de sa couette.

-Allez, viens… tu vas pas rester là toute la nuit… l'incita la voix ensommeillée de son meilleur ami.

Remus resta tétanisé quelques secondes, avant d'obtempérer timidement.

Le lit de Sirius était chaud et il y avait l'odeur du brun partout, une odeur envoûtante. Son ami l'attira doucement contre lui pour un câlin que Remus ne refusa pas. Au contraire, il se blottit contre lui et cacha son visage dans l'épaule de l'Animagus.

Sirius posa doucement une main dans ses cheveux et les caressa tout en lui murmurant des paroles rassurantes. Remus avait du mal à en saisir le sens, mais peu à peu, il se détendit, dans les bras de son meilleur ami.

Lorsque chacun de ses muscles ne fut plus crispé, lorsqu'il se sentit respirer de nouveau normalement et qu'il ne sentit plus de frissons secouer violemment son corps, il releva la tête pour remercier Padfoot.

Il ne sut pas exactement pourquoi ni comment, et encore moins par la faute de qui leurs bouches se retrouvèrent l'une contre l'autre. Il ferma les yeux et se laissa emporter, comme dans un rêve, par ce baiser qu'il désirait depuis si longtemps, trop fatigué pour se poser de questions.

Lorsqu'ils s'écartèrent l'un de l'autre, impossible de dire lequel des deux était le plus stupéfait.

Sirius caressa doucement la joue de Remus, l'air incertain.

-Je suppose que ce n'est qu'un rêve… sourit-il.

-Et si ça ne l'est pas ? chuchota son ami en posant sa main sur la sienne.

-Eh bien… si ça ne l'est pas… j'aimerais que tu saches que je t'aime, Moony…

Le loup-garou se blottit contre lui de toutes ses forces, comme si la réalité allait s'effondrer pour ne montrer qu'un rêve fabriqué de toutes pièces comme l'avait supposé Sirius.

-Je t'aime aussi, Sirius…

Deux mains se glissèrent autour de sa taille pour finir par se caler dans son dos. Il sentit la bouche de Sirius contre son épaule et ferma les yeux en souriant de bien-être.

C'était peut-être un rêve, ou peut-être pas. Pour l'heure, il n'avait pas envie de s'y attarder, d'y réfléchir, de se poser de questions. Il était dans les bras du garçon dont il était amoureux, ils s'étaient embrassés et surtout… il n'avait plus peur.